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Édito de RC – Quand les évêques de France seront catholiques, Satan tremblera

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On a beau dire, le temps de réaction de l’épiscopat français à l’agression subie, par effigie interposée, à Saint Jean-de-Luz, par l’un des leurs, laisse perplexe. Bon, d’accord, la prudence épiscopale doit être de mise. Peut-être même est-ce Mgr Aillet qui leur a demandé de ne pas réagir pour ne pas donner à l’événement plus d’importance qu’il n’en faut. Allez prêtons à nos prélats timorés le bénéfice du doute.
Mais enfin, une fois de plus, ils ont laissé sans pasteur des fidèles choqués qui attendaient une parole, à défaut d’être forte, du moins réconfortante. Car si c’est l’évêque de Bayonne qui fut personnellement visé, c’est bien le corps tout entier qui est affecté. Derrière cette mascarade, c’est tout le peuple du Christ qui est sinon visé (les auteurs de ces barbarismes n’ont pas plus de suite dans les idées que cela), du moins affecté. Or que fait un peuple attaqué sans ses chefs pour lui parler ? Il s’enfuie ou se rebiffe. C’est bien ce à quoi nous avons assisté ces derniers jours, entre ceux qui ont courbé l’échine en longeant les murs (ou qui simplement s’en moquent) et ceux qui ont fait haro sur le fier conseiller national du parti au pouvoir. Si le ras-le-bol s’amplifie en France autour de questions économiques et migratoires, il ne s’enfle pas moins chez les catholiques qui commencent à trouver qu’on prend un peu trop les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages. Et il serait bon que les pasteurs des diocèses de France assument leur rôle avant que la situation ne leur échappe totalement. Si tant est qu’ils la maîtrisent. Si tant est qu’ils le souhaitent.
Car le problème n’est pas d’abord la couardise de Nos Seigneurs, mais leur manque de foi. Qu’on le dise et qu’ils l’assument, pour ceux d’entre eux (pas tous Deo gratias) qui ont du mal avec le magistère.  Quelles qu’en soient les racines, les raisons, les motivations et les sinueux chemins de leur histoire personnelle qui les ont conduit à professer un Credo parfois bien éloigné de celui de l’Église, (qu’on pense à un Mgr Rouet, Simon ou encore Dagens) l’absence de foi commune entre les évêques empêche toute unité du troupeau et par là de l’action. Quand on voit que seuls 7 évêques s’expriment sur l’avortement et qu’un simple tweet de Mgr Ribadeau Dumas soutient Mgr Aillet, on se pose des questions sur le devenir de la tunique sans couture.
Quand on ne professe pas une foi sure dans le Christ et son Église on ne peut se battre pour elle. Le problème des catholiques de France c’est bien, pour partie,  la hiérarchie. Du reste Jean-Paul II le disait lui-même. Une Église encore traumatisée par un concordat dont elle n’est toujours pas sortie, habituée à se complaire dans un autoritarisme d’un autre âge et fermement empêtrée dans une idéologie qui confine à l’hérésie permanente (bon forcer le trait fait parti de l’exercice rhétorique, quoique ) ne peut porter l’étendard du Christ et cela doit bien amuser Satan. (Et là nul besoin de forcer le trait)

 

Alors, il est de notre devoir de Chrétiens, coresponsables du salut de nos frères, de soutenir les évêques fidèles au Christ et de reprendre, comme l’apôtre nous y invite, ceux qui s’égarent et égarent le peuple avec eux. Comme disait saint Cyprien de Carthage aux pasteurs concernés, « pauvre fou tu t’es mis toi-même à marcher en portant ton propre cadavre »

Quand on pense que le grappin disait au saint curé d’Ars, « trois comme toi et je suis perdu », oui nous pouvons penser que lorsque les évêques de France (fille aînée) seront catholiques, Satan tremblera.

42 comments

  1. Effectivement la CEF s’est montrée bien peu présente pour Monseigneur Aillet et cela est bien dommage car si les eveques ne font pas  » corps  » dans les bases même du catholicisme où a llons nous .
    que fait Monseigneur Pontihiersqui Président de la CEF et archevêque de Marseille….
    qui se tient en dehors de tout….est-il là pour rassembler ses brebis ou pou diviser;.. ou pour laisser à part ceux quui essaient de rassembler le plus de brebis possibles;..!!!???

  2. FRERE ELIE

    Lorsque l église est faible les forces diaboliques sont forts pensons au peuple hebreux étaient pres de DIEU ils étaient en paix mais quand ils se détournaient de Dieu leur ennemis devenaient forts

  3. A Z

    Bonjour,

    1. Comparaison n’est pas raison, mais pour moi,

    – de même que le mode de formation et de sélection des énarques, mode de formation et de sélection adossé à la période des Trente glorieuses, les empêche fréquemment d’être à la hauteur de la situation, depuis que les Trente glorieuses sont terminées,

    – de même, le type de formation et de sélection des évêques, type adossé à une période de paix, apparente ou relative, entre l’Eglise catholique et le monde occidental, les empêche fréquemment d’être à la hauteur de la situation, depuis que cette période de paix est terminée.

    2. Qu’a-t-on appris à nos futurs énarques, pendant des décennies, sinon une chose, l’économie administrée, qui ne fonctionne que dans des conditions, et dans un contexte, absolument exceptionnels, et, au regard de l’histoire, rarissimes, à savoir les conditions et le contexte propres aux Trente glorieuses ?

    Et qu’apprend-on à nos futurs évêques, depuis des décennies, sinon une chose, le catholicisme consensualiste, qui condamne la très grande majorité d’entre eux à une attitude dogmatique ou nostalgique, iréniste ou lénifiante, au sein de laquelle l’accompagnement humanisateur, sécularisateur du discours, voire des actes, l’emporte fréquemment sur une alternative christianisatrice, sanctificatrice des âmes et des coeurs ?

    3. Nous avons besoin d’évêques résistants, certes bienveillants, à l’égard des personnes, mais aussi vigilants, sur les principes et sur les pratiques, or, le « logiciel » ou le « système » de formation et de sélection des futurs évêques aboutit fréquemment à ce que nous ayons plutôt des évêques silencieux ou suivistes.

    4. En d’autres termes, nous avons besoin de pédagogues, convaincants, car convaincus, alors que presque tout est fait, au sein même de l’Eglise catholique, pour que nous n’ayons, le plus souvent, que des diplomates, mous ou tièdes, certains d’entre eux confondant fréquemment Jésus-Christ et Bisounours.

    5. Certains d’entre nous, qui ne le sait, se sont imaginés que ce que nous déplorons tous ne durerait que le temps d’une ou deux générations de clercs, et que le recentrage impulsé par Jean-Paul II et poursuivi par Benoît XVI finirait pas porter ses fruits, mais pourquoi, et surtout comment, voulez-vous qu’il porte davantage de fruits, tant que l’on ne modifie pas le type de formation et de sélection des futurs évêques ?

    6. Quand je parle de formation des futurs évêques, je ne pense pas avant tout ni seulement à leur formation « académique », ou « disciplinaire », notamment en philosophie et en théologie, encore qu’il y aurait beaucoup à dire sur la conception actuelle de la philosophie et de la théologie, et sur la relation actuelle à la philosophie et à la théologie, qui ont abouti à ce que le catholicisme soit devenu ce qu’il est, fréquemment, aujourd’hui, sous l’angle de la vision de Dieu, de l’homme, de l’Eglise et du monde.

    Quand je parle de formation des futurs évêques, je pense avant tout à leur formation en vue de l’acquisition puis de la propagation, par eux, d’un certain état d’esprit, qui tend à accorder au moins autant d’importance à l’accompagnement, globalement approbateur, ou silencieusement réprobateur, du monde contemporain (ou de la vision que l’on en a…) que d’autorité à l’Ecriture, à la Tradition, au Magistère, et à la Foi, à l’Espérance, à la Charité, théologales.

    7. Or, il faut commencer par le commencement, réformer en profondeur la formation et la sélection des futurs prêtres, et leur expliquer davantage, par exemple, que le mal absolu ne réside au sein de la résistance catholique, face à l’esprit du monde, et que le bien absolu ne se trouve pas au coeur d’un positionnement « ni pour, ni contre, bien au contraire », face au même esprit du monde.

    8. Mais les éventuels futurs séminaristes savent-ils seulement eux-mêmes ce qu’est, aujourd’hui, l’esprit du monde ? Les prêtres et les évêques qu’ils sont amenés à rencontrer leur en parlent-ils fréquemment, et avec gravité, pour les mettre en alerte sur les aspects et enjeux de la résistance chrétienne face à l’esprit du monde ?

    Bonne journée.

    A Z

    • Courivaud

      et vous, cher AZ, êtes-vous bien « formé » ?
      Sommes nous, catholiques « du rang », bien « formés » au moins ?
      Nous sommes aussi dans l’Eglise. Commençons par balayer devant notre porte. Ce ne sera pas si mal. Après, on pourra se permettre sans reproche de « faire la leçon » aux évêques.

      Comme pour l’éditorial, je ne vois pas les mots « prière » et « sacrements » pour parler d’un sujet aussi grave.

      • Cyril Brun
        Author

        Vous avez raison, j’aurai dû ajouter ces deux pans essentiels. Mais si vous lisez mes autres éditos, vous verrez qu’ils sont loin d’être absents.
        Mais j’aurai dû oui le dire ici aussi.
        Merci de l’introduire par ce commentaire

      • A Z

        Bonsoir Courivaud,

        Je suis tellement bien « formé » que j’ai tout de suite compris le sens de votre message, avant d’en approuver le bien-fondé, notamment en ce qui concerne l’absence des mots « prière » et « sacrements », dans ce que j’ai écrit ce matin.

        Je vous remercie donc pour votre remarque, dont je m’efforcerai de tenir compte, pour l’avenir, et je vous souhaite une bonne soirée, ainsi qu’une excellente continuation.

        A Z

      • sygiranus

        @ courivaud
        C’est cela : attendons de recevoir notre diplôme de « bien formés » pour lancer des avertissements raisonnés !
        Est-ce qu’un boiteux doit attendre d’être guéri pour dénoncer un piège qu’il aperçoit ou dans lequel il est tombé. Prière et pénitence sont au for interne, tout recommandables qu’elles soient. Mais sur la voie publique, nous ne nous adressons qu’au for externe et dans un contexte catholique où la remontrance envers un supérieur est permise pourvu qu’elle soit justifiée et faite avec respect, ce qui me semble le cas d’AZ !

    • yr

      En fait il faudrait retrouver des Monseigneurs comme mgr Lefebvre, prêts à défendre la vraie Foi au risque de se voir écarter de la soi-disant église officielle qui régente tout grâce aux mauvaises orientations de Vat.II

      Il faudrait surtout que les catéchistes soient formés à la vraie doctrine traditionnelle et enseignent l’Histoire de l’Eglise comme certains établissements scolaires l’enseignaient avant le concile vat. II.
      Si l’enfant ne reçoit pas cet enseignement dès son plus jeune âge, il garde de grandes lacunes, pareillement dans l’enseignement profane.
      Ce n’est pas en prônant le « vivre ensemble » avec l’islam, d’un certain nombre évêques, que l’on reconstruira la chrétienté, digne de Son Fondateur !

    • Tite

      Pour appuyer votre analyse, AZ, une petite histoire vécue, récemment.

      Dans la petite ville limitrophe de la mienne, on a installé un jeune séminariste venant de l’Ile Maurice. Ils sont venus à deux pour finir leurs études. L’autre a été rattaché au prêtre « référent » (je ne sais pas quelle est la dénomination exacte du prêtre responsable de plusieurs paroisses) dans une plus grande ville à côté.

      En moins d’une année, ces deux jeunes gens qui sont arrivés plein de foi, d’espérance, de joie et de bonne volonté ont totalement changé.

      Le premier, qui était toujours souriant et bienveillant est devenu méprisant envers ses vieux paroissiens pourtant dévoués et bien plus qu’aimable avec les mauvais. Je veux dire par là, ceux qui médisent, jalousent, veulent se rendre intéressants, viennent à la messe et communient alors qu’ils sont divorcés, remariés ( eh!oui, tout se sait dans les villages), clament haut et fort que tout le monde a le même dieu et trouvent que l’Islam, c’est très bien…. et autres bêtises (que le curé principal proclame également, je le précise).

      Le second, sans doute moins perméable à l’intoxication et devant vivre journellement avec ce prêtre qu’on lui a collé a écrit à son évêque. Voici le passage le plus éclairant (d’ailleurs, je ne suis pas dans la confidence au point d’avoir lu l’intégralité du courrier mais, ce qui suit est la stricte vérité) :

      …  » Monseigneur, je vous en prie, je vous en supplie, s’il vous plaît, enlevez-moi d’ici. Ce prêtre est entrain de me faire perdre la foi. « ….

      Voilà. C’est à pleurer. De chagrin, de honte. A ce jour, je ne sais pas où en est ce jeune homme, s’il est toujours là.

  4. Courivaud

    Docteur,

    C’est très bien, tout cela, mais :

    1° il se faut se rappeler la définition de l’Eglise catholique (au risque de me répéter, ce que j’ai fait plusieurs fois sur ce point et pas seulement dans cette revue en ligne) : « L’Église catholique est la société des vrais chrétiens, c’est-à-dire des baptisés qui professent la foi et la doctrine de Jésus-Christ, reçoivent Ses sacrements et obéissent aux pasteurs établis par Lui ». Cette définition, elle se trouve dans le catéchisme de saint Pie X, où l’on est sûr de trouver une doctrine infaillible.

    2° ce qui signifie que l’Eglise catholique ne se limite pas aux évêques et plus généralement aux clercs. « Riposte catholique » ne parle pour ainsi dire jamais des « autres » qui eux aussi sont défaillants et que votre revue ne cible jamais. Cela n’intéresse donc personne de parler des APEL, de la CFTC, du patronat chrétien : ils ne sont pas dans l’Eglise, c’est cela ?
    Cela n’intéresse personne de parler des dérives de la « manif’ pour tous », filiale d’un parti politique qui passe son temps à se moquer de ses électeurs catholiques, qui finissent par être consentants à ce comportement ? (pas beaucoup d’amour propre de leur part, d’ailleurs : inutile de dire que je ne vote pas pour ce parti, ni ne me montre fidèle à voter pour les autres ; il n ‘y a d’ailleurs plus de discours politique qui tienne la route en ce moment dans note pays, le dernier exemple étant la crise migratoire) ;

    3° Vous croyez FRANCHEMENT que les catholiques, en France, se plaignent de telles carences ? Les avez-vous protester en masse lorsque la énième réforme lancée par le ministère de l’Education nationale aboutit à marginaliser le latin et le grec ? Les voyez-vous prendre conscience de leur turpitude lorsqu’ils destinent leurs enfants à des professions uniquement commerciales (en passant par HEC et autres « ‘grandes écoles » du même acabit ?) histoire (!) de permettre à leurs enfants de faire des ronds de jambe à MM. Soros et consorts ? Les voyez vous défiler en masse pour demander que l’on cesse de persécuter les chrétiens d’Orient (mais ils ne savent plus que la France est « protectrice des chrétiens d’Orient » !). Les voyez-vous défiler en masse contre les lois qui portent atteinte à la vie, de son commencement à la fin ?

    4° Et puis assez, avec cette papolâtrerie qui sert de leurre à l’indigence intellectuelle que nous subissons en termes de magistère, au manque de « vertu » des catholiques français d’ajourd’hui. Tâchez d’être un peu plus curieux sur TOUTES ces carences et de ne pas vous limiter aux évêques pour les critiquer, quand bien même certaines critiques seraient fondées.

    Avec mes sentiments respectueux,

    Henri Courivaud

    • Courivaud

      … et les évêques (du moins ceux qui sont dignes de l’être) doivent porter les croix des catholiques « du rang » qui ne sont pas à leur place ou qui ne veulent pas y être (plus grave encore).

      • sygiranus

        Qui doit enseigner qui ? Et quand le catholique du rang dénonce les impérities des responsables, c’est sur lui que vous tombez ! ! ! On dirait la police de Valls sur le général Piquemal !
        Les catholiques ne sont plus enseignés depuis… au moins cinquante ans, un petit nombre (dont vous paraissez être) tente de rester fidèle envers et contre tout, mais toute tête qui semble se redresser, est coupée dès qu’elle dépasse un niveau de plus en plus bas.
        « C’est lorsque la France anéantie se tournera vers son Sauveur, qu’elle pourra espérer son pardon ! » (D’après M.J. Jahenney)
        Alors… vous avez déjà donné la réponse !

  5. Barth

    Encore une fois ,j’ai honte de voir Mgr Aillet et ses 6 confrères,si seuls,quand il s’agit, pourtant simplement en paroles de défendre notre foi et ce qu’elle implique.
    Me reviennent en boucle les paroles du Seigneur qui vomit les tièdes et se demande s’Il trouvera encore la foi lors de Son retour.
    Je t’en supplie,Seigneur,suscite nous 2 ou 3 curés d’Ars.

    MARANATHA

  6. Antoine

    Comparaison intéressante de deux échecs manifestes. Cependant vous sous estimez les racines du mal:
    – non l’économie administrée n’était pas un modèle plus vertueux pendant les trente glorieuses, simplement les effets délétères ne s’étaient pas encore fait trop sentir car le poids relatif de l’État restait modéré. Mais des lors que les politiques avaient confié le pouvoir réel aux énarques et autres hauts fonctionnaires, l’inflation de l’État était programmée, l’étouffement de l’économie nationale n’étant qu’une question de temps.
    – pour les évêques c’est, contrairement à ce que vous indiquez, la formation philosophie et théologique qui défaille. Le reste n’est que la conséquence. Et l’annonce claire de la foi n’est pas moins nécessaire lorsque les relations entre l’Église et l’État sont pacifiques. Car l’enjeu de l’Église c’est le salut des âmes.

    • A Z

      Bonsoir Antoine,

      Sur le premier point, je suis d’accord avec vous. Les trente glorieuses ont longtemps caché le vice, congénital ou fondamental, qui réside à l’intérieur de l’économie administrée, que celle-ci soit locale ou nationale.

      Sur le deuxième point, je ne suis pas en désaccord, mais je vous remercie par avance pour tout complément.

      En particulier, je suis preneur de toute précision, sur les raisons philosophiques et théologiques pour lesquelles les clercs, au moins depuis le début du XXI° siècle, et dans leur grande majorité, n’opposent quasiment plus rien, face à l’hégémonie de la mentalité postmoderne, relativiste et subjectiviste, dans le domaine de la Foi comme dans celui des moeurs.

      J’ai en effet l’impression, depuis au moins quinze ans, que ce que j’appelle le « catholicisme lévinassien » se prête assez mal, ou ne se prête pas très bien, à l’activation de la résistance chrétienne face à l’esprit du monde.

      Merci beaucoup pour tout complément, bonne soirée et excellente continuation.

      A Z

  7. DUMAS

    BONJOUR,

    Pour faire bref, méditons tous les paroles de MARIE lors de ses apparitions à LA SALETTE; en parlant de nombreux prêtres, elle a déclaré » ces cloaques d’impureté…Le vicaire de mon fils aura beaucoup à souffrir, etc… »; la Mère de DIEU nous a averti: que fait l’Eglise de FRANCE, POUR RECONNAITRE ET DIFFUSER LES MESSAGES DE LA SALETTE ET CEUX DE FATIMA? Bientôt, le peuple de FRANCE sera châtié par DIEU, pour son apostasie ( après la venue du ROI, la chrétienté refleurira dans notre beau pays!)

    En union de prières.

    Hervé

    • Courivaud

      et vous, de votre côté, avec l’argent que vous ne donnez pas à ces évêques (en tâchant tout de même d’avoir de la charité, face à leurs carences et leurs impostures), destinez-le au moins à des causes qui en vaillent la peine au nom de tous les chrétiens, et plus encore, agissez comme les « vrais chrétiens » dont parle saint Pie X définissant ce qu’est la réalité de l’Eglise (avec un complément opportun apporté par Pie XII).

  8. L’auteur de cet article serait donc le Docteur Cyril Brun, je suis à la fois surpris et déçu que l’on puisse écrire des propos aussi négatifs sur nos évêques. Personne n’est à l’abri des critiques même pas le Docteur Cyril Brun. Se contenter de manifester son mécontentement ne suffit pas, il faudrait s’efforcer d’apporter des solutions ou des propositions constructives pour améliorer la situation. Sans cela toutes les critiques ne sont que des paroles en l’air, des bavardages stériles et irresponsables. Cyril Brun ne propose rien de concret. Son attitude est purement négative, peu crédible. Nous vivons une époque difficile les chrétiens au lieu de s’éparpiller dans tous les sens devraient, au contraire, se serrer les coudes autour de leurs évêques et du Pape et participer à un dialogue constructif pour faire avancer les choses ensemble.

    • Courivaud

      Je suis tout à fait de votre avis, cher Monsieur, sur l’ensemble de votre message.
      Certes, il ne faut pas rejeter en bloc ce que dit M. Cyril Brun car effectivement, il y a carence de magistère, et pire, de magistère infaillible et les évêques qui sont chargés de l’enseigner ont leur part de responsabilité dans cette situation sans précédent dans notre pays (à supposer qu’elle soit la pire au sein de l’Eglise catholique).

      En revanche, et c’est bien pour cela que j’approuve l’ensemble de votre réaction, les chrétiens ne se limitent pas aux évêques. Les fidèles ont leur rôle à jouer et il faut bien avouer – on l’a vu par exemple lors de l’affaire du « mariage pour tous » -, ils le jouent fort mal tant ils sont installés dans leurs certitudes bourgeoises (à Lyon par exemple, mais cette ville est assez emblématique de cette bourgeoisie) et tant ils ne s’intéressent pas au caractère universel de l’Eglise, donc à un des aspects concrets de la charité : est-ce que nous nous sommes préoccupés CONCRèTEMENT des chrétiens souffrants à l’est de l’Europe ? Est-ce que nous nous préoccupons VRAIMENT Des chrétiens d’Orient aujourd’hui ?
      Pas la peine non plus de surveiller à la minute près ce que dit ou ne dit pas le pape actuel. Celui-ci devrait d’ailleurs se « contenter » de son rôle de « successeur de saint-Pierre » ce qui est déjà une lourde charge en soi..
      Et c’est en ayant un regard un peu plus réaliste ce qu’est l’Eglise catholique, cette réalité qui est définie dans ce catéchisme que je cite, que l’on trouve les solutions et sans doute ce dialogue constructif que vous appelez, comme moi, de vos voeux.

      • sygiranus

        Pourquoi un « dialogue constructif » entre clercs et laïcs ? Sommes-nous dans une République maçonnique ou en démocratie où le bla-bla permanent cache la Main obscure qui dirige ? N’y a-t-il pas une Église enseignante et une Église enseignée ? une Vérité Unique et Absolue que le Christ a voulu communiquer aux hommes par l’entremise de son Vicaire et de la structure qu’Il a mise en place ?
        Malheureusement, si nous n’avons pas « à en remontrer à notre Curé », suivant la vieille expression, nous pouvons lui demander qu’au lieu des songes creux qu’il nous débite, il nous entretienne un peu plus des »paroles tombées de la bouche de notre Père du Ciel » ! Au reste, n’oublions pas que le catholique de base est, lui aussi, infaillible lorsqu’il reprend, sans les dénaturer, les notions de son catéchisme. Sinon, ce n’était pas la peine d’en établir un ! Mais pour des sacrements authentiques, il ne peut rien faire tout seul.

  9. Tite

    Bravo Monsieur Brun et merci pour la citation de Saint Cyprien de Carthage.

    Je vais l’apprendre par cœur pour m’en servir chaque fois que je voudrai  » secouer un curé « . Cela vous choque, lecteurs de cette page ?

    S’il y avait plus de paroissiens qui aient l’idée, le courage de gifler (virtuellement) certains de leurs curés et évêques (là, c’est plus difficile, vu qu’on les voit peu), je pense que l’Eglise irait mieux.

    La main m’a bien souvent démangée et j’aurais voulu pouvoir dire, comme Padre Pio :
     » Ce n’est pas moi qui te donne une gifle. C’est ton Ange Gardien « .

    Malgré tout, je ne me gêne jamais pour tenter de leur remettre les idées en place mais c’est peine perdue. Ils ont le cerveau sclérosé. Et ne croyez pas pas que je me permette de leur faire la leçon. Je fais seulement mon devoir de catholique. Et le devoir d’un catholique, c’est de défendre sa religion et de combattre pour son Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.

    Monsieur Courivaud, vous avez raison dans votre analyse et je la partage.

    Il serait grand temps que tous suivent l’exemple de Jésus en chassant à coups de fouet, les marchands du temple et autres pharisiens :

     » Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit :

    Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse.
    Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.
    Ils lient des fardeaux pesants, et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.
    Ils font toutes leurs actions pour être vus des hommes. Ainsi, ils portent de larges phylactères, et ils ont de longues franges à leurs vêtements ; ils aiment la première place dans les festins, et les premiers sièges dans les synagogues ;…..

    ….. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! parce que vous fermez aux hommes le Royaume des Cieux, vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer…

    … Conducteurs aveugles ! qui coulez le moucheron, et qui avalez le chameau…

    … Serpents, race de vipères ! comment échapperez-vous au châtiment de la géhenne ?

    C’est pourquoi, voici, je vous envoie des prophètes, des sages et des scribes. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous battrez de verges les autres dans vos synagogues, et vous les persécuterez de ville en ville,
    afin que retombe sur vous tout le sang innocent répandu sur la terre, depuis le sang d’Abel le juste jusqu’au sang de Zacharie, fils de Barachie, que vous avez tué entre le temple et l’autel.

    Je vous le dis en vérité, tout cela retombera sur cette génération.
    Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu !
    Voici, votre maison vous sera laissée déserte ;
    car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu’à ce que vous disiez :

    Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !  »

    Rappelez-vous aussi qu’Il a dit :

     » Je ne suis pas venu apporter la paix sur terre, mais le glaive» (Matthieu 10,34-36)

    A bon entendeur, salut !

  10. France

    Il est en important de rappeler que la formation a un rôle déterminant. Mais comment faire évoluer les formateurs de formateurs majoritairement imprégnés par l’esprit du monde? Quand les critères de formation et de sélection des clercs impliquent un « pas de vagues », donc pas d’offense au politiquement correct, etc. on ne peut que former une Eglise de France MUETTE.
    En décourageant les séminaristes dont la foi est profonde, ces orientations ont part à ce que l’on appelle « la crise des vocations » (qui n’est donc pas que cela). Et ceux qui restent ne peuvent que se sentir mal dans un tel contexte.
    Il nous appartient donc de convertir, par la prière, ces « évêques » (sourds et muets) à l’annonce de la Parole. Espérons un miracle!

  11. coeurunis

    Merci à Cyril de lancer le débat.

    En lisant les commentaires des uns et des autres , je ressens ceci:
    l’Église de France vit un profond malaise qui n’est pas sans rappeler le malaise de l’Église toute entière. En effet, l’Église de France est un maillon de l’Église Catholique romaine. Et rappelez-vous ce qui s’est passé au moment du synode en octobre à Rome: Combien d’hommes d’Église se sont levés pour manifester comme le modernisme galopant qui détruit les fondements du magistère et des sacrements? Combien d’hommes d’église dans le monde catholique manifestent comme l’édulcoration du catholicisme, sacrifié au nom de l’unité des chrétiens?
    Combien d’homme d’Église se lèvent pour manifester leur désapprobation devant l’ouverture et l’accueil de toutes les religions considérées par la hiérarchie comme ayant une égale valeur?
    Combien d’hommes d’Église se lèvent pour rejeter cette laïcité franc maçonne qui nous gouverne et qui détruit la famille, la morale, la société chrétienne par des propagandes ininterrompues anti-chrétienne?

    Quand l’Église est muette depuis tant d’années sur le spectacle de sa propre destruction, comment pouvez-vous vous étonner que les évêques de France ne réagissent pas devant le lynchage public de Monseigneur Aillet qui fait figure d’exception dans le paysage ( et par quelle grâce?)

    L’Église qui ne bouge plus? fait figure de moribonde: Somme -nous à la fin des temps?

  12. Cyrille

    Quel pharisaïsme sur ce site. Satan doit être content, lui, le Diviseur. Il est bien présent dans l’édito et les commentaires. Merci à tous nos évêques et à notre pape François et à ses prédécesseurs. Oui, j’aime l’Eglise fondée sur les apôtres et leurs successeurs.

  13. Tite

    A Cyrille et André, à propos du diviseur et de l’éparpillement.

    Attachée à la tradition dans l’Eglise, au grégorien, au latin, à la  » messe à l’endroit « , à la dimension sacrée et métaphysique du Saint Sacrifice de la messe, comment croyez-vous que je sois traitée par vous et vos semblables ? De  » réac « , de  » facho « , d’abrutie, de vieille noix, d’extra-terrestre et j’en passe…
    Pourtant, je ne fais rien d’autre que demander à pouvoir vivre selon l’enseignement de mon enfance, d’avant Vatican II, selon un rite pluricentenaire, même s’il y eut quelques aménagements de forme, le fond restait inchangé.

    Comment puis-je adhérer à ces liturgies qui tournent le dos à Dieu, qui n’entraînent plus leur troupeau vers lui, qui récitent le Notre Père en tutoyant le Seigneur et qui, par un glissement sémantique odieux, voudraient me faire dire qu’Il nous soumet à la tentation alors que c’est le jeu de Satan, qui permettent de prendre l’hostie dans la main, debout, qui nous cassent les oreilles et blessent nos âmes avec des  » cantiques  » insipides même pas dignes d’être chantés dans une veillée de scouts, qui, au lieu de nous faire participer à la prière d’exorcisme finale traditionnelle, nous bassinent avec des discours politiques consensuels, lénifiants et politiquement corrects, qui ne pensent même plus à faire les prières à la Sainte Vierge, qui ignorent le Saint-Esprit ? Savez-vous combien de personnes sont possédées dans le monde et particulièrement combien de catholiques ? Ignorez-vous que le Vatican ne sait plus où donner de la tête tant il a besoin de former de prêtres exorcistes ? Ignorez-vous que dans chaque diocèse, ces prêtres sont de plus en plus débordés ?
    Et que se passera t’il quand les vocations se seront taries et qu’il n’y en aura plus un seul ? Faudra-t’il avoir recours à des marabouts ? Etes-vous à ce point inconscients, ignorants ?

    Alors, il est où le diviseur ? Qui sont les éparpillés ? Sont-ce ceux qui tiennent l’Eglise du Christ à bout de bras, jusqu’à s’épuiser, où ceux qui font leur marché et leur macédoine à leur goût, au hasard d' » assemblées œcuméniques  » vides de sens, insipides et mortifères dans lesquels « trônent » des curés qui ne croient même plus à la Présence Réelle et qui n’ont plus le souci du salut des âmes qui leurs sont confiées ?

    Commencez d’abord par balayer devant votre porte et soyez lucides. Lorsque vous assistez à ce genre de messe, au mieux, vous perdez une heure, au pire, vous perdez votre âme. Il vaut mieux que vous restiez chez vous, à prier dans votre cœur.

    La première action salutaire à entreprendre, c’est de virer tous les laïques qui empoisonnent les paroisses et se prennent pour des curés et de dire fermement à ceux qui restent, de ne s’occuper que du ménage, des préparations diverses, du catéchisme, des répétitions musicales… Merci à ces bénévoles, mais qu’ils restent à leur humble place et ne viennent pas faire la loi dans la paroisse.

    La deuxième action est de faire comprendre charitablement à son curé qu’il se reprenne, qu’il se replonge dans les textes, qu’il est au service de Dieu et pas le contraire.

    En parallèle, pour les âmes charitables, il faut, non pas PRIER POUR EUX (ce que vous demandez dans vos prières pieuses et sincères, Dieu vous l’accorde… voulez-vous qu’Il vous accorde que les chose restent en l’état ?), mais PRIER LE SAINT-ESPRIT QU’ILS LES ÉCLAIRENT et prier POUR VOUS-MÊMES, que l’on a égarés et abandonnés dans ce tunnel sans fin.

    Alors, qui est responsable de la chute des vocations, des églises plus qu’à moitié vides, de ce marasme, de cette débandade, sinon nos clercs ?

    Avant de pontifier et de critiquer les auteurs de ce site, tournez 7 fois vos doigts au-dessus du clavier, 20 fois vos neurones, et demandez-vous si vous ne devriez pas plutôt les remercier de leur discernement et du mal qu’ils se donnent à tenter d’éclaircir certains points pour tenter de vous amener à une réflexion plus profonde.

    Et au passage:

    Ô mon Dieu, débarrassez-nous des chrétiens de gauche, des mous, des faibles, des tièdes, des incultes, des ignorants, des orgueilleux, des béotiens donneurs de leçons qui empoisonnent votre Eglise. Pour votre plus grande Gloire, pour que Jésus règne. Ainsi soit-il.

    Attention ! Ce que femme veut… Dieu le veut.

    • Quel discours indigeste et on pourrait ajouter insipide ! Vous n’avez aucune culture théologique et vous ignorez tout de l’histoire de l’Eglise.
      Je me contenterai aujourd’hui de souligner quelques points essentiels. Jésus a célébré la première messe dans une petite salle, le cénacle, autour d’une table avec ses amis les apôtres. La messe est un repas entre amis qui partagent la même foi, le même pain signe du corps du Christ livré pour nous, le même vin signe de son sang versé pour nous.
      Jésus parlait l’ araméen, langue du pays où il est né, la Palestine. Le premier souci de Jésus était de se faire comprendre en parlant une langue que tous ses auditeurs comprenaient.Vatican II, dans l’esprit de l’évangile, a remis à l’honneur les langues vernaculaires.
      Parmi les chants dont vous parlez il y en a un que vous n’avez sans doute jamais chanté le trouvant « insipide » :

      « Souviens-toi de Jésus-Christ ressuscité d’entre les morts
      il est notre salut notre gloire éternelle
      Si nous mourrons avec lui avec lui nous vivrons
      Si nous souffrons avec lui avec lui nous régnerons »

      Ce passage que nous trouvons dans la deuxième épître de Saint Paul à Timothée est le sommet de la vie chrétienne. Il a été mis en musique par le Père Lucien Deiss, grand théologien et musicien de talent que j’ai personnellement bien connu.

      • Cyril Brun
        Author

        « Vous n’avez aucune culture théologique et vous ignorez tout de l’histoire de l’Eglise. »
        Le sujet de ma thèse « les fondements théologiques de l’épiscopocentrisme chez saint Cyprien de Carthage »… de l’histoire de l’Eglise, de la théologie… Je suis prêt à en discuter avec vous quand vous voulez !

        • A Cyril Brun

          Le commentaire auquel vous répondez ne s’adressait pas à vous mais à Tite. Ceci dit, je ne demande pas mieux que de discuter avec vous sur certains points de votre éditorial sur lesquels il y aurait beaucoup à dire.
          Tout d’abord je ne connais aucun évêque qui approuve les lois sur l’avortement de notre pays. Si vous en connaissez vous me le ferez savoir avec des textes et des références précises. D’autre part je suis surpris et choqué qu’un intellectuel responsable puisse accuser nos évêques de couardise et de manque de foi. Je vous cite «  Le problème n’est pas d’abord la couardise de nos Seigneurs, mais leur manque de foi. » Cela est insupportable nous ne sommes pas loin de la diffamation et de la calomnie.

        • Tite

          A Cyril Brun

          Bonjour monsieur,
          Je pense que c’est à propos de mon commentaire qu’André a exprimé cette sentence.

          Permettez-moi de lui répondre.

          Certes Monsieur, je ne suis pas théologienne mais ma petite et modeste culture de base me permet quand même d’avoir du discernement. De plus, j’ai des yeux pour voir, des oreilles pour entendre et un cerveau assez analytique, qui fonctionne. Donc, j’analyse :

          1er point

          [ Jésus parlait l’ araméen, langue du  » pays où il est né, la Palestine  » ]… Merci du renseignement. Je me coucherai moins bête ce soir.

          Cependant, comment êtes-vous sûr que Jésus parlait l’ araméen ? De plus savants que nous ont étudié la question. Or, il se trouve que dans la Palestine romaine, on parlait la langue de l’occupant mais, pas seulement…

          A cette époque, les Araméens n’étaient plus qu’un cercle restreint réduit à l’état de secte et leur dialecte ne correspondait plus vraiment à la grande langue araméenne ancienne. Ils vivaient tellement bien cachés dans leurs grottes que tout le monde les avait oubliés.

          Il est vrai que certains disent que Jésus a été éduqué dans cette secte, qu’il est même parti au Tibet, vivre dans un ashram où on lui a appris la lévitation, qu’il n’est pas mort sur la croix, mais a fini sa vie en Chine, marié, heureux, entouré de nombreux enfants… Est-ce que cela vous paraît plausible ?

          La langue la plus répandue, la plus largement compréhensible pour tous était… le grec.

          La Bible de Jésus, c’était la Septante. Entièrement rédigée en grec ancien, traduite directement de l’hébreu.
          Donc, et d’après « de plus savants que nous », on suppose que Jésus parlait et enseignait en grec.
          Bien évidemment, il parlait également en hébreu… çà vous dit quelque chose Rabbi Yeshua ?

          2ème point

           » La messe est un repas entre amis qui partagent la même foi « … on s’téléphone, on s’fait une bouffe ?!

          Plus sérieusement… La Cène, nombre réduit de convives, petit repas « familial » à 13… Forcément. Au début, pas grand monde dans la future église chrétienne, catholique, romaine… rayez les mentions qui vous semblent inutiles ou, gardez tout.

          Je vous ferai poliment remarquer que la théologienne que je ne suis pas va vous apprendre une chose.

          TOUS les hérétiques, les acharnés à vouloir détruire la Sainte Église Catholique, Apostolique, Romaine, l’Église du Christ, je dis bien TOUS ont prétendu vouloir revenir à une religion PLUS PURE et sois-disant ORIGINELLE (je ne parle pas ici de l’Église byzantine, des orthodoxes, c’est un autre débat).

          3ème point

          Les cantiques. Je n’ai jamais dit que tous les chants ne valaient rien. Je constate que beaucoup sont lamentables. Je déplore que l’on ne chante pratiquement plus les beaux cantiques d’antan. Ceux qui élevaient les âmes et réjouissaient les cœurs. Et là, vous apportez de l’eau à mon moulin.

          Car, réfléchissez un peu à ceci : Quand, dans toutes les églises de France et dans le monde (suivant le fuseau horaire, bien sûr), au même moment et selon le même rite, des millions de catholiques disaient ensemble les mêmes prières, chantaient ensemble les mêmes cantiques, ne pensez-vous pas que cette formidable et puissante envolée mystique n’avait pas plus de chance d’être entendue au plus haut du Ciel ?
          On appelle cela un égrégore. Et je ne parle pas d’ésotérisme. Il s’agit bien là d’un phénomène métaphysique, d’une masse d’énergie priante et positive.

          Et qu’entendent-ils Là-haut, aujourd’hui ? Une cacophonie, parce que tout le monde, ou presque, fait sa petite cuisine. C’est Babel.

          Conclusion, soyons humbles. On est toujours « l’âne de quelqu’un d’autre », et je suis polie, l’expression exacte étant plus vulgaire.

          Et comme je suis bien élevée, je vous remercie d’avoir quand même pris la peine de lire mon  » discours indigeste et insipide  » (qui ne se voulait que de bon sens) en espérant qu’il ne vous est pas trop resté sur l’estomac… celui-ci, peut-être… veuillez m’en excuser par avance.

  14. Bonjour tout le monde !

    Merci à tous de vous exprimez sincèrement mais il me semble que dans cité sainte qu’est l’Eglise, chacun a le droit de s’exprimer et dire franchement ce qu’il pense des Évêques et autres personnalités dans l’Eglise de Notre Seigneur, mais cela doit rester dans la charité. Sinon, nous risquons tout simplement de nous rendre impropre à la Communion fraternelle à laquelle Jésus nous invite. Merci Cyril de ton commentaire, j’y ressens une sainte frustration qui doit nous pousser à un regain de vitalité spirituelle ! C’est un simple blog sur lequel on s’entre-excite afin de nourrir notre réflexion sur notre vie chrétienne et non un blog pour militant de telle ou telle cause. Chacun doit en tirer la nourriture qu’il lui faut pour s’engager dans le monde et rester au cœur de l’Eglise.

    Je rêverais d’une Eglise où tout le monde puisse s’exprimer sans se lancer des anathèmes à tout vent, certes Jésus est la Vérité mais quel chrétien peut prétendre la et Le posséder? Je pense qu’un disciple de Jésus doit rester à sa place, il est témoin en tout premier lieu, témoin parce que le Christ habite en lui par sa régénération baptismale et doit jaillir dans sa vie.

    Toutes les critiques que nous faisons sur les Évêques, ces « pauvres chrétiens » qui ont été appelés à devenir pasteur d’une portion du peuple de Dieu, portent beaucoup sur leurs épaules. Non seulement, il faut qu’ils travaillent sur eux-mêmes afin de se convertir de jour en jour afin de plaire à Dieu le plus possible, mais en plus ils doivent porter le poids des critiques de toute part ! Quelle grâce, n’est-ce pas, mais quel fardeau aussi ? Attention lorsque nous les critiquons! On aura toujours à redire sur tel ou tel Évêque et à raison souvent mais ce ne sont que de « fragiles vases » contenant un trésor inouï ! C’est la faute à Jésus et l’Esprit Saint qui les ont choisis au milieu du peuple de Dieu, alors s’il faut jeter une pierre, il faut viser Dieu en premier et non ces pauvres êtres qui ont osé répondre à l’appel de leur sacerdoce! Oui, les critiquer pour les reprendre et leur donner une sainte leçon mais non pour les accabler et les faire tomber.

    Rappelons-nous avec quelle douceur les Apôtres furent éduqués à la sainteté par Jésus et l’Esprit-Saint, lentement et avec beaucoup de patience. Depuis le début les « hommes d’Eglise » furent de simple humains, certains furent de grands saints et d’autres, ordinaires et d’autres de grands pécheurs et pourtant l’Eglise est là, toujours debout et rayonnante, enfin plus ou moins selon les personnes qui l’incarnent. Ce sera ainsi jusqu’à la fin. « là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie », alors pourquoi s’étonner d’apprendre que l’Eglise n’est pas une sorte de « monolithe de parfaits » mais un ramassis de bonnes femmes, d’hommes géniaux et bons un jour et médiocres et stupides le lendemain etc… Il y en a UN qui garde la liste de tous nos faux pas pour les flanquer à la Face de Dieu. Donc attention de ne pas trop vouloir tirer vers le haut ce qui doit croître lentement : « Laissez pousser le bon grain grain avec l’ivraie de peur ….. » Ne soyons donc pas trop angoissés par le manque de çi et de ça chez les uns ou les autres! C’est le lit de toutes les hérésies et schismes ! Que les plus saints d’entre nous soient patient envers ceux qui sont plus bas et supportons le péché des uns et d’autres comme Jésus le fait avec chacun d’entre nous car « C’est à la mesure que vous mesurerez les autres qu’ont mesurera pour vous  » dit Notre Seigneur ! Critiquer, oui mais dans la charité fraternelle mais le jugement n’appartient qu’à Dieu Seul !

    A chacun de voir, bon carême à tous !

  15. France

    A ceux des commentateurs qui estiment que l’on doit se rassembler autour d’évêques (le plus souvent muets), je me permets de demander quelle est leur mission primordiale ; n’est-ce pas d’évangéliser ? Le respect pour les personnes ne me semble pas devoir éviter le questionnement ; vaut-il mieux se rassembler, les yeux et les oreilles grand fermés, autour de ces « modèles », ou tenter de faire vivre le message christique ?

  16. Tite

    Me revoilà ! Loin de vouloir occuper tout l’espace, dans ma réponse à André j’ai oublié un 4ème point. Et il est d’importance. Donc, je m’incruste une nouvelle fois.

    … » Vatican II, dans l’esprit de l’évangile, a remis à l’honneur les langues vernaculaires « …

    1)  » Remis  » est inapproprié ( il n’y a toujours une qu’une seule langue dans l’Église, le latin ).
     » Mis  » est plus adéquat.

    2) Le concile Vatican II N’A JAMAIS ABOLI LA MESSE EN LATIN.

    Merci.

    • A Tite

      36. §1. Linguae latinae usus, salvo particulari iure, in Ritibus latinis servetur.
      §2. Cum tamen, sive in Missa, sive in Sacramentorum administratione, sive in aliis Liturgiae partibus, haud raro linguae vernaculae usurpatio valde utilis apud populum exsistere possit, amplior locus ipsi tribui valeat, imprimis autem in lectionibus et admonitionibus, in nonnullis orationibus et cantibus, iuxta normas quae de hac re in sequentibus capitibus singillatim statuuntur.
      §3. Huiusmodi normis servatis, est competentis auctoritatis ecclesiasticae territorialis, de qua in art. 22 § 2, etiam, si casus ferat, consilio habito cum Episcopis finitimarum regionum eiusdem linguae, de usu et modo linguae vernaculae statuere, actis ab Apostolica Sede probatis seu confirmatis.
      §4. Conversio textus latini in linguam vernaculam in Liturgia adhibenda, a competenti auctoritate ecclesiastica territoriali, de qua supra, approbari debet.

      • Tite

        A André, mon contradicteur acharné :

        Je vois que vous avez sorti l’artillerie lourde !
        Avec le peu qu’il me reste de latin dans les neurones, j’arrive quand même à comprendre ceci (même si le latin de l’église n’est pas exactement le même que celui étudié en classe… soyez indulgent, merci) :

        Le 1ère § stipule que « la langue usuelle (le latin) sans préjudice du droit particulier, doit être observée dans le rite latin».

        Le 2ème § préconise « toutefois, que ce soit dans la Messe, l’administration des Saints Sacrements, ou d’autres parties de la liturgie, pour que le peuple (le plus grand nombre) y trouve avantage, ON PEUT ATTRIBUER à la langue vernaculaire, une plus grande place dans les lectures, les directives et quelques unes des prières et chants selon des normes (de droit) à établir dans un statut « parallèle » (fixé séparément) ».

        Le 3ème § précise que « ces normes (doivent être) respectées (mais, qu’elles) relèvent de l’autorité ecclésiastique territoriale compétente mentionnée à l’art. 22 § 2 et (là, je résume) qu’après consultation et conseil de tous les évêques, de toutes les régions, UN DÉCRET DOIT ÊTRE PRIS ET APPROUVÉ, CONFIRMÉ PAR LE SIÈGE APOSTOLIQUE ».

        Le 4ème § insiste : « LA TRADUCTION DU TEXTE LATIN DANS LA LANGUE VERNACULAIRE POUR UNE UTILISATION DANS LA LITURGIE DOIT ÊTRE DÉCLARÉ PAR L’AUTORITÉ ECCLÉSIASTIQUE TERRITORIALE COMPÉTENTE ET DOIT ÊTRE APPROUVÉ SELON LE § CI-DESSUS.

        J’espère ne pas avoir fait de faute d’interprétation par le biais d’une éventuelle mauvaise traduction. Mais, en gros, c’est bien ce qui est écrit plus haut.

        Donc, comme l’a déclaré le Cardinal Ottaviani le 9 juin 1971 :

        « Le rite traditionnel de la messe selon l’Ordo de saint Pie V n’est pas, que je sache, aboli ».
        (publié dans l’hebdomadaire Carrefour par Louis Salleron qui est allé à Rome interviewer le cardinal).

        Et ici :

         » Le second concile du Vatican a déclaré, à propos de tous les rites liturgiques alors approuvés, que l’Église « souhaite les préserver dans l’avenir et les promouvoir par tous les moyens. » (Sacrosanctum Concilium, n°4). Un nouveau rite romain a été promulgué après le Concile par le Pape Paul VI (forme ordinaire), rite qui est maintenant d’usage général. MAIS L’ANCIENNE LITURGIE LATINE (FORME EXTRAORDINAIRE) RESTE AUSSI EN VIGUEUR, ET ELLE EST COMPLÈTEMENT APPROUVÉE PAR LE SOUVERAIN PONTIFE. C’est au cours du concile Vatican II que l’édition de 1962 du Missale Romanum a été publiée, et c’est aujourd’hui ce missel qui est toujours en usage pour célébrer la Messe « tridentine »
        (issu du site Sancta Missa).

        Grâce à vous André, et je vous en remercie, tout le monde peut donc constater que, si dans les églises de France, les paroissiens ont déserté, c’est grâce à l’Épiscopat français et à ses prêtres « aux ordres »…

        Dieu merci, il y eut Benoît XVI et son bon sens pour remettre de l’ordre dans cette chienlit. Malgré tout, nos arrogants évêques (pas tous, heureusement) pensent encore qu’ils sont au-dessus des lois et du Pape et continuent, malgré les consignes du Motu Proprio du 7/7/2007 à enquiquiner les prêtres et les paroissiens qui sont pourtant libres de célébrer et réclamer le rite tridentin.

        Je veux aussi vous remercier André, du bond de 45 ans en arrière que vous m’avez obligée à faire pour essayer de me replonger dans mes chères études latines.
        Grâce à vous, j’ai rajeuni et fait travailler mes neurones.

        En ce qui me concerne, sur ce sujet… punto finale.

        Par avance,
        Bonnes et Saintes Fêtes de Pâques à toutes et à tous.

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