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Uruguay : deux femmes meurent d’un avortement chimique ; importante manif pro-vie

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Le ministère uruguayen de la Santé publique enquête actuellement sur deux morts survenues à la suite d’avortements chimiques au moyen du Misoprostol (souvent vendu sous le nom commercial Cytotec) révèle aujourd’hui le site d’informations espectador.com. Les victimes (outre les enfants à naître) étaient toutes deux de jeunes femmes qui avaient eu recours en début de grossesse à ce médicament que l’on promeut volontiers comme solution alternative aux avortements chirurgicaux et comme un moyen d’échapper au principe d’interdiction de l’avortement.

Les investigations portent notamment sur le fait de savoir si les jeunes femmes ont reçu une assistance à propos de l’usage du Cytotec, comment elles ont obtenu le médicament,  et quel était le dosage et l’état des comprimés.

Leticia Rieppi, directrice de l’Aire de Santé sexuelle et reproductive au ministère a fait part de sa « consternation » devant ces « morts évitables » et a rappelé que toute femme confrontée à une grossesse non désirée doit pouvoir obtenir de l’information afin de diminuer les risques liés à l’avortement clandestin.

Ce sont là les dispositions de la loi 18.426 adoptée en 2010. Elle visait à légaliser l’avortement mais s’était heurtée au veto du président Tabaré Vazquez. Cet élément avait été ôtée de la loi mais ses autres éléments ont été maintenus, notamment en ce qui concerne l’assistance aux femmes décidées à avorter malgré l’interdiction légale, pour les avertir des risques liés à certaines procédures et des manières de les éviter.

La mort de deux femmes dans ces conditions est évidemment une pierre dans le jardin des partisans de l’avortement et de tous ceux qui prônent le détournement d’un médicament qui a de réelles applications thérapeutiques pour provoquer la mort d’un enfant à naître, et qui dans l’histoire de son utilisation n’en est pas à son premier accident mortel pour les femmes qui y ont recours.

La légalisation de l’avortement est toujours à l’ordre du jour en Uruguay où un nouveau projet de loi doit être examiné par la Chambre des députés dans les semaines à venir. Lundi soir, quelque 300 personnes ont manifesté pour le respect de la vie à Montevideo, selon les chiffres avancés par espectador.com. El Observador en avait compté 500, dont l’épouse de Tabaré Vazquez, Maria Auxiliadora Delgado, plusieurs députés de divers partis et des élus locaux de la capitale uruguayenne. Pancartes, chants et distributions de tracts étaient ponctués de projections vidéo sur un écran géant avec des témoignages de femmes ayant avorté – le reporter n’hésitant pas à raconter que bien des spectateurs avaient l’œil humide en les écoutant. Il y eut même un spectacle de magie, des images d’échographie et le son si émouvant du battement de cœur d’un enfant à naître, le tout commenté par une figure de la web TV, Juan Carlos Lopez, qui anime des émissions sur l’histoire, la culture, la musique et le peuple rural de son pays (c’est ici).

Un médecin-échographiste, Ana Barragués, expliqua qu’elle était là pour « sauver des vies » ce que le monde semble avoir oublié. Quand elle rencontre une femme désirant avorter, ajouta-t-elle : « Je les regarde et je leur dis (en montrant son ventre) que de là, n’importe qui te l’enlève, mais de là (en montrant sa tête) personne ne te l’ôtera jamais. »

 Voici les « 500 » pro-vie de cette soirée :

 


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© leblogdejeannesmits

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