Mettre les mères au travail : une idée européenne

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Un rapport de 27 pages réalisé le mois dernier par la Commission européenne encourage fortement – pour ne pas dire « contraint » – l’Allemagne à faire travailler davantage de femmes en raison du manque de main- d’œuvre que subit ce pays, en plein hiver démographique. « Il faut mieux intégrer les femmes dans le marché du travail, a fait savoir le président de la Commission, José Manuel Barroso, vantant le « modèle » scandinave.

Ce faux modèle, j’en ai parlé ici il y a deux jours : en Suède, pays exemplaire où 85 % des mères d’enfants d’âge pré-scolaire et 90 % des mères d’enfants scolarisés sont au travail, on connaît des niveaux de stress chez les femmes sans équivalent dans le reste de l’Europe, une régression spectaculaire de la réussite scolaire et des problèmes psychologiques chez les jeunes en hausse constante.

Mais voilà, à force de ne pas avoir d’enfants des pays comme l’Allemagne ne savent plus où se tourner pour  assurer la continuité de leur force de travail.

La Commission abonde ainsi dans le sens d’un plan du gouvernement Merkel, familièrement appelé « Opération Mama » par la presse outre-Rhin, qui vise à faire travailler dans un premier temps quelque 500.000 mères d’enfants de 6 à 16 ans, qui « pour la plupart bénéficient d’une formation de haut niveau et qui sont très motivées ».

Comment faire ? A coups de centaines de millions d’euros d’argent public ! On veut commencer par créer des lieux d’accueil pour lesdits enfants.

L’impôt sur le revenu serait retaillé pour en réduire la pression sur les ménages où l’homme et la femme travaillent. On envisage notamment de taxer les personnes mariées ou en ménage séparément.

Cela va dans le sens de la destruction de la notion de famille en tant qu’entité, entité à protéger : déjà, les pensions de reversion pour les veuves ou les veufs sont en voie de démantèlement complet…

Les mêmes recommandations sont en train d’être faites par la Commission européenne aux Pays-Bas et à l’Autriche.

Source : ici, via LifeSite.

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