Relativisme à l’abbaye d’Aiguebelle

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L’abbé Pagès interpelle l’abbaye cistercienne d’Aiguebelle à propos d’un bas relief, incrusté dans un mur de l’abbaye,  parfaite illustration de l’apostasie d’une importante partie de l’Eglise… et en conséquence de l’islamisation avancée de l’Europe.

« En effet, ce bas relief montre que judaïsme, christianisme et islam appartiennent au même ensemble, à la même histoire, selon une logique temporelle que l’on comprend passer du judaïsme au christianisme et de celui-ci à l’islam. Ceci est une parfaite proclamation de la croyance musulmane selon laquelle non seulement l’islam entretient le même rapport avec le christianisme que celui-ci entretient avec la religion hébraïque, mais encore que, dernier venu des trois, il est l’achèvement et la perfection de la Révélation divine. Or l’islam n’a aucun rapport avec la Révélation divine, car celle-ci a été parfaitement et définitivement accomplie en Jésus-Christ, en sorte qu’est maudit celui qui vient après le Christ délivrer un autre message (Ga 1.8-9). « L’économie chrétienne, étant l’Alliance Nouvelle et définitive, elle ne passera jamais et aucune nouvelle révélation publique n’est à attendre avant la manifestation glorieuse de notre Seigneur Jésus Christ (cf. 1 Tm 6, 14 ; Tt 2, 13). (Dei Verbum n°4 ; CEC n°66) »… Mais si est maudit celui qui annonce un autre message que celui du Christ, celui qui l’affiche et le proclame jusqu’à l’inscrire dans la pierre, peut-il ne pas l’être aussi ?

Il faut dire que l’abbaye d’Aiguebelle a de qui tenir à l’école du père Christian de Chergé, qui enseignait que « Dieu […] sanctifie par la voie de l’islam (L’Invincible espérance. Paris, Bayard/Centurion, 1997, p. 187) »…