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Le Trades Union Congress veut faire punir l’enseignement catholique britannique pour “homophobie”

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Le leader du plus important groupement syndical britannique, Brendan Barber du Trades Union Congress (TUC), accuse le gouvernement britannique de laisser diffuser du matériel « homophobe » dans les écoles confessionnelles, dans une affaire qui est en train de créer une atmosphère de « peur » dans les écoles catholiques, qui sont nommément dans le collimateur du puissant syndicaliste.

 Tout a commencé en décembre, rapporte LifeSite, lorsque Barber s’est ému dans une lettre adressée au Secrétaire (ministre) de l’Education Michael Gove de la distribution dans les écoles catholiques d’un livret exposant le caractère immoral des actes homosexuels. S’appuyant sur l’ubuesque « Equality Act » de 2010, il affirmait : « Les écoles ont désormais l’obligation légale de récuser tout type de préjugé. De telles publications vont directement à son encontre. » Il faut donc, a-t-il ajouter, appliquer la loi de 2010 qui condamne toute « discrimination à raison de l’orientation sexuelle ».

 Le ministre a répondu en disant que les dispositions de la loi « Sexual Orientation régulations » de 2007 ne visent pas les programmes des écoles confessionnelles, précisant que « tout matériel qui y est utilisé dans le cadre de l’éducation sexuelle n’y sera pas soumis aux dispositions concernant la discrimination ».

 Le livret en question s’intitule « Virilité pure : comment devenir l’homme que Dieu veut te voir devenir » par l’Américain Jason Evert. Il assure que « l’attraction homosexuelle » peut « avoir sa source dans une relation malsaine avec le père », ou la difficulté à « avoir des contacts avec d’autres jeunes hommes, ou même dans des abus sexuels ». Le livret cite le Catéchisme de l’Eglise catholique, et précise : « L’acte homosexuel est désordonné, dans une grande mesure comme le sexe contraceptif entre homosexuels. Ces deux actes sont contraires à la finalité naturelle donnée par Dieu au sexe : les bébés et l’union. »

 Le ministre n’a – fort heureusement – vu aucune « homophobie » là-dedans et a expliqué son refus d’agir en disant qu’il n’était nullement question de « haranguer, harceler ou dénigrer un élève gay ou une élève lesbienne, ni un groupe de tels élèves » : si cela avait été le cas « cela aurait été inacceptable en n’importe quelles circonstances et constituerait probablement un cas de discrimination illégale ».

 Cela n’a pas suffi à Brendan Barber qui s’est même montré furieux de la réponse au nom du TUC qui, selon lui, n’accepte pas ce « manque d’implication ». Il a même qualifié ce « manque » de « très alarmant » au vu de ce qu’il appelle la « distribution de littérature homophobe ».

 Le journal The Guardian cite un porte-parole du Département de l’éducation assurant que toute école faisant la « promotion de matériel homophobe agirait contre la loi ». Si la condamnation du livret désigné par le TUC n’est pas explicite, il n’empêche que les écoles confessionnelles britanniques ont désormais le sentiment de devoir « marcher sur des œufs », comme l’a confié un prêtre de paroisse et professeur de théologie londonien, Father Timothy Finigan, à LifeSite. Les responsables des écoles et les enseignants vivent avec la peur « de pouvoir être accusés d’homophobie s’ils expriment l’enseignement catholique sur la condition homosexuelle ou sur les actes homosexuels ». Fr Finigan ajoute que « ce n’est pas seulement une marotte du “New Labour” : beaucoup de conservateurs se sont joints à la fête, y compris David Cameron qui a maintenant pris l’engagement public, au nom de son parti, de légaliser le mariage gay ».

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© leblogdejeannesmits

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