ASSOCIATIONS ET GAUCHE MISENT SUR 2012 POUR LE MARIAGE HOMOSEXUEL

Amour et mariage: observations d’un lecteur de Riposte catholique

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L’article sur la proposition du sous-prieur de Bose visant à instituer une dissolution du mariage sur le fondement de la « rupture de l’amour » a suscité la réflexion particulièrement intéressante d’un lecteur de Riposte catholique. Nous la proposons aux lecteurs. Cette réflexion met le doigt sur certaines évolutions qui ont affecté la théologie du mariage en Occident (place de l’amour, conception sentimentale et romantique de l’amour, passage des « fins » aux « biens » du mariage, etc.), dont les effets ont pu être paradoxaux.

Conséquence logique du déplacement de la définition du mariage à partir de l’amour, dans un contexte post-moderne et post-romantique devenu imperméable à tout ce qui peut être plus profond que la surface phénoménologique des choses.

S’il n’est en effet de mariage que d’amour, et d’amour que de sentiments, à quoi bon conserver alors une coquille vide lorsque l’amour est mort ? N’est-ce pas du pharisaïsme ?

Ce qui montre que même des moines peuvent être gagnés par une logique anti-évangélique au nom même de l’Évangile, et ne rien comprendre de la nature de l’amour conjugal auquel ils ont renoncé.

1. Avant, dans la conception « traditionnelle » du mariage, on se mariait pour avoir des enfants, avoir une descendance, des héritiers, établir une lignée. Le mariage ne pouvait donc pas plus être dissous que la relation de paternité, de maternité et de filiation. Peu importait alors de savoir si on aimait on non son conjoint, et même si l’on était ou non attiré par les personnes de l’autre sexe. Ce n’était vraiment pas la question. Et si l’on ne trouvait pas l’amour dans le mariage, on le cherchait dans les bras d’un amant ou d’une maîtresse, sans parler des maisons de tolérance. Ce n’était certainement pas l’idéal, mais au moins, la stabilité des relations fondatrices n’était pas liée aux aléas des sentiments, ni les enfants sacrifiés au désamour de leur parents.

Et puis on a insisté de plus en plus (et sans doute avec raison) sur la nécessité d’aimer son conjoint :
« Maris, aimez vos femmes » (Ep 5, 25 ; Col 3, 19) ; « Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur » (Ep, 5, 22 ; Col 3, 18).

Mais pendant longtemps, l’amour n’a pas fait partie de la définition du mariage.

Encore, dans le canon 1013 du Code de Droit Canonique de 1917: « La fin première du mariage est la procréation (procreatio) et l’éducation des enfants (educatio prolis) ; la fin secondaire est l’aide mutuelle (mutuum adiutorium) et le remède à la concupiscence (remedium concupiscientiae). »

Jusque là donc, point question d’amour, cela ne fait pas partie en tant que tel de la finalité du mariage.

2. Puis on est passé de la doctrine des « fins » à celle des « biens » du mariage :

On le trouvait déjà chez S. Augustin (De bono coniug., cap. 24, n. 32) :
« Voilà tous les biens qui font que le mariage est bon : les enfants, la foi conjugale, le sacrement »,
« Haec omnia bona sunt, propter quae nuptiae bonae sunt : proles, fides, sacramentum ».

Texte de S. Augustin cité par Pie XI dans l’Encyclique Casti Connubii (à la note 11).

Puis de plus en plus, depuis le Moyen âge jusqu’à nos jours, par un véritable progrès de la réception de la Révélation, on a compris l’AMOUR comme constituant le premier « BIEN » du mariage.

Concile Vatican II, Constitution Gaudium et spes, n. 48, §1 : « La communauté profonde de vie et d’AMOUR que forme le couple (…) En vue du bien des époux, des enfants et aussi de la société (…) Et c’est par sa nature même que l’institution du mariage et l’amour conjugal sont ordonnés à la procréation et à l’éducation qui, tel un sommet, en constituent le couronnement. (…) Cette UNION intime, don réciproque de deux personnes (…) »

Code de droit canonique de 1983, canon 1055 § 1 : « L’alliance matrimoniale, par laquelle un homme et une femme constituent entre eux une communauté de toute la vie, ordonné par son caractère naturel au BIEN DES CONJOINTS ainsi qu’à la génération et à l’éducation des enfants, a été élevée entre baptisés par le Christ Seigneur à la dignité de sacrement. ».

Catéchisme de l’Église catholique (1992), n. 1643 et s. (« Les BIENS et les exigences de l’AMOUR conjugal ») : « il vise une unité profondément personnelle, celle qui, au-delà de l’union en une seule chair, conduit à ne faire qu’un cœur et qu’une âme ; il exige l’indissolubilité et la fidélité dans la donation réciproque définitive ; et il s’ouvre sur la fécondité »

3. Le problème est alors de voir plus que ce seul bien qu’est l’amour des époux, et non plus les autres biens et fins du mariage.

Du coup, le mariage perd sa valeur d’institution pour devenir un pur contrat consensuel (l’échange des consentements), pour devenir ce que les « partenaires » en font indépendamment de la société.

Il perd son caractère indissoluble pour ne plus durer que le temps que durera l’amour.

Et l’amour lui-même a perdu son caractère objectif et profondément spirituel pour ne plus être qu’un sentiment.

Du coup, les enfants et la filiation qui constituaient la première valeur du mariage sont sacrifiés au caractère éphémère de l’amour.

Et même, à son caractère trouble, ambigu : si on n’aime pas quelqu’un de l’autre sexe, mais du même sexe, au nom de quoi interdire de se marier (c’est bien au nom de l’amour…); et même d’avoir des enfants (toujours au nom de l’amour…).

De ce point de vue, la revendication du mariage gay est l’ultime étape d’un mouvement qui a fait passer progressivement l’amour au premier plan, au détriment des autres fins, biens et valeurs du mariage.

Mais il est en même temps le fruit d’une logique humaniste et technicienne qui a de plus en plus déconnecté l’homme de la nature, la « Nature » n’étant plus un donné sur lequel s’exerce l’intelligence, mais un projet, un fruit de la volonté, ce que l’homme veut en faire. En rejetant son Créateur, l’homme a perdu la sagesse en ne la cherchant plus dans l’ordre du Cosmos, puis en rejetant même l’idée d’une nature de l’homme (qui fondait pourtant les « droits de l’homme »). L’homme lui-même n’existe plus comme donné (intelligence), mais seulement comme projet (volonté).

Du coup, il n’y a plus rien qui fonde le mariage, sinon l’accord des volontés. Pure logique libérale.

4. Bref, il est urgent de sortir de ce romantisme de l’amour, de cette idéologie libérale des relations humaines, pour retrouver un fondement authentiquement évangélique et authentiquement humain, afin d’annoncer l’Évangile de l’Amour à tous les hommes de bonne volonté (et même aux moines de Bose) !

 

20 comments

  1. brandenburg

    Tout-à-fait d’accord:on peut résumer ainsi:ce n’est plus Dieu qui est amour mais l’amour qui est Dieu comme pour les païens,Aphrodite ou Vénus!Quelle régression,une fois de plus!Il faudrait inventer un thermomètre mesurant l’amour:au dessus de 50,cela va,en dessous,on fout le camp!Par ailleurs l’auteur tombe dans un piège historique tendu par les adversaires du mariage qui ne mette en valeur que l’amour bourgeois post-révolutionnaire et urbain;dans les campagnes,il n’y toujours pas de prostituées et la fidélité est la règle,entre autre,parce qu’elle est vitale:une exploitation agricole ne peut se passer de la famille traditionnelle économique ment,chacun dont la femme bien sûr étant voué à certaines activités en fonction de son âge et de ses forces physiques.certes avec la mécanisation,cette contrainte est allégée mais la statistique montre que l’on ne divorce presque jamais dans les campagnes encore même quand elles sont décrhistianisées depuis longtemps comme le sud-ouest et autre.Malraux dans son discours pour l’entrée de Jean Moulin ou dans ses antimémoires parlent de ces corréziennes peu chrétiennes mais qui à chaque décès dans le village se tiennent sur leur tombe familiale pendant l’enterrement,une religion païenne,en quelque sorte.Ainsi est né « le jour des morts » peu connu auparavant.Dans ma famille très catholique,on ne fêtait jamais ce jour et on ne se rendait pratiquement jamais au cimetière sauf bien sûr aux enterrements familiaux ou amicaux car ces cérémonies nous faisaient penser à ce culte des morts qui a figé tant de civilisations comme la chinoise et adjacente-Vietnam,etc.Marreo Ricci et les autres missionnaires se sont heurtés à cette « querelle des cultes » et le Pape de l’époque a tranché contre l’acceptation de ce culte chez les convertis.La Christianisation a été ainsi en partie stoppée ;pour tant les catholiques chinois actuels-leur nombre augmente sans cesse car ils font tout pour violer la loi sur l’enfant unique et souvent les autorités locales ferment les yeux pour ne pas avoir d’ennuis-sont les descendants directs de ces catholiques clandestins. Dans les villages ou bourgades où sont présents des paysans,même les ouvriers ne divorcent pas respectant la tradition et pas de prostituées!Ce n’est pas par hasard que Saint Jean Dans l’Apocalypse appelle Rome « la grande prostituée » mais la Rome antique occidentale en est morte et le christianisme n’a pu l’empêcher.La latinité urbaine s’est donc reruralisée:voir ces villes antiques avec des murs immenses et un petit noyau seulement habité et ce fut la naissance de la « France » et autres pays quand les paysans-« païen » signifie paysan- » furent peu-à-peu convertis à leur tour par des missionnaires.J’ai été témoin de tout cela et je pense qu’il faudra reruraliser la France autour de bourgs ou petites villes avec industries et ce mouvement est en cours avec des extensions ou créations d’usines nouvelles car le foncier est abondant,pas cher et les ouvriers heureux même si les usines traditionnelles ferment comme le textile.Tout ce pensum pour dire que la culture de mort sous la couverture romantique et sentimentalo-pleurnichare est un phénomène d’urbanisation excessive,de déracinement-Simone Weil-et de paganisation et déchristianisation.

  2. Levi

    @ brandenburg

    « Ce n’est plus Dieu qui est amour, mais l’amour qui est dieu » la formule est foudroyante. Comment mieux dire la confusion et l’absence de sens où se débattent nos contemporains.

    Sauf erreur, dans tous les monothéismes Dieu est créateur, Il est à l’origine de toutes choses visibles et invisibles. S’Il n’est pas créateur, Il n’est pas Dieu. Il est l’origine mais il est aussi la fin. Tous les monothéismes affirment une « fin du monde » qui est un retour à Dieu. « Je suis l’Alpha et l’Oméga » ;  « Je suis celui qui est, qui était et qui vient ». Du coup le temps a un sens, un début et une fin, il n’est pas circulaire, éternel recommencement fait de réincarnations sans fin. Le temps a un sens et la vie a un sens qui la sort de l’absurde.

    Le sens de la vie est bien l’amour, mais l’amour qui se dépasse lui-même dans l’engendrement ; l’amour fécond, c’est-à-dire la mort à soi-même dans une relation qui me dépasse. Cet amour là, le vrai, n’a rien à voir avec l’hédonisme qui tient lieu de religion à certains.

    Lorsque l’on devient père ou mère, on le devient pour l’éternité. Même si l’enfant meurt avant nous, on est père ou mère d’un enfant mort. La seule relation irréversible qui uni un couple est bien l’engendrement l’un par l’autre. C’est par l’enfant que l’on devient conjoint.

  3. Shimon

    Parce qu’il es trinitaire, le Dieu des chrétiens est de toute éternité et dans un seul mouvement relation, amour et engendrement. C’est la relation même entre les trois personnes divines qui est amour et donc liberté. Pas de liberté sans amour, pas d’amour sans liberté.
    Aussi, Dieu qui, par amour, a voulu l’homme à son image ne l’a pas créé solitaire, il l’a créé homme et femme, leur confiant en tant que couple de croître et de multiplier et de soumettre toute la terre.
    En niant le lien à Notre Père Créateur, on affaibli et fini par nier l’indispensable relation homme-femme dans leur propre croissance, dans l’engendrement et dans la co-création du monde.

    • brandenburg

      Félicitations pur votre compréhension de la Sainte Trinité comme relations entre personnes:du Saint Thomas d’Aquin pur et dur;si on y ajoute simplement « opposées » à ces relations,c’est parfait,opposé ne signifiant pas bien sûr contradictoire mais au sens propre,en quelle que sorte posé face-à-face:les termes que nous utilisons sont forcément marqués d’anthropocentrisme donc inadéquats à l’ineffable,ce que l’on ne peut dire clairement,mais comment faire?Même les plus grands mystiques l’ont compris:Sainte Thérèse d’Avila compose beaucoup-elle avoue elle-même qu’elle est débordée de mots (-mais « ses châteaux de l’âme » devraient être ma base d’une vraie psychologie naturelle comme surnaturelle),Saint Jean de la Croix choisit la poésie!Quant à Saint Augustin ,il cherche l’image et ressemblance de la Sainte Trinité chez l’homme avec une très grande à la mémoire???

  4. Shimon

    On ne peut en vouloir à ce sous-prieur d’être sous-priant, de se trouver dans le brouillard et la confusion. Mais on peut lui en vouloir de répandre sa confusion dans l’esprit de ses frères et de profiter d’une fonction pour se donner un air de légitimité.

  5. Marie

    C’est cela. Retournons à l’élevage pur et simple.
    L’élite forme la hiérarchie de l’Eglise, chaste (en principe);
    et le cheptel reproduit fidèlement des fidèles.
    Mais rien de tout cela ne figure dans l’évangile !
    A la limite, c’est vision païenne ou « vétéro-testamentaire »

    Quel mépris et quel orgueil…

    • Harvey

      Effectivement Marie, bien que la femme ait la capacité exclusive de porter un enfant, elle peut désirer être autre-chose qu’une poule pondeuse.
      Il reste que la chasteté ou la continence peut vraiment être une voie de réalisation de soi et de libération.

      • brandenburg

        Précisez,svp,ce qu’une femme peut devenir d’autre?Une caissière d’yper marché?Une femme de Ménage?Une aide-soignante?Une ouvrière à la chaine?Une hôtesse d’accueil?Une employée de bureau dernière ctégorie?Une mère célibataire plaquée par son « conjoint »?Une femme enceinte à laquelleson employeur dit: »ou tu avortes ou tu es virée?Une femme mise de force par ses proches dans une maison de retraite?Une femme atteinte d’alzheimer et abandonnée?Arrêtez de faire rêver les femmes à un âge d’or inaccessible pour la plupart mais qu’à une minorité qui en plus seront harcelées sexuellement!

        • Harvey

          Parce que la mère porte son enfant pendant neuf mois, parce que non seulement son corps mais son intellect et son affectivité sont différentes, la femme est peut-être plus orientée vers les soins et l’éducation de l’enfant que l’homme. Je pense qu’il s’agit d’une voie royale de réalisation. Mais ce n’est pas la seule.
          Que faites-vous Brandenburg des vocations religieuses, pourquoi aide-soignante et pas médecin? Je connais des femmes médecin remarquables, je connais des femmes avocat et magistrat, j’en connais des professeurs remarquables à tous les niveaux d’enseignement, et d’autres femmes d’affaire avisées et redoutables, des politiciennes, des syndicalistes. Il y a des femmes pilotes dans la patrouille de France et des commandants dans nos forces armées.

          Certes pour moi, un homme ou une femme qui décide de devenir père ou mère à l’obligation de se consacrer d’abord à cette responsabilité qu’il a choisi, mais dans nos sociétés « développées » on vit bien longtemps après le départ des enfants. De quel droit refuser à une mère ou à un père dont les enfants ont pris leur autonomie de s’investir dans autre chose que l’éducation de leurs enfants? Ni homme ni femme ne peuvent être limités à leurs enfants, même lorsqu’on en six. Pour moi être parent n’est qu’une façon parmi d’autres de répondre à l’Esprit-Saint.

          • brandenburg

            Comme toujours vous parlez de la minorité des « privilégiées » qui permet à nos sociétés de « féministes » de se donner bonne conscience à peu de frais!Combien de femmes patrons et combien de caissières?Combien de femmes médecins et combien de chefs de service femmes?Combien de chirurgiens hommes et combien de femmes?Etc;A Paris 30% des femmes sont des mères isolées avec api pour les aider à survivre;De 30 à 40% des hommes ne payent pas leur pension alimentaire:sarkozy avait même imaginé une agence d’Etat pour y suppléer!Une de mes nièces est ingénieur et doit se battre tous les jours et travailler 10 h par jour pour se faire une place;combien d’agressions sexuelles au travail ou harcèlement?Depuis 40 ans,date de ka « révolution féminine »,le nombre de viols déclarés à la police soit moins que la réalité a augmenté de 400%-chiffres officiels du ministère de l’intérieur.ëtre une professeur femme dans un lycée technique,vous entrez en classe et des inscriptions obscènes sur le tableau vous attendent!Combien de professeurs femmes en tout genre sont en dépression nerveuse?Combien de tentatives de suicides chez les femme par rapport aux hommes?Dix fois plus!La pilule libératrice?Jeunes filles de 20 ans faisant des cancers du sein et des avc!Je pourrai vous en dire dix fois plus!Revenons à la raison!La femme doit avoir des privilèges parce qu’elle plus faible;la jeter dans la concurrence est le plus souvent un crime!Cela ne veut nullement dire que le femmes est inférieure mais elle est différente même si du point de vue de l’existence et de l’essence elle est semblable ce qui ne veut pas dire égale pour les accidents notamment ceux liés à la reproduction:nier cette évidence est criminel!Pour complément d’information,lire : »la femme éternelle » de Gertrud Von Le Fort; » »la femme au travail’-titre approximatif- de la Bienheureuse Edith Stein,brûlée à Auchswitz; »femmes,si vous saviez » sur les ravages de la pilule,éditions de Guibert;Se tenir au courant des traumatismes psychiques et physiologiques-stérilité- de l’avortement:une abomination!Dans la « révolution » féminine suivie de la « révolution » sexuelle,les hommesont tout gagné ,les femmes presque tout perdu sauf exception!PS 1 ma mère-six enfants- a pris sa retraite de directrice d’école privée à 77 ans mais mon père était médecin et très catholique:ils se sont apportés « un soutien mutuel » pendant plus de 50 ans mais ce n’est pas le cas général!PS 2 la société androgyne que certains veulent sera un enfer pour les femmes comme pour les hommes

        • Achille

          @Brandenburg
          Parce que d’après vous une femme ne peut exercer qu’un petit métier exécutif et ingrat ne nécessitant aucune qualification ? Mais à quelle époque ou dans quel pays vivez-vous ? Toutes les femmes de ma famille et de ma génération sont, sans exception, titulaires au minimum d’une licence, et dans la majorité d’un Master II dans des domaines aussi divers que la communication, l’ingénierie, la comptabilité… L’aînée de mes cousines est médecin ! Et elle sont toutes heureuses dans leur boulot, appréciées de leur pairs! La seule pour qui ça ne se passait pas bien vient de se décider à monter sa boite de conseil ! Notre pédiatre est une femme d’à peine trente ans chez qui tout le monde se presse, sa réputation a été faite en moins d’un an après son installation, tant elle est douée !
          Comment peut-on avoir à notre époque autant de mépris pour les femmes et leurs capacités de réussite professionnelle ? Si les femmes de votre famille ne sont capables que d’être femmes de ménage, peut-être faut-il regarder du côté de l’accompagnement scolaire dispensé chez vous, car chez nous, tout le monde est poussé, garçon ou fille, et le résultat est là.

          • brandenburg

            Vous devez avoir fait 2 000 ans d’études supérieures pour ne rien comprendre à ce que j’ai écrit!Je disais combien dans la REALITE il y avait de femmes pdg et combien de caissières et de femmes de ménage avec des horaires incomplets et décalés payés au smic!Je sais aussi bien que vous que les jeunes filles réussissent mieux scolairement que les garçons car j’ai enseigné dans deux universités,un iut et une école privée!Et alors?Quel résultat?Dans votre groupe social privilégié-comme moi-les femmes réussissent assez bien mais nous ne sommes pas le centre du monde,figurez-vous!Ma correspondante de mutuelle a un mastère de gestion et elle répond au téléphone toute la journée avec des emmerdeurs qui se plaignent!Une autre est titulaires d’un diplôme supérieur de comptabilité et comme elle n’avait plus rien pour manger,elle a fait des ménages pendant des mois!C’est à vous qu’il faut demander dans quel siècle vous vivez!Une femme enceinte à son patron le lui dit:ou tu avortes ou tu es virée!Depuis la « révolution » féminine-68-,le nombre de viols déclarés à la police soit beaucoup moins que la réalité a augmenté de 400%!Descendez donc de votre ciel des idées platoniciennes,pro-féminines-ce qui ne coûte rien- et petites-bourgeoises et voyez la réalité!Demandez à votre entourage féminin combien de fois elles ont été embêtées au bureau,voire harcelées,voire pire!

          • Harvey

            @ Achille et @ Brandebourg

            Les résultats scolaires des filles, dans le secondaire et à l’université sont généralement meilleurs que ceux des garçons. Pas beaucoup de femmes médecin ou avocat, ça reste à voir. En général il sort plus de femmes diplômées que de garçons.

            Il est vrai que dans l’entreprise, elles sont souvent préférées après les hommes et qu’elles doivent faire preuve de ténacité, ce qui est loin d’être facile.
            La femme sera toujours suspectée d’absentéisme pour cause de grossesse ou de maladie des enfants et sera, à tort, suspectée d’être moins disponibles pour l’entreprise. C’est bien pourquoi Google vient de proposer cette arnaque de congeler les ovules des femmes pour qu’elles soient plus disponibles « pour leur carrière ».

            Il y a plus de caissière que de de femmes médecin. d’accord, mais il y a plus de manutentionnaire – ré-assortisseur que de médecins.
            Vous parlez, Brandebourg, des femmes abandonnées, et les hommes abandonnés?

  6. emilia

    Bon article, bonne réflexion sur le mariage.
    Depuis Vatican II nous constatons dans le catéchisme de l’église catholique que les fins du mariage ne sont plus uniquement la procréation. Difficile de faire comprendre aux jeunes générations que l’amour n’est pas la principale raison du mariage.
    Il est certain que le mariage chrétien est aussi un moyen de sanctification des époux. Si l’un est soumis à l’autre c’est pour que leur complémentarité soit fondatrice de la nouvelle famille et ainsi la garder dans l’union tant spirituelle que temporelle. Les enfants, fruits de cette union, ont besoin et réclament une union fidèle pour se développer. L’Amour qui unit le couple en est le ciment, s’il vient à manquer il faut tout faire pour le retrouver aux risques de sacrifices mais si l’on abandonne les enfants en seront les victimes innocentes ainsi que les générations suivantes.
    Il est urgent de redécouvrir le Vrai sens du Mariage chrétien.

  7. hélène

    Rappelons que l’amour , au sens évangélique du terme, c’est vouloir le bien de l’autre, il ne se limite pas à une affaire de sentiments, qui évoluent forcément au cours de la vie conjugale…….c’est dans cette volonté du bien de l’autre que « amour  » rime vraiment avec « toujours ».

  8. Achille

    @brandenburg
    Votre message sidérant de fiel et de violence est déjà l’aveu que ce que vous avancez est douteux. Quand on pense avoir raison et détenir de bons arguments (même en gardant à l’esprit l’éventualité de se tromper), on ne ressent normalement pas le besoin d’agresser les autres.

    Mais bon, passons sur la forme peu avenante et concentrons-nous sur le fond.
    – Vous dites qu’il y a moins de femmes PDG que de caissières. Il y aussi moins d’hommes PDG que de manutentionnaires. Je ne vois pas trop ce que cela démontre ?
    – Vous dites que ces caissières et femmes de ménage travaillent dans des conditions difficiles (horaires décalés, SMIC). En effet, un peu comme les ouvriers qui font les 3/8, les routiers… Les femmes n’ont pas le monopole des métiers pénibles et mal payés. En 2007, 4 ouvriers sur 5 étaient des hommes, et il y a davantage d’ouvriers que d’employés de banque.
    – Vous dites que les filles réussissent mieux scolairement que les garçons mais que cela n’aboutit à aucun résultat. J’aimerais que vous m’expliquiez pourquoi ? Toutes les filles que je connais scolairement brillantes et qui s’en sont donné les moyens ont réussi.
    – Mon groupe social privilégié ? Perdu ! Les 8 grands-parents en tout de ma femme et moi étaient de modestes agriculteurs sans le sou, uniquement titulaires du certificat d’études, qui ont bossé comme des forçats sans jamais réellement parvenir à s’extraire de leur pauvreté. Ils se sont saignés à 4 veines pour que leurs enfants fassent des études et ne vivent pas la même vie qu’eux, et ces sacrifices ont payé car aucun de leurs enfants n’est agriculteur. La génération de mes parents et de mes beaux-parents n’a pas le bac, n’a jamais eu les moyens d’accéder à la propriété (hormis à la retraite grâce à de microscopiques héritages) mais ils se sont tous battus pour s’en sortir, et ma génération a gravi un échelon supplémentaire dans le niveau d’études et la réussite professionnelle. Nos familles ne sont absolument pas privilégiées, mais nous nous battons depuis deux générations, suivant l’impulsion donnée par nos grands-parents, qui avaient senti que la terre n’était plus un métier d’avenir et qu’ils devaient envoyer leurs enfants à la ville. Je suis en tout cas très flatté que vous estimiez que je viens d’un milieu social privilégié. Mon père, qui s’est abondamment fait traiter de bouseux et de cul terreux dans les écoles par lesquelles il est passé, a beaucoup ri !
    – Vous dites que votre milieu social n’est pas le centre de monde. Je ne peux qu’acquiescer et vous suggérer de méditer vous-même ces paroles, car apparemment à trop regarder votre milieu vous en arrivez à penser que des culs-terreux comme nous sont incapables de réussir.
    – Vous parlez de votre correspondante de mutuelle. Mon cousin a un master de communication, il est au chômage depuis deux ans. Heureusement que sa femme travaille, et a un bon boulot.
    – Vous parlez de ces patrons qui exigent de leurs employées qu’elles avortent. Heureusement, il y a des lois contre ça. Et en effet, il y a des sales types partout. Des hommes peuvent aussi subir des pressions et des discriminations. Et qu’est-ce qu’on fait ? On laisse faire ? La solution c’est de fuir ? De les laisser gagner ?
    – Vos stats sur le viol me laissent pantois. Quasiment aucune égyptienne ne travaille et le viol est monnaie courante en Egypte. Quel rapport avec le travail des femmes ? Les violences faites aux femmes sont le fait d’une perte de foi et de valeurs de notre société hédoniste. Pas grand-chose à voir avec le travail des femmes.
    – Mes idées « platoniciennes, pro-féminines-ce qui ne coûte rien- et petites-bourgeoises ». Ah bon. Penser que les femmes peuvent s’en sortir et réussir, c’est petit-bourgeois. Et bien soit !
    – Vous me dites de demander à mon entourage féminin combien de fois elles ont été harcelées. C’est ce que j’ai fait. Il en est ressorti que la seule forme de « harcèlement » que certaines aient subi étaient un harcèlement à la performance, et tout le plateau, hommes ou femmes, y était soumis, alors tout le monde était dans la même galère.

    Bref, quand on part défaitiste et qu’on enseigne à ses filles qu’elles n’ont aucun avenir professionnel, alors effectivement elles n’en auront aucun. Ma famille a toujours suivi le principe inverse, et les filles ont réussi. Pourtant nous ne sommes pas une vieille famille de notaires ou de médecins, bien au contraire.

  9. Shimon

    Revenons à l’essentiel ; ce n’est pas la position sociale de la femme ou de l’homme, c’est la relation dans le couple, et secondairement la place de la sexualité.
    Dans l’expression « relation sexuelle » relation est le nom et sexuel le qualificatif, mais cela suscite une éternelle querelle téléologique sur la sexualité.
    On a perdu progressivement l’aspect OBLATIF de la sexualité qui est don de soi à l’autre, à la fois pour la propre réalisation de sa propre altérité et celle de l’autre, qui devient PROCRÉATIF par l’acceptation d’une altérité tierce, en favorisant au contraire de manière presque exclusivement l’aspect RÉCRÉATIF de la relation qui fini par se refermer sur le JOUITIF égocentrique qui abouti à la masturbation solitaire ou à deux et aux relations homosexuelles.
    C’est bien le passage d’une vision sociétale à une vision individualiste qui est en cause, jointe à l’absence de perspective du matérialisme consumériste malthusianiste.
    Mais cette vision est incapable à terme de structurer une société qui ne se développe jamais que sur les ruines d’un absolu transcendant.

  10. Shimon

    je crois que je n’ai pas été clair:
    Réduction de l’oblatif s’ouvrant au procréatif pour privilégier le récréatif se refermant sur le jouitif consumériste malthusianiste qui nécessite l’élimination l’absolu transcendant.

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