Le discours de Dolores Meehan (Walk for Life, SF) à Paris…

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Voici le texte de l’allocution que Dolores Meehan, co-fondatrice de la Walk for Life West Coast (San Francisco, Californie) a prononcée place de l’Opéra à Paris dimanche dernier
à l’issue de la 6ème Marche pour le Respect de la Vie. Un très beau texte !

« Chers amis de France et d’Europe, bonjour !
Merci pour cette occasion historique de m’adresser à vous aujourd’hui pour le 35ème anniversaire de la loi Veil légalisant l’avortement en France.
Tout d’abord, je vous prie de m’excuser pour la manière dont je massacre votre belle langue. Je suis désolée que mon français ne soit pas meilleur
Aujourd’hui est une date historique parce qu’elle commémore trente cinq ans d’avortement légal en France. C’est aussi une date importante parce qu’il y a 6 ans, vous à Paris et nous a San
Francisco, nous répondions chacun de notre côté et simultanément à l’appel à descendre sur la place publique pour la défense de l’enfant a naître.
Le 22 janvier 2005, plus de 7 000 personnes on défilé pacifiquement à San Francisco. Nous avons défilé face à une grande opposition organisée par l’industrie de l’avortement avec la complicité
malheureusement des autorités publiques, le maire inclus. L’hostilité était incroyable.  Il fallait le voir pour le croire.
Le lendemain, nous avons appris avec surprise par les journaux que plus de 5 000 personnes avaient défilé dans Paris pour la défense de la vie !
Chacun de nous n’était pas au courant de ce que faisait l’autre. C’était incroyable et votre courage nous a beaucoup inspiré. Le mouvement de contre-révolution culturelle Pour La Vie avait
commencé.
Nos deux villes sont chacune connue pour leur tradition de révolution. Qui aurait cru que, aujourd’hui, nous sommes devenus les vrais révolutionnaires ?
Nous nous tenons unis, à Paris et à San Francisco, parce que nous aimons tous la vie même celle de ceux qui ne sont pas d’accord avec nous. C’est ça une vraie révolution. La révolution de
l’amour.
Aux États-Unis aujourd’hui, nous avons une infrastructure pro-Vie qui est très bien organisée.
Ça n’a pas toujours été le cas. Car les pionniers du mouvement pro-Vie en Amérique étaient isolés. Ils sont allés en prison, ils ont souffert physiquement et financièrement. Ces individus
courageux, surtout le clergé, ont été marginalisés comme étant des rebelles. Quand nous avons commencé la Walk for Life West Coast il y a 6 ans, nous nous dressions sur les épaules de ces
héros. Nous les saluons aujourd’hui comme les soldats inconnus du combat pour la vie.
Vous tous ici aujourd’hui, vous êtes aussi ces héros. Les générations futures d’Europe seront capable de bâtir une culture du respect de la Vie à cause de votre courage à dire publiquement NON à
l’avortement. À dire que 35 ans, ça suffit ! Oui, 35 ans c’est trop !  Ça ne put plus durer comme ça !
Après presque quatre décennies d’avortement légalisé, nous comprenons trop clairement maintenant que les millions qui n’ont pas pu naître ne sont pas les seules victimes de l’avortement. C’est un
mensonge de dire à une femme que l’avortement ne la rendra pas enceinte et résoudra son problème de maternité-non-prévue. Non, l’avortement peut seulement faire d’elle la mère d’un bébé mort. Des
lors que l’enfant a été conçu sa relation avec son enfant est irrévocable. Aux États-Unis, nous voyons maintenant des milliers de femmes (et d’hommes) qui avouent regretter ce qu’ils ont fait.
Ils recherchent une guérison. La Marche pour La Vie a commencée pour toucher toutes ces femmes et tous ces hommes, leur offrant une main encourageante.
Mère Teresa a dit que nous devons aller là où sont les ténèbres et le désespoir et y apporter la lumière et l’espérance. Nous sommes ici aujourd’hui parce que nous savons que l’un des
endroits les plus sombre est l’intérieur du cœur et de l’âme d’une femme qui comprend qu’elle a tué son enfant. Nous devons lui apporter la lumière de la guérison et du pardon. Elle ne doit pas
rester seule.
Nous sommes ici aussi parce que nous voulons justice pour les enfants a naître. Mais la justice sans la compassion peut trop facilement dégénérer en tyrannie. Nous devons rechercher justice et
compassion. Et la compassion est une expression de la charité.
Jan Tyranowski a dit au jeune Karol Wojtyla que si nous combattons le mal par la haine, il renaîtra tout simplement ; nous ne pouvons l’emporter sur le mal par que par l’amour.
Finalement, l’avortement, ne l’oublions pas, est une offense envers le Bon Dieu. Nous sommes ici aussi pour demander pardon à Dieu. Ses adversaires veulent toujours nous faire croire que notre
bataille est perdu d’avance, alors que nous sommes en train de gagner. Nous devons ne pas perdre courage !
Vive le Christ Roi !  Vive la France ! Vive L’Amérique !  Vive la Vie !
Merci et que Dieu nous bénisse et nous protège ! »

Tous mes remerciements à Virginie Raoult-Mercier, à Paul Ginoux Defermon (qui sera le délégué de la Marche pour le Respect de la Vie à la
Walk for Life West Coast de San Francisco ce samedi) et au chanoine Jean-Marie Moreau, prêtre de l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre à Oakland (Californie) pour sa
traduction…