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Le sort des anciens livres liturgiques : être brûlés ou enterrés…

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Je reviens sur un sujet que j’ai déjà traité ici. Avec l’adoption, dès le premier dimanche de l’Avent de cette année, des livres liturgiques avec les nouvelles traductions en vernaculaire plus proches des éditions typiques en latin, il est désormais interdit, aux États-Unis, d’utiliser les éditions antérieures des livres liturgiques (Sacramentaire, Missel…), sauf, bien sûr, ceux qui étaient en vigueur avant la réforme liturgique qui a suivi le concile de Vatican II.

Dès lors, le sort des anciens livres liturgiques est de brûler ou d’être enterrés.

Sur son blogue, Holy Souls Hermitage, l’abbé George D. Byers, un prêtre ermite actuellement incardiné dans le diocèse de Charlotte (Caroline du Nord), donne quelques commentaires et photos du sort qu’il a réservé aux anciens livres liturgiques dans un post un peu malicieusement titré « Une vigile de Noël réchauffée à l’ermitage : un cadeau de A. Bugnini ». Il a en effet brûlé le Sacramentaire et le Missel dont l’usage avait été rendu obligatoire par Annibale Bugnini, alors secrétaire de la Congrégation pour le culte divin… Quelques photos de cette flambée…

Ailleurs, on enfouit les anciens livres liturgiques. Ce fut le cas dans le diocèse de Wichita (Kansas) dont l’évêque, Mgr Michael O. Jackels, a fait rassembler tous les Missels et Sacramentaires périmés de son diocèse et, profitant de travaux de rénovation de sa cathédrale, a fait construire une sorte de sarcophage de béton, y a fait disposer les cartons contenant ces livres liturgiques, puis y a fait couler du béton… Sur la photo qui suit, on voit l’évêque donnant ses instructions au chef de chantier.

 

1 comment

  1. Jean-françois

    Enfin bon, même s’ils ne sont plus utilisables, ce n’est pas forcément une raison pour tous les faire disparaître. Il me semble qu’il serait judicieux d’en conserver quelques exemplaires pour en garder une trace ; ces livres font partie de l’histoire de l’Eglise maintenant. Dans 50 ans et plus tard il y aura sûrement des historiens qui voudront comparer les traductions et les analyser.
    Il faut être vigilant de ne pas accomplir des actes qui pourraient être nuisibles dans le futur simplement parce que l’on est tout à la joie d’adopter une nouvelle traduction. Heureusement que les communauté chrétiennes n’ont pas brûlé tous les exemplaires de la Διδαχή (Didachè) quand ils ont adopté un nouveau rite !

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