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Épiscopat américain : le nouveau président et “l’effet Dolan”

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Les nouveaux président et vice président de la Conférence épiscopale américaine (United States Conference ot Catholic Bishops, USCCB) viennent d’être élus par leurs confrères dans l’épiscopat au deuxième jour de l’assemblée plénière d’automne qui se tient à Baltimore (Maryland). Je partage la réaction “à chaud” de Bill Donohue, président de la Catholic League. L’idée que certains caressaient de voir l’USCCB se doter d’un président moins pugnace dans la défense des points non négociables et notamment dans le combat ferme contre l’ObamaCare et la défense de la liberté religieuse aux États-Unis, explose comme une bulle de savon. J’ai toujours pensé que derrière la jovialité de l’archevêque de New York se cachait une volonté très tranchée, et j’ai même dit, à quelques amis, que le cardinal Dolan était un esprit carré dans un corps rond… J’espère qu’il voudra bien me passer ce trait d’esprit…

Voici la traduction du communiqué de Donohue, qui vient de m’arriver.

L’influence du cardinal Timothy Dolan qui a dirigé avec compétence l’USCCB pendant ces trois dernières années, n’est pas terminée. Sa présence dominante a aidé au choix de l’archevêque Joseph Kurtz [arhevêque de Louisville, Kentucky] comme nouveau président, et à celui du cardinal [Daniel] DiNardo [archevêque de Galveston-Houson, Texas] comme nouveau vice président. L’« effet Dolan » fut palpable et il le sera encore pour des années.

Il est évident pour tout le monde que les évêques ne vont pas s’éloigner du combat pour la liberté religieuse, un combat que le gouvernement Obama leur a imposé. Ils doivent aussi s’occuper des effets de décisions politiques publiques qui ont fait plus pour punir les pauvres et promouvoir l’inégalité qu’aucun autre gouvernement avant lui. Mais avec la direction de l’archevêque Kurtz et du cardinal DiNardo, la ratification de « l’effet Dolan » est garantie, comme l’est également [sa ?] progression. C’est de bon augure pour tout le monde.

3 comments

  1. gaudet

    Notre épiscopat national, aurait tout à gagner en s’inspirant de l’exemple ardent de Timothée Dolan.

    Quelle vigueur magnifique fut ainsi déployée pour faire pièce aux menées liberticide d’un gouvernement américain, rejoignant ainsi l’ignoble idéologie cryto gauchiste des complices ministériels et parlementaires de Hollande, dont le niveau de corruption moral, est cependant nettement supérieur.

    Autant dire que les catholiques pratiquants et en particulier bien sur les traditionalistes sont exaspérés de l’apathie paresseuse, pour laquelle l’argument de tolérance sert à en fait très mal dissimuler leur démission et leur lâcheté congénitale.

    Mgr Aillet s’est distingué de manière positive en manifestant récemment contre l’avortement. Mais quand le même évêque , s’est fait honteusement conspué par voie d’affiche sur le diocèse de Bayonne par des gauchistes locaux, ce fut de sa part le silence radio le plus total !

    Face à cette absence de réaction de l’évêque de Bayonne, j’avais rédigé une lettre à son intention signalant le fait que les affiches gauchistes , non seulement l’insultaient personnellement , mais encore injuriaient gravement l’ensemble de la communauté catholique, envers laquelle il avait un devoir de protection et de défense!

    En réalité, Mgr Aillet, n’a pas déposé plainte contre les colleurs d’affiches gauchistes, n’a pas jugé bon de suivre mes fermes recommandations, et par conséquent n’a absolument pas assumé son rôle de défense des intérêts de la communauté catholique de son diocèse.

    J’en suis maintenant à me demander, quelle pourrait bien être sa réaction si demain les mêmes gauchistes viendraient délibérément saccager la cathédrale de Bayonne, et agresser salement les fidèles en pleine messe ou sur le parvis ? Serait il capable de prononcer autre chose que des paroles d’apaisement, d’appel à la modération et au pardon, en ne surtout pas fulminer des condamnations morales , et décider de poursuites judiciaires ? J’en doute maintenant énormément !

    Tout porte à croire que nous sommes dés maintenant en présence de certains évêques, qui tout en adoptant parfois des positions méritoires sur le plan doctrinale et morale, sont malgré tout dénué de tout courage comportemental, dans toutes les situations ou l’Eglise et les fidèles, dont ils ont pourtant la charge, sont cruellement agressés dans leur foi, leur sensibilité, et maintenant même leur personne !

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