Un hôpital catholique de l’Alaska héberge la clinique d’un médecin avorteur

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Le Providence Alaska Medical Center : jusqu'à présent, c'est le Christ qui y accueille

Le Providence Alaska Medical Center, un établissement hospitalier catholique d’Anchorage (Alaska), vient d’être dénoncé par le blogueur catholique pro-vie Joseph Koss, lui-même habitant l’Alaska, pour avoir depuis le 11 juillet ouvert ses portes à une clinique privée, l’Alaska Women’s Health, P.C. (AWHPC), dont l’un des médecins-chefs, le Dr. Jan Whitefield, s’était récemment flatté de pratiquer, avec ses collègues, 500 avortements – jusqu’au troisième mois de grossesse – par trimestre dans une autre avortoir qu’il dirige à Anchorage, la Women’s Health Services… La direction du Providence Alaska Medical Center affirme que l’établissement demeure fidèle à la tradition catholique et que tout médecin qui y pratique doit signer un engagement de s’en tenir aux règles éthiques définies par l’Église. Mais la chose a-t-elle aussi été demandée aux médecins de l’AWHPC qui ne sont qu’hébergés par l’hôpital et n’en sont, semble-t-il, pas les salariés ? Pour Joseph Koss, le seul fait d’héberger de tels “praticiens” « dégrade l’identité catholique de l’hôpital ». C’est le moins qu’on puisse dire. L’archevêché d’Anchorage n’a pas encore répondu aux interrogations de LifeSiteNews

3 comments

  1. des Catholiques, rejoints par d’autres chretiens, font fermer des ‘abattoirs’ pendant que d’autres s’evertuent a ouvrir les bras aux infames tueurs
    et cela relance la question : que deviennent les foetus assassines ???

    • Jean Ferrand

      Pour moi, mais c’est une opinion personnelle, les foetus assassinés, qui sont des personnes humaines, sont des martyrs. Un peu comme les saints Innocents qui, je vous le rappelle, n’étaient pas baptisés non plus. Et en tant que martyrs, ils vont droit au ciel car ils n’ont commis aucune faute personnelle.

      Certes, en tant que non baptisés, ils étaient porteurs de la faute originelle, et donc privés du droit de la vision béatifique. Mais l’acte même du martyre les en délivre.

      Je ne crois pas que ma position soit aventureuse. Le Catéchisme de l’Eglise catholique, en son numéro 1261, semble bien le suggérer : « La grande miséricorde de Dieu […] et la tendresse de Jésus […] nous permettent d’espérer qu’il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême. »

      L’Eglise a rejeté avec raison la notion non dogmatique de ‘limbes’.

      Est-ce à dire que le baptême soit indifférent ? Certes pas. Et le même numéro du Catéchisme rappelle avec insistance : « D’autant plus pressant est aussi l’appel de l’Eglise à ne pas empêcher les petits enfants de venir au Christ par le don du saint baptême. »

      Les baptisés sont incorporés au Christ. Dans la gloire, ils voient Dieu dans le Christ (énorme privilège). Les non baptisés – mais sauvés – voient Dieu à travers les baptisés, c’est-à-dire à travers le corps du Christ. Ils sont heureux de la vision béatifique, même si c’est à un degré moindre.

      « Le plus petit dans le Royaume des Cieux est plus grand que lui [Jean-Baptiste]. » (Lc 7,28).

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