La prière autour de la croix lors de la rencontre européenne de Genève en 2007.

Baptisé ou catholique ?

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Le pape a reçu pour la troisième fois le Frère Alois de la communauté de Taizé ce jeudi 3 mars 2016. Parmi les sujets évoqués, la recherche de la communion par les Eglises chrétiennes.

Par ailleurs, le prieur de la communauté œcuménique a invité les baptisés à «vivre ensemble sous le même toit».

«N’est-il pas temps de donner la priorité à notre identité baptismale commune à tous?» s’interroge le prieur de la communauté de Taizé, soulignant que plutôt de se définir d’abord comme catholique, protestant ou orthodoxe, c’est le baptême unique qui devrait être mis en avant.

 

Des déclarations qui si elles ne sont pas clairement explicitées ne font qu’entretenir le relativisme. Œcuménisme n’est pas le plus petit dénominateur commun, même si dialogue à minima peut constituer un point de départ. Certes le baptême est commun, mais le visage du Christ que présentent les protestants diffère largement de celui des catholiques. Et plutôt que de donner la priorité à notre unité baptismale, peut-être est-il temps, au contraire, de revenir aux grandes confrontations doctrinales pour redécouvrir le vrai visage du Christ.

Temps de persécution voudrait dire temps de nivellement ? Sous prétexte de se serrer les coudes (parfois de façon nécessaire en effet),  il faudrait affadir le visage et la parole du Christ ? Les deux n’iraient-ils pas tout simplement de pair ? Refuser de s’ancrer dans la vérité profonde du Christ n’est elle pas le meilleur moyen de « desserrer » les coudes justement ?

 

 

15 comments

  1. Cyril Brun
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    Le Christ ne nous dit pas Pour vous qui aimeriez-vous que je sois, mais pour vous Qui suis-je ?

    C’est bien la recherche de sa vérité propre à laquelle le Christ nous invite et non à une construction sur mesure.
    Alors découvrons ensemble ce visage, puisque vous semblez m’y inviter. Pour vous qui est-il ? Et comment le fondez-vous scripturairement et non affectivement ?

    • ROMANOS rejoint ici le directeur de Riposte Catholique dont il partage l’essentiel de la vision catholique, le remerciant chaleureusement pour la richesse et l’orthodoxie de ses éditoriaux, ainsi que pour ses diverses contributions dont la richesse des développements est toujours bienvenue et très appréciée.

      Concernant la proposition du Frère Aloïs, que ce dernier se souvienne que pour les Églises dites « orientales », Église Orthodoxe en tête, le « Saint-Baptême » n’est que le premier sacrement des trois composantes de « l’initiation chrétienne », complétée par la « Chrismation » et la communion aux Saint-Mystères », toujours reçus ensemble lors de ce que nous nommons : le « Sacrement de l’Illumination ». Ce qui implique la nécessité de la « succession apostolique ».
      Question subsidiaire : Frère Aloïs, s’est-il interrogé sur les raisons théologiques qui ont motivé en son temps le Frère Max Thurian (l’assistant de Frère Roger et cofondateur de la communauté de Taizé) à embrasser le catholicisme romain, au sein duquel il a reçu l’ordination presbytérale ?

      Quant à Erasmusminor, qu’il me soit permis humblement de lui dire que notre recherche de la Vérité en tant que baptisés ne peut surtout pas s’identifier avec une simple construction intellectuelle personnelle, forcément subjective, qui reviendrait au final à ce que chacun invente sa propre foi (cf. : une dérive des protestantismes !).
      Au contraire « d’inventer », il nous est demandé, pour nourrir notre foi personnelle, de l’enrichir et de la conforter en « inventoriant » toujours davantage le « dépôt de la Foi » révélé et reçu des Saints-Apôtres, puis confirmé par les conciles œcuméniques, que garde précieusement l’Église pour le transmettre sans altération aux fidèles que nous essayons d’être, afin d’en mériter dignement le nom.

    • Ultima

      R.Naz, TRAITÉ DE DROIT CANONIQUE, t.III, p.81, °86 a écrit:(Communicatio in sacris).

      Elle se présente sous la première forme (formelle) quand un catholique participe à un culte hétérodoxe, avec l’intention d’honorer Dieu par ce moyen, à la manière des non-catholiques.

      Une telle participation est interdite parce qu’elle implique profession d’une fausse religion et partant, reniement de la foi catholique.

      Ceux qui participent de façon active et formelle au culte des non-catholiques sont présumés adhérer aux croyances de ces derniers.

  2. jpm

    les propos de Taizé sont ceux du pape aux luthériens nous avons le même baptême donc…si notre conscience nous dit de communier …etc …

  3. Ultima

    Chanoine Cyrille Labrecque, Consultations Théologiques, p.492 a écrit:

    … l’hérétique ou le schismatique, fût-il de la meilleure foi du monde, n’appartient pas à l’Église; donc, extérieurement et publiquement, l’Eglise ne saurait le traiter comme un de ses enfants, ne saurait rien lui octroyer du patrimoine familial; donc elle ne saurait lui accorder la participation aux choses saintes confiés à sa gestion par le Christ.

  4. Oui, je crois dans l’unité des chrétiens qui trouve sa source dans un baptême commun; mais encore faut-il que ce baptême soit le miracle de la nouvelle naissance et du renouvellement du Saint-Esprit, ce que le baptême des nourrisson ne peut donner, parce que le vrai baptême suit la foi et la repentance des œuvres mortes.

    Suite à ce constat, il faudrait réviser le nombre de chrétiens à la baisse.

    La religion de masse, telle que mise de l’avant par le pape actuel tient plus des grands spectacle du cirque médiatique que de la vraie foi chrétienne.

  5. Benwa

    @ Eras… Quand Jésus dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie… Cela manque d’argumentation, n’est-ce pas.
    Quand il dit : Nul ne va au Père sans passer par moi… Cela manque d’argumentation, n’est-ce pas.
    Quand il dit : Pierre tu es Pierre et sur cette pierre ja bâtirai mon Église… Cela encore manque d’argumentation.
    L’enseignement du Christ ne se bâtit pas autour d’arguments.
    Une argumentation peut être vide aussi et vous n’êtes pas à l’abri non plus de constructions idéologiques.

    J’imagine que le fondateur du catholicisme était ultra-catholique. Ses premiers apôtres et disciples l’étaient aussi puisqu’ils ont donné leur vie pour défendre leur foi. Ils auraient pu sortir quelques bons arguments, diluer l’enseignement de Jésus, faire de la pop psychologie, exprimer leurs «feelings», leurs opinions, et dire que «le visage du Christ est toujours à découvrir» etc.
    Quand tu as rencontré vraiment le Christ, tu ne fais plus dans les arguments, les théories et les discours creux. Tu embarques avec Jésus, son Évangile et son Église. Il n’y a plus de place pour la tiédeur.

    Le catholicisme léger – comme la bière et la cigarette légère – c’est pour ceux qui veulent changer l’enseignement du Christ, le rendre incolore, inodore et insipide avec les résultats qu’on peut constater depuis quelques décennies. On tente de tous les côtés de diluer et de «syncrétiser» le catholicisme pour qu’il devienne une sorte de religion passe partout, genre «club-med», écolo, LGBT, centrée sur l’Homme et non plus sur Dieu. Une religion mondiale qui va plaire à tous, même aux athées et surtout à tous ceux qui ne «confondent (pas) le visage du Christ qui est toujours à découvrir et la construction idéologique catholique».

    Il faut retourner aux bases solides chrétiennes qui ont construit notre civilisation.

    • Quand tu as rencontré vraiment le Christ, tu ne fais plus dans les arguments, les théories et les discours creux. Tu embarques avec Jésus, son Évangile et son Église. Il n’y a plus de place pour la tiédeur.

      J’ai votre commentaire, il n’y manque de le : « MOI »

      Puisse l’amour de Jésus, qui n’est pas une théorie, vous accompagner AUJOURD’HUI et vous donner de porter du fruit par amour pour Lui et les frères ,,,,,,,,,,,,,,,,,,

      • Cyril Brun
        Author

        Exact quand on a rencontré le Christ on rencontré la vérité (Je suis le chemin la vérité la vie dit-il lui-même) et comme Jérémie alors on a qu’une envie : la donner telle qu’elle est.
        Le Christ n’est pas un sentiment, mais une personne, non une image, ni une projection qui nous renvoie finalement à nous même et non à Lui.
        Combien de fois, dans la simple vie quotidienne, imposons-nous aux autres l’image que nous nous faisons de ces autres. Cette image tronquée est elle eux pour autant ? Une personne prise pour une autre est elle véritablement rencontrée dans cette méprise ?

        • Monsieur Brun

          ON ne rencontre pas le Christ qui est la Vérité, la rencontre se fait « lui et moi » dans une étreinte d’amour.

          Comme Jésus dit Je suis le chemin, la vérité et la vie, chacun de nous, qui nous plaçons à sa suite, répondons, chacun de nous personnellement, oui, répondons : JE crois en toi Seigneur-Jésus et je t’aime et je veux t’aimer davantage afin que tous croient, chacun d’entre eux, individuellement, que tu es vivant

          Vous êtes, sans doute, une personne qu’il fait bon croiser sur le chemin de la vie éternelle.

  6. Oscar 48

    Ne faisons pas preuve de présomption en nous substituant à Dieu. Même si l’état d’indigence spirituelle généralisée nous améne, nous les catholiques, à agir comme des enfants qui n’ont aucun sens du sacré, nous devons cependant reconnaître que la mère Eglise née à la Pentecôte, en l’an33 de notre ère est de création divine. Existe-t-il au monde une autre religion créée par Dieu? Le temps n’est plus loin où le Créateur lui-même fera savoir que pour le salut des hommes, il n’a crée que l’Eglise catholique, unique dépositaire et dispensatrice du feu de la charité c’est-à-dire qui est, à la fois, terrestre et céleste.
    Cela peut paraître incompréhendible parce que jamais entendu, la réforme de la mère Eglise déjà décrétée mais dont il reste, seulement, la mise en oeuvre, fera bien comprendre ce renouveau catholique.

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