Des prêtres de Barcelone dénoncent le silence de l’archevêché à propos de l’avortement

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Chaque 25 du mois, dorénavant, à l’appel de plusieurs prêtres de l’archidiocèse de Barcelone, une manifestation aura lieu aux abords de l’hôpital de San Pablo, qui compte l’archevêché de Barcelone au nombre de son conseil de gouvernement – et qui pratique des avortements.

L’initiative a été dévoilée à la presse par le P. Custodio Ballester, curé de la paroisse barcelonaise de l’Immaculée Conception, qui annonçait représenter les prêtres du diocèse : il a expliqué que ce genre de manifestations devant des avortoirs qui se pratique en Espagne depuis 5 ans prend ici une dimension particulière du fait du silence de l’archevêché, malgré des interpellations répétées adressées au cardinal Lluis Martinez Sistach. L’action vise d’ailleurs plus largement les évêques de Terrassa, de Barcelone et de Sant Feliu qui portent la responsabilité de patronner au total quatre hôpitaux catholiques où l’« IVG » chimique et chirurgicale a cours, ainsi que la distribution de la pilule du lendemain et la stérilisation volontaire.

Le P. Ballester veut que ce rassemblement mensuel constitue un « signe de douleur » devant l’inertie des évêques. Un silence parfaitement caractérisé par l’anecdote qui suit : un prêtre de Sant Feliu avait demandé à son évêque, Mgr Agustin Cortes, de s’exprimer sur la situation dans l’hôpital Saint Jean de Dieu ; le prélat avait changé de sujet, assure le P. Ballester. Un autre prêtre lui demandait de confirmer ou d’infirmer ce qui se dit sur les avortements : même silence.

Pour le P. Ballester, d’autres prêtres et de nombreuses personnalités pro-vie catalanes la réalité de ces pratiques ne fait pas de doute et ils entendent se manifester en priant devant l’hôpital de Barcelone avant de rejoindre en procession priante la façade de la Nativité du Temple expiatoire de la Sagrada Familia pour y réciter l’Angélus. Un premier rendez-vous est donné pour le 25 juin prochain.

L’action publique prend la suite d’une initiative plus discrète par laquelle des lettres avaient été envoyées d’abord aux évêques, puis à Rome, notamment par le P. Ballester, pour demander une clarification de la situation. Selon les cas les évêques concernés affirmaient soit n’avoir reçu aucun avis de Rome sur la question, soit en avoir reçu un mais sans en préciser ni la date, ni le contenu.

S’étant rendu à Rome pour la béatification de Jean-Paul II le P. Ballester en avait profité pour contacter le secrétaire de la Congrégation pour les évêques, Mgr Manuel Monteiro de Castro, qui lui a répondit qu’une lettre avait déjà été envoyée aux trois évêques, leur demandant de se retirer de ces hôpitaux.

Il y avait en effet de quoi gêner ces prélats…

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