Quelques belles cartes postales de Lisieux pour mon ami Nicolas Senèze de « La Croix »

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La Poste, ce service que le monde entier naguère nous enviait, étant ce qu’elle est devenue, c’est avec un grand retard, dont je prie le destinataire de me pardonner, que je transmets à mon ami Nicolas Senèze, journaliste au quotidien La Croix, de jolies cartes postales que j’ai reçue pour lui en provenance de Lisieux où le cardinal américain Raymond Burke se trouvait le 15 octobre dernier à l’occasion et à l’invitation de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre qui y faisait un pèlerinage.

Les trois premières cartes postales montrent le cardinal revêtu de sa cappa magna, un ornement qu’affectionne Nicolas Senèze. Elles montrent aussi qu’une foule nombreuse était venue à la célébration pontificale.

Les deux suivantes me touchent aussi beaucoup. On y voit le cardinal bénir paternellement de jeunes enfants particulièrement respectueux de sa dignité, puis poser au milieu de très nombreux jeunes – c’est connu, le monde dit “traditionaliste” c’est rien que des vieux croutons, un peu comme les lecteurs de La Croix… (oui, je sais, c’est facile… Je ne dis pas que c’est juste, je dis que ça soulage © Les Tontons flingueurs).

Source et © : Institut du Christ Roi Souverain Prêtre

12 comments

  1. arnaud41

    Il y a même un « suisse » en tête du cortège ! Savez-vous que si ses mollets manquent de volume, il doit placer de petits coussinets dans ses bas blancs. Quand nous étions enfants, ça nous faisait bien rire : au bout de quelques minutes, les coussinets glissaient vers les talons… L’avenir de l’Eglise est derrière elle !

  2. Michèle

    Hegel est-il roi de Sirius? Pardon pour mon ignorance : quelqu’un peut-il m’éclairer?
    Sans doute un peu demeurée, je m’amuse beaucoup de ces attentions amicales envers Nicolas Sénèze ( lequel avait tenu des propos rien moins qu’amicaux, et même tout à fait perfides, au sujet du Cardinal Burke, rappelons-le).
    A propos d’âge: quoi de plus sérieux que l’enfance?..si prompte à s’amuser pour un rien, au risque de faire lever le sourcil..des sourcilleux..Préserver un peu de cette heureuse disposition ne nous préserverait-il pas de l’ankylose et de la pesanteur?

    • @Michèle
      L’expression « voir les choses de Sirius » signifie les voir de très haut, de si haut qu’on ne distingue, en vérité, rien de rien… En effet, notre honorable commentateur ne connaît rien de rien à la petite perfidie de Nicolas Senèze sur le cardinal Burke. Quant à son évocation de Hegel je me demande bien comment il peut combiner ce philosophe avec la doctrine catholique…

  3. Claude Timmerman

    Un cortège ouvert par un suisse…
    Un cardinal en cappa magna, des prêtres en soutane (et on en voit même certains portant le manteau de choeur!)…
    Des enfants de choeur en costume bien alignés
    Une foule nombreuse et recueillie, des enfants à genoux, des jeunes – louveteaux et scouts en uniformes…
    Peut être même un orgue a-t-il entonné « Tu es Petrus » a son entrée?
    Mais quelle horreur!
    C’est vrai que nous sommes à Lisieux, où, malgré le désastreux règne de mgr Pican, certains lexidoviciens se rappellent peut être encore que la ville a longtemps abrité, à l’Hopital, une chape de Saint Thomas Becket,lui qui est mort assassiné parce que face aux politiques de son temps, il avait « trop » aimé l’honneur de Dieu…
    Oui, tout cela est fait en l’Honneur de Dieu…
    Il est vrai aussi que l’Honneur, comme le Sacré, ne sont pas des valeurs prônées par un Senèze…
    Cela doit faire partie, comme la Foi, des concepts dépassés à ses yeux – c’est du moins ce qu’il profess: ce que ses écrits et vitupérations diverses laissent entendre…
    Allez, deux remarques tout de même:
    a) il est dommage que le cardinal Burke n’ait pas renoué avec le port des gants hors de l’autel…L’importance de ce symbole reste essentielle…
    b) le cérémonial a toujours prévu que les cardinaux et les archevêques primats, en procession ou en cortège, soient immédiatement précédés d’une croix processionnelle tournée face à eux…
    A ceci près on finirait par s’imaginer voir là des photos d’entrée d’une cérémonie pontificale catholique…
    De quoi évidemment faire frémir les « progresistes » et les oécuméneux de tout poil…
    Mais ne cristallisons pas trop sur Senèze, il n’est qu’un représentant, significatif il est vrai parmi d’autres, de ces démolisseurs qui sévissent avec succès depuis quarante ans dans l’Eglise de France…
    Ceux qui aujourd’hui, préfèrent les églises vides et qui applaudissent quand un Nourrichard persécute le seul prêtre qui a su rendre une vie paroissiale féconde dans le doyenné dont il avait la charge pastorale (je parle évidemment de l’abbé Michel de Thiberville: à 17 km de Lisieux…)
    Claude Timmerman
    Ancien Cérémoniaire pontifical du cardinal Veuillot

    • @ Claude Timmerman
      Les “cartes postales”, que j’envoie épisodiquement à ce pauvre Nicolas Senèze – qui m’inspire décidément plus de tristesse que de colère – ne sont mises en ligne, comme vous le savez, que pour montrer la splendeur de l’authentique liturgie catholique et l’un de ses plus grands serviteurs : le cardinal Raymond Burke.

  4. L. Chéron

    J’ai commis, il est vrai, une boulette en citant Hegel. J’aurais mieux fait d’attribuer son propos, d’apparence assez peu scandaleuse, à Paul Bourget ou René Bazin. On n’aurait vu que du feu (sacré), dans ce (pieux) mensonge. Mais on ne peut invoquer Hegel jamais ni à aucun propos, puis qu’il n’est pas « combinable » avec la doctrine catholique. Combinazione ! Selon une belle symétrie, je me suis, il y a quelque temps, vertement fait tancer par le publiciste Koz pour avoir cité Maurras. Etais-je bête ! Encore un autre incombinable. Comme Hegel, c’est connu, a planifié le Goulag et le mitraillage menu des Cristeros, Maurras comptait les convois au portail de Birkenau. Décidément, comme disait un prédécesseur d’Alain Juppé, on se sent guelfe chez les gibelins, et gibelin chez les guelfes.
    Quant au Senèze, j’avoue volontiers ne pas en être un aficionado. Mais je crois avoir compris qu’on a d’abord assez malhonnêtement exploité des propos soigneusement extraits d’une conversation à bâtons rompus (et quasiment privée) aux très nombreuses répliques, en rapprochant une critique légèrement ironique du port jugé désuet de la cappa magna, avec un persiflage sans doute assez peu charitable, et certes imprudemment téméraire, sur l’appétence supposée de maints séminaristes « tradi » pour les dentelles. Alors, animé du sain principe de correction fraternelle, on s’est mis à clamer à tous les azimuts de la blogosphère vigilante, la dénonciation d’un Nicolas Senèze insultant un cardinal. Je n’ai été convaincu ni par le fond du réquisitoire, ni par l’opportunité du procédé.
    Pour en finir avec cette importante affaire, complétons l’exposé de Cl. Timmerman, roboratif (scrogneugneu ! les chemises de louveteau ont-elles bien tous les plis réglementaires ?) et très documenté (il manque néanmoins les références des notes de service) : il faudrait que Nicolas Sarokozy se décide à donner du « mon cousin » à nos éminences Vingt-Trois et Barbarin qui, cardinaux français, ont bien sûr rang de prince du sang. Etonnez vous après que la tradition – pardon, la Tradition – parte en c… .
    P.S. : me permettra-t-on de suggérer, à la place de « Tu es Petrus » (un peu compassé) le plus viril « Catholique et Français », qui arrache toujours des larmes à l’authentique fidèle, comme au patriote le « Clairon » de Déroulède et – disait-on – la « Marche de Badonvillers » au Führer ?

  5. Merci beaucoup monsieur Hamiche de soutenir le cardinal Burke dans son action. Des minables qui blasphèment ce qu’ils ne comprennent pas, d’autres s’en prennent au cardinal et se moque de son américanité (« L’ICRSP, c’est Hollywood » disent ces délicats). Moi j’apprécie beaucoup son œuvre, y compris liturgique qui témoigne d’un goût parfait. Merci à vous de prendre sa défense et de taquiner gentiment Nicolas Sénèze et son journal qui, l’un et l’autre, violent les droits de l’homme et notamment la liberté religieuse des catholiques. J’apprécie la culture américaine dans son culte pour les droits humains fondamentaux. Et je méprise les prises de position de Nicolas Sénèze concernant le cardinal Burke.

    II Pet 2,12. Mais eux, comme des animaux sans raison, qui ne suivent que la nature et sont nés pour être pris et détruits, blasphémant ce qu’ils ignorent, ils périront par leur propre corruption,

    http://magnificat.ca/textes/nt22_2pet.rtf

    Merci encore monsieur Hamiche.

  6. Thierry

    Comme d’habitude,je me réjouis de pouvoir admirer ces cartes postales,bien que cette fois,j’ai failli attendre!Contrirement à ce qu’un lecteur hégelien prétend,c’est en ne postant pas ses cartes que vous nous scandaliseriez,bonne continuation,UDP!

  7. e

    Est ce que ceux qui se moquent du faste de l’Église qui est un symbole par rapport à la Royauté du Christ, trouvent à redire aux soldats qui accompagnent d’une manière très ostentatoire les cérémonies officielles par exemple aux Etats-Unis puisque c’est la patrie d’origine de Mgr Burke. Et pourtant là il ne s’agit que d’un pouvoir temporel et bien terrestre et qu’un président d’un si grand pays a sûrement beaucoup plus de décisions néfastes à se reprocher.
    Certains aiment les tenues plus que décontractées d’autres aiment la rigueur et la solennité, le plus important c’est le respect du Christ.
    Comme nous ne sommes pas que des purs esprits, nous devons admettre que certains d’entre nous prient mieux dans une ambiance traditionnelle, une ambiance qui a été celle des catholiques pendant des siècles et pas que depuis une soixantaine d’années. Et ce n’est pas un hasard si les milieux dits traditionalistes sont très porteurs de vocation.

    Nota: Dans la basilique de Lisieux se trouve aussi les restes de l’évêque Cauchon qui sut si bien se plier aux modes de son temps.
    On a sans doute les prélats que l’on mérite!

  8. Bien que non signé, je pense que c’est M.Hamiche qui me répond.
    1°) « Symbole par rapport à la royauté du Christ » : vous dites vous-même que la Royauté du Christ n’est pas de ce monde ! Ce qui veut dire que les symboles qui disent les royautés de ce monde ne disent pas la royauté du Christ. Jésus n’a jamais rien utilisé des symboles de ces royautés éphémères pour dire sa Royauté. Les critères, les valeurs, les repères du Royaume de Dieu n’ont aucun rapport avec ceux des royautés humaines. Et les utiliser pour dire Dieu est une perversion. M. Burke montre le Camp du drap d’or ou le Sacre de Napoléon mais pas le visage de Notre Seigneur. Je pense vous l’avoir déjà écrit, ce faisant, il poursuit l’œuvre d’Hérode qui revêtit Jésus de vêtements somptueux pour se moquer de lui. Par dérision.
    Le pauvre et le petit sont signes du Royaume.
    2°) Pour justifier le choix de cette prétendue solennité, vous prenez modèle sur les gardes qui accompagnent M. Obama ou M. Sarkozy… Relisez votre évangile, il me semblerait que Jésus y dise que si son royaume avait été de ce monde, il aurait eu une cohorte de gardes pour veiller sur lui…Jésus n’a pas besoin de gardes !
    3°) Jésus n’a aussi que faire de notre respect…Il ne nous est pas demandé. Le 1er Commandement n’est pas « tu respecteras le Seigneur ton Dieu… » Ce qu’il demande, en tout cas à moi, c’est de répondre à son amour en l’aimant et en aimant les autres. « Rigueur et solennité »…Je me souviens d’une messe où des scouts de passage étaient présents. Dès le début une grand gaillard s’est présenté dans le chœur avec un fanion sur sa hampe. Il s’est planté en face de moi, de l’autre côté du chœur, le jambes écartées, le fanion tenu par le bras droit tendu à l’extrême et la main gauche enfilée dans son ceinturon, dans le dos. Le menton bien en avant. C’était plein de rigueur et de solennité et très con. Je ne me souviens même pas qu’il ait communié. Il est resté comme ça jusqu’à la fin de la messe. Il m’a été cause de distraction : j’avais en permanence envie d’aller lui dire « lâche-toi, mon grand ! Va rejoindre tes copains ! » Ce comportement était signe de ce qu’était la garde de Caligula.
    4°) Votre Dieu est un Dieu lointain et vous avez avec lui une relation distante. La manière dont vous l’évoquez ne dit rien d’une relation filiale (avec le Père) ou fraternelle (avec le Fils). Pour vous il reste le « Très-Haut » alors qu’en Jésus il se révèle comme le Très-Bas.
    Un indice : vous parlez toujours du Christ (reprenez vos différents écrits !!!!) mais pas de Jésus. Jésus est son nom. Christ, ce n’est pas son nom, vous-même, sans doute, vous êtes aussi « Christ ». Tout baptisé est « Christ ». Mais il n’y a qu’une personne qui ait nom « Jésus » : « afin qu’au nom de Jésus tout genoux fléchisse ! » Pas « Christ ». Mais vous ne le nommez pas ainsi car vous ne le connaissez sans doute pas. Si vous le connaissiez, vous enverriez paître tout ce fourbi !
    5°) Les vocations abondent…Dans un monde en pleine évolution, crise, perturbations et révolutions, les hommes vont vers ce qui se faisait autrefois quand le monde était stable et immobile. Pendant 5 siècles, il n’a que très peu bougé.Il y a 40 années, là où je vis, il n’y avait pas une femme sur dix coiffée d’un voile. Aujourd’hui elles le sont presque toute quand elles ne portent pas un vêtement qui les couvre entièrement. Il n’y a jamais eu autant de monde dans les mosquées, autant de candidats imams etc. On vend le Coran un peu partout et dans les voitures, les chapelets décorent les rétroviseurs. L’intégrisme fleurit dans toute l’Afrique musulmane. On dit ça « le printemps arabe »… Dans le christianisme, nous connaissons le même phénomène : il est lié à la peur du monde : comme le monde vit, il change ! Le changement est signe de vie. Seuls les morts ne bougent pas. C’est l’hiver de l’Eglise.

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