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Le diocèse de Phoenix souhaite réduire les occasions de réception de la Sainte Communion sous les deux espèces

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Depuis vingt-cinq ans, les fidèles de la plupart des paroisses américaines sont accoutumés à recevoir la Sainte Communion sous les deux espèces du pain et du vin. C’est un usage qui fut accordée par la Conférence épiscopale des États-Unis, mais un usage qui n’est guère répandu, d’une manière aussi généralisée, dans la plupart des paroisses catholiques des autres pays.

Mgr Thomas J. Olmsted – dont une rumeur persistante veut qu’il devienne le nouvel archevêque de Denver (Colorado) – vient, dans un communiqué du 21 septembre dont il a autorisé la diffusion par le service de la communication de son diocèse de Phoenix (Arizona), d’annoncer son intention de limiter l’usage de la réception de la communion sous l’espèce du vin, conformément aux normes de l’Instruction générale figurant dans la troisième édition du Missel romain (forme ordinaire) qui en limite les cas, et des nouvelles Normes pour la distribution et la réception de la Sainte Communion sous les deux espèces dans les diocèses des États-Unis (juin 2011). Le communiqué rappelle, évidemment, que le Jésus-Christ est présent entièrement dans l’Hostie consacrée et que la communion au Précieux Sang n’offre, sacramentellement, rien de plus que ce que l’on reçoit dans l’Hostie. Il souligne aussi les risques de sacrilège qui peuvent survenir lors de la communion au Précieux Sang dans le calice (« renversement, écoulement »), et constate que la communion sacramentelle sous les deux espèces prend plus de temps et exige plus de ministres et, notamment, un recours à un nombre « multiplié de manière disproportionné » à des ministres « extraordinaires » (c’est-à-dire des laïcs). L’évêque de Phoenix, entendant appliquer intégralement les normes de l’Instruction générale, annonce donc, qu’après avoir amplement consulté son clergé, il publiera prochainement un décret sur les nouvelles normes de distribution et de réception de la Sainte Communion.

 

3 comments

  1. Marie

    Longtemps dans ma paroisse (9e arrondissement de Paris ) les gens tournaient autour de l’autel et trempaient l’hostie dans le calice. Maintenant heureusement c’est fini.

    Cela perdure dans une autre paroisse du Xe arrondissement. Pas toujours, cela dépend du célébrant.

    A noter que dans ces deux paroisses, personne n’a demandé l’application du Motu Proprio et le Curé du IXe qui en a parlé une seule fois à ses vicaires a dit que personne n’était intéressé. Et tous les vicaires ont approuvé. Je le tiens justement d’un vicaire à qui j’avais posé la question.

  2. Michèle

    Encore un sur la bonne voie, Deo gratias! Dans les quelques paroisses parisiennes que je connais, il me semble que cette pratique n’est pas courante. L’application du Motu Proprio non plus, hélas!

  3. Jean Ferrand

    A l’Eglise des Franciscains de Canclaux à Nantes, on pratique depuis 25 ans au moins la communion par intinction. C’est le fidèle qui trempe lui-même l’hostie consacrée dans le Précieux Sang.

    C’est formellement interdit par la rubrique, au contraire de la communion dans la main qui est autorisée. C’est anormal. Mais nous les fidèles, nous n’osons pas protester car on nous a dit que c’était une liberté salutaire : chacun a bien le droit de communier comme il l’entend. Que voulez-vous répliquer ? Nous nous taisons, bien malgré nous.

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