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Catholic Charities ne soutient pas le “compromis” d’Obama

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Si je suis avec attention et au quotidien l’incroyable affaire du « HHS Mandate », ce décret idéologique du ministère de la Santé [sic] qui oblige les employeurs a souscrire des polices d’assurance santé pour leurs employés incluant la couverture et le remboursement de la contraception, des procédés abortifs chimiques et de la stérilisation, je ne puis écrire tous les jours sur ce seul sujet, même si c’est devenu un sujet de considérable importance – à tel point que Catholic News Agency lui consacre un fil spécial dans ses dépêches. Les évêques diocésains américains ont unanimement refusé ce « mandat » – une unité que l’on n’avait pas constatée depuis très longtemps… –, et cette opposition résolue, au nom de la liberté de religion et de la liberté religieuse, au gouvernement Obama leur a suscité de nombreux et massifs soutiens dans les autres dénominations chrétiennes. Encore une fois, c’est l’Église catholique aux États-Unis qui a “levé le lièvre” et montré le chemin aux chrétiens et aux croyants. Devant un tel “front du refus”, Obama, soupesant sans doute le risque politique et électoral encouru par cette mesure idéologique a fait un pas en arrière dans l’espoir d’en faire deux en avant – vieille technique léniniste ! Il a proposé un « compromis » au-delà duquel il a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention d’aller. En quoi consiste ce « compromis ». 1. Les institutions religieuses pourront souscrire pour leurs employés auprès des compagnies d’assurances privées des polices santé qui ne comporteront pas la couverture et le remboursement de la contraception, des pilules abortives et de la stérilisation… Mais 2. les employés qui le désireront pourront obtenir gratuitement auprès de ces compagnies d’assurances une espèce d’avenant qui les couvrira et les remboursera intégralement. La ficelle est grosse. N’importe qui comprendra qu’une compagnie d’assurances privée ne propose rien de gratuit : si la chose est dite “gratuite” c’est que son coût aura été intégré, sans le dire, dans celui de la police principale… La Conférence épiscopale a bien compris la manœuvre et ont décliné l’offre de ce « compromis ». Toutefois, certains groupuscules qui n’ont de “catholiques” que le nom s’en sont dits satisfaits. La sœur Carol Keehan, président de la Catholic Health Association, dont le rôle a été déterminant pour faire accepter l’ObamaCare par de nombreux députés et sénateurs catholiques, contre l’avis de l’épiscopat américain, a trouvé le « compromis » très à son goût, et la rumeur veut qu’elle ait fait partie de la négociation pour le concocter, une négociation d’où ont été exclus les évêques catholiques… Diviser les catholiques est une tactique constante de la Maison Blanche. Et ces efforts de division vont jusqu’à mentir effrontément. C’est ainsi que le service de presse de la Maison Blanche est allé jusqu’à affirmer que Catholic Charities USA acceptaient aussi le fameux « compromis ». Il n’en est rien. La grande organisation caritative de l’épiscopat américain a publié un communiqué d’un ton très différent de celui des rodomontades de la Maison Blanche, et, pour tout dire, de son nouveau mensonge :

« En réponse à un grand nombre d’erreurs publiés dans les médias, Catholic Charities USA entend préciser deux choses : nous n’avons pas approuvé le compromis sur le HHS Mandate annoncé par le gouvernement [et] nous partageons sans équivoque le but des évêques catholiques des États-Unis qui est de faire respecter la liberté religieuse et nous continuerons à travailler avec la Conférence épiscopale pour arriver à ce but. Toute interprétation contraire est une fausseté. »

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