0406-mt-l

Miami : les Missionnaires de la Charité menacées par la ville, pour nourrir ceux qui ont faim…

Download PDF

Notice_of_Violation_from_the_city_of_Miami_to_the_Missionaries_of_Charity_in_Miami_CNA_US_Catholic_News_4_4_13En 1980, la bienheureuse Mère Teresa de Calcutta fonda un foyer des sœurs Missionnaires de la Charité dans la ville de Miami (Floride) pour s’occuper des plus pauvres parmi les pauvres de cette cité dont l’opulence ne dissimule pas les misères et la misère. Un service que les sœurs accomplissent avec dévouement depuis plus de trente ans ouvrant trois fois par jour leur cuisine pour que ceux qui ne disposent d’aucun revenu puissent venir y manger à satiété, et accueillant, pour les y héberger, des mamans et leurs enfants sans abri. Déjà, et à plusieurs reprises, les services de la ville de Miami étaient venus harceler les religieuses parce qu’elles servaient à manger sans licence de restauration et qu’elles hébergeaient des sans abri hors licence hôtelière… On finit par s’apercevoir que les activités des Missionnaires de la Charité étaient précisément d’ordre charitable et qu’il n’y avait dans leur apostolat rien de lucratif… On pensait le temps des orages passé. Il n’en était rien. Un fonctionnaire de la police municipale, Cornellius Pierre, a signifié le 20 mars dernier un avis d’infraction (Notice of Violation) aux Missionaries of Charity, Inc. pour « défaut de présentation d’un permis d’exploiter valide pour le type d’activité commerciales qu’elles mènent ». L’avis d’infraction était assorti d’une injonction à se mettre en conformité à la loi au plus tard le 1er avril (non ce n’était pas un poisson d’avril, un April Fool’s day trick comme on dit là bas…) sous astreinte d’une amende de 100 $ par jour de défaut ! Un avocat catholique, Tom Equels, chevalier dans l’ordre pontifical de Saint-Grégoire le Grand, s’est saisi de ce ridicule dossier. Une affaire à suivre… En attendant, les religieuses continuent, avec l’aide de nombreux volontaires laïcs, à nourrir ceux qui ont faim et à abriter ceux qui n’ont pas de toit.

5 comments

  1. bitika

    ce pays que l’on croit evolue abrite tant de pauvrete, tant de detresse humaine…

    il faut sortir des Highways et emprunter les petites routes : : pas un Etat n’y echappe ; je crois que c’est ce qui m’a le plus choque lorsque je me suis installee ici.. toutes les villes, meme les petites villes ont leur quartier pauvre ; imaginez-vous que pas une ville n’a sa (ou ses) endroits ou des gens vivent dans des ‘trailors’ , des habitats de fortune (sans fortune).. autrement dit, des bidonvilles ; et cela ne concerne pas que des immigres ! un etat deficient (la FED qui produit de l’argent pour maintenir un semblant de bonne santé).. sans compter tous ces etudiants hyper endettes qui ne trouvent pas de travail a la sortie,alors que les frais d’inscription universitaire progressent et que le montant des bourses a chute)….. les Soeurs de la Charite ont malheureusement un grand avenir devant ells (comme toutres les communautes chretiennes) ; un des commerces qui marche le mieux: la vente de vetements 2nde ou 3eme main….
    la police attaque les oeuvres de charite, ils feraient mieux de chercher les vrais esponsables de la pauperisation actuelle

  2. hermeneias

    Il semblerait que l’on paye là des décennies d’incurie d’une Eglise post vatican 2 qui voulait être en phase avec un monde en route vers des « lendemains qui chantent » grace à la merveilleuse social-démocratie et au non moins merveilleux progrès technologique .

    Le Salut par la foi et la conversion doit être préché en permanence à ce monde , aux puissants comme aux petits

  3. Pingback: Miami : les religieuses pourront continuer à nourrir les pauvres… | Riposte-catholique

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *