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Sur le chèque scolaire, Bill Donohue défend le gouverneur Jindal

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Voici encore un joli exemple du “dialogue interreligieux » qui, s’il se passe aux États-Unis, ne sera pas sans intérêt pour des Français. L’Interfaith Alliance regroupe des personnalités de différentes fois, chrétienne, juive, musulmane…

Dr. Maureen McCormack, religieuse…

Il y a, au moins, une catholique dans ce machin : le « Dr. » Maureen McCormack [photo : désolé, j’ai rien de mieux ; mais y a-t-il mieux ? Non, non ! je ne suis pas insolent : j’aime beaucoup ses boucles d’oreille, son rouge à lèvres mais moins sa permanente… Pour constater les “progrès” de cette congrégation, voyez la photo juste en dessous : une autre consœur de la « Dr. » en 1964 et 2006 ; le jeu des 7 erreurs est ouvert tout l’été] – et qui est une religieuse de la congrégation des Sisters of Loretto (rien à voir avec les Sisters of Loreto – un seul “t” – où s’est illustrée la bienheureuse Teresa de Calcutta), une ONG reconnue par l’O.N.U. et dont le but est « d’améliorer la situation de ceux qui souffrent de l’injustice, de l’oppression et de la privation de dignité ». Amen.

On va voir ci-dessous la position réelle de cette congrégation sur « ceux qui souffrent » aux États-Unis en matière d’accès à une éducation libre et de qualité… Cette congrégation de religieuses vieillissantes est évidemment membre que la Leadership Conference of Women Religious (LCWR) qui est à l’orthodoxie religieuse ce que la toile cirée est à la goutte d’eau. Comme pour la publicité du café soluble Maxwell : pas besoin d’en rajouter !

Dans un magnifique petit communiqué du 8 août, Bill Donohue, président de la Catholic League, étrille de la bonne manière les éructations – c’est en effet de l’ordre du rot politiquement correct, et pas de la raison – du pasteur baptiste C. Weldon Gaddy à la tête de l’Interfaith Alliance – alliance du pot de terre et du pot de chambre… tant pis, j’ai osé le faire… Le chèque scolaire ne plaît pas à ces m’sieurs dames qui ne jurent que par l’enseignement public. Ils sont si bêtes qu’on pourrait les prendre pour des Français de gauche. Mais ils sont Américains. De gauche aussi. Ils ont cru pouvoir s’en prendre à Bobby Jindal, le gouverneur catholique et pro-vie de Louisiane… Allez, savourez-moi ceci :

Le peuple de Louisiane aime son gouverneur, Bobby Jindal, et aucune autre portion de cette population ne l’aime autant que les pauvres. Et c’est parce que le gouverneur Jindal, malgré l’opposition de gauche, se bat pour l’égalité dans l’éducation : son programme de chèques scolaire, le plus important de toute la nation, permet aux pauvres de choix d’une école que seuls les riches peuvent se payer.

En tête du combat contre les pauvres on trouve l’Interfaith Alliance dirigée par le pasteur C. Weldon Gaddy. Son organisation qui avait lancé voici deux ans une campagne invitant les médias à « ignorer Bill Donohue » (bonne chance), travaille désormais avec acharnement pour que les pauvres restent à leur place. Dans sa lettre du 7 juillet à Jindal, Gaddy écrit qu’en donnant aux pauvres cette possibilité, le gouverneur se livrait « à une attaque impitoyable contre l’enseignement public ». Pas très éloigné de l’anticatholicisme, Gaddy a brandi le carton rouge en signalant que le gouverneur avait choisi une « église catholique comme lieu » où signer la loi.

Gaddy est tellement furieux contre le programme de chèques scolaire qu’il a même déclaré que les écoles privées « n’arrivaient pas aux critères de qualité » des écoles publiques. Mais si c’était vrai, il n’y aurait aucun motif de s’inquiéter : personne ne voudrait aller à l’école privée. En fait, il a bien des raisons de s’inquiéter, et il le sait.

Il y a une autre question qui est en jeu ici : l’expression publique de la religion. Manifestement, l’Interfaith Alliance est opposée à ce droit. Pour ne prendre qu’un seul exemple : elle a travaillé avec acharnement pour interdite les panonceaux « In God We Trust » dans les salles de classes de l’enseignement public du Colorado. Que cette phrase soit notre devise nationale ne signifie rien pour ces sectaires (…). En bref, ils n’aiment pas davantage la religion que les pauvres.

 

2 comments

  1. judicaël

    Si au début de l’article vous écriviez foi sans S… ou alors je n’ai rien compris… J’ai encore vu une faute, je vous laisse la trouver.

    • @judicaël
      Je ne vois pas trop la faute que vous évoquez s’agissant bien de fois religieuses. En outre, je trouve assez déplacé et peu sympathique de me signaler une (éventuelle) seconde faute, sans me dire laquelle…

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