Jenni Lake

Une adolescente américaine dépose sa vie pour sauver son enfant à naître

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Jenni Lake n’avait que 17 ans lorsqu’elle est morte d’une tumeur cérébrale le 21 novembre dernier à Pocatello, Idaho (Etats-Unis)). 12 jours plus tôt, elle avait donné le jour à un bébé en pleine santé Chad Michael Lake Wittman. Et c’est pour lui qu’elle a déposé sa vie : elle se savait atteinte depuis octobre 2010 d’un cancer grave, un astrocytome, qui ne lui laissait que 30 % de chances de survie sur 2 ans. En apprenant qu’elle était enceinte de 10 semaines, en mai dernier, elle a exigé l’arrêt de tout traitement chimiothérapique ou irradiant par crainte des effets néfastes sur son enfant.

Son médecin oncologue lui avait exposé la situation en termes bruts : soit elle acceptait de faire avorter son bébé pour continuer de bénéficier de la chimiothérapie qui avait déjà commencé à réduire sa tumeur, soit elle devait arrêter tout traitement de son cancer qui risquait dès lors de s’étendre.

Jenni, 3e d’une famille de huit enfants, n’a pas envisagé une seconde d’avorter son enfant, bien qu’elle ait été bouleversé par la nouvelle de son arrivée : dès le début de son traitement, les soignants lui avaient dit que la chimiothérapie la rendrait stérile.

Jenni et Nathan avec leur fils

Juste avant la naissance de Chad, Jenni a dit à l’infirmière qui l’accueillait à la maternité : « Je suis au bout, j’ai fait ce que je devais faire. Mon bébé va arriver ici sain et sauf. »

Très affaiblie, elle savait à ce moment-là qu’elle n’aurait guère de chance de voir sa santé s’améliorer avec la reprise des traitements après la naissance. Des examens pratiqués après l’accouchement allaient montrer que la tumeur avait grossi et fait des métastases : Jenni était perdue et elle est rentrée chez elle pour passer les derniers jours de sa vie dans sa famille, demandant simplement que son fils soit couché près d’elle lorsqu’elle mourrait.

A ce moment-là son cancer l’avait rendue quasi aveugle. Ses dernières paroles furent pour son père, pour dire à propos de son bébé : « J’arrive d’une certaine façon à le voir. »

Le petit garçon a été reconnu par son père Nathan Wittman, 19 ans, qui s’en occupe avec sa mère, tandis que la famille de Jenni voit Chad autant qu’elle veut.

 

Cette histoire poignante est présentée par ses proches non comme une tragédie, mais comme le sacrifice d’une mère qui préfère risquer la mort que de laisser faire du mal à son enfant.

Et elle révèle l’étonnante maturité que peut donner le fait d’attendre un enfant, conçu dans l’insouciance mais accueilli par deux jeunes encore adolescents comme un don précieux.

© leblogdejeannesmits

2 comments

  1. XXX

    QUE DIEU SOIT BENI D AVOIR AINSI INSPIRE CETTE JEUNE FEMME DE 17 ans. Mon époux est décédé d’une tumeur de ce type. La chimiothérapie n ‘EST PAS THERAPEUTIQUE MAIS PALLIATIVE (parole de chirurgien, celui même qui a opéré mon époux et qui a eu l’honnêteté de me le dire, et à qui je veux rendre hommage). En clair, le décès est inéluctable.

    Les médecins oncologues notamment font pression pour pouvoir poursuivre in vivo leur essais. Ils n’ont souvent(c’est le cas de celui de NEURO LYON) que mépris pour la foi, les croyants, voire les malades et leurs proches eux-mêmes, peut-être se reconnaitra-il si Dieu lui donne de lire ceci, ainsi que les personnes souffrantes qui ont eu à faire à sa (toute)puissance illusoire.

    L’équipe n’a pas eu de scrupules d’interrompre tout traitement sans observation particulière malgré des signes inquiétants, car la chimio actuelle atteint les artères. Il nous ont simplement guidé vers un autre interlocuteur, jeune, ayant besoin de se faire la main !

    DIEU SEUL EST MÉDECIN.

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