Religious petite Une

La position claire et inébranlable de l’épiscopat américain contre le HHS Mandate

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Hier, 14 mars, la commission administrative de la Conférence épiscopale des États-Unis a rendu publique une déclaration intitulée United for Religious Freedom (unis pour la liberté religieuse), qui constitue la synthèse de la position catholique sur le HHS Mandate du gouvernement Obama. Bill Donohue, président de la Catholic League, a fait paraître immédiatement un communiqué saluant la fermeté de la Conférence. En voici la traduction.

La déclaration United for Religious Freedom est l’exposé le plus net de la pensée catholique contemporaine sur la liberté religieuse en Amérique. Rien n’y est laissé de côté.

Elle traite directement du mandat du ministère [fédéral] de la Santé [HHS] qui cherche à obliger les institutions catholiques à but non lucratif, à couvrir des services qu’elle juge inacceptables pour ses polices d’assurance. Ne mâchant pas ses mots, la déclaration stipule que le décret du HHS est « injuste et illégal ».

Elle déboulonne beaucoup de mythes de toute cette affaire : il ne s’agit pas de contraception, il ne s’agit pas que des droits religieux catholiques ; il ne s’agit pas pour l’Église catholique d’imposer sa volonté aux autres. Ce qui est en cause, c’est la tentative du gouvernement fédéral de nous imposer son programme. Il ne s’agit pas d’une opposition à une couverture santé universelle (l’Église est depuis longtemps le champion de ce droit). Il ne s’agit pas de choisir un camp politique. Ce qui est en cause, c’est la liberté religieuse.

Plus important encore, la déclaration argumente sur le fait que le décret du HHS tente de créer trois classes dans les droits des citoyens : en définissant les droits religieux comme ne pouvant s’appliquer qu’à ceux qui travaillent pour des institutions religieuses qui emploient ou servent essentiellement des personnes de leur propre foi, le gouvernement Obama a relégué à un statut de deuxième classe ceux qui travaillent dans des institutions religieuses qui servent tout le monde. Ceux qui ne sont pas des employeurs religieux mais qui toutefois rejettent pour des raisons religieuses le financement de plans d’assurance immoraux, se retrouvent dans une troisième classe de citoyens.

La bonne nouvelle, c’est que les évêques ne reculent pas : aucun compromis possible quand il s’agit de nos droits constitutionnels, des droits qui viennent de Dieu, comme l’affirme la déclaration, et non du gouvernement. Cela réchauffe le cœur de lire que « l’ampleur sans précédent de cette dernière menace ne fait que renforcer notre résolution » à faire ce qu’il est juste de faire. Les évêques peuvent être assurés du soutien sans réserve de la Catholic League.

 

2 comments

  1. Noireaux

    Il faudrait envoyer nos prélats de l’Église conventionnelle « qui est en France » , faire un stage de formation chez leurs confrères américains .

  2. Denis Merlin

    Oui, Dieu a conféré aux hommes à tout homme et à chaque homme des droits fondamentaux dont le droit à la vie qui est la condition de tous les autres droits et le droit à la liberté religieuse est le droit pivot des droits de l’homme (c’est parce que l’homme a une vocation transcendante qu’il jouit de droits). En définitive, d’ailleurs, seul Dieu jouit de tous les droits qu’il confère à ses créatures.

    Merci aux évêques américains qui démontent le sophisme laïciste. Car nos revendications ne sont pas fondées sur notre foi, mais sur la raison universelle de l’homme. Elles profitent à tout homme, quelle que soit sa croyance ou son incroyance et elles n’exigent pas la foi catholique pour leur soutien (foi qui ne fait que confirmer l’universalité des droits, par ailleurs démontrée par la raison).

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