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Disparation du cardinal Ján Chryzostom Korec

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C’est une grande figure de l’Église catholique qui vient de disparaître, le 24 octobre 2015. Le cardinal Ján Chryzostom Korec a été l’un piliers de cette Église du silence, en Tchécoslovaquie, sous la période communiste. Né en 1924 et ordonné prêtre en 1950, il avait été consacré évêque clandestinement, le 24 août 1951, sous Pie XII. Comme le rappelle Radio Vatican, « il était depuis plusieurs années le doyen d’ancienneté dans l’épiscopat mondial, et il était l’un des six derniers évêques nommés sous Pie XII à être encore en vie. Il avait donc connu sept pontificats. »

Mgr Korec avait été emprisonné en 1960 et libéré en 1968. En 1969, il avait même rencontré le pape Paul VI. Sa vie, au temps du communisme, a oscillé entre surveillance et emprisonnement. En 1974, Mgr Korec avait été à nouveau emprisonné, puis libéré. En raison de la clandestinité et de l’absence de statut pour l’Église catholique, il avait été notamment ouvrier. C’est en 1990, après la chute du communisme et la libéralisation, qu’il devient évêque de Nitra. En 1991, il est créé cardinal par Jean-Paul II. On sait la proximité entre l’Église polonaise et l’Église tchécoslovaque du silence. Le futur Jean-Paul II avait même ordonné, dans les années 1960, des prêtres tchécoslovaques. Jusqu’à la partition de la Tchécoslovaquie, en 1993, le cardinal a exercé la fonction de président de la conférence épiscopale tchécoslovaque.

Dans son message adressé au président de la conférence épiscopale slovaque, le Pape François a déclaré sa « profonde tristesse pour la disparition d’un pasteur si généreux et si zélé, qui dans son long ministère écclésial s’est démontré un témoin intrépide de l’Évangile et un infatigable défenseur de la foi chrétienne et des droits de la personne humaine. Incarcéré et empêché pendant des années d’exercer librement sa mission épiscopale, il ne s’est pas laissé intimider, en donnant toujours un exemple lumineux de force et de confiance dans la providence divine, comme aussi de fidélité au Siège de Pierre. Je rend grâce au Seigneur pour avoir donné à son Église cette éminente figure de prêtre et d’évêque, et j’élève de ferventes prières à Dieu pour qu’Il accueille dans sa joie éternelle, après tant de souffrances, son serviteur bon et fidèle. »

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