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Les évêques de l’Illinois condamnent le gouverneur “catholique” de l’État pour vouloir remettre un prix récompensant l’avortement

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Les catholiques “de papier” font un tort considérable à l’Église en bafouant son enseignement et en adhérant, pour faire “moderne” sans doute, à des doctrines pernicieuses. Le tort que ces catholiques ordinaires font et considérablement aggravé quand certains d’entre eux occupent des fonctions électives de premier plan : ils pèchent, mais leur péché est décuplé par le mauvais exemple qu’ils offrent aux simples. C’est ce dernier type de scandale qui est annoncé en Illinois où le gouverneur Pat Quinn, un “catholique”, a accepté de remettre le 17 novembre prochain le Pro-Choice Leadership Award décerné par le groupe militant pour l’élection de politicien favorable à l’avortement en Illinois, le Personal PAC, à Jennie Goodman et Pam Sutherland, deux militantes de la “cause de femmes”, c’est-à-dire aussi de l’avortement.

Les six évêques de la province ecclésiastique de l’Illinois (Chicago, Rockford, Peoria, Belleville, Springfield-in-Illinois et Joliet) entendent bien ne pas laisser passer sans réagir un tel scandale et ont cosigné le 2 novembre un communiqué commun que je juge très vigoureux et bienvenu.

Les évêques y « regrettent profondément » cette décision du gouverneur Pat Quinn « qui l’associe si étroitement à un groupe d’action politique dont le but est à l’opposé du bien commun. Par cet acte, le gouverneur Quinn outrepasse le simple alignement politique avec ceux qui défendent le droit légal de tuer les enfants dans le ventre de leurs mères, en récompensant ceux qui ont été jugés les plus efficaces dans cet affreux ouvrage (…) Le gouverneur Quinn ne se contente pas seulement d’accepter ces lois [avorteuses], il les promeut et confère publiquement une récompense à leurs défenseurs. Cette approche n’est pas conciliable avec une profession honnête de la foi catholique ».

On ne saurait être plus clair… Un grand merci aux évêques de l’Illinois pour cette mise au point salutaire.

5 comments

  1. Thierry

    Excellent texte,mais si l’individu persiste,il ne faudra pas hésiter à recourir à des sanctions!Mais une foi de plus,quels exemples que ces évèques américains!

  2. Pierre de Vacquerie

    Il ont du cran, les évêques de l’Illinois. J’aurais même voulu employer un mot plus vulgaire et plus parlant… Pendant ce temps-là, la CEF défend Castelucci qui, bien sûr, ne blasphème pas!

  3. Michel

    C’est mieux qu’en France, où dans un même cas la CEF proclamerait le droit sacré à la … « liberté d’expression et d’opinion » ! N’empêche qu’une condamnation verbale sans sanction n’a pas de grande portée : combien de temps faudra-t-il attendre une application plus visible du droit canonique, c’est-à-dire ici l’excommunication non pas « latae sententiae », mais bien « ferendae sententiae », beaucoup plus pédagogique…

  4. Jean-Marc

    Un intéressant rapprochement à propos de la « clinique des horreurs » :

    « According to the Grand Jury, the state ceased inspecting abortion facilities in 1995 under the administration of former Pennsylvania Governor Tom Ridge, a pro-abortion Catholic. The inspections were only resumed in 2010 by then-Governor Ed Rendell.

    “The Pennsylvania Department of Health abruptly decided, for political reasons, to stop inspecting abortion clinics at all,” said the grand jury. “With the change of administration from Governor [Robert] Casey to Governor Ridge, officials concluded that inspections would be ‘putting a barrier up to women’ seeking abortions … Even nail salons in Pennsylvania are monitored more closely for client safety.”

    http://www.lifesitenews.com/news/house-of-horrors-victims-allege-gosnell-forced-them-into-abortion

  5. Nathalie

    Tout de même, le communiqué est public et le texte énergique : le jour où nous verrons cela en France, il passera de l’eau sous les ponts. Une prise de position nette, claire, catholique et QUI N A PAS PEUR.

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