16 avion

Benoît XVI, l’Homme centre de l’économie

Download PDF

 

Extrait du discours de Benoît XVI dans l’avion qui le conduisait aux JMJ de Madrid en 2011

La crise économique actuelle confirme ce qui est déjà apparu dans la grande crise précédente, à savoir que la dimension éthique n’est pas une chose extérieure aux problèmes économiques mais une dimension intérieure et fondamentale. L’économie ne fonctionne pas seulement par une autorégulation de marché, mais elle a besoin d’une raison éthique pour fonctionner pour l’homme.

Ici apparaît à nouveau ce que Jean-Paul II avait déjà dit dans sa première encyclique sociale, à savoir que l’homme doit être au centre de l’économie et que l’économie ne doit pas se mesurer en fonction du plus grand profit, mais en fonction du bien de tous, incluant la responsabilité de l’autre et ne fonctionnant vraiment bien que si elle agit de façon humaine, dans le respect de l’autre à travers différentes dimensions: responsabilité à l’égard de sa propre nation et pas seulement de soi; responsabilité à l’égard du monde — même une nation n’est pas isolée, même l’Europe n’est pas isolée, mais elle est responsable de l’humanité tout entière et doit penser à toujours affronter les problèmes économiques dans cette optique de responsabilité vis-à-vis des autres parties du monde, de celles qui souffrent, qui ont faim et soif et qui n’ont pas d’avenir.

Et ainsi, la troisième dimension de cette responsabilité est la responsabilité pour l’avenir : nous savons que nous devons protéger notre planète, mais nous devons protéger, de manière générale, le fonctionnement du service du travail économique pour tous et penser que demain, c’est aussi aujourd’hui.

 

Si les jeunes d’aujourd’hui ne voient pas de perspectives d’avenir dans leur vie, notre présent est erroné, il est «mauvais». Ainsi, l’Eglise, grâce à sa doctrine sociale, sa doctrine sur la responsabilité à l’égard de Dieu, permet de renoncer au plus grand profit et de voir les choses dans leur dimension humaniste et religieuse, c’est-à-dire être l’un pour l’autre. On peut ainsi ouvrir des routes. Le grand nombre de bénévoles qui travaillent dans différentes parties du monde, non pour eux-mêmes mais pour les autres et qui trouvent ainsi le sens de leur vie, montre que cela est possible et qu’éduquer à ces grands desseins, comme cherche à le faire l’Eglise, est fondamental pour notre avenir.

 

Source, site du Vatican