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Nouveau rang dans le calendrier liturgique pour Sainte Marie-Madeleine

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Comme l’annonce Radio Vatican, le pape François a institué pour Sainte Marie-Madeleine une fête liturgique, qui restera inscrite à la date du 22 juillet. Elle sera fêtée de la même manière que les apôtres « afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église ». Plus exactement, il serait juste dire que sa mémoire sera remplacée par une solennité.

La mémoire liturgique de Sainte-Marie Madeleine sera élevée au rang de fête dans le calendrier romain. La décision, voulue par le Pape François, est annoncée dans un décret de la Congrégation pour le Culte divin et la discipline des sacrements. Cette décision se situe dans le contexte ecclésial actuel qui impose une réflexion plus approfondie sur la dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et la grandeur du mystère de la miséricorde divine.

Dans un commentaire publié par L’Osservatore Romano, le secrétaire de la Congrégation, Mgr Arthur Roche, rappelle que dans sa lettre apostolique Mulieris dignitatem, saint Jean-Paul II met en relief le rôle particulier de Marie de Magdala. Elle est la première à rencontrer le Christ ressuscité, elle est la première à lui rendre témoignage devant les Apôtres. C’est pour cela qu’on l’a même appelée «l’apôtre des Apôtres».

Pour Jean-Paul II, cet événement est révélateur de la volonté du Christ de transmettre la vérité divine aux femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes. Le décret publié ce vendredi met donc en valeur l’importance des femmes dans la mission du Christ et de l’Eglise. Le Pape François, explique-t-on, a pris cette décision dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour souligner l’importance de cette femme, modèle authentique d’évangélisation, qui a tant aimé le Christ et que le Christ a tant aimée.

Lorsque Jésus lui dit : «Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père», c’est à toute l’Église que cette invitation s’adresse, pour qu’elle entre dans une expérience de foi capable de dépasser toute appropriation matérialiste et toute compréhension humaine du mystère divin. Ces mots ont une portée ecclésiale et constituent une leçon pour les disciples de Jésus afin qu’ils ne cherchent pas les certitudes humaines ou les titres mondains, mais la foi dans le Christ vivant et ressuscité. Voilà pourquoi la célébration liturgique de cette femme aura désormais le même caractère festif réservé à la célébration des apôtres dans le calendrier romain afin qu’elle soit un modèle pour toute femme dans l’Église.

Source : Radio Vatican.

11 comments

  1. TM

    C’est idiot de dire qu’elle sera célébrée comme les apôtres : certains ont droit à des solennités (Saint Pierre et Saint Paul), d’autres à des fêtes, d’autres à des mémoires (aujourd’hui, Barnabé, qui n’est pas l’un des douze mais qui est célébré sous le titre d’Apôtre).

    D’autre part, dire que c’est une nouveauté procède d’une vue courte de l’histoire. C’est plutôt un juste retour des choses, la fête de Marie Madeleine ayant eu longtemps rang de fête (duplex), et même de solennité avec octave dans l’Ordre des prêcheurs, avant d’être rabaissée en simple mémoire dans les temps modernes (3e classe dans le missel de 1962).

  2. TM

    Dire que le rang festif est réservé aux apôtres est aussi une idiotie : les trois femmes co-patronnes de l’Europe sont célébrées déjà par des fêtes (Catherine de Sienne, Brigitte de Suède, Edith Stein), et bien des saints et saintes sont célébrés par des fêtes, qui ne sont pas des apôtres pour autant. C’est du grand n’importe quoi. Ces propos sont ceux du secrétaire de la congrégation, et non pas le texte du décret. Donc cela n’a aucune valeur magistérielle, heureusement.

    • professeur Tournesol

      Le texte se réfère au calendrier général, pas aux propres locaux qui intègrent les saints patrons du continent , du diocèse, etc
      « Bien des saints sont célébrés par des fêtes » : en fait très peu, ne confondons pas « fête » au sens général, et « fête » au sens précis du rang dans le calendrier liturgique, de fait la plupart des « fêtes » de saints ne sont que des « mémoires » obligatoires ou facultatives.

  3. asterix

    Solennité : non. Le degré « solennité » correspond au « 1ère classe » de 1962. Ici il s’agit de « fête », donc l’équivalent de « 2e classe ».

  4. Giraud

    Non, ce n’est pas une solennité, mais une fête. Les 3 degrés principaux d’une célébration liturgique sont la mémoire, la fête, et la solennité. Ici, la mémoire est élevée au rang de fête, et donc au 2° degré.

  5. Pauvre pécheur que je suis

    Enfin et bravo !
    Texte : Pour Jean-Paul II, cet événement est révélateur de la volonté du Christ de transmettre la vérité divine aux femmes, sur un pied d’égalité avec les hommes. Le décret publié ce vendredi met donc en valeur l’importance des femmes dans la mission du Christ et de l’Eglise. Le Pape François, explique-t-on, a pris cette décision dans le contexte du Jubilé de la Miséricorde pour souligner l’importance de cette femme, modèle authentique d’évangélisation, qui a tant aimé le Christ et que le Christ a tant aimée.

    N. B. Sans vouloir omettre que l’homme est homme et que la femme est femme ! Nous avons tous une mission sur cette terre dans une fonction différente. Il faut respecter la Volonté de Dieu + + +

  6. Benoît

    « Plus exactement, il serait juste dire que sa mémoire sera remplacée par une solennité. »
    Une fête et non une solennité.

    Ce brusque intérêt du Pape pour une question liturgique est surprenant.
    S’agirait-il pour les diaconesses, de ce que la réforme des procès en nullité de mariage a été pour le 2nd synode ? Une sorte de cheval de Troie ?

    • D

      Il n’y a rien de surprenant dans le cadre d’un jubilé de la Miséricorde à retrouver l’intérêt de Marie-Madeleine qui est une figure éminente de la Miséricorde. Ensuite, en faire une fête consiste simplement à revenir à la situation d’avant 1960, date à laquelle la célébration en rite double est devenue rite simple de 3e classe.

      • Benoît

        Je souhaite vivement qu’il ne s’agisse, si j’ose dire, « que » de cela. Mais ne soyons pas naïfs : le Jubilé de la Miséricorde (plutôt pléonastique d’ailleurs) n’a pas été décrété par hasard par le Pape. Au nom de la Miséricorde, le relativisme moral s’insinue dans l’Eglise de manière officielle et le seul péché irrémissible désormais est la critique (qualifiée de pharisaïsme, dureté de cœur …) de cette manœuvre.
        Quant à revenir à la situation d’avant 1960, je ne pense pas que cela suffise à motiver une décision du Pape Bergoglio.

  7. professeur Tournesol

    La petite introduction est fausse, il ne s’agira pas d’une solennité, seuls la sainte Vierge, st Jean-Baptiste et sts Pierre et Paul ont droit à une solennité au calendrier général, les autres apôtres ont une fête, et les autres saints une mémoire.
    La différence, outre que les solennité ont des 1ères vêpres contrairement aux fêtes, c’est que les solennités l’emportent sur le dimanche, ou sont transférés s’il s’agit d’un dimanche de l’avent, du carême et autre dimanche prioritaire, tandis que les fêtes (sauf les fêtes du Seigneur) doivent céder au dimanche en cas d’occurrence. Ainsi si le 22 juillet tombe un dimanche, on célébrera la messe et l’office du dimanche per annum, et ste Marie Madeleine devra attendre l’année suivante pour être fêtée.
    Depuis st Pie X, les différentes réformes liturgiques ont voulu rendre la priorité au dimanche, le sanctoral ayant été envahissant à certaines époques (st Pie V avait déjà largement élagué le calendrier, mais ses successeurs n’avait pas tardé à rétablir ou rajouter de nombreuses fêtes (au sens large du terme). Mais la réforme du calendrier sous Paul VI a été sévère.
    Je serais d’avis que tout en gardant la priorité du dimanche, les fêtes comme celles de ste M.Madeleine soient transférées au lundi ou au 1er jour disponible en cas d’occurrence, afin que certaines fêtes ne disparaissent pas certaines années. En attendant cette hypothétique réforme, rien n’empêche le prêtre de célébrée la messe votive de ste M.Madeleine par exemple, le lendemain ou un jour proche les années où la fête est empêchée par le dimanche.

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