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Edito RC – Ils ont du talent ces KTO

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L’ambiance semble morose. Nombre de Chrétiens sont inquiets et finissent par se dire « à quoi bon ? » Les médias aiment « bouffer » du catho ; les politiques nous méprisent ; la grande majorité de la population nous pointe du doigt sans trop savoir pourquoi et l’ensemble de l’intelligentsia culturelle bienpensante nous hait. Pas très réjouissant en effet. Tout cela pourrait facilement engendrer une dépression générale des catholiques, un repli sur soi (après l’enfouissement volontaire post Vatican II). La tentation sclérosante du communautarisme pourrait guetter des fidèles abrutis de coups et, parfois, certains sombrent dans une telle tentation. Le découragement, la perte d’espérance, l’acédie, la révolte aussi sont les armes subtiles du démon pour les âmes plus avisées.

Et pourtant, le foisonnement d’initiatives, de projets, d’idées absolument géniales qui jaillissent de la foi de tant de catholiques sont un démenti lumineux aux déclarations répétées des forces du Mal dont l’objectif, après avoir dérouté par le mensonge les plus fragiles, est d’étouffer l’espérance des autres.

Non, les catholiques ne sont pas morts et loin s’en faut. Leur espérance les pousse à nouveau, après des décennies de relative léthargie, à sortir de sous le boisseau. Discrètement ou ostensiblement, directement ou indirectement évangélisateurs, dans le cadre strictement ecclésial ou dans leur milieu professionnel, les catholiques aujourd’hui n’hésitent plus à proposer Dieu. Nous les avons vus sortir dans la rue pour un témoignage grandiose de leur attachement à la famille et à la véritable dignité humaine. Nous les voyons réinvestir l’espace politique et public de mille manières, mais toujours poussés par un souffle de vie et d’espérance qui laisse passer une brise d’air frais sur les plus incroyants de nos contemporains.

En groupe ou par des initiatives individuelles, ils démontrent la vitalité de la foi catholique. Ils sont le sel de la terre et la lumière du monde. Souvent humbles et discrètes, comme propre à la nature des actions de l’Esprit Saint, nous les voyons malheureusement trop peu. Elles ne sont pas suffisamment relayées. Et pourtant, non seulement elles animent l’espace public français, mais elles sont pour les catholiques un formidable encouragement, parce que sources de joie et signes d’espérance.

Citons-en pêle-mêle quelques-unes. ASTER RH, réseau des managers chrétiens ; Clarifier, pour mieux appréhender la question de l’Islam ; Les ateliers Buguet, pépinière d’entreprises dans l’esprit de la doctrine sociale de l’Eglise ; les nombreuses écoles hors contrats ; SOS Chrétiens d’Orient ; Magnificat accueillir la vie, pour les mères en difficultés ; La fraternité sainte Bernadette, pour les personnes en difficulté, à Marseille ; la fraternité Saint Jean-Baptiste, pour les problèmes liés à l’alcool ; Défi culturel ; les nombreux blogs chrétiens ; Saint Joseph immobilier et tant d’autres au rayonnement local, national ou professionnel.

Ce dynamisme doit nous confirmer dans l’espérance active du Chrétien. Une espérance pour nous catholiques, mais aussi une espérance ouverte à tous. C’est le message principal, par les actes plus que par les mots, de ces « cristaux de sel » que sont ces nombreux initiateurs.

N’hésitez pas à faire connaître ces pépites, à nous les faire remonter pour que soufflent plus fort encore l’espérance et l’esprit d’initiative au service du Christ, des chrétiens et du salut de tout homme.

 

Cyril Brun

 

PS : A la demande de lecteurs voici pour nous contacter

14 comments

  1. Courivaud

    Ils ont du talent sans doute.
    Mais les a-t-on vu organiser ENSEMBLE une grande manifestation en faveur de la vie ? Une grande manifestation pour demander que le dimanche reste chômé (respecter intégralement la loi de 1906, une loi « laïque », en plus !) ? Se présenter en masse auprès des établissements « sous contrat » pour expliquer le sens de leur action ? Pour adhérer à des syndicats, et agir en leur sein, notamment la CFTC, le plus apte à relayer leurs messages et leurs actions ?

    On a surtout l’impression que chacun « travaille pour sa chapelle » et cultive ainsi « l’entre-soi », ce qui n’est pas la charité.

    Tout cela manque de stratégie d’ensemble et de perspective politique (au sens vrai du terme et non ce que l’on nous sert dans le « journal de 20 heures », bien sûr).

    Il y a donc beaucoup d’efforts à faire, en coordinations, en évitant les doubles emplois et le gaspillage d’énergie (et pas uniquement pour faire plaisir au ministre « de la transition énergétique »).

    Ce n’est pas parce que l’Action catholique a échoué, faute de bases doctrinales sérieuses que l’on va s’éviter tout activisme. Si celui-ci prend sa source dans le magistère infaillible, il permettra à ces différentes associations agissant de concert, ou mieux, dans une « charité bien ordonnée », de redonner aux chrétiens toute leur place dans ce monde sans être du monde et de redevenir cette Eglise comme l’a définie saint-Pie X dans son catéchisme (voir mes messages précédents).

    • D’après mon expérience j’ai vécu des choses très négatives en église en voulant collaborer avec mes frères chrétiens ! Oh quel gros mots j’ai osé prononcé! Pourtant la fraternité au Nom de Jésus devrait être le socle de nos relations entre ceux qui se déclarent pour Jésus !?!
      Je peux dire hélas qu’après 30 année de survivance en tant que Catholique au milieu des catholiques le constat est celui-ci et sans hésitation : « Dieu pour tous et chacun pour soi!  » HELAS !
      C’est toujours le même péché qui est récurent dans l’Eglise, alors d’où vient-il, est-ce une fatalité ? Que peut-on faire pour le repousser loin de nous et accomplir le « rêve de Dieu » : rassembler tous ses enfants, en Jésus-Christ »

      QUE PEUX-T’ON FAIRE ?????????

      DEVENIR SAINT en AIMANT et AIMANT, encore et encore jusqu’au bout, se relevant de notre péché et ne pas s’arrêter à celui la faute de l’autre et s’affirmer sans cesse dans la vertu de l’ESPERANCE !

      Je pense qu’il n’y a pas de réponse rationnelle ! Regardons la parabole du fils prodigue le comportement du Père, il est irrationnelle. Il se fiche de savoir ce que son fils a fait de mal, Il ne lui laisse même pas le temps de s’exprimer qu’Il le comble de baisers de manière « exagéré », n’ayant aucun sens apparemment de la justice et de retenue envers un fils « indigne » etc…littéralement on pourrait dire qu’Il étouffe « l’affaire » dans son « délire » de Père aimant ! Ce qui ne manque pas d’attirer les reproches de son fils aîné !

      J’entends Jésus dire à d’autres dans une autre parabole : « Tu me juges parce que je suis Bon ? » Etc….

      Oui on aura toujours à redire sur les autres, mais cela est du ressort de Satan l’adversaire qui ne cesse de faire l’Inventaire de nos fautes.
      Je terminerais en me rappelant le prophète Michée (7-18,19) qu’on a lu samedi dernier :

       » Qui est Dieu comme toi, pour enlever le crime, pour passer sur la révolte comme tu le fais à l’égard du reste, ton héritage : un Dieu qui ne s’obstine pas pour toujours dans sa colère mais se plaît à manifester sa faveur ?
      De nouveau, tu nous montreras ta miséricorde,

      tu fouleras aux pieds nos crimes, tu jetteras au fond de la mer tous nos péchés ! »

      Je vous comprends mais il y a une sorte de fatalité qu’il faut arriver à surmonter par Amour pour Jésus et Son saint Sacrifice !

      • Courivaud

        réaction à la réaction de Carlito

        Comment, il n’y a « pas de réponse rationnelle » ?
        Que faites-vous du lien entre la foi et la raison ? Il faut relire ses classiques (concile Vatican I, doctrine réitérée sur ce point par le concile Vatican II).

        On peut être découragé en certaines circonstances, mais :

        – d’une part, il y a des institutions qui existent depuis longtemps, tâchons de ne pas les déserter comme on le fait aujourd’hui par individualisme : associations familiales, syndicats de salariés, syndicats de chefs d’entreprise, etc.
        – d’autre part, cela ne sert à rien de sortir un bric-à-brac de citations plus ou moins sorties de leur contexte pour se persuader qu’il est inutile de poser des actes de charité : il faut relire la lettre de saint-Jacques en son entier, ce sera plus simple !
        – enfin, une prière associée à l’intelligence permet beaucoup de choses, Dieu aidant.

  2. SLR

    En général j’ apprécie beaucoup tous vos éditoriaux , mais aujourd’hui je vous adresse un grand MERCI pour celui-ci qui est plein de dynamisme , de courage et de confiance en l’ action et les prières de chacun de nous .
    signé: un tout petit grain de sel.

  3. A Cyril Brun

    De quels catholiques parlez-vous ? Sûrement pas de nos évêques, votre précédent article, en effet, s’intitulait :  « Quand les évêques de France seront catholiques… » Logiquement, les fidèles qui font confiance à ces évêques ne peuvent pas non plus être considérés comme catholiques. Selon vous, les vrais catholiques, dignes de ce nom, seraient les seuls admirateurs de Riposte Catholique dont vous êtes le rédacteur en chef.

    D’autre part, vous parlez, à la fin de votre premier paragraphe, d’  « acédie ». Ce mot n’existe dans aucun dictionnaire français ni le Larousse, ni le Quillet, ni le Petit Robert, ni le Grand Robert en six volumes, ni Le Littré. J’ai fini par le découvrir dans la somme théologique de Saint Thomas d’Aquin ( 2a 2ae,35 ). Il s’agit d’un dégoût des choses spirituelles en fait un péché mortel de par sa nature. Avec un tel vocabulaire vos articles risquent de passer au-dessus de la tête de vos lecteurs.

    • Cyril Brun
      Author

      Merci Monsieur de donner ici les éclaircissements sur un mot utilisé par toute la tradition spirituelle de l’Eglise et notamment l’ensemble des pères du désert que l’on redécouvre de plus en plus et ce dans toute l’Eglise.

  4. Hervé Soulié

    Je ne crois pas que le monde qui nous entoure soit foncièrement anti-chrétien.
    Certes, il s’oppose au christianisme si ce dernier s’efforce de l’empêcher de vivre (c’est à dire en vérité de mourir), par exemple en luttant contre l’avortement, le divorce, le gender etc…
    Le reste du temps, le monde ne déteste pas vraiment le christianisme.
    Il s’en fiche complètement, ce qui n’est pas la même chose.

    • Courivaud

      deux possibilités :

      – ou votre réponse est digne de celle d’un troll ;
      – ou alors franchement, vous ne regardez pas très loin autour de vous. Pour vous et à titre d’exemple, même si ne concerne pas les catholiques exclusivement, « le mariage pour tous » c’est signe que le monde se fiche du christianisme ?

  5. FL

    Votre article donne en effet un peu d’espoir à tout ceux qui se sentent bien seul dans l’église catholique.
    J’en fais partie. Aussi ai-je découvert que la meilleure manière de vivre en tant que catholique de l’église du Christ, est de faire de sa vie est une vrai pénitence en commençant par se reconnaitre pécheur, en essayant d’éviter au maximum le péché et en aidant le prochain, dans son quartier, si possible. C’est à dire montrer à son entourage la vrai signification du chrétien catholique, s’intéresser aux autres pour et avec le Christ Jésus.
    Ne rien attendre d’autre que le Christ.
    Nous avons un très bon témoignage dans les Actes des Apôtres au début de l’Eglise.

    Frat en NSJC

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