Pays-Bas : la pression des euthanasieurs s’accroît encore… Et l’objection de conscience se rétrécit

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Le message précédent montrait la pression qui s’exerce au Pays-Bas pour que les personnes en voie de devenir démentes puissent être informées de leur droit de « choisir » l’euthanasie. Mais cela ne suffit pas. Il faut aussi étendre l’euthanasie aux personnes qui ne souffrent pas d’une maladie grave. Et ce par le jeu autour de la notion de « souffrances insupportables ». Les médecins n’y sont semble-t-il pas assez sensibles. D’où ce très récent communiqué du KNMG (Société royale néerlandaise pour la promotion de la médecine,  qui regroupe 53 000 médecins et étudiants en médecine) qui détaillait mardi les possibilités ouvertes, et les limites imposées aux médecins dans une prise de position présentée comme novatrice.

Le même communiqué instaure l’obligation pour les médecins de toujours transférer leur patient vers un autre médecin s’ils ne veulent pas ou ne peuvent pas exécuter cet acte.

Les médecins « doivent prendre chaque demande d’euthanasie au sérieux », assure cette présentation à la presse des nouvelles directives publiées par le KNLG dans une brochure de 62 pages. Même si la demande émane d’une personne qui estime sa vie « achevée » ou qui a peur des conséquences d’une démence qui s’installe. Le rôle du médecin consistera alors à déterminer si son patient souffre de manière insupportable et en quoi consiste sa souffrance.

Il ne suffit en effet pas d’être vieux ou d’estimer sa vie achevée : en ce cas, précise le KNMG, la loi pour l’euthanasie ne s’applique pas. Mais si le médecin estime qu’il y a un fondement médical à la racine d’une souffrance insupportable et sans perspective (d’amélioration, ndlr). « En ce cas il n’est pas nécessaire qu’il s’agisse d’une maladie très grave ou en phase terminale. Une accumulation d’ennuis liés à la vieillesse peut constituer une justification pour l’euthanasie ou le suicide assisté », précise le communiqué.

Le KNMG estime que cette ouverture n’écarte pas les dilemmes : « Des patients en voie de devenir démentes et présentant des syndromes psychiatriques chroniques peuvent entrer dans le cadre de l’euthanasie légale, mais l’évaluation de ces cas demeure très compliquée. Le KNMG estime que la prudence et la méticulosité sont justifiées dans cette situation. »


Ce faisant l’organisme officiel des médecins néerlandais commence ans en avoir l’air à donner suite à une campagne entamée l’année dernière, qui vise à faciliter l’euthanasie pour ceux qui sont tout simplement « fatigués de vivre ».


L’euthanasie par omission est également à l’ordre du jour. Sous la rubrique « Arrêter de boire et de manger », le communiqué précise :

« Chacun peut aussi choisir sa propre manière de mourir. Le KNMG demande aux médecins et aux citoyens de prêter attention à la possibilité de s’arrêter sciemment de manger et de boire. Cela peut conduire à une mort digne. Les médecins sont obligés en ce cas d’aider à une bonne préparation et de proposer un accompagnement (palliatif). »


Le communiqué annonce ensuite que certaines personnes pensent à tort qu’il existe un « droit à l’euthanasie » : il rappelle que « l’euthanasie est un acte exceptionnel, et pénalement sanctionné en principe ». « Les médecins sont loin d’être tous préparés et moralement en état de prendre totalement à leur compte la place offerte à l’euthanasie dans la loi. Cela doit être respecté. (…) Mais lorsqu’un médecin ne veut pas ou ne peut pas donner suite à une demande d’euthanasie, il est indiqué qu’il doit en informer à temps et clairement le patient, et il devra lui indiquer un autre médecin ou le présenter à celui-ci. »


© leblogdejeannesmits.

1 comment

  1. Anonymous

    Chère Jeanne ,

    alertez tous nos amis engagés dans le combat pour que la prochaine « Marche Pour la Vie » inclut à égalité la lutte contre l'avortement et celle contre l'EuthaNAZI

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