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Un ancien ambassadeur près le Saint-Siège prédit un basculement de l’électorat catholique vers le Parti Républicain

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Les élections approchent aux États-Unis… Le 6 novembre, les électeurs américains éliront non seulement leur Président (au suffrage indirect : on élit des grands électeurs), mais ils renouvèleront dans sa totalité la Chambre des Représentants, un tiers du Sénat, un bon nombre de gouverneurs, mais aussi les Congrès des États, les conseils des comtés, les municipalités, les juges locaux, les shérifs…, sans compter les différents référendums des États ! Électoralement parlant, la journée sera chaude et dense. Comment se comportera l’électorat catholique ce jour-là ? C’est la question que tout le monde se pose. Mais la réponse que tout le monde peut d’ores et déjà donné, c’est que l’électorat catholique n’est pas monolithique et qu’il penchait, jusqu’à récemment, plutôt vers le Parti Démocrate. Souvenons-nous qu’en novembre 2008, 54 % des électeurs catholiques avaient voté pour Obama, et seulement 45 % pour John McCain. L’écart était conséquent… Mais les plus récents sondages (Pew Survey, mai 2012) offrent une autre physionomie des intentions de vote des catholiques. Ils seraient, désormais 52 % à porter leurs suffrages sur Mitt Romney et seulement 47 % à voter pour Obama, un sondage qui ne tient pas compte de l’effet du catholique Paul Ryan sur la campagne, sensible depuis qu’il a été choisi comme colistier par Romney. En quatre ans, Obama aurait donc perdu 7 points dans l’électorat catholique fort, potentiellement, de 55,6 millions d’électeurs mais, surtout, représentant dans les “États-bascule” (Swing States) 19 % de l’électorat.

Jim Nicholson, un catholique, qui fut ambassadeur des États-Unis près le Saint-Siège (2001-2005), secrétaire d’État aux anciens combattants (2005-2007) et président du Comité national Républicain (1997-2000), est persuadé que les catholiques voteront en plus grand nombre cette année pour le Parti Républicain qu’autrefois. L’ancien ambassadeur n’a pas tort de souligner dans son entretien avec Catholic News Agency du 29 août, le phénomène nouveau et d’importance dans la campagne électorale de l’implication sans précédent de tous les évêques américains « implorant les gens d’y regarder de très près sur les valeurs qu’épousent les candidats à des mandats électifs, et de voir si elles suivent bien les valeurs catholiques ». À cet égard, Obama a du souci à se faire et il n’a qu’à s’en prendre qu’à lui-même : se lancer dans une attaque frontale contre l’Église catholique en pleine année électorale, n’est pas très malin, et ce qu’il l’est encore moins c’est d’avoir sous-estimé « l’intensité de la résistance des évêques » et d’avoir cru que la défense de la liberté religieuse et de la liberté de conscience ne seraient pas un thème mobilisateur : or les catholiques ont mobilisé sur ce thème très largement hors de leur propre Église. Une triple erreur qui pourrait, électoralement parlant, coûter très cher à Obama et au Parti Démocrate.

 

2 comments

  1. btk

    partout ou je vais, j’ecoute et j’entends… les Americains etant tres croyants (il suffisait de voir leur recueillement lors de la priere de benediction du Cardinal Dolan…).. ils sont en grande majorite chretiens… ils apprecient l’equipe des deux chretiens : Romney/Ryan
    par ailleurs, depuis son ‘apparition’- publicite electoraliste -dans une eglise evangelique, il semblerait que les Americains n’aient plus jamais vu leur actuel president passer le seuil d’une eglise…
    enfin, il suffit de lister les promesses electorales des democrates, il y a 4 ans, et de pointer en face ce qui a ete realise….
    des qu’Obama a commence a affronter les Catholiques, j’ai eu ce sentiment aussi que c’etait une grossiere erreur…
    on ne se moque pas impunement de Dieu…
    Quis ut Deus?

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