Tutu petite

L’université jésuite de Spokane va-t-elle honorer un partisan de l’avortement, de la contraception et du “mariage” homosexuel ?

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Déjà récipiendaire du Prix Nobel de la Paix (1984), de l’Albert Schweitzer Prize for Humanitarianism (1986), du Pacem in Terris Award (1987 ; un prix “catholique” aussi décerné à Saul Alinsky : glups !), du Sydney Peace Prize (1999), du Ghandi Peace Prize (2005) et de la Presidential Medal of Freedom décernée par Obama en 2009, on se demande bien l’intérêt pour l’octogénaire Desmond Tutu, ancien “archevêque” anglican du Cap (Afrique du Sud) de recevoir une nouvelle distinction d’importance moindre que celles que je viens de signaler. En l’occurrence un doctorat honoris causa en droit après avoir prononcé le discours traditionnel lors de la remise des diplômes de fin d’année de la Gonzaga University, l’université jésuite de Spokane (État de Washington) le 13 mai prochain, une année particulièrement marquante pour cette université puisqu’elle célèbre en 2012 le 125ème anniversaire de sa création. À moins qu’il ne soit, comme Victoria Reggie Kennedy, “désinvité” à la demande de l’évêque territorial. Pour l’heure, Mgr Blase Cupich, évêque de Spokane (Alaska), est curieusement muet. J’écris curieusement, parce que la Cardinal Newman Society, qui surveille l’orthodoxie des établissements catholiques d’enseignement supérieur, s’était dès le 13 février dernier interrogé sur la licéité d’une pareille invitation pour un homme qui, nonobstant tout ce qu’on pourra lui créditer pour son engagement pacifiste en antiraciste, n’en demeure pas moins un partisan avoué et non repenti de l’avortement, de la contraception et du mariage homosexuel : des engagements qui, eux, sont en contradiction avec l’enseignement de l’Église. Une invitation qui se ferait donc en violation des normes établies par les évêques américains en 2004 et qui interdisent aux établissements catholiques d’honorer des personnalités dont les positions morales sont contraires à celles de l’Église. La mise en garde de la Cardinal Newman Society n’est pas restée lettre morte après d’un certain nombre d’anciens de l’université qui viennent de lancer une pétition auprès du président de l’université, Thayne McCulloh, l’invitant à retirer son invitation afin d’éviter que le scandale. Une pétition déjà signée par près de sept cents anciens de la Gonzaga University

 

3 comments

  1. Dire qu’au Québec ils étaient près de 3,000 dans les années cinquante, il n’en reste que 14. Pourquoi ? Décidément trop de ceux de la compagnie oublient qui ils ont choisi comme compagnon en entrant dans la société. A l’évidence beaucoup de compagnons ont déserté JÉSUS pour s’énamourer du monde. Le besoin pathologique d’être aimé, une forme de narcissisme.
    Le mal est entré dans l’arbre. A posteriori on comprend pourquoi le cardinal Hans Urs von Balthasar ait quitté la compagnie et il s’en expliqua :  » En fait, si je la quitte c’est que je veux demeurer un bon jésuite  ».
    Dire qu’en mon adolescence ils furent importants dans ma formation. Je n’ oublierai jamais ces pères qui étaient de bons prêtre. Puisse la compagnie trouver un réformateur.

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