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« Faire l’expérience de la Tradition » ? La question est posée

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Concernant l’évolution des ordinations au sein de l’Eglise de France, Riposte catholique soulignait la vitalité de la mouvance traditionnelle. Elle ne procède pas seulement de manière « relative » (effondrement des ordinations pour la forme ordinaire du rite romaine), mais également « absolue » (augmentation et régularité des ordinations pour la forme extraordinaire). L’article concluait: « on peut penser ce que l’on veut de la situation de l’Église, de la crise qui marque encore certains esprits: il n’empêche que la mouvance traditionnelle sait faire preuve de dynamisme dans une société qui se déchristianise à grande vitesse. Il sera de plus en plus difficile d’ignorer ces chiffres. » Un article de DICI procède à une intéressante analyse:

Cette année il n’y a eu que 68 ordinations de prêtres diocésains pour toute la France, auxquelles s’ajoutent 52 ordinations de religieux, soit un total de 120 nouveaux prêtres. Et, selon les projections, il n’y aura plus que 6.000 prêtres en France dans 5 ans, contre 15.000 aujourd’hui, car 10.000 d’entre eux ont plus de 65 ans, et 7.000 plus de 75 ans.

Comment ces 6.000 prêtres pourront-ils encore desservir les paroisses ? Le recteur de la grande mosquée de Paris a des idées sur une nouvelle affectation des lieux de culte en France (Europe 1, 15/06/15), et Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry, qui « préfère que les églises deviennent des mosquées plutôt que des restaurants » (Le Figaro, 15/06/15), saura lui passer les clefs.

Devant ce déclin inexorable des ordinations, des commissions de spécialistes proposent des explications sociologiques, des colloques entre experts suggèrent des interprétations psychologiques, alors que la conclusion est chaque jour plus démographiquement évidente : les nouveaux prêtres ne suffisent pas à remplacer les prêtres décédés.

Face à cette chute vertigineuse, un évêque demandait, il y a quelques années, qu’on laisse « faire l’expérience de la Tradition ». Mais au nom d’un a priori idéologique, on a repoussé sa demande : le Concile n’est pas négociable, la réforme postconciliaire est irréversible, les chiffres qui lui donnent tort doivent être « lefebvristes », et il convient de les traiter comme tels, par le dédain… Tel est le déni de la réalité.

Or les faits sont toujours là, et l’expérience de la Tradition peut encore être faite. Mais pour cela il faudrait refuser énergiquement que notre destin soit dans ce déclin. Et il faudrait vouloir se servir des trésors qu’offre la Tradition bimillénaire… Tel est le défi !

Abbé Alain Lorans

La question est donc posée: « l’expérience de la Tradition » doit être envisagée. Oui, le défi est bien de reconnaître (dans l’Église) qu’il faut la prendre en compte !

17 comments

  1. Erasmus Minor

    Faites l’expérience de l’Évangile plutôt ! Quant à la tradition dont vous parlez à tort et à travers elle n’est que l’ultime travestissement de l’Évangile en date dont vos prêtres sont les tristes bouffons.
    Je vous le redis : faites l’expérience de l’Évangile et toutes vos fadaises, tous vos hochets disparaîtront !
    Et publiez ce commentaire si vous avez tant soit peu de courge et d’honnêteté intellectuelle…
    Merci

    • pm

      Que voulez vous dire exactement ?
      La Tradition ne serait que l’ultime travestissement de l’Evangile et les prêtres des tristes bouffons ?
      Vos propos n’engagent que vous… et vos critiques ne peuvent porter atteinte à tout l’apostolat que réalisent les fraternités traditionnelles ainsi que les autres fraternités de rit ordinaire comme : les Prêtres de St Martin; les Petits Gris, les communautés nouvelles chrétiennes et ajoutons aussi tous les mouvements scouts traditionnels, les pèlerinages, les monastères qui essaiment parce qu’ils ont des vocations etc…
      Je crois qu’ils font l’expérience de donner et faire vivre la PAROLE DE DIEU et les fidèles en sont heureux je peux vous l’assurer.

  2. DUFIT THIERRY

    On est épouvanté par la situation catastrophique dans laquelle se trouve l’Eglise mais il faut remonter aux causes et il est clair que Vatican II n’est pas étranger au drame actuel. Dès 1966 Mgr Lefebvre alors supérieur général des spiritains alertait le cardinal Ottaviani sur les conséquences désastreuses du concile: perte de la Foi,disparition des vocations, abandon des Sacrements, immoralité qui commençait à se répandre etc… (voir la lettre de Mgr Lefebvre au cardianal Ottaviani du 20/12/66).
    Ce concile a consisté à accepter les erreurs condamnées par les papes jusqu’à Pie XII inclus: libéralisme, modernisme, oecuménisme.
    Les principes révolutionnaires :- liberté religieuse (suppression des Etats Catholiques)
    – collégialité (destruction de l’autorité)
    – oecuménisme (toutes les religions sont bonnes,protestantisation de la Messe) ont détruit l’Eglise de l’intérieur et Mgr Lefebvre avec beaucoup de clairvoyance s’en est rendu compte dès la fin du concile.
    Depuis la situation n’a fait que se dégrader. Effectivement comme le dit M l’Abbé Lorans seule la Tradition pourra redresser l’Eglise.

  3. jade

    Il faut bien en venir à juger l’arbre à ses fruits et constater que les directives de l’après concile ont été désastreuses pour l’Eglise. La société se déchristianisant de plus en plus et l’arrivée de l’islam contribue aussi à cet état déplorable. Mais les responsables ne semblent pas inquiets de cela, ils préfèrent que les chrétiens manquent de prêtres alors qu’ils auraient la possibilité de missionner des jeunes prêtres traditionnels.
    Nous avons des paroisses qui se meurent parce que beaucoup veulent absolument que la Tradition disparaisse.
    Il faut que les chrétiens se réveillent et se groupent pour demander ce qu’ils sont en droit de recevoir selon le droit canon de l’Eglise catholique. Tout est là !!!

  4. ZAGO Domenico

    …mais « l’expérience de la tradition… » nous l’avons déjà faite !… Et pendant longtemps ! Mes parents ont vécu toute leur vie cette forme de catholicisme ! Tous nos villages de ce Val de Garonne étaient desservis par un curé ensoutané , disant messes en latin , vêpres , saluts du S.St , rogations…etc…Cela n’a pas empêché la déchristianisation massive actuelle ! Vous me faites rire avec votre « restauration  » ! Domenico Zago .

    • Grégoire

      Peut être qu’autrefois la liturgie n’était pas assez intensément vécue par une partie de la population, et que la crise de la liturgie et la foi que le bon Dieu nous permet de vivre est une dure épreuve pour nous purifier et nous permettre de vivre plus profondément le message du Christ, dans la messe et dans les sacrements. En d’autres temps, l’apparition du protestantisme, qui a mené beaucoup de personnes à l’erreur, a également permis à l’Eglise de réfléchir sur son enseignement et sur la diffusion des Écritures et la transmission de la Foi. Ainsi va le monde et l’Eglise et nous avons besoin de ces longues crises pour continuer le chemin de sainteté où le Christ appelle son peuple.

  5. zézé

    La déchristianisation se fait depuis concile Vatican II ! que cela plaise ou non ! pourquoi ? parce qu’il n’y a plus l’essentiel dans les Saintes Messes…. La Messe devons-nous le rappeler est le Sacrifice non sanglant de Notre Seigneur Jésus sur l’Autel ! alors modestie, recueillement, adoration, sont les maîtres-mots de la Messe de la part des fidèles. Quant au Prêtre qui célèbre la Messe se doit lui-même d’être à la hauteur de ce qu’il fait au Nom de Jésus et parce que Jésus l’a demandé : ‘Faites ceci en mémoire de moi ».
    Et comme je l’ai déjà signalé dans d’autres commentaires : la Messe dite Traditionnelle n’a jamais été interdite de toute façon ! comme Benoît XVI l’a rappelé lors du Motu Proprio Summorum Pontificum du 7 juillet 2007 ;
    alors je crois de toute façon : si les parents chrétiens viennent à la Messe AVEC leurs enfants, il y aura sûrement des vocations ; si les Prêtres font des homélies dignes de ce nom et non pas un gloubiboulga de blablabla qui n’emmènent pas les Ames vers le Ciel alors effectivement il n’y aura plus de Prêtres ; car le but essentiel du Prêtre est d’amener TOUTES les Ames vers le Ciel. Et de faire éclore aussi des vocations religieuses.
    Il y a eu des périodes où les vocations religieuses étaient moindre..mais je crois en la Tradition qui fera éclore de nouvelles vocations, car les Prêtres se reconnaissent et n’ont pas peur de porter la soutane, autant que les religieuses, qu’elles soient d’une Fraternité ou Dominicaines et Elles sont en habit !
    Dieu est immuable, et ce n’est pas parce que nous sommes au 21è siècle (et il n’y a aucune gloire vu les évènements dus justement au laxisme de tout bord) que Dieu accepte qu’on arrive dans une église en short ou en « petites bretelles » ou encore que l’on aille communier au Corps Ame et Divinité de Jésus sans avoir fait de péché mortel (enfer si l’on meurt sans confession), sans humilité (à genoux) en discutant, ou en arrivant les mains dans les poches ! le respect existe car DIEU est DIEU et devant lui tout genou doit fléchir, au Ciel, sur Terre et en Enfer.

  6. Myriam

    La Tradition vécue dans la liberté
    Est porteuse vécue avant 1962
    C’était une forme de despotisme.

    Aujourd’hui la Tradition nous protège
    Des envahisseurs laïcs appelés diacres , insupportables autour de l’autel.

    Des sous diacres non consacrés
    Suffiraient ..

    • Théofrède

      parfaitement stupide :
      il y a quelques années, j’ai entendu Mgr Fellay, dont je ne pense pas qu’il puisse être considéré comme un évêque « conciliaire » réprimander la directrice de « Monde et Vie » parce qu’elle appelait les diacres des « laïcs consacrés », formule totalement idiote parce que les prêtres aussi étaient laïcs avant d’être ordonnés; il lui dit qu’il lui interdisait d’appeler « laïcs » des hommes qui avaient reçu le sacrement de l’Ordre
      saint Paul n’avait pas tort : taceant mulieres

  7. Maurice

    Vomir sur la tradition et par la même les fidèles traditionalistes, comme c’est fait par des internautes, est nier le fait que là ou des « offices traditionalistes » sont dits, les églises ne sont pas ne serait-ce qu’a moitié pleine ! Elles sont presque pleines (presque, car il faisable de pinailler en disant : là il y a une place de libre sur le banc) ; comment aimer assister à des offices qui ressemblent à tout sauf à un office ? Guitares et tambourins n’ont rien à faire dans des offices catholique, pour d’autres religions comme celle de la reforme néo-protestante V2 peut-être, mais pas pour la notre !
    Zago a raison lorsqu’il écrit que la tradition nous l’avons déjà expérimenté, et ce depuis des siècles ! Ceux qui disent qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils disent car c’est en latin n’ont jamais fait attention que dans un missel il y a deux colonnes, une en latin et une autre en français de l’autre coté de la page, et puis, lorsque certains chantent des airs à la mode dans une autre langue comprennent-ils se qu’ils chantent ? Pour beaucoup certainement pas ! Mais ils le font sans se préoccuper du sens des paroles (le feraient-ils s’ils comprenaient ?), alors pour dire ses prières, qu’ils fassent l’effort de les dirent en latin en en profitant pour apprendre ce qu’ils récitent.

    Quant à – Minor – qui traite nos prêtres de « bouffons », qu’il réfléchisse sur l’attitude des prêtres (si faisable de sa part) qui s’agitent lors de … messe (?) néo-protestante, c’est tout ce que l’on veut, mais pas un office et tout ça au son de la gratte et de tambourin ! C’est ÇA une messe ? Il est préférable d’aller en boîte que d’assister à ÇA ! À quand des majorettes et des filles seins nus ? Peut-être qu’une petite fumette en même temps aiderait à faire passer cette agitation. Déjà qu’à un moment les fidèles se promènent pour se serrer la main …
    Nous n’aimons pas la réforme, mais ne vous insultons pas, faites de même avec nos prêtres et les fidèles.
    Vous êtes-vous posée la question du pourquoi il y avait moins de vocations pour la reforme et qu’elle est en augmentation pour la tradition ? Vous devriez ! Vous êtes pire que nos ennemie mahométan !

    Comme vous le constatez, l’administrateur du site « a eu le courage de publier votre vomi ».

    • Théofrède

      une remarque : le fait que les fidèles se promènent pour se serrer la main est du au laxisme du clergé; les instructions qu’il reçoit de Rome disent bien que cela ne doit pas être toléré
      il en va de ces promenades comme du reste la liturgie depuis le dernier concile (et non « le Concile », il y en a eu bien d’autres dans l’histoire de l’Eglise) tout est devenu anarchique

  8. Nardo

    Ce n’est pas le Concile (avec ses textes admirables) qui est en faute, c’est l’esprit révolutionnaire soixante-huitard d’un certain clergé français notamment qui a voulu démolir la tradition et a désacralisé la liturgie.
    J’ai confiance dans l’Eglise catholique romaine et dans l’ensemble du peuple chrétien en quête d’unité. La haine a été vaincue sur la Croix par le Christ Miséricordieux…

    • Théofrède

      je renouvelle ma remarque : il n’y a pas de « le Concile »; il y a eu un dernier concile dont on peut évidemment penser que le clergé en a dénaturé les résultats; de tout temps, dans l’histoire de l’Eglise, il y a eu des conciles, œcuméniques, pleiniers, provinciaux, et je dois en oublier; le deuxième concile œcuménique du Vatican n’en est qu’un parmi d’autres, et il semble surtout qu’il soit mal connu des fidèles et que son évocation serve à un clergé déboussolé à faire n’importe quoi

  9. chui Zemmour

    Le vrai Erasme était bcp plus clair. Faites l’expérience de l’Evangile, ah oui et lequel celui à la sauce ONG qu’on nous baratine à longueur de sermons incompréhensibles où on nous dit qu’il faut aller vers les plus pauvres mais ceux-là même dépensent 2,5 millions d’euros pour se faire un bel évêché à partir d’un carmel qui aurait pu accueillir des religieuses cloîtrées qui auraient servi de paratonnerre, ou le vrai Evangile celui prêché par le curé d’Ars qui attirait les foules qui était dans la Tradition et qui était Dieu premier servi, aujourd’hui, l’évangile selon bcp c’est l’homme est supérieur on s’occupera de Dieu après. Et le vrai Evangile est dans la Tradition tout comme ceux qui respectent le vrai concile pas celui des mierdas qui ont semé la panique pour détruire l’Eglise Catholique, mais il y a encore trop de cathos qui préfèrent écouter les sirènes du modernisme plutôt que s’en référer à…. l’Evangile et qui préfèrent dégoiser sur les prêtres de la Tradition alors qu’ils font un travail remarquable , d’ailleurs un vrai prêtre est un prêtre de la Tradition, depuis 2000 ans le Christ est toujours le Christ et ce qu’il a dit et fait n’a pas changé avec les élucubrations de certains hérétiques qui croient au changement de l’Eglise, les commandements sont toujours les mêmes, etc etc etc

  10. mariani

    Il n’est pas nécessaire de parler de traditionalisme , il suffirait d’apprendre aux prêtres à donner toute sa grandeur à l’ultime sacrifice du Christ, à redonner leur importance aux textes de l’écriture, tout le monde n’est as capable de les lire avec force et conviction,la messe doit être célèbée avec foi. Un prêtre qui se donne en célébrant attire les paroissiens. On a trop tendance à s’endormir dans les ronron des perchais préchas. Souvent le me pose la question qu’as tu retenu de cette messe et malheureusement souvent je suis obligée de répondre « rien ». Beaucoup de prêtre ne sont pas des êtres de lumière. Nombreux sont ceux qui ne savent pas montrer à leurs fidèles qu’ils les aiment, les soutiennent et veulent les évangéliser. Cela correspond à la déliquescence de la société qui est en train de perdre toutes ses valeurs. L’Eglise doit s’attacher à redévelopper ces valeurs. Il n’y a pas d’entente ni d’union. Qu’est devenue la grande leçon du Christ « aimez vous les uns les autres »?

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