Le gouvernement de Rajoy s’en prend au calendrier chrétien

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Les « os de saints » sont la confiserie
traditionnelle en Espagne pour la Toussaint.
On les présente parfois dans des boîtes
rappelant des reliquaires.

Avec ses quatorze jours fériés par an, pour une grande part liés aux fêtes religieuses majeures du catholicisme, et certaines variant de région à région, la vie des Espagnols reste marquée par l’identité chrétienne du pays. Mais comme chez le voisin portugais où le gouvernement envisage par exemple de « supprimer » le 15 août, le gouvernement de Mariano Rajoy, tendu vers le « règlement de la dette », propose de « rationaliser » tout cela. C’est l’économie qui commande !

Syndicats et patronat ont ainsi proposé que le 15 août, fête de l’Assomption, le 1er novembre, fête de la Toussaint, et le 6 décembre (non, pas la Saint-Nicolas, mais la fête de la Constitution) soient transférés au lundi pour en finir avec les ponts à rallonge. On ne toucherait pas, en revanche, au Nouvel An (un transfert serait difficile à faire avaler en effet), ni à Noël, ni à la Fête (communiste) du travail au 1er mai, ni à la fête nationale du 12 octobre.

Que l’on s’interroge sur l’opportunité du nombre des fêtes, pourquoi pas. Mais que la société civile et encore plus le pouvoir politique s’arrogent le droit de trafiquer le calendrier liturgique pour des raisons mercantiles, voilà un signe finalement plus inquiétant en ce début de 2012 agité que les annonces de crise et de récession. Car le désarroi du monde est d’abord spirituel, d’abord causé par le rejet de Dieu et la déification de bien des idoles.

C’est ce qui s’appelle se couper de ses racines. Et comment vivre sans racines ?

© leblogdejeannesmits.

Réseau Riposte catholique

1 comment

  1. e

    Soyons sérieux ce n’est pas cela qui va sauver l’Espagne de la crise financière. Cela correspond à une volonté non pas économique mais de déconstruction de l’Europe chrétienne comme ce qui s’est passé avec l’agenda de Bruxelles sans les fêtes chrétiennes mais bien les autres. Tout leur est bon. Et ce n’est pas un hasard si les syndicats (et le patronat, enfin le peu qu’il reste de patrons, – car dans cette affaire, cela m’étonnerait que ce soit les petits artisans qui aient été consultés…, qui ont dit oui.
    La fête de la constitution aurait pu se fêter en même temps que le 12 octobre et voir les fêtes « nationales » de chaque communauté régionale.
    C’est complètement cousu de fils blancs.

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