Espagne : 38,5 millions d’euros pour l’avortement en 2010 (estimation)

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La Gaceta  note qu’en 2010, l’Etat espagnol a dépensé plus de 38,5 millions d’euros pour financer les avortements légaux qui sont, dans ce pays, payés sur les deniers publics, mais sans que l’on puisse faire le décompte exact puisque les cliniques d’avortement ne sont pas contrôlées.

Seule la Catalogne a communiqué la dépense approximative faite en 2010, soit 7,8 millions d’euros ; pour le reste du pays on retient le prix moyen de l’avortement en Catalogne et on multiplie par le nombre d’avortements déclarés par chaque communauté autonome. Le total de 38,5 millions est donc « réaliste » mais n’indique pas la « dépense réelle » effectuée, note le quotidien espagnol.

On part en effet de la supposition assez vraisemblable selon laquelle tous les avortements étaient payés par l’argent public en Catalogne en 2010, mais on sait que dans l’ensemble de  l’Espagne, l’obligation de prise en charge publique ne s’est généralisée qu’avec l’entrée en vigueur de la loi d’avortement en juillet 2010.

Cela aboutit à quelques chiffres manifestement sous-évalués : le nouveau gouvernement des Baléares annonce ainsi que le gouvernement socialiste a dépensé 180.000 euros en avortements soit 16 % du « prix de marché des avortement qui y ont été réalisés, estimé à 1,1 million d’euros ; en 2011, l’estimation grimpe à 540.000 euros, toujours en-deçà du prix des avortements totalisés.

D’autres communautés autonomes n’ont même pas budgété les avortements, bien qu’elles les paient, certaines comme l’Andalousie et Castille et Leon les ont budgétés mais à des prix très en-deçà, pour l’une, très au-dessus, pour l’autre, du niveau du marché qui ont d’ailleurs été relevés en cours de route ici ou là.

Autrement dit, c’est le grand flou qui règne dans une affaire qui fait tourner des cliniques privées spécialisées et « assure » à l’Espagne une démographie catastrophique.

© leblogdejeannesmits

1 comment

  1. e

    Malheureusement le nouveau gouvernement espagnol, même s’il n’a pas été mis en place de la même façon qu’en Grèce ou Italie, répond à la même logique de « sauvetage à court terme du système financier mondial » et non pas à celle du bien commun et de la véritable souveraineté du pays. Il ne réussira pas plus que les autres puisqu’il ne veut pas clairement nommer les causes du problèmes dont fait partie la dénatalité dramatique, en Espagne, depuis environ 30 ans, sans parler de la délocalisation des entreprises, de la socialisation de la société avec la déresponsabilisation des citoyens et l’augmentation des impôts, etc.
    D’autres exemples ici des « dépenses de santé » couvertes par l’impôt…Il n’y a pas de raison que l’Espagne ne fasse pas aussi bien que la France dans ce domaine là aussi!
    http://www.religionenlibertad.com/articulo.asp?idarticulo=19796

    Bravo pour toutes vos réinformations et très bonne année 2012.

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