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Déclaration de Mgr Fellay à propos du rapport final du Synode sur la famille

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C’est pourquoi il nous paraît nécessaire de réaffirmer la vérité reçue du Christ sur la fonction du pape et des évêques (1) et sur la famille et le mariage (2). Nous le faisons dans le même esprit qui nous a conduit à adresser au pape François une supplique avant la seconde session de ce Synode. 

1 – La fonction du pape et des évêques[1]

Fils de l’Eglise catholique, nous croyons que l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, est le Vicaire du Christ, en même temps qu’il est le chef de toute l’Eglise. Son pouvoir est au sens propre une juridiction, et à son égard les pasteurs comme les fidèles des Eglises particulières, chacun isolément, ou tous réunis, y compris en concile, en synode ou en conférences épiscopales, sont tenus par un devoir de subordination hiérarchique et de véritable obéissance.

Dieu a disposé les choses ainsi pour que, en gardant avec l’évêque de Rome l’unité de la communion et de la profession d’une même foi, l’Eglise du Christ ne soit qu’un seul troupeau sous un seul pasteur. La sainte Eglise de Dieu est divinement constituée comme une société hiérarchique, où l’autorité qui gouverne les fidèles vient de Dieu, à travers le pape et les évêques qui lui sont soumis.[2]

Lorsque le Magistère pontifical suprême a donné l’expression authentique de la vérité révélée, en matière dogmatique aussi bien qu’en matière disciplinaire, il n’appartient pas aux organismes ecclésiastiques pourvus d’une autorité de rang inférieur – comme les conférences épiscopales – d’y introduire des modifications.

Le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que le magistère du pape et des évêques a enseigné une fois pour toutes et jamais il n’est loisible de s’en écarter. Dès lors la pastorale de l’Eglise, lorsqu’elle exerce la miséricorde, doit commencer par remédier à la misère de l’ignorance, en donnant aux âmes l’expression de la vérité qui les sauve.

Dans la hiérarchie ainsi instituée par Dieu, en matière de foi et de magistère, les vérités révélées ont été confiées comme un dépôt divin aux apôtres et à leurs successeurs, le pape et les évêques, pour qu’ils le gardent fidèlement et l’enseignent avec autorité. Ce dépôt est contenu comme dans ses sources dans les livres de la sainte Ecriture et dans les traditions non écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l’Esprit Saint, sont parvenues jusqu’à nous.

Lorsque l’Eglise enseignante déclare le sens de ces vérités contenues dans l’Ecriture et la Tradition, elle l’impose avec autorité aux fidèles, pour qu’ils le croient comme révélé par Dieu. Et il est faux de dire qu’il appartient au pape et aux évêques de seulement ratifier ce que leur suggère le sensus fidei ou l’expérience commune du Peuple de Dieu.

Comme nous l’écrivions déjà dans notre Supplique au Saint-Père : « Notre inquiétude vient de ce que saint Pie X a condamné, dans l’encyclique Pascendi, un alignement du dogme sur de prétendues exigences contemporaines. Pie X et vous, Très Saint Père, avez reçu la plénitude du pouvoir d’enseigner, de sanctifier et de gouverner dans l’obéissance au Christ qui est le chef et le pasteur du troupeau en tout temps et en tout lieu, et dont le pape doit être le fidèle vicaire sur cette terre. L’objet d’une condamnation dogmatique ne saurait devenir, avec le temps, une pratique pastorale autorisée. »

C’est ce qui fit écrire à Mgr Marcel Lefebvre dans sa Déclaration du 21 novembre 1974 : « Aucune autorité, même la plus élevée dans la hiérarchie, ne peut nous contraindre à abandonner ou à diminuer notre foi catholique clairement exprimée et professée par le magistère de l’Eglise depuis dix-neuf siècles. ‘S’il arrivait, dit saint Paul, que nous-même ou un Ange venu du ciel vous enseigne autre chose que ce que je vous ai enseigné, qu’il soit anathème.’[3] »

2 – Le mariage et la famille catholique

Au sujet du mariage, Dieu a pourvu à l’accroissement du genre humain en instituant le mariage, qui est l’union stable et perpétuelle d’un homme et d’une femme[4]. Le mariage des baptisés est un sacrement, puisque le Christ l’a élevé à cette dignité ; le mariage et la famille sont donc d’institution divine et naturelle.

La fin première du mariage est la procréation et l’éducation des enfants, qu’aucune volonté humaine ne saurait exclure en accomplissant des actes qui lui sont opposés. La fin secondaire du mariage est l’aide mutuelle que se portent les conjoints ainsi que le remède à la concupiscence.

Le Christ a établi que l’unité du mariage serait définitive, aussi bien pour les chrétiens que pour tous les hommes. Cette unité jouit d’une indissolubilité telle qu’il ne peut jamais être rompu ni par la volonté des deux parties, ni par une autorité humaine : « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ».[5] Dans le cas du mariage sacramentel des baptisés, l’unité et l’indissolubilité s’expliquent, en outre, du fait qu’il est le signe de l’union du Christ avec son épouse.

Tout ce que les hommes peuvent édicter ou faire contre l’unité ou l’indissolubilité du mariage ne correspond ni à ce qu’exige la nature ni au bien de la société humaine. De plus, les fidèles catholiques ont le grave devoir de ne pas s’unir par le seul et unique lien d’un mariage civil, sans tenir compte du mariage religieux prescrit par l’Eglise.

La réception de l’eucharistie (ou communion sacramentelle) requiert l’état de grâce sanctifiante et l’union au Christ par la charité ; elle augmente cette charité et signifie en même temps l’amour du Christ pour l’Eglise, qui lui est unie comme son unique Epouse. Par conséquent, ceux qui, de propos délibéré, vivent ensemble dans une union concubinaire ou même adultère, à l’encontre des lois de Dieu et de l’Eglise, parce qu’ils donnent le mauvais exemple d’un manque de justice et de charité, ne peuvent être admis à la communion eucharistique et sont considérés comme pécheurs publics : « Celui qui épouse une femme renvoyée, commet un adultère. »[6]

Pour recevoir l’absolution de ses péchés dans le cadre du sacrement de pénitence, il est nécessaire d’avoir le ferme propos de ne plus pécher et par conséquent ceux qui refusent de mettre un terme à leur situation irrégulière ne peuvent recevoir une absolution valide.[7]

Conformément à la loi naturelle, l’homme n’a le droit d’user de sa sexualité, que dans le mariage légitime, et en respectant les limites fixées par la morale. C’est pourquoi, l’homosexualité contredit le droit divin naturel. Les unions accomplies en dehors du mariage, concubinaires, adultères ou même homosexuelles, sont un désordre contraire aux exigences de la loi divine naturelle et constituent donc un péché ; on ne saurait y reconnaître une quelconque part de bonté morale, même amoindrie.

Face aux erreurs actuelles et aux législations civiles contre la sainteté du mariage et la pureté des mœurs, la loi naturelle ne souffre pas d’exceptions, car Dieu, dans sa sagesse infinie, en donnant sa loi a prévu tous les cas, toutes les circonstances, à la différence des législateurs humains. Aussi on ne peut pas admettre une morale dite de situation, où l’on se propose d’adapter les règles de conduite dictées par la loi naturelle aux circonstances variables des différentes cultures. La solution des problèmes d’ordre moral ne doit pas être soumise à la seule conscience des époux ou des pasteurs, et la loi naturelle s’impose à la conscience comme une règle d’agir.

La sollicitude du Bon Samaritain à l’égard du pécheur se manifeste par une miséricorde qui ne pactise pas avec son péché, tout comme le médecin qui veut aider efficacement un malade à recouvrer la santé ne pactise pas avec sa maladie, mais l’aide à s’en débarrasser. On ne peut s’affranchir de l’enseignement évangélique au nom d’une pastorale subjectiviste qui – tout en le rappelant universellement – l’abolirait au cas par cas. On ne saurait accorder aux évêques la faculté de suspendre la loi de l’indissolubilité du mariagead casum, sans s’exposer à un affadissement de la doctrine de l’Evangile et à un morcellement de l’autorité de l’Eglise. Car, dans cette perspective erronée, ce qui est affirmé doctrinalement, pourrait être nié pastoralement, et ce qui est interdit de jure, pourrait être autorisé de facto.

Dans cette confusion extrême, il appartient désormais au pape – conformément à sa charge, et dans les limites que lui a fixées le Christ – de redire avec clarté et fermeté la vérité catholique quod semper, quod ubique, quod ab omnibus[8], et d’empêcher que cette vérité universelle ne soit pratiquement et localement contredite.

Suivant le conseil du Christ : vigilate et orate, nous prions pour le pape : oremus pro pontifice nostro Francisco, et nous demeurons vigilants : non tradat eum in manus inimicorum ejus[9], pour que Dieu ne le livre pas au pouvoir de ses ennemis. Nous supplions Marie, Mère de l’Eglise, de lui obtenir les grâces qui lui permettront d’être l’intendant fidèle des trésors de son divin Fils.

Menzingen, le 27 octobre 2015
+ Bernard FELLAY
Supérieur général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

[1] Concile de Trente, 4e session ; concile Vatican I, constitution Dei Filius ; décret Lamentabili, n° 6.
[2] Mt 16, 18-19 ; Jn, 21, 15-17 ; constitution Pastor aeternus du concile Vatican I.
[3] Gal. 1, 8.
[4] Gn 2, 18-25.
[5] Mt 19, 6.
[6] Mt 19, 9.
[7] Léon XIII, Arcanum divinae sapientiae ; Pie XI, Casti connubii.
[8] « Ce qui (a été cru) toujours, partout et par tous »; saint Vincent de Lérins, Commonitorium.
[9] Oraison pro summo Pontifice.

31 comments

  1. Mg FELLAY écrit: « Fils de l’Eglise catholique, nous croyons que l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre, est le Vicaire du Christ, en même temps qu’il est le chef de toute l’Eglise. Son pouvoir est au sens propre une juridiction, et à son égard les pasteurs comme les fidèles des Eglises particulières, chacun isolément, ou tous réunis, y compris en concile, en synode ou en conférences épiscopales, sont tenus par un devoir de subordination hiérarchique et de véritable obéissance. »

    La Fraternité Saint-Pie X , obéissante au Pape, en reconnait donc son infaillibilité?

  2. Salomon

    A propos du synode sur la famille qui vient de se terminer, l’article s’inquiète à juste titre de l’opposition entre deux groupes de cardinaux. Il constate que l’un est plus centré sur la doctrine, l’autre sur le compassionnel ou la miséricorde.

    C’est là toute la tension qui existe dans les sociétés « occidentales » actuelles :
    objectivité ou subjectivisme.
    Beaucoup en occident refusent la notion de CULPABILITÉ qui est nécessairement liée à une FAUTE, c’est à dire à la transgression d’une LOI, que l’on pense limitant la LIBERTÉ alors qu’elle en est le fondement et la condition.
    L’idée d’un BIEN ou d’un MAL OBJECTIF est rejetée au bénéfice d’un mal ou d’un bien SUBJECTIF.
    JE détermine souverainement ce qui est bien (ou mal) POUR MOI, ICI et MAINTENANT.
    JE ne puis jamais et en aucun cas accepter une « LOI EXTÉRIEURE », que je n’aurais pas CONSTRUITE moi-même.
    On est donc dans un SUBJECTIVISME RELATIVISTE nécessairement INDIVIDUALISTE, variable et évolutif.
    Ne pas assassiner n’est pas « non transgressable » ; JE puis m’autoriser à tuer si JE pense que c’est bien pour moi ; Ne pas commettre d’adultère n’a de sens que par rapport à MON vécu, et je puis ME permettre des relations multiples si JE le trouve bon (et de préférence l’autre aussi) ; ne pas m’accaparer les biens que je convoite, ne pas tromper ou mentir deviennent tout aussi relatif et conjoncturel.

    L’alternative à un subjectivisme relativiste est de reconnaître une LOI  OBJECTIVE  EXTRINSÈQUE, permanente, qui s’applique nécessairement, OBLIGATOIREMENT, toujours et partout pour tous. La loi objective découle de la réalité qui est VÉRITÉ.
    Certes toute loi objective doit toujours être appliquée dans un contexte donné, par des personnes déterminées ; il faut des « arrêtés d’application », mais la loi existe « par elle même ». Il y a donc des actes  INTRINSÈQUEMENT  MAUVAIS.

    La  TRANSGRESSION  de la loi objective, possible uniquement par ma  LIBERTÉ, nie et détruit mon être, mon essence ; je me retrouve NU, dépouillé de moi-même, incapable d’une  RELATION AUTHENTIQUE  où je donne à l’autre sa place. Tout l’espace est occupé par JE, et l’autre est au mieux un instrument au service du je. L’individualisme est utilitariste et matérialiste ; l’autre est une chose à utiliser par Je.

    Mon envahissement par le Je, réduit le temps à l’utilitaire, presque sans passé, presque sans avenir. Il exclu nécessairement une création par un transcendant et une survie qui soit autre-chose qu’un éternel recommencement. Le temps n’est pas linéaire, il est cyclique.

    Le temps cyclique ne peut pas être construit. On ne peut que « ne pas perturber » son « harmonie » interne qui est éternel retour. Il n’a pas de sens, il est absurde. Le « non agir » est la sagesse, avec la jouissance du temps présent.
    Le temps linéaire est devenir et peut être construit. Il implique une évolution, un progrès (auquel il est possible de collaborer ou de s’opposer). Le temps a un sens que traduit la loi objective découlant du transcendant extrinsèque.

    Le relativisme subjectif c’est chercher Dieu en soi sans autre point d’appui que soi. N’est ce pas une entreprise absurde d’avance vouée à l’échec ? débouchant sur le vide où se projette un être rêvé fantasmatique ?
    Reconnaître la Vérité d’une Loi préexistante (d’une Parole située en dehors et avant) c’est reconnaître que nul ne s’est fait lui-même, c’est se recevoir soi-même comme un don, un cadeau gratuit, expression de l’amour d’un homme et d’une femme, expression de l’amour d’un Dieu trinitaire qui est amour. C’est placer sa vie dans une dynamique d’amour qui est don gratuit.

    Voilà, peut-être, l’opposition irréductible en jeu actuellement. C’est l’un OU l’autre.
    Ce lien entre la VÉRITÉ et la LOI, entre la LOI et la LIBERTÉ, entre la LIBERTÉ et l’ÊTRE, est peut-être ce que saint Jean‑Paul II a cherché à préciser dans Veritatis Splendor.

    Salomon

    • ROMANOS

      Merci à Salomon pour la belle démonstration de sa contribution dénonçant de manière lumineuse l’opposition irréductible entre le subjectivisme ambiant et l’existence de toute réalité (vérité) objective.
      (Vous avez dit : « Non serviam » ?)

      Qu’il me permette encore d’ajouter que, dans l’histoire millénaire des idées, la prise de conscience du « temps linéaire » est un apport spécifique de « l’eschaton » chrétien, qui pour la première fois a été explicitement formulé par saint Grégoire (évêque) de Naziance, l’un des « Trois Saints Docteurs » (avec saint Basile le Grand et saint Jean Chrysostome) célébrés conjointement, lors de la fête éponyme du calendrier liturgique byzantin.

      En effet il y a désormais un « alpha » et un « oméga », confirmation de l’intuition déjà contenue en germe dans le messianisme judaïque, qui bouleverse et renverse l’antique représentation païenne d’un « temps cyclique – éternel recommencement ».

  3. Observateur

    On ne voit pas d’inconvénient majeur à la déclaration de Mgr Fellay, qui semble dogmatiquement sinon correcte (ce n’est pas moi qui jugerai), du moins cohérent avec ce que je peux savoir de la doctrine catholique.

    Cette fois je ne reprendrai pas mon reproche habituelle, de l’énorme orgueil d’une fraternité qui d’habitude examine touts les faits et gestes pontificaux avec un regard systématiquement critique (et quand il ne dit rien de spécial, on l’accuse d’ « apostasie implicite » – concept génial). Pas cette fois-ci, parceque le monde entier a vu le combat se dérouler au sein même de la sainte Eglise, et chaque groupe de pression brailler pour emporter la décision. Donc, pour une fois, l’intervention de la Frat Saint-Pie X paraît juste, même aux fidèles.

    Un seul regret (que voulez-vous, j’ai été élevé chez les Tradis, il faut bien que je trouve une raison de récriminer, sinon je ne suis pas fidèle à mes origines 🙂 ).

    Mgr Fellay exprime clairement une vision juste du dogme. Soit. Quelqu’un de censé (et oui, je met µMgr Fellay dans cette catégorie), pourra-t-il un jour réflechir et nous éclairer sur la construction du substrat humain qui permet de tenir la foi ? Il n’en dit pas un mot.

    On trouve divorces, avortement, relations sexuelles avant mariage, homosexualité, pédophilie parfois… dans des familles catholiques, et même chez les tradis. Pourquoi ? Certes ici et maintenant il fallait intervenir pour défendre et rappeler le dogme, puisqu’il était menacé. Maintenant, prenons le cas d’un Mgr Krzysztof Charamsa. A part rapporter plein de points au Scrabble, son nom évoque plein de questions : comment un prêtre en est-il arrivé là ? Par quelle faille les fumées se sont-elles introduites ? Parceque côté dogme, il s’y connaissait.

    Merci quand même sincèrement à Mgr Fellay pour une intervention dogmatiquement précise, argumentée et juste. Que Dieu dans sa bonté hâte la pleine communion.

    • DUFIT THIERRY

      C’est Paul VI qui en 1972 parla d’autodestruction de l’Eglise et des fumées de Satan qui s’étaient introduites dans l’Eglise. Malheureusement force est de constater que c’est bien le concile qui a introduit ces fumées de Satan. La Fraternité St Pie X n’a fait que tenter de contrer cette destruction de l’Eglise en gardant la Foi, la Messe et l’enseignement traditionnel de l’Eglise. Il y a bien contradiction entre l’enseignement des papes jusqu’à Pie XII inclus et l’enseignement des papes qui ont succédé à Pie XII.
      Vous accusez d’orgueil la Fraternité St Pie X. Ou est l’orgueil dans le fait de conserver la foi Catholique ?
      Lorsque des actes aussi graves que la réunion d’Assise et autres qui mènent à l’apostasie sont accomplis même par le pape il n’ y a aucun orgueil à les dénoncer. Il faut reconnaitre qu’au train ou va l’œcuménisme nous allons tout droit à l’apostasie.
      Quant au texte de Mgr Fellay il rappelle -tout en conservant un ton respectueux envers le Souverain Pontife- la doctrine catholique du mariage qui est gravement mise en danger par le récent synode.

      • Observateur

        Bonjour M. Dufit,

        eh bien non, la méthode Coué n’est pas un argument en soi. Au passage, je vous signale aimablement que je connais la citation de Paul VI, que j’approuve, et que c’est à dessein que je l’ai cité.

        Merci pour votre exposé chimiquement pur de la pensée de la FSSPX. C’est un peu comme dialoguer avec un musulman radical, comme il est dans l’autoréférence permanente il ne conçoit pas la contradiction : il n’y a forcément qu’une seule interprétation possible de la réalité : comment ne peut-on pas être musulman ? On est alors forcément de mauvaise foi, puisque l’évidence s’impose (« force est de constater » dites-vous).

        Faisons bref (contre-méthode Coué): c’est l’Eglise qui définit le contenu et la compréhension de la Foi. L’Eglise vivante approfondit continuellement sa compréhension des saints mystères. Le Concile Vatican II a exprimé ce cheminement. Malheureusement, des formulations ambigues ont été interprétées dans un sens souvent hérétique par ce qu’il faut bien appeler des ennemis de l’Eglise, au point que les papes Jean-Paul II et Benoît XVI, depuis 1978 (37 ans tout de même : il y a longtemps que vous ne vous documentez plus ?) ont dû employer leur énergie à redresser ce qui avait été faussé, et préciser ce qui été ambigue (Inestimabile Donum, Veritatis Splendor, Dominus Jesu, Redemptionis Sacramentum… lma liste est longue, excusez-moi de ne pas tout citer).

        La FSSPX a un moteur à explosions : les arguments commençaient à manquer contre Saint Jean-Paul II. Vite, trouvez-nous une autre raison de nous indigner ! Assise ! Ouf, sauvés ! Voilà l’arbre qui nous permettra d’ignorer la forêt semée par le saint pape. Sauf que sur l’interprétation des faits d’Assise, les interprétations divergent grandement. Avez-vous déjà discuté avec des gens qui soit ne connaissent pas, soit ne voient pas de problèmes à Assise ? Il n’y a pas que des andouilles sur Terre, peut-être ces gens ont-ils des raisons valables ? Si vos arguments sont irréfutables, Dieu soit béni : vous les convertirez facilement.

        J’espère que vous n’avez pas raté la phrase la plus importante de mon laius précédent :
        Merci quand même sincèrement à Mgr Fellay pour une intervention dogmatiquement précise, argumentée et juste. Que Dieu dans sa bonté hâte la pleine communion.

        Bien à vous dans la paix du Christ (pacem do vobis, pacem meam relinquo vobis – la paix de l’âme est un bon signe).

        • DUFIT THIERRY

          Dans un concile les textes ne doivent pas être ambigus.
          Ces textes ambigus ont ensuite été des prétextes à détruire la Foi.
          Ceux qui ont appliqué le concile sont ceux qui l’ont fait.
          Jean-Paul II n’a rien redressé hélas : Assise, le baiser du coran (ce coran qui appelle au meurtre des chrétiens), ses visites aux temples protestants, aux synagogues, ses paroles -que St Jean baptiste protège l’Islam, nous avons le même dieu que les musulmans (Casablanca)- ses repentances sur le passé de l’Eglise. On voit les résultats de cet œcuménisme : apostasie des nations chrétiennes et islamisation galopante de ces nations autrefois chrétiennes.
          Si encore la situation s’améliorait mais elle ne fait que s’aggraver de jour en jour.
          Notre Seigneur a dit: vous jugerez l’arbre à ses fruits.
          Les fruits de 50 ans d’application du concile sont épouvantables.

          • Ultima

            @DUFIT , Mgr Lefebvre a bien signé le Concile Vatican II !
            Mgr Lefebvre a eu raison de résister de défendre la Foi , mais pas dans le schisme !
            Car c’est justement violer cette Foi que l’on prétend défendre et de façon schismatique .
            La fin ne justifie pas les moyens Dufit !

  4. La réflexion intransigeante de Mgr Fellay sur le synode me surprend un peu. La FSSPX il y a peu de temps était encore considérée comme schismatique, ne reconnaissant pas l’autorité du Saint-Siège. Mgr Marcel Lefebvre et les trois ou quatre évêques qui l’avaient assisté pour la consécration de nouveaux évêques sans l’accord du Pape avaient été excommuniés.
    Faisant preuve de miséricorde, Benoît XVI levait ces sanctions. Le pape François il y a quelques jours autorisait les prêtres de La FSSPX à accorder le pardon aux fidèles pour la prochaine année sainte.
    Le petit fidèle lambda que je suis ne comprend pas le refus systématique de miséricorde de Mrg Fellay vis à vis de certains divorcés remariés.

    • DUFIT THIERRY

      Je suis désolé mais vous dites d’énormes bêtises.
      Mgr Lefebvre et la Fraternité St Pie X n’ont jamais remis en cause l’autorité du Saint Siège.
      Mgr Lefebvre et la Fraternité St Pie X n’ont jamais été schismatiques
      Vous ignorez tout de la doctrine de l’Eglise sur le mariage.
      Un divorcé remarié vit dans l’adultère.
      L’indissolubilité du mariage a été instituée par Notre Seigneur.
      Ce n’est pas de la miséricorde que d’encourager le péché.

      • Cher Monsieur,

        Quand j’écris je me documente avec soin et je pèse mes mots. Vous avez mal lu mon texte, je n’ai jamais dit que Mgr Lefebvre et la FSSPX étaient schismatiques, voilà exactement ce que j’ai écrit : «  La FSSPX il y a peu était encore considérée comme schismatique.. ». « Etait considérée comme » n’est pas « était ».
        Je reprends l’historique des événements. Le 30 juin 1988, Mgr Lefebvre, assisté de Mgr Antonio de Castro Meyer, évêque de Campos, sacre quatre évêques, Alfonso de Galaretta, Bernard Fellay, Bernard Tissier de Mallerais et Richard Williamson.
        Ce sacre d’évêques malgré l’interdiction de Rome relève de l’excommunication latae sentiae. Cette excommunication est rendue publique le 1er juillet 1988 par le décret Dominus Marcellus Lefebvre. Dans ce décret, le Cardinal Gantin affirme que Mgr Lefebvre a « posé un acte schismatique » en citant les canons 1364-1 et 1382 du Code de droit canonique.
        Le 2 juillet 1988 par le motu proprio Ecclesia Dei, Jean-Paul II rappelle aux fidèles que nul ne doit ignorer que l’ahésion formelle au schisme constitue une grave offense à Dieu et comporte l’excommunication prévue par le droit de l’Église ».
        Voilà quelques faits vérifiables que vous semblez totalement ignorer.
        Quant à la doctrine de l’Église sur le mariage je peux vous dire que je la connais bien et même très bien pour l’avoir étudiée en profondeur, des années durant, dans ses moindres détails

        • DUFIT THIERRY

          Merci pour cette précision mais les choses sont un peu plus compliquées que cela car des cardinaux (notamment Castrillon Hoyos) avaient publiquement reconnu que la Fraternité St Pie X était pleinement catholique malgré son statut canonique imparfait.
          Mgr Lefebvre a sacré des évêques parce qu’il y avait état de nécessité prévu par le droit canon. Sans ces Sacres la Messe traditionnelle aurait disparu. Si ensuite Rome a été obligé de libéraliser la Messe traditionnelle c’est grâce à l’action de Mgr Lefebvre (la Fraternité St Pierre est né à la suite des Sacres).
          On sait aussi que l’attitude de Jean-Paul II a été très partiale dans cette affaire. Ce n’est pas faire injure à la mémoire de Jean-Paul II que de dire qu’il était très hostile à la Tradition même s’il était conservateur sur la morale et les mœurs. Du reste le cardinal Gagnon qui avait visité les diverses maisons de la Fraternité St Pie X avait reconnu que c’était bien une œuvre d’Eglise.
          Enfin quand on voit maintenant le cardinal Barbarin faire des confirmations oecuméniques avec une femme pasteur -en toute impunité- je me demande qui est vraiment schismatique.

          • Jean-Marie Vaas
            Author

            Peu importe ce que l’on pense des sacres de 1988, il est quand même téméraire de dire qu’en leur absence la messe traditionnelle aurait disparu. Il est difficile de faire de l’histoire-fiction. La force de la messe traditionnelle découle d’elle-même. Mais la Providence sait utiliser des canaux différents à des moments différents. Même des prêtres qui ont quitté la FSSPX, voire rejoint tel ou tel diocèse, ont salué les sacres de 1988. La perspective de Benoît XVI était de monter que l’itinéraire de la FSSPX pouvait être intégré dans le combat de la foi que mène l’Eglise.

          • Ultima

            DUFIT THIERRY écrit :  » Mgr Lefebvre a sacré des évêques parce qu’il y avait état de nécessité prévu par le droit canon. »

            Malgré que je vous es démontré la dernière fois qu’il y a pas d’état de nécessité prévu au St droit Canon pour sacré un éveque et encore moins contre l’avis d’un Pape que l’on reconnait parfaitement légitime .

            Vous persistez a affirmer des conneries sans avancer aucune source de quelque nature que ce soit ! soit vous etre un ane baté ou un sectaire a tendance schismatique visiblement ?

            Billioti , avance des argument avec source canonique X et Y a votre grande différence .

      • Ultima

        J’ai bien peur que c’est vous qui ignorez tout de la doctrine de basse Catholique !
        1) Pie XII Ad Apostolorum Principis 1958 écrit :
        De ce que Nous vous avons exposé, il suit qu’aucune autorité autre que celle du Pasteur suprême, ne peut invalider l’institution canonique donnée à un évêque ; aucune personne ou
        assemblée, de prêtres ou de laïcs, ne peut s’arroger le droit de nommer des évêques ; personne ne peut conférer légitimement la consécration épiscopale sans la certitude préalable du mandat pontifical 12. Une consécration ainsi conférée contre tout droit ( Divin & ecclésiale ) et qui est un très grave attentat à l’unité même de l’Église, est punie d’une excommunication « réservée d’une manière très spéciale au Saint-Siège, et encourue ipso facto non seulement par celui qui reçoit cette consécration
        arbitraire mais aussi par celui qui la confère. 13 » Pie XII Ad Apostolorum Principis 1958

        2) Dans l’Église catholique il ne peut y avoir de sacre légitime que s’il est conféré par un mandat apostolique. » (Le Pape Pie VI, lettre apostolique Caritas, 13 avril 1791.)

        3)Le Pape seul institue les évêques. Ce droit lui appartient souverainement, exclusivement et nécessairement, par la constitution même de l’Église et la nature de la hiérarchie.
        Dom Gréa, De l’Église et de sa divine constitution, L’épiscopat, Paris 1907, p. 241

        Mon pauvre DUFIT THIERRY !

        • DUFIT THIERRY

          Si on n’a pas compris la gravité de la crise de l’Eglise déclenchée par Vatican II -sans précédent- qui s’attaque à tout, dogme, liturgie et maintenant morale (dernier synode) on ne peut pas comprendre l’acte de Mgr Lefebvre en 1988.

          • Ultima

            L’acte schismatique et la création d’une église parallèle domestique de Mgr Lefebvre n’est pas une réponse a la crise des hommes d’Eglise , mais cela n’a fait que rajouter de l’iniquité a l’iniquité . Car la Sainte Eglise Catholique n’est jamais en crise , que c’est hommes nuance mon cher THIERRY , il suffit de voir ce que sa donné l’acte schismatique de Mgr Lefebvre actuellement
            A des multiple création de sectes avec des multiples sacres sauvages , l’IBMC, Sédévacantistes , et meme une secte en Espagne à Palma avec sont  » Pape  » Grégoire XVIII , la Ligné de Mgr Thuc

      • Cher Monsieur,
        Encore quelques précisions, le Pape François et les membres du synode nous rappellent des points importants de l’Évangile concernant notamment la miséricorde.
        Le mot Jésus signifie « Dieu sauve ». A plusieurs reprises Jésus dans ses discours répètent cette petite phrase : « Je suis venu sauver ce qui était perdu ». Pour illustrer ce thème important de son message il y a le passage de la « Femme adultère » ( Jn. 8,1-11 ). Une bande de « machos » lui amène un jour une femme surprise en flagrant délit d’adultère. Il était prévu dans la loi de lapider ces femmes-là, c’est-à-dire de les tuer à coups de pierres. Jésus les fixant de son regard scrutateur leur dit : « Que celui d’entre vous qui n’a jamais péché lui jette la première pierre. » L’évangéliste, à cette remarque, ajoute malicieusement : « Après avoir entendu ces paroles, ils se retirèrent l’un après l’autre, à commencer par les plus âgés. » Jésus s’adressant alors à la femme lui dit : « Où sont-ils donc ? Personne ne t’a condamnée ?…moi non plus, je ne te condamne pas : va et désormais ne pèche plus. »
        Cette page est une des plus belles de l’Évangile. Le pape François et les membres du synode la connaissent bien. Jésus est le Sauveur de tous il n’exclut personne.

        • DUFIT THIERRY

          On a actuellement une fausse conception de la miséricorde. La miséricorde ne s’applique qu’à ceux qui se repentent de leurs péchés. Le synode entend ouvrir la porte à la communion pour les divorcés remariés ce qui est admettre l’adultère et remettre en cause l’indissolubilité du mariage. Communier en état de péché mortel est un sacrilège.
          Donner la Communion à des divorcés remariés serait comparable à un médecin qui donnerait du sucre à un diabétique. Le premier devoir du catholique est de fuir le péché et si l’on tombe dans le péché on doit se repentir, se confesser et avoir la ferme volonté de ne plus retomber.
          Approuver le péché n’est pas de la miséricorde, c’est au contraire conduire les âmes en Enfer.

          • Ultima

            Exacte Thierry , tu oubli une chose aussi !
            Une messe illicite ( Frate , IMBC , Sédévacantiste ) est sacrilège aussi !
            Les messes des orthodoxes Grecs est valide comme pour la FSSPX , mais illicite pour les deux organisations et donc sacrilège .

          • ROMANOS

            ROMANOS, étranger mais néanmoins observateur attentif aux querelles intestine de l’Église de Rome, est quelque peu gêné par la virulence de certains échanges sur ce site, évoquant un climat de guerres de religions que l’on croyait révolu au sein des confessions chrétiennes, alors qu’on attendrait que les remarques et les reproches soient légitimement exprimés avec plus d’amour mutuel.
            Comment alors convaincre de sa sincérité dans le dialogue œcuménique, avec autant d’inimitié affichée entre les membres d’une même juridiction ecclésiale ?,

            Par ailleurs, il est blessant (et non théologiquement ni canoniquement fondé) de lire que les « Divines Liturgies » orthodoxes seraient soit-disant sacrilèges (alors que reconnues valides !) au seul motif qu’elles seraient tenues pour illicites parce-que célébrées hors de la communion du Pape de Rome.

            Qu’il soit permis de rappeler que chaque année, à l’occasion de la fête du Saint Apôtre André, patron du siège de Constantinople, une délégation romaine conduite par un cardinal-légat, quand ce n’est pas le Saint-Père Pape de Rome lui-même comme à l’automne 2014 et avant lui ses prédécesseurs, assiste à la Divine Liturgie de Saint Jean Chrysostome en la cathédrale Saint-Georges de la résidence patriarcale du Phanar.
            Est-il pensable, un seul instant, que les plus hauts hiérarques de l’Église d’Occident pourraient avaliser, par leur seule présence, désormais coutumière les 30 novembre de chaque année, des célébrations liturgiques réputées sacrilèges ?

            Concernant la messe tridentine, dont l’usage avait disparu « de facto » dès le début ds années 70s, contrairement à Jean-Marie VAAST, le modérateur de ce site, ROMANOS est enclin de penser que sa restauration progressive (mais encore confidentielle) doit beaucoup à l’ancien archevêque de Dakar.
            En effet, s’il y a eu schisme avec les sacres, ayant entraîné l’excommunication, ce n’est qu’à leurs suite que furent favorisées l’érection de diverses fraternités traditionnelles avec des dissidents de la FSSPX, selon le vieux principe de l’uniatisme visant à détacher des communautés orthodoxes, ou bien orthodoxes-orientales, de leurs Églises-mères.
            À ce sujet, un paradoxe peu souligné de l’uniatisme étant de légitimer la validité des diverses Divines Liturgies en usages dans les communautés orientales désormais unies à Rome, alors que ces dernières ne les ont pas reçues de Rome !

          • Cher Monsieur,
            Dans ce texte de l’Évangile de Jean dont je parlais il est clair que le Christ, tout en invitant la femme adultère à ne plus pécher, ne la condamne cependant pas à brûler en enfer. Vous semblez vouer aux gémonies l’attitude bienveillante et miséricordieuse de notre Sauveur vis-à-vis d’une enfant de Dieu pour laquelle il a donné sa vie. Sans la moindre hésitation, personnellement, avec le Pape, le concile et le synode, je me range du côté de l’Évangile.

  5. gershom leibowicz

    Il est dommage que Mgr Fellay ignore les débats du Concile de Trente sur les fondements de l’autorité des évêques .La question de savoir si l’autorité des évêques procède uniquement du pape ou non n’a justement pas été tranchée au concile de Trente. Cette question n’a été réglée que par vatican II.
    Je m’étonne de l’absence de rigueur intellectuelle et théologique de cette déclaration.

    • Ultima

      Oui , l’autorité d’un éveque ne procède que du Pape via la Juridiction donné par le Pape a l’éveque en question dans sont diocèse qui lui est attribué , Concernent le Pape , il reçoit la Juridiction Universelle de Droit Divin des sont acceptation de sa promotion comme Pape au Conclave .

  6. gershom leibowicz

    Une connaissance même très superficielle du déroulement du Concile de Trente et des questions qui y furent évoquées conduit à savoir , que l’autorité du pape fut un sujet de discussions serrées et que les positions adoptées en ce domaine par le saint Concile furent le résultats de compromis fragiles et durement négociés
    Ainsi Charles de Guise cardinal de Lorraine a défendu l’idée lors de la séance du 13 mai 1563 que les évêques devaient être élus par le peuple et par le clergé! Nul n’ignore non plus que la réunion du concile de Trente fut « imposée » au pape Paul III notamment par Charles Quint en invoquant le décret « fréquens  » du concile de Constance . Ce concile qui avait rétablit la papauté après le grand schisme a aussi radicalement changé le type de relations entre le pape et les évêques qui ne sont plus de simple dépendance hiérarchique.

    Cette question fut majeure au Concile de Trente : De quels pouvoirs disposent les évêques en vertu de leur consécration épiscopale (de jure divino) par rapport à l’autorité qui leur est conférée par le pape.? Cette question du jus divinum est particulièrement complexe .

    Je trouve regrettable que l’argumentation simpliste de Mgr Fellay (qui ne se réfère de manière très partielle qu’à Pastor Aeternus au mépris de la Tradition)) ignore à ce point, l’histoire de l’Eglise et la complexité des rapports d’autorité entre le pape et les évêques. Il affaiblit ainsi de fait son propos.

    Nb: mes sources sont les actes du Concile de Trente publiés à Fribourg entre 1901 et 2001 : Concilium Tridentinum .Diariorum.Actorum,Epistolarum,Tractatuum nova collectio.

  7. Pauvre pécheur que je suis

    Sous Mgr Lefebvre, la Fraternité St Pie X avait été déclaré schismatique…

    Beaucoup de lois et est-ce pour éloigner les gens de la sainte Miséricorde quand il y a un regret sincère de nos péchés ?

    Le Christ ne se plaignait-il pas justement de la multitude des lois des scribes et des pharisiens ?

    Ce n’est pas d’aujourd’hui car Satan était présent lors de l’institution de l’Eucharistie par le Christ lui-même…

    7 fois 70 fois et la Bible dit : tous les péchés des hommes seront pardonnés…

    Prions et gardons espoir dans l’intervention de l’Esprit Saint + + +

    • Observateur

      Bonjour pauvre pécheur,
      excusez-moi mais je n’ai rien compris à votre propos. Entièrement d’accord cependant avec votre dernière phrase : « Prions et gardons espoir dans l’intervention de l’Esprit Saint + + + »
      Amen.

  8. Féru

    Le cardinal Sarah et le cardinal Burke ont fait le même genre de déclaration. Ils sont dans l’église catholique de manière incontestable et représentent un courant fort sauf dans les diocèses occidentaux décadents et gangrénés par le « Je » comme c’est expliqué plus haut.
    Mais tout ceci montre une amorce de rupture, la déchirure va-t-elle progresser ? Comment tout s’articulera à l’avenir entre la FSPX et les courants fidèles aux enseignements du Christ qui s’estimeront de plus en plus rejetés par Rome ?
    Benoit XVI sera-t-il amené à sortir de son silence ?
    La destruction de l’église par François va-t-elle continuer mais en toute discrétion, invisible jusqu’à ce qu’il soit trop tard ?
    Tout est entre les mains du Père. Lui seul peut nous sauver de la terrible incertitude actuelle provoquée par ce grand écart de l’église entre 2 options incompatibles.

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