Pour Rick Santorum, avorter un enfant conçu lors d’un viol, c’est une seconde violence commise contre un innocent et contre sa mère

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Ancien sénateur, le catholique Rick Santorum participait hier, au premier débat public entre les candidats Républicains à l’investiture du GOP pour l’élection présidentielle de novembre 2012, dans l’Iowa. Le journaliste Byron York de Fox News, qui modérait le débat, a posé la question suivante à Rick Santorum sur l’exception à la prohibition totale de l’avortement dans le cas d’enfants conçus lors d’un viol : « Des sondages ont montré que de larges majorités d’Américains défendent un certain nombre d’exceptions [à la prohibition de l’avortement]. Votre position n’est-elle pas un peu excessive à soutenir, même pour beaucoup de conservateurs ? ». Réponse de Rick Santorum :

  • « Vous n’ignorez pas que la Cour suprême des États-Unis a récemment statué, sur le cas d’un homme qui avait commis un viol, que cet homme ne pouvait pas être exécuté, qu’il ne pouvait pas être passible de la peine de mort. Et pourtant, l’enfant conçu lors de ce viol peut l’être. Pour moi, cela veut dire que notre pays n’est pas au point pour ce qui est de la morale. Cet enfant n’a rien fait de mal [nombreux applaudissement du public]. Cet enfant est une victime innocente. Nous devons, en Amérique, avoir assez de courage pour nous investir et aider les femmes qui se trouvent dans d’aussi terribles situations, et qui ont déjà connu un traumatisme. Les soumettre à cet autre traumatisme qu’est un avortement, est insupportable. C’est pourquoi je m’élève absolument contre cela et que je dis : une violence suffit ».

 

5 comments

  1. soha

    C’est cohérent…et évangélique. reste à sortir de l’individualisme( ou du « personnalisme ») et à accueillir les enfants dans ce cas…sans collectivisme non plus .PAs simple…Dieu inspirera , mais supplions vite…

    les enfants victimes d’inceste dans leur propre famille, eux aussi, reçoivent de curieux traitements, puisque les maladies qu’ils développent leur sont attribuées ( renversement de la charge du fautif à la victime (1)) et passent souvent, en Eglise, bien des années, à accuser des « péchés » qui ne sont que la conséquence directe de ce qu’ils ont subi …avant même qu’une minimum de justice soit exercée ..;
    Là aussi, nous ne sommes pas au point, comme dans tant de domaines..
    Prions l’enfant Jésus de Prague qu’il aide à guérir les enfances souillées.

    (1) voir sur ce sujet un petit livre subtil de B.Lempert « le Désamour » Seuil

  2. Geneviève

    Le titre du post est clair ! Souffrances des deux côtés. Comment pouvez-vous affirmer que si on le tue ce il n’en est pas conscient puisqu’il ne sait pas qu’il vit ? Avez-vous vu Le Cri Silencieux ? La souffrance muette du petit d’homme que l’on massacre y est criante de vérité ! Bien sûr ce petit être a été conçu dans des circonstances très dures mais il n’est pas responsable de qui lui arrive !

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