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Catholic News Service apporte, dans un entretien avec Mgr Fellay, des éléments nouveaux sur le processus de réconciliation de la FSSPX et des « divergences » qui s’y manifestent

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Fondé en 1920, Catholic News Service (CNS) possède une curieuse particularité : il est en grande partie financée par la Conférence épiscopale des États-Unis (la United States Conference of Catholic Bishops, USCCB) mais possède une rédaction indépendante d’elle. Je dis « en grande partie » car elle vend aussi ses articles à la presse… diocésaine américaine. Directement et indirectement son existence dépend donc de l’épiscopat américain dont, autre paradoxe, certains membres éminents critiquent assez fréquemment ses choix éditoriaux ou son traitement de l’information. Catholic Culture s’interrogeait, tout récemment, sur un CNS « grassement financée » par l’USCCB mais se permettant “d’épingler” fort injustement son président, le cardinal Timothy Dolan… Pas ouvertement “progressiste”, la rédaction de CNS est loin d’être un parangon de l’orthodoxie et encore plus loin d’être ce qu’on qualifie aux États-Unis de « Tradi Friendly » (amical pour les traditionalistes) ! C’est pourquoi son article d’hier construit autour d’un entretien avec le supérieur général de la FSSPX, Mgr Bernard Fellay, n’a pas manqué d’être remarqué dans le monde catholique américain. Un des journalistes de CNS, Francis X. Rocca, a, en effet, publié un article titré « Un dirigeant traditionaliste déclare que son groupe pourrait se diviser sur un accord avec Rome », le journaliste semblant être allé interroger le prélat à Menzingen, en Suisse, où est situé le siège de la maison généralice de la FSSPX. Même s’il n’est pas fait directement allusion à l’événement, cet article mis en ligne hier 11 mai semble être une confirmation oblique de plusieurs points apparaissant sur la réponse du 14 avril de Mgr Fellay à la lettre du 7 précédent des trois autres évêques de la FSSPX, deux documents d’importance que le blogue Summorum Pontificum Observatus de Riposte Catholique a opportunément mis en ligne le 10 mai mais qui étaient déjà disponibles sur l’Internet un ou deux jours auparavant. Deux documents tout ce qu’il y a d’authentique mais dont, vraisemblablement la “fuite” a été organisée alors que tout semble indiquer que Rome est à quelques jours de la déclaration d’une décision de réintégration de la FSSPX dans le “périmètre visible” de l’Église, malgré des oppositions internes à la volonté de Benoît XVI, et d’autres qui le sont à celle de Mgr Fellay, oppositions internes à la FSSPX que le prélat ne manque pas d’évoquer dans cet entretien à CNS, confirmant ce “secret de polichinelle” connu de tous les spécialistes de la question depuis longtemps… Voici donc la traduction intégrale et la plus précise possible de l’article de CNS.

Le dirigeant d’un groupe séparé de catholiques traditionalistes a évoqué, en des termes inhabituellement encourageants, une réconciliation envisagée avec Rome, mais a admis une résistance interne importante à une telle démarche, qui, a-t-il déclaré, pourrait mener ce groupe à se diviser.

L’évêque Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité [sacerdotale] Saint-Pie X, a évoqué pour Catholic News Service le 11 mai au siège de la société en Suisse les péripéties les plus récentes des efforts de réconciliation avec Rome qui durent depuis deux ans.

La Fraternité [l’anglais met Society puisque c’est sous le nom de Society of St. Pius X, SSPX qu’elle est connue dans le monde anglo-saxon] s’est, en effet, séparée de Rome en 1988 quand son fondateur, feu l’archevêque Marcel Lefebvre, ordonna quatre évêques sans la permission du bienheureux Jean-Paul II, en protestation contre les changements de modernisation qui suivi le concile de Vatican II de 1962 à 1965.

En avril, la Fraternité a répondu à un « préambule doctrinal » stipulant l’accord du groupe sur certains enseignements de l’Église, incluant vraisemblablement des éléments de l’enseignement de Vatican II, comme condition préalable à la réconciliation. Le Vatican n’a toujours pas donné sa réponse mais le directeur du bureau de presse du Vatican a initialement qualifié cette dernière position de « pas en avant ».

Cependant, la Fraternité n’est guère unie sur la position de son dirigeant. En avril, selon une lettre qui est apparue sur l’Internet le 10 mai, les trois autres évêques de la Fraternité ont mis en garde l’évêque Fellay que la proposition du Vatican d’ériger le groupe en prélature personnelle – un statut que ne détient actuellement que l’Opus Dei –  constituait un « piège », et ils le pressaient d’y répondre négativement.

« Il existe quelques divergences dans la Fraternité, a déclaré l’évêque Fellay à CNS. Je ne peux pas exclure que puisse se produire une scission ».

Mais l’évêque défend sa position globalement favorable à l’offre du Vatican contre les objections de ses pairs.

« Je crois que l’initiative du Saint Père – car elle est vraiment venue de lui – est sincère. Il ne semble pas qu’il y ait un quelconque piège » nous déclare-t-il. « Nous devons donc l’examiner de très près et, si possible, avancer ».

Il met toutefois en garde que les deux parties ne sont toujours pas parvenues à un accord et que des garanties non précisées de la part du Vatican sont toujours en attente. Il nous a déclaré que ces garanties étaient liées aux usages liturgiques et aux enseignements traditionnels de la Fraternité, parmi d’autres domaines.

« La chose n’est pas encore réglée » a déclaré d’évêque. « Nous avons un peu besoin de comprendre raisonnablement comment la structure et les conditions proposées pourront fonctionner. Nous n’avons pas l’intention de nous y suicider, cela est très clair ».

L’évêque Fellay a insisté sur le fait que l’élan pour trouver une solution vient du pape Benoît XVI.

« Personnellement, j’aurais souhaité attendre un peu plus pour voir plus clairement ces choses, nous a-t-il déclaré, mais, une fois de plus, il semble vraiment que le Saint Père veuille que cela se fasse maintenant ».

L’évêque Fellay a exprimé en termes appréciateurs ce qu’il décrit être les efforts du pape pour corriger les déviations « progressistes » dans l’enseignement et la tradition catholiques depuis Vatican II. « Avec beaucoup, beaucoup de délicatesse il s’efforce de ne pas casser les choses, mais il s’efforce aussi d’y apporter quelques importants correctifs ».

Bien qu’il n’accepte pas d’avaliser l’interprétation de Vatican II du pape Benoît XVI comme essentiellement en continuité avec la tradition de l’Église – une position que beaucoup dans la Fraternité ont contesté haut et fort –, l’évêque a parlé de cette idée en termes notablement sympathiques.

« Je l’espère bien » a-t-il répondu quand on lui a demandé si Vatican II lui-même appartenait à la tradition catholique.

« Le pape dit que (…) le concile doit être replacé dans la grande tradition de l’Église, qu’il doit être compris en accord avec elle. Ce sont des déclarations avec lesquelles nous sommes complètement d’accord, entièrement, absolument » a déclaré l’évêque. « Le problème pourrait se situer dans l’application, c’est-à-dire : est-ce que ce qui se passe vraiment est en cohérence et en harmonie avec la tradition ? ».

Insistant sur le fait que « nous ne voulons pas être agressifs, nous ne voulons pas être provocateurs », l’évêque Fellay nous a déclaré que la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a « servi de signe de contradiction » au cours de la période où l’influence progressiste augmentait dans l’Église. Il laisse ouverte la possibilité que le groupe pourra continuer à jouer un tel rôle même après la réconciliation avec Rome.

« Des gens nous accueillent désormais, des gens nous accueilleront et d’autres pas » nous a-t-il déclaré. « Si nous constatons des divergences dans la Fraternité, il y a incontestablement (des divisions) dans l’Église catholique ».

« Mais nous ne sommes pas seuls » à œuvrer pour « défendre la foi » nous a dit l’évêque. « C’est le pape lui-même qui le fait ; c’est cela sa tâche. Et si on nous appelle à aider le pape à cette fin, qu’il en soit ainsi ».

 

22 comments

  1. Charles

    Personnellement,je constate qu’un nombre important de catholiques de conviction en France preferent s’abstenir d’aller a une messe Vatican 2 plutot que de subir les effarantes variations de liturgie d’une paroisse a l’autre.

    On constate un florilege de manierismes esthetisant qui detruisent tout sens du sacré et tout sens de proximité avec notre créateur.

    A quoi bon dans ces conditions de singer la messe ???
    Si je devais resumer la preuve du desaccord a une seule mesure,
    je citerai l’effarante inversion insérée par Vatican II dans la 1ere priere d’un catholique, à savoir le Notre Pére,presenté comme tentateur qui s’amuserait a soumettre ses enfants a la tentation du péché.

    Dieu peut nous aider a ne pas succomber a la tentation.
    A supposer que nous le lui demandions.

    Donc la juste,unique et authentique expression se trouve etre depuis toujours;
    « Ne nous laissez pas succomber a la tentation,mais delivrez nous du mal »
    Remplacée à tort par ;
    « Ne nous soumettez pas a la tentation et delivrez nous du mal »
    Il est effarant de constater que les services concernés du Vatican n’ait toujours pas pris position sur ce point litigieux qui date de 1962.
    Si cette critique est injustifiée,alors qu’une explication
    de texte soit donnée…….

  2. Jeune famille traditionaliste

    Nous sommes contre les négociations actuelles de la Fraternité St Pie X avec l’Église moderne. Premièrement, le Pape Benoît XVI est moderniste. Il a affirmé plusieurs fois qu’il suivait les idées de Vatican II. Il nous l’a, d’ailleurs, prouvé en faisant un pélerinage sur la tombe de Luther en plus de l’avoir loué comme un homme venant de Dieu. Cela ne suffit pas d’avoir quelques tendances traditionnelles, alors que les vérités essentielles sont rejetées.

    Deuxièment, après la levée des excommunications des quatre évêques, il a déclaré en audience générale le 28 janvier 2009 : « … j’espère que mon geste sera suivi de la volonté des évêques de la Fraternité S. Pie X d’accomplir les autres pas nécessaires pour aboutir à la pleine communion avec l’Église témoignant ainsi leur vraie fidélité et leur reconnaissance du magistère et de l’autorité du pape ainsi que du concile Vatican II. » ( Google vidéo : Benoît XVI et la tradition )

    Troisièment par ce geste envers la Fraternité, le pape veut l’unité des catholiques. Mais y a t-il une unité possible avec des fidèles qui ont gardé la foi et des catholiques qui ne l’ont plus ?
    Finalement, la juridiction nous l’avons de Dieu lorsque nous suivons la vérité. Avons-nous besoin de la juridiction venant d’un pape moderniste dont l’objectif clairement exprimé, lors de la levée de l’excommunication, est d’entraîner la Fraternité à des concessions ?

    Nous sommes, aussi, convaincus qu’il n’y a aucune entente possible avec la Rome conciliaire et apostate tant qu’elle n’aura pas retrouvé la foi en rejetant Vatican II. Mgr Lebfevre a été clair sur ce sujet ( sermon du 4 octobre 1987 ) .

    Et les prétextes que l’on évoque généralement pour justifier cette entente avec la Rome moderniste: la légitimité du pape, l’obéissance envers le souverain pontife etc… n’excuse pas de manquer aux promesses de son baptême, et ne sauraient prévaloir contre la doctrine de l’Église, qui reste toujours la même.

  3. @ Chère Jeune famille traditionaliste :

    L’Eglise étant indefectible il est de foi qu’elle ne peut défaillir. Il est de foi qu’elle durera jusqu’à la fin du monde. Il ne peut y avoir une foi au-dessus de la foi catholique.

    Il suit de là que les textes de Vatican II sont infaillibles, que le Pape doit être obéi, il est aussi infaillible dans la discipline. La question du choix des livres liturgiques est toutefois hors du champ de la discipline. Il relève de la liberté religieuse et culturelle.

    Il est toutefois exact que Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI ont violé et Benoît XVI viole, en pratique, les droits humains fondamentaux des catholiques et des Français à leur culture religieuse. Ils l’ont fait en vu du prosélytisme, de « l’évangélisation », mais c’était un viol des droits fondamentaux. Cette violation n’a pu être générale et a toujours laissé subsister des ilots de cultures libres appuyés sur le droit naturel. Cette pratique est suivie actuellement pas bon nombre d’évêques qui n’hésitent pas à condamner les livres liturgiques de saint Pie V contre tout droit naturel (liberté religieuse) et contre la foi. La question disciplinaire n’est pas du ressort de l’Eglise enseignée (nous).

    Dernière remarque :
    Les opinions historiques du Pape sur Luther ne sont certes pas infaillibles, mais elles sont très probablement (je ne les connais pas), justes. Les controverses historiques à propos de Luther ne sont de toutes les façons pas du domaine de la foi. Moi qui lis les documents doctrinaux des papes sur le site du Vatican (quand il sont lisibles), je n’en ai pas vu un seul qui cite Luther. Pas un seul, pas un seul. D’ailleurs tout le monde admet aujourd’hui que Luther était un mauvais théologien, un théologien sans grande culture.

    Avec toute mon affection.

    Denis Merlin

  4. J’ajoute que dans son article « Vérité et liberté » (revue « Communio » mars-avril 1999 p. 87), le cardinal Ratzinger mettait les écrits de Luther (De la liberté chrétienne) comme un premier pas vers la dissociation de la vérité d’avec liberté (en ce sens que les ordres religieux apparaissent, dans les écrits de Luther, comme des entraves à la liberté). Luther considère que l’individu doit se libérer de ses supérieurs religieux. Le cardinal critiquait donc très sévèrement Luther le mettant à l’origine du mouvement intellectuel qui a donné naissance par la suite au rousseauisme, au nazisme et au communisme (entre autres). Alors que vérité et liberté ne doivent jamais être dissociées et qu’il n’y a pas plus libre qu’un être humain vertueux, donc véridique et sincère ce qui implique qu’il soit obéissant.

    Je pense que notre Pape doit dire, je suppose, à propos du moine Luther que, même au milieu de ses erreurs et contresens sur la liberté, il a été un aiguillon pour faire progresser la réflexion théologico-morale. Il a permis de comprendre que la liberté religieuse et la liberté de conscience n’étaient pas à condamner (voir le cardinal Newman), mais fondaient la possibilité sociale de la foi.

    Quoi qu’il en soit l’article de Communio écrit par le cardinal Ratzinger démontre qu’il n’est pas luthérien, on peut même dire qui’il démontre qu’il est anti-luthérien.

  5. Charles

    Il faut distinguer l’eglise du ciel (par la communion des saints)
    qui ne peut defaillir de l’eglise sur terre qui fut a maintes reprises a la fois faillible et infaillible.

    La coexistence de cette infaillibilité et faillibilité est un mystere.

    A savoir,que meme le pretre athé ,meme l’eveque apostat ou encore meme un pape incroyant transmettent,malgré eux,par les sacrements la vraie foi.

    En cela l’eglise sur terre est infaillible et perdurera jusqu’a la fin des temps.

    Ce qui n’a pas empéché l’existence de papes félons tels que les Borgia,pour ne citer que le cas le plus evident qui soit (ou la papesse Jeanne).

    Ainsi ,Jean Paul II par son courage et sa determination ,au debut de son pontificat,a pu faire tomber le rideau de fer qui tenait les pays de l’europe de l’est,ce faisant il sauvait la terre d’une guerre nucleaire fatale.

    Pour autant,10 ans pares ,il a soutenu,a tort,le createur des legionnaires du Christ,pedophile reconnu et pervers sexuel tout azimuth,blessant gravement des dizaines de jeunes gens tombés sous sa coupe.
    Jean Paul II ne voulut rien entendre des messages et des alertes qui lui furent envoyés par les victimes et leurs proches.

    Pour ce qui est de sa politique d’Assise et d’ouverture aux autres religions,nous sommes dans la farce tragique,puisque avant de se tourner vers les autres religions,il est imperatif de bien connaitre et reconnaitre notre propre religion.

    En termes de repartition des ressources et des moyens,il est evident que l’approfondissement,voire la redecouverte, de notre propre religion passait en priorité sur tout effort d’ouverture vers les autres religions,y compris celle des animistes les plus exotiques qui soient.
    On juge l’arbre a ses fruits.

    Quid de l’evolution de l’Eglise de France depuis 40 ans ????

    Ceci etant, considerant les initiatives de B16 sur la liturgie
    qui se veut respectueuse de la coherence/continuité historique, j’aurai tendance a prendre la proposition,si cela permet de retrouver des eglises en desherence et les restaurer a la liturgie de toujours.

    Cela implique ,egalement le respect du Notre Pére de toujours ou Dieu nous aide a ne pas succomber à la tentation au lieu d’etre mis en demeure de ne pas nous soumettre a la dite tentation.

    Pour autant le probleme est bien plus profond,puisque les eveques de France sont les ennemis déclarés du droit alternatif des fideles à la continuité liturgique.

    Ils ne peuvent accepter,pour la plus part d’entre eux,l’existence d’une cohabitation liturgique au sein de leurs dioceses qui se vident déja de leurs pratiquants.

    Nous allons pourtant dans la bonne direction,mais il manque encore une « piece » pour que le puzzle d’une restauration puisse se mettre en place.

    Les 4 paroisses « personnelles » de France sont un tremplin vers le futur.

  6. Charles

    En matiere de credibilité ,tant du Vatican que des eveques de France (pour ce qui nous concerne)il existe maintenant un defi redoutable.
    comment allons nous trouver une parade a l’acceleration de la culture de mort des philophistes .

    En particulier ces derniers justifiant l’avortement forcé des jeunes femmes entre 15 et 25 ans puisque elles doivent suivre un cycle de formation,indispensable a leur existence materielle.

    L’Eglise de France est elle capable d’offrir une contribution positive alternative a ce cycle mortifere ???.
    La reponse actuielle de nos dignitaires (cardinaux Vingt-Trois et Barbarin) est « NON,nous ne pouvons, ni ne devons rien faire »
    Ceci alors meme que l’EdF dispose de tres beaux restes ;
    d’une part,des religieux devoués et parfois desorientés,
    d’autre part d’un fabuleux patrimoine immobilier a vocation educative.

    Ces ressources sont gachées pour servir de filiere educative protégee destinée aux enfants des philosophistes voulant eviter une trop grande cohabitation educative avec les populations de remplacement,dont la proximité est « reservée » aux populations pauvres.

  7. Manuel

    @Charles (1er commentaire).

    Je dois m’excuser, je suis espagnol et mon français est penible, j`espère tout de même de me faire comprendre.

    Je crois pas que la raison de changer « No nous laissez pas succomber » par « ne nous soumettez pas » soit le Vatican II. En fait, l’original grecque (http://www.religion-und-spiritualitaet.de/downloads/peter_sardy_vaterunser_fuehre_uns_nicht_in_versuchung.pdf) disait « ne nous soumettez pas ». En espagnol nous disons « no nos dejes caer en la tentación », alors la formule française antérieur était la même qui est utilisé des siècles au pays que parlent espagnol. Il y a differences avec l’italien « e non esporci alla tentazione » (a moitié entre la version espagnole et la traduction litéral). Mais le text français actuel est le même en allemand (führe uns nicht in der Versuchung) et en anglais (lead us not into temptation). Tous ces traductions viennent du Latin « et ne nos inducas in tentatione » (« ne nous soummetez pas »), qui est derivé du grecqu:καὶ μὴ εἰσενέγκῃς ἡμᾶς εἰς πειρασμόν. Au grecq c’est l’aorist subj. d’eisphero (porter). Alors la traduction literal du nouveau text français est correct (comme en anglais et allemand). Le text allemand du Peter Sardy donne une éxplication: le verb arameique que Notre Seigneur utilisait probablement signifait « laisser » et le verbe grecque fut mal choisi. En tout cas, je crois que est meilleur du appliquer la traduction litéral (comme le Pape a dit dans le cas de « pro multis »).

  8. Jeune famille traditionaliste

    « Nous croyons pouvoir affirmer, en nous en tenant à la critique interne et externe de Vatican II,

    c’est-à-dire en analysant les textes et en étudiant les avenants et aboutissants de ce Concile,

    que celui-ci, tournant le dos à la Tradition et rompant avec l’Église du passé, est un Concile schismatique. »

    Mgr Marcel Lefebvre, le 4 août 1976

    • En toute amitié à « Jeune famille traditionaliste » : le petit « jeu » des citations ne mène strictement à rien. On pourra trouver dans l’œuvre du vénéré Mgr Lefebvre d’autres citations qui contrediraient celle de 1976 que vous nous signalez. En outre, dire que le concile de Vatican II est un « concile schismatique » me semble d’une énormité telle que je préfère ne pas faire de commentaires… S’il vous plaît, laissez les autorités romaines et celles de la FSSPX travailler paisiblement à la réconciliation, à moins que vous ne pensiez que la FSSPX s’apprête à “capituler” face à des “schismatiques”…

  9. La traduction des évêques italiens actuelle est « e non ci indurre in tentazione ». C’est la traduction de l’italien. J’ai assisté à beaucoup de messes en italien et je n’ai jamais entendu « esporci alla tentazione ». Cela ne veut pas dire que la traduction « esporci alla tentazione » n’existe pas, naturellement. Pour moi, il n’est pas évident que le Seigneur ait parlé l’araméen, je pense bien plutôt qu’il parlait le grec en usage à l’époque dans tout le monde méditerranéen, le latin évidemment et l’hébreu (langue morte utilisée pour la liturgie).

    De même pour le crédo les Italophones disent « della stessa sostanza del Padre » « de la meme substance que le Père » ce qui semble plus juste que « de même nature » qui est pratiquement hérétique. Il n’y a pas deux dieux de même nature, comme deux hommes sont de même nature, mais un seul Dieu de même substance. Consubstantiel est encore meilleur.

    Les traductions italiennes sont plus apaisantes et plus consensuelles.

  10. Jeune famille traditionaliste

    Je n’y suis pour rien si l’enseignement de Vatican II contredit l’enseignement des docteurs de l’Église et des papes d’avant le concile. Pour vous en convaincre vous pouvez lire à ce sujet le livre de Mgr Lefebvre : Ils l’ont découronné.

    Et voici un sermon de Mgr Lefebvre le 4 octobre 1987

    Je l’ai résumé au cardinal Ratzinger en quelques mots, oui même si vous nous accordez un évêque , même si vous nous accordez une certaine autonomie par rapport aux évêques, même si vous nous accordez toute la liturgie de 1962, si vous nous accordez enfin de continuer les séminaires comme nous le faisons maintenant, nous ne pourrons pas collaborer. C’est impossible, impossible. Parce que nous travaillons dans des directions diamétralement opposé. Vous, vous travaillez à la déchristianisation de la société, de la personne humaine et de l’Église et nous nous travaillons à la christianisation. On ne peut pas s’entendre. Rome a perdu la foi, mes chers amis. Rome est dans l’apostasie. Ce ne sont pas des paroles, ce ne sont pas des mots en l’air que je vous dis. C’est la vérité. Rome est dans l’apostasie. On ne peut plus avoir confiance dans ce monde-là. Il a quitté l’Église, ils ont quitté l’Église, ils quittent l’Église. C’est sûr, sûr, sûr » (…) »

  11. Jeune famille traditionaliste

    Il est le seul évêque a avoir conservé l’enseignement des Docteurs de l’Église et des papes d’avant Vatican II L’Église de toujours enseigne que nous ne pouvons pas nous sauver hors de l’église catholique. Que si sciemment nous refusons d’être catholique , nous ne pouvons nous sauver. St Augustin nous dit qu’un petit indien vivant à un endroit où il n’aurait pas pu connaître le catholicisme sera jugé seulement en fonction de sa conscience étant donné qu’il n’est pas responsable de ne l’avoir jamais connu. Aussi, toutes les religions sont condamnés par l’Église parce qu’elle s rejettent plusieurs vérités enseignées par Jésus lui-même.

    L’enseignement de Vatican II nous dit que peut importe notre religion, nous pouvons nous sauver, ce qui vient en contradiction avec ce qui a toujours été enseigné par l’Église catholique. Elle dit aussi que nous pouvons avoir des dialogues, des échanges avec les autres religions alors que l’Église de toujours condamne les autres religions. Pourquoi les condamne t-elle ? Parce qu’elles sont fausses, car les autres religions rejettent plusieurs vérités enseignées par Notre Seigneur Jésus Dieu lui-même.

    Luther est le père du protestantisme condamné par l’Église Catholique. Luther avant de fonder sa fausse religion était catholique. Il était moine et a décidé d’apostasié.

  12. Jeune famille traditionaliste

    Et je ne suis pas d’accord avec le sermon de l’abbé Wailliez. Je trouve ce video très moderno. Tout est moderno . Les images, la parole du prêtre etc…L’esprit de Mgr Lefebvre n’y est plus. À croire qu’on devrait signer simplement parce que le pape est gentil, c’est ridicule, moi j’exige qu’il ait au moins la foi. Il dit que Mgr Lefebvre a signé certains documents avec Rome. Mais nous ne sommes pas naïf, car ce qu’il ne dit pas , c’est qu’il s’est rétracté pour cela et l’a regretté. Nous pouvons bien l’excuser lui qui était le seul dans son temps et la pression était énorme. J’ai l’impression en écoutant ce vidéo qu’on est en train de revivre la rupture des années soixante dans l’Église. Je comprends mieux les catholiques maintenant , cela a dû être terrible. Aussi, après ce vidéo, je ressent la même chose.

    • C’est votre opinion. Quant à moi, je trouve que cette vidéo est de grand intérêt. Le Pape est le pape, et vous n’êtes pas l’interprète de la pensée de Mgr Lefebvre… En toute amitié.

  13. Claudio

    Quand le Pape trouvera la Tradition vraiment bonne et digne de faire part de L’Eglise dite « officielle », il la recevra avec le coeur et bras grand ouverts. Un père qui reconnait ses enfants ne pose pas de conditions pour qu’ils reviennent.
    Oremus

  14. Jeune famille traditionaliste

    Enfin, restons attaché à la vérité, mais aussi, gardons un profond respect pour le Souverain Pontife, Mgr Fellay, Mgr Williamson, Mgr Tissier De Mallerais, Mgr Galarreta e les prêtres, nous répondrons de tout cela dans l’Éternité. Pour répondre à Claudio, la seule approbation que je désire est celle de Dieu dans l’Éternité.

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