Pape François: « un grand nombre de mariages sacramentels sont nuls »

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Comme Riposte catholique l’a rapporté, le pape François s’est exprimé à nouveau, le 16 juin 2016, sur la question du mariage, à la basilique romaine Saint-Jean-de-Latran. Il a considéré qu’en raison de la « culture du provisoire » un « grand nombre de mariages sacramentels sont nuls ».

Voici la vidéo où le pape s’exprime (en italien) sur cet aspect:

 Source: Catholic Sat.

27 comments

  1. emilie

    De quelle « culture provisoire » parle le pape ?

    Par contre pour le : « grand nombre de mariages sacramentels nuls »… Il est possible de le croire.
    Même en milieu catholique, beaucoup de mariages sont bâtis sur du sable, c’est évident.
    Nous sommes à même de constater que le sacrement de mariage ne se prépare pas comme les autres sacrements : rien n’est obligatoire. Aucune étude appropriée sur le sujet, pas de références aux différents devoirs d’état spécifiques à l’époux et à la femme, aucune référence donnée sur le cycle féminin, sur le contrôle des naissances, sur une psychologie comparée, sur les devoirs religieux afférents au sacrement.
    Il n’y a pas de retraite spécifique au Mariage de prévue, etc…
    Aucun conseiller religieux spécialisés sur le Mariage (religieux) n’est prévu par l’Eglise, pouvant être consulté en cas de difficultés entre les époux.
    Les futurs époux doivent seulement assister à quelques réunions, non obligatoires, avec d’autres couples chargés de parler du mariage.

    Avec si peu de préparation et beaucoup de laxisme, comment penser que tous les mariages soient valides !

  2. Antoine de Lisbonne

    Ce qu’il dit est un constat. Peu sont conscients de ce qu’est le mariage et de ce fait leur engagement n’est pas sincère. Les exemples cités sont réalistes et pathétique. Il faut insister sur la préparation qui doit être exigeante et clair. Sans crainte d’effrayer ceux qui viennent pour le folklore. Un sacrément implique contrition et foi.

  3. juliénas

    oui mais enfin il faut continuer à croire en la possibilité et en la pureté des choses, sinon alors autant mettre la clé sous la porte. Il ne nous conforte pas.

  4. Il faut être très prudent sur la question de la validité du mariage, car les hommes n’ont pas tous la foi de Saint Pierre (c’est peu de le dire), donc l’Église postule que les conditions de la validité sont remplies, et que les nullités sont rares.

    Quand deux personnes se marient, c’est généralement qu’elles ont tout de même ne serait-ce qu’un vague désir de « faire leur vie ensemble ».

  5. Michel

    Ce pape est hérétique. Cela découle de manière incontestable de cette déclaration dont la suite éclaire parfaitement sa position sur ce que les unions libres peuvent être des mariages. Cela veut donc dire que le mariage n’est plus lié au sacrement autrement dit que le sacrement n’est plus reconnu. Il apporte là la preuve de sa non-croyance au sacrement. Du moins lorsqu’il s’agit du mariage et donc des laïcs. Dit-il la même chose de l’Ordre? Ce pape est un cléricaliste immonde.

    Dire que la plupart des mariages sont nuls parce que les gens ne savent pas à quoi ils s’engagent, c’est faux. C’est plutôt que les gens ont bien l’idée de ne pas tenir leur promesse si les circonstances les orientent autrement dans l’avenir. D’autant plus qu’ils peuvent observer que depuis de nombreuses années les prêtres eux-mêmes manifestent un maximum d’empressement à les disculper s’ils rompent leur mariage et se remarient, et le plus souvent évidemment l’un en vue de l’autre, mais ceci savamment caché dans de faux prétextes. En particulier dans leur famille propre, beaucoup de prêtres approuvent le remariage après divorce. Du moment que c’est leur frère, leur neveu etc… tout va bien…

    On ne voit pas pourquoi les gens seraient plus royalistes que le roi. Donc ce soi-disant constat du pape mêle pour une part l’erreur et surtout l’oubli de la responsabilité gravissime de l’Eglise qui ne répète jamais dans les homélies le commandement de la fidélité dans le mariage.

    Les propos du pape sont honteux. On nous dit :il agit en bon jésuite. Et le diable, il agit en bon diable? Y en a marre de ce pharisaïsme du clergé qui continue à soutenir un pape qui crache sur l’évangile. Comment à chaque messe les prêtres peuvent-ils dire sans frémir messe après messe que le pape et les évêques veillent sur le dépôt de la foi? Le peuple chrétien doit se lever contre l’irresponsabilité de la hiérarchie ecclésiale.

    • Benoit V.

      C’est facile de critiquer sans argument factuel et sur des interprétations personnelles !

      Où est-il déclaré que les unions libres peuvent être des mariages ?
      Où est-il déclaré que le mariage catholique (donc devant Dieu) n’est plus un sacrement ?
      Dire que les gens ne savent pas finalement à quoi ils s’étaient engagés, c’est une triste constatation, quand on voit le nombre de divorces. Ce n’est pas pour autant dire que c’est un bien à accepter. Pour autoriser un mariage catholique, faudrait-il donc des épreuves pour mesurer la sincérité des futurs époux ? Faut-il donc obliger maintenant les gens à pratiquer ?

      Dire que les prêtres eux-mêmes (la majorité ??) manifestent un maximum d’empressement à les disculper s’ils rompent leur mariage et se remarient, c’est de la pure calomnie.
      Généraliser ce qui ne va pas dans L’Église comme dans la société, c’est facile et démagogue.

      Rabâcher des commandements comme la fidélité dans le mariage est certes important mais ne suffit pas ? Si vous avez des enfants vous devriez le savoir.
      Sachez que l’Église de France exige depuis plusieurs années un an de fiançailles ? C’est une manière de refuser un mariage sans préparation suffisante.
      Les préparations sont obligatoires, mais il ne peut y avoir de tests notés.
      Finalement vous posez le problème de la Liberté voulue par Dieu qui permet à l’Homme de faire le Mal. En plus le Christ nous a demandé de ne pas séparer nous même l’ivraie du bon grain.

      Y en a donc marre de ces esprits négatifs qui ont la science infuse et ne savent pas voir les très nombreux prêtres et laïcs qui (avec l’aide de notre pape et de nombreux évêques) ont le souci de vivre en vérité l’évangile, d’en témoigner chaque jour et veillent sur le dépôt de la Foi (telle que le Christ nous l’a enseigné).

      Le second commandement, qui est semblable au premier n’est-il pas : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.…?

  6. Jean-Paul

    Si la grande majorité des mariages est nulle ne faut-il pas que les curés de paroisse refusent la grande majorité des mariages ?

  7. Ça fait des années que de nombreux prêtres en France se plaignent d’avoir l’impression de faire la plupart du temps des mariages nuls. Donc ce n’est pas une suprise si le pape le dit : cela correspond à une réalité. Mais on ne peut en conclure que l’Église aurait trompé les gens durant des siècles. Cette situation n’est que récente, et découle de la sécularisation et de la sortie de la chrétienté, et l’on peut aussi penser qu’elle est transitoire.
    En effet, les couples sont baptisés mais grandissent toute leur vie en dehors de la foi, ils s’adressent encore à l’Église pour un sacrement qui ne signifie rien pour eux, ou bien qui n’a pas la signification que l’Église lui donne. Au mieux, ils ont un vague sentiment de transcendance, ils veulent faire un mariage « religieux » mais pas chrétien.
    Il faut ajouter à cela qu’une opinion (souvent présentée à tort comme la tradition de l’Église latine) fait l’équation entre l’échange des consentements et le sacrement. Alors que dans ces cas précis, il est clair que l’on peut avoir des couples qui veulent faire un mariage naturel, s’engager l’un vis-à-vis de l’autre pour la vie (autrement, c’est nul), mais n’ont aucunement l’intention de faire un mariage chrétien, qui soit le signe de l’amour du Christ pour l’Église.
    L’argument du pape consiste à dire que ces mariages sont nuls parce qu’ils ne sont pas chrétiens : c’est donc qu’il fait la distinction, présentant la foi comme un critère de validité alors que l’on en faisait seulement un critère de fructuosité de grâce. Et de fait, il a présenté cette vue à la Rote en janvier 2015.
    Tandis qu’à la fin de son discours, il estime que beaucoup de mariage sont valides parce qu’il y a un engagement fidèle : là, ce n’est pas au sens sacramentel, mais au sens du mariage naturel. Au mieux, il y aurait la grâce du sacrement, au sens d’un sacrement de désir, comme des catéchumènes peuvent être justifiés par la grâce du baptême, sans avoir reçu le baptême. lls en ont la grâce, mais pas le caractère sacramentel qui permet de recevoir les autres sacrement. De même les cohabitants qui ont une intention réelle de s’engager l’un envers l’autre pour la vie, dans la fidélité, pourraient faire un vrai mariage naturel, et même recevoir la grâce du sacrement, mais sans le lien sacramentel qui est un support permanent et stable pour recevoir la grâce. Donc ce ne serait pas exactement la grâce du sacrement, mais une grâce ponctuelle.
    Là encore, le pape montre la séparabilité entre le contrat (mariage naturel) et le sacrement, à rebours de la tradition bellarminienne qui n’est qu’une opinion majoritaire, mais qu’on a présenté à tort comme la tradition occidentale, qui n’est pas traditionnelle ni œcuménique, et qui montre aujourd’hui ses limites.

  8. Pauvre pécheur que je suis

    Aux amis de Riposte Catholique, je vous transmets un rêve reçu dans la nuit du 14 juin 2016 où il était écrit :

    « IL FAUT PRIER »

  9. Blache

    Il semblerait que ce soit plus compliqué!
    Toujours est-il qu’il manque de l’information, que l’un peut être pratiquant sincère et l’autre pas (il existe des faux pratiquants qui abandonne vite la pratique après le mariage religieux) ,
    Les prêtres croient-ils eux mêmes en la chasteté?
    Les jeunes d’aujourd’hui qui se préparent au mariage, comment les aide-t-on? que leur donne-t-on comme témoignage de couples?
    Des jeunes sincères il en existe, si si! Mais que leur offre-t-on depuis ces dernières décennies?
    Prions pour le mariage, la FAMILLE et pour l’Eglise!

  10. Sami

    Un mariage nul, c’est après coup qu’on le découvre. Il n’a pas tenu , c’est donc qu’il était nul .
    Je crois qu’avec ce raisonnement, si c’est celui du pape, le problème de la communion des divorcés remariés disparaît.

  11. vendome

    Cette disqualification de la majorité des mariages religieux:
    a) entrainera des divorces supplémentaires
    b) va encore réduire le nombre des mariages religieux
    c) porte un coup grave à la notion de sacré.

    Triste pape!

  12. Canisius

    Le Pape dit aussi à propos des cohabitations avant mariage : « Pourtant, vraiment, je dis que j’ai vu tant de fidélité dans ces cohabitations, tant de fidélité. Je suis sûr que ceci est un vrai mariage, ils ont la grâce du mariage justement par la fidélité qu’ils ont ».
    Si on comprend bien, les vrais mariage, la plupart du temps, sont nuls. Mais les non-mariages sont souvent de vrais mariages. Et la grâce (sacramentelle) est donnée dans ce qu’on qualifiait jusque-là de fornication. C’est assez nouveau…

  13. jpm

    ça continue ! et Y Daoudal a donné le complément sur ceux qui cohabitent est dont l’amour fidèle tient lieu de sacrement.

    On se demandent où sont les cardinaux qui doivent défendre jusqu’au sang….

    Le pape avait précédemment dit à son âme damnée Kasper que c’était 50%; Le lâche informateur jésuite Lombardi a osé écrire « une portion ». Il est effrayé par son jésuite de Patron ! et ment !

  14. Sami

    C’est génial !
    Et maintenant, le pape se tourne vers les pasteurs et à leurs véritables devoirs envers leurs ouailles : non pas les discriminer mais mieux les préparer à leur mariage afin que celui-ci, véritable engagement pour toute la vie, tienne sa promesse.

  15. Marie

    Michel a totalement raison.

    On n’a pas le droit de laisser perdurer une situation aussi hallucinante que celle d’avoir à la tête de notre Eglise un pape hérétique, en gros protestant, et acharné à tenter d’entrainer toute l’Eglise dans son erreur. C’est une situation inédite depuis la naissance de l’Eglise, car même si tous les papes n’ont pas été des petits saints, loin de là (on se rappelle les Borgia bien sûr), jamais le problème n’a pris cette forme de l’hérésie, et de l’hérésie aboutie : ll y a bien eu des tentations d’hérésie jusqu’au niveau du pape, notamment au sujet de l’arianisme, mais c’est toujours demeuré, à son niveau, à l’état de tentation, finalement il n’avait jamais succombé.

    Cette fois le pape a été jusqu’au bout. Il n’arrête pas de prendre des positions qui sont autant d’insultes à la foi et à la raison.

    Tous les catholiques à l’esprit droit et honnête ont le devoir de se lever, et notamment les simples fidèles que le pape ne pourra pas sanctionner en les déplaçant.

    Levons-nous tous avec courage, pourquoi pas sous une bannière telle que: » union pour la défense de la foi et de la raison ».

  16. HYPER

    Ca ça veut dire : la foi catholique est impossible. Il faut trouver des accommodements…
    Dans les années 60-70, on appelait ça les « maitres du soupcon ».
    J’aurais jamais cru qu’on en voie un, et des plus redoutables, sous une soutane blanche…
    Affreux, affreux, ce que nous sommes obligés de subir…

  17. fg

    Ce n’est pas le mariage qui est nul, c’est le divorce qui est un péché, sauf exception quand l’un des conjoints devient irresponsable par exemple.
    Toute vertu s’acquiert et se perfectionne, comme une habitude qui la stabilise. Le nombre important d’unions artificielles, à grands coups d’apparat, témoigne du manque de stabilité des vertus premières (je n’ose pas dire cardinales) chez un grand nombre de candidats au mariage.

  18. toto

    Le mariage est un sacrement que Dieu a offert aux baptisés et non-baptisés, depuis Adam et Eve, bien avant la fondation de l’Eglise. Mais les baptisés sont soumis aux règles de l’Eglise (« ce que vous lierez… sera lié dans les cieux »). Consentement échangé par les époux, ministres du sacrement, devant un témoin privilégié, le prêtre qui bénit l’union et avec des engagements clairement définis aux époux: fidélité jusqu’à la mort, transmission de la vie et de la foi aux enfants etc… S’ils veulent la nullité il faut prouver la non-liberté, la contrainte, les intentions perverses contraires aux engagements pris devant Dieu etc… Une simple ignorance ou légèreté ou insouciance ou extinction de l’amour n’est pas une raison suffisante.
    Si des non-baptisés mariés civilement se font baptiser, l’Eglise reconnaît leur union comme un mariage sacramentel valide et il y a inscription sur les registres de mariage. Mais il faut que les DEUX soient non baptisés et demandent le baptême. Les autres cas sont plus compliqués.
    Mais si des baptisés sont mariés civilement, il n’y a pas de mariage sacramentel valide car ils devaient se conformer aux règles de l’Eglise en tant que membres de cette Eglise. Le pape sème la confusion en prétendant que des concubinages seraient des mariages sacramentels. C’est vrai pour des non-baptisés (dans la brousse amazonienne par exemple, mariages selon la coutume tribale, etc…) qui demandent le baptême: leur union stable et monogame est reconnue. C’est faux pour des baptisés.

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