L’Osservatore Romano sous le feu des critiques des catholiques américains

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Le temps me manque, évidemment, pour traduire tout ce que j’ai lu et archivé sur l’incroyable malhonnêteté de L’Osservatore Romano rompant unilatéralement l’embargo imposé à tous les journalistes sur le nouvel ouvrage d’entretiens de Benoît XVI avec Peter Seewald, La lumière du monde dont la sortie mondiale s’est faite mardi dernier, et avait été méticuleusement préparée par les éditeurs : des efforts ruinés. Si j’ai le temps demain, je tiens essentiellement à traduire et à mettre en ligne deux très bonnes contributions sur cette affaire. La première sera de l’éditeur américain du Saint Père, le P. Joseph Fessio, S.J., qui dirige Ignatius Press. La seconde du canoniste Edward Peters, consultant auprès du Tribunal suprême de la signature apostolique, c’est-à-dire auprès du cardinal Burke.
Aujourd’hui, je voudrais vous signaler la réaction de Christine Vollmer. Beaucoup d’entre vous, sans doute, ne la connaissent pas. Elle fut un des membres fondateurs de l’Académie pontificale pour la vie et préside aujourd’hui aux destinées de l’American Alliance for the Family.
L’initiative de L’Osservatore Romano « fut une grosse erreur » a-t-elle déclaré à LifeSiteNews le 23 novembre dernier. Un type d’erreur pour laquelle un homme comme « Vian aurait été viré de n’importe quel autre emploi normal (…) À tel point qu’une incompétence ordinaire n’est pas crédible. Il semblerait que, comme pour l’article de Fisichella, la ligne éditoriale est d’insinuer le doute sur les questions morales (…) Ils [les gens de L’Osservatore Romano] estiment que cela crée de l’intérêt pour leur journal, et cela semble être leur idée. Si le journal avait publié des articles répandant le doute sur l’Assomption de Notre Dame, que se serait-il passé ? Mais ils n’ont aucun remords à répandre le doute sur des questions morales. »
C’est bien cela aussi le problème : aucun remords, aucune excuse sur Obama et sur l’université Notre Dame, Fisichella, les Beattles, les Simpsons… C’est, journalistiquement parlant, du grand n’importe quoi et du coûteux pour l’Église en terme d’image et de financement (car ce quotidien est déficitaire). À quoi sert L’Osservatore Romano ? S’il s’agit de diffuser les paroles du Pape et de faire connaître son action et celles des dicastères, il n’y a vraiment pas besoin qu’un quotidien. Qu’on soigne davantage les communiqués de la salle de presse du Vatican – ce ne serait pas du luxe… – : voilà ce me semble une mesure moins coûteuse, plus avantageuse et plus intéressante pour le monde de la presse internationale que les poses journalistiques d’une bande d’incompétents notoires.

3 comments

  1. Michèle

    Comme le suggère la personne dont vous citez les propos , « une incompétence ordinaire n’est pas crédible ».Il est à craindre qu’il s’agisse de quelque chose de plus grave : une fois ça va , « errare humanum est », mais vous connaissez la suite..

  2. Jacques

    Que les modernistes aient pris le contrôle de l’O.R. depuis une quarantaine d’années ça n’est pas un scoop.
    Je crois même qu’ils ont été encouragés dans cette voie à cette époque.
    Il est un peu tard pour s’en étonner. D’ailleurs vous verrez bien que les personnes de la hiérarchie qui devraient réagir et recadrer tout ce joli monde ne feront rien.
    Le père Jenkins fait toujours la pluie et le beau temps à l’Université Notre-Dame malgré le concert de protestations contre la venue d’Obama en son temps.
    Alors???
    Je vous conseille de vous reporter à la « Good bye letter » de Stephen Brady: http://rcf.org/RCFgoodbye.pdf

  3. Geoffroy

    Mais s’il est est faillite, grâce à D.. (!), il va peut-être s’arrêter ? Le principe de réalité.
    A moins que ca se passe autrement dans l’église.

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