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Présidentielle U.S. : le catholique qui fait peur aux Démocrates

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Marco Rubio est né aux États-Unis à Miami (Floride) en 1971 de parents cubains qui y avaient émigré en 1956, donc avant la prise de pouvoir de Fidel Castro. Il est aujourd’hui le plus jeune membre du Sénat des États-Unis, élu en 2011 pour l’État de Floride après avoir été le chef du groupe Républicain de la Chambre des représentants de cet État, de 2006 à 2008. Né dans une famille catholique et ayant reçu le baptême dans l’Église, Marco Rubio suivit ses parents, entre sa huitième et sa onzième année, quand ils adhérèrent à l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Mormons), mais revint à l’Église dans laquelle il fit sa Première Communion en 1984. Il fut confirmé et se maria dans l’Église Catholique. On l’a vu pleurer lors du discours du pape François devant les deux chambres rassemblées du Congrès des États-Unis, le 24 septembre, événement sans précédent puisque François est premier pape à s’y être exprimé… Le 13 avril dernier, Marco Rubio a officiellement annoncé qu’il se portait candidat à l’investiture du Parti Républicain pour l’élection présidentielle de novembre 2016. Là encore, il se trouve que sur les quinze candidats à l’investiture ayant satisfaits à toutes les formalités requises, Marco Rubio est le plus jeune des prétendants. Soit dit en passant, tous les candidats Républicains sont des chrétiens pratiquants mais, et sans doute pour la première fois dans l’histoire électorale du parti, on ne compte pas moins de six candidats catholiques… L’excellente prestation de Marco Rubio, selon les observateurs, lors du grand débat télévisé de cinq heures… du 16 septembre, suivi par 23 millions de spectateurs, entre candidats Républicains, a brutalement fait monter la “cote” du jeune sénateurs chez les électeurs Républicains : 57 % des spectateurs ont jugé qu’il était le meilleur dans de débat, et sa “cote” chez les Républicains est passée de 3 à 11 % des intentions de vote. Jusqu’à juillet dernier on le considérait pas, dans le Parti Républicain, comme un “premier choix”, mais sa jeunesse et son talent oratoire lui ont gagné une popularité qui ne cesse de croître. Le dimanche 20 septembre dernier, le journaliste Jake Tapper recevait dans son émission sur CNN l’ancien député Démocrate de Caroline du Sud Bakari Sellers, un cacique du Parti Démocrate dans cet État, puisqu’il en est le premier vice président. Il a exprimé l’inquiétude que lui causait la personnalité de Rubio. Voici l’extrait de l’entretien qui concerne Marco Rubio.

Sellers : Il me fait peur. C’est un candidat très dangereux pour l’élection [présidentielle]. Je l’ai trouvé très bien [dans le débat sur CNN].

Tapper : Vous voulez dire, c’est juste pour préciser, dangereux dans le sens que vous craignez qu’il puisse être un candidat sérieux ?

Sellers : Quand je dis dangereux c’est parce qu’un jour il pourrait bien être le 45ème Président des États-Unis.

Pour mémoire, Barack Obama est le 44ème Président des États-Unis…

1 comment

  1. Bruno

    Pour l’instant, ce n’est pas Marco Rubio qui a le vent en poupe chez les républicains, mais le milliardaire Donald Trump. Et l’establishment du parti soutient plutôt Jeb Bush, autre catholique au profil plus classique. Pas sûr que les Américains soient prêts à élire un « latino » aprés un afro-américain.

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