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Hongrie : le gouvernement dit non à la pilule abortive

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L’introduction éventuelle de la pilule abortive en Hongrie provoque un vif débat dans le pays, le gouvernement se montrant réticent à autoriser sa commercialisation. L’AFP explique que ce refus était dénoncé jeudi par « la presse indépendante », qui évidemment est partisan de la mort sur ordonnance.

Vendredi dernier, le quotidien de droite Magyar Nemzet, citant le ministère des Ressources humaines qui inclut la Santé, avait annoncé que la pilule abortive avait reçu les différentes autorisations pour être commercialisée en Hongrie.

Mais dès lundi, le secrétaire d’Etat pour la Santé Miklos Szocska a précisé que si son inscription dans le registre des médicaments autorisés est une « obligation pour les pays membres de l’Union européenne » (qui se mêle, comme on sait, de diffuser la culture de mort), cela ne signifiait pas qu’elle serait commercialisée.

Miklos Szocska fait état d’un « débat professionnel intense » entre médecins sur cette pilule. Il a clairement ajouté qu’une commercialisation n’était pas à l’ordre du jour.

Mais la Hongrie elle aussi à son « grand journal quotidien de référence », comme ils disent. Nepszabadsag (« centre-gauche », précise l’AFP !) a dénoncé jeudi le comportement du ministère de la Santé, « simplement incapable », dit-il, de fournir des explications tangibles quant à son refus de laisser commercialiser la pilule RU 486. Le journal cite aussi le président de l’Association des médecins Jenö Racz, qui craint de voir les institutions de santé « impliquées dans un débat politique ».

Mercredi, à l’appel de l’« association Alfa pour la vie », des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le ministère de la Santé pour protester contre une éventuelle introduction de la pilule. Le vice-Premier ministre Zsolt Semjen, l’adjoint du chef de gouvernement conservateur Viktor Orban, et deux députés du parti Jobbik étaient présents.

En Hongrie, le nombre des avortements est en baisse régulière depuis les 20 dernières années : il atteignait en 1990 le total effarant de 90 400 « interruptions », pour environ 10 millions d’habitants, pour passer à 56 400 en 2001, 40 450 en 2010 et 38 400 en 2011. La population, elle, est restée constante.

En Hongrie, la nouvelle Constitution, entrée en vigueur le 1er janvier dernier, défend « la vie humaine dès sa conception ».

Article extrait du n° 7609 de Présent, du samedi 26 mai 2012

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