Les congrégations religieuses de San Antonio se mobilisent contre le blasphème de “Corpus Christi”

Download PDF

Lors de la conférence de presse, sous le regard de saint Antoine de Padoue (à gauche de la photo Mgr Cantu)

Le San Pedro Playhouse de San Antonio (Texas), un théâtre subventionné par la municipalité, a mis à son programme des représentations d’une pièce intitulée Corpus Christi qui a déjà été représentée voici une dizaine d’années à Manhattan, Londres et Sidney. La première est prévue pour le 17 juin et les représentations se poursuivront jusqu’au 10 juillet. Une pièce… c’est beaucoup dire, car cette “œuvre” n’est rien d’autre qu’un monstrueux blasphème. Corpus Christi fut écrit en 1997 par un dramaturge homosexuel prolifique, Terrence McNally, né en 1939, pacsé en 2003 dans le Vermont puis “marié” en 2010 à Washington D.C. avec un monsieur Thomas Kirdahy, avocat de son état et de vingt-cinq ans le cadet de McNally.

Dans cette pièce, Terence McNally “réécrit” la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ : il en fait un homosexuel entouré d’apôtres qui le sont aussi, procédant à un “mariage” entre deux d’entre eux, et qui n’a été crucifié que parce qu’il soutenait l’homosexualité… Une “exégèse” des Évangiles dont il n’est pas besoin d’être docteur en Écriture sainte pour comprendre qu’elle vise à promouvoir une “cause” qui n’a strictement rien à voir avec le message de l’original.

Partout où elle a été représentée, cette pièce a soulevé des protestations vigoureuses des confessions chrétiennes et pas seulement d’elles, mais aussi des musulmans : à Londres une fatwah fut lancée contre McNally

La protestation vient de gagner San Antonio. Le 17 mai, la San Antonio Community of Congregations, une organisation interreligieuse qui regroupe d’Église catholique, les communautés chrétiennes, la communauté israélite et la communauté musulmane, a fait parvenir une lettre de protestation au San Pedro Playhouse (signée notamment par l’archevêque de San Antonio, Mgr Gustavo Garcia-Siller) et a tenu une conférence de presse en plein air sur la Main Plaza de la ville, le lieu historique de San Antonio dominé par une statut de saint Antoine de Padoue (le patron de la ville) d’ailleurs “décapitée” à deux reprises par des forcenés en 2004 puis en 2009…

Participaient à cette conférence de presse Mgr Oscar Cantu, auxiliaire de l’archevêché de San Antonio, le pasteur presbytérien Tom Heger, le Pasteur baptiste Charles Prince, le pasteur luthérien Paul Ziese, Laura Shaver représentant le diocèse épiscopalien (anglican) de San Antonio, le rabbin Ayreh Scheinberg et l’imam Omar Shakir.

Parallèlement à cette démarche interreligieuse, un groupe catholique dirigé par Edmundo Vargas, The Defenders of the Magisterium, présenté par la presse comme « ultra conservateur », fait signer dans toutes les paroisses de l’archidiocèse une pétition pour, semble-t-il, faire interdire les représentations.

J’ai reçu ce matin des États-Unis un courriel m’invitant à signer une pétition – est-ce la même que celle des Defenders of the Magisterium ? – mais le lien pour s’y rendre ne fonctionne pas.

 

 

3 comments

  1. david de Montpellier

    Quelle horreur , cela me donne vraiment la nausée , ces personnes ne reculent vraiment devant rien .Dommage que je ne puisse vraiment pas dire plus parce que ‘Big brother’ nous surveille.
    Mes frères en Christ il est grand temps de défendre notre foi, non pas avec des armes cela est interdit mais avec l’arme de la raison et de la prière. Il est grand temps de nous défendre contre tous les blasphémateurs qui salissent, qui outragent notre foi chrétienne.

  2. paddydesetoiles

    Comment peut-on un seul instant imaginer que la Foi puisse être « salie » ?!!!
    Cet état d’être qu’est la Foi est probablement le « véhicule » le plus pure qui soit, il est la lumière divine elle même. Rien, absolument rien ne peut souiller d’une quelconque manière la Foi. En revanche celui ou celle qui vit cet état de conscience peut perdre le « contact » et la Foi est remplacée par une croyance qui appartient au plan de la raison et là tout est possible même les pires âneries sur la nécessité de mener des combats. Quand l’âme s’offre en holocauste devant la grandeur divine c’est le seigneur qui mène le combat, et Il le mène avec l’épée de Justice, épée dont la seule matière est Amour.

  3. REMOND

    Devant l’horreur, il est, non seulement un devoir, mais une obligation de manifester ostensiblement la vraie FOI donnée par NOTRE-SEIGNEUR et transmise par les Apôtres. Je suis un civil anti-laïque fidèle à la grande TRADITION de l’EGLISE épouse du CHRIST.

    Ad JESUM per MARIAM Michel Rémond

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *