Royaume-Uni : campagne locale pour les contraceptifs longue durée

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La Sécurité sociale britannique (NHS) vient de lancer une opération de communication dans le comté du Derbyshire en Angleterre pour inciter les jeunes femmes de 15 à 20 ans (!) à avoir recours à une contraception « durable et efficace ». La campagne, qui représente un investissement d’argent public de 20.000 livres, assure son public-cible que le choix d’implants, de « vaccins anti-grossesse » ou du stérilet lui permettra d’avoir « un souci en moins » en évitant d’avoir à penser constamment à la contraception et au risque de grossesse. Ces méthodes, vante la campagne, affichent une réussite de plus de 99 %.

“Nous avons toutes des jours où nous ratons quelque chose.
Fais en sorte qu’il ne s’agisse pas de tes règles.”

Les visuels de la campagne montrent des jeunes filles qui ont raté quelque chose avant de sortir s’amuser : l’une, vêtue d’une robe rouge, ne se rend manifestement pas compte que son slip léopard est visible « à l’arrière » ; l’autre a oublié d’enlever l’étiquette affichant le prix de sa robe.

L’idée est de montrer que beaucoup de femmes oublient de prendre leur pilule systématiquement à la même heure chaque jour. Et donc de promouvoir des contraceptifs de longue durée qui font de plus en plus l’objet de campagnes agressives outre-Manche mais aussi dans d’autres pays. Dixit Maureen Whittaker, directeur adjointe du NHS dans le comté : « La contraception de longue durée est la plus efficace et la plus fiable, elle peut protéger contre la grossesse pendant des mois et même des années. Elle est aussi complètement réversible. »

Pas un mot, évidemment, de ses effets secondaires, des risques qu’il peut y avoir à se bourrer d’hormones dès un si jeune âge, et du rôle abortif joué notamment par les dispositifs intra-utérins.

Le dispositif s’appuie sur une campagne de SMS, des publicités sur Facebook, des affiches sur des bus et des cabines téléphoniques dans les villes de Chesterfield et Derby. 10.000 dépliants seront également distribués aux médecins généralistes, aux pharmacies, aux « cliniques de santé sexuelle » ainsi qu’aux écoles et aux centres de jeunesse.

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