Bishop Blase Cupich of Spokane Wash., walks away from the podium after making a statement at a news conference by the US Conference of Catholic Bishops (USCCB) releasing the findings of a study to analyze the pattern of clergy sex abuse during at USCCB headquarters, Wednesday, May 18, 2011 in Washington. The study, commissioned by the nation's Roman Catholic bishops, from the John Jay College of Criminal Justice in New York, concluded that homosexuality, celibacy and an all-male priesthood did not cause the scandal. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Prévarication épiscopale : Mgr Cupich justifie la communion des adultères publics et des couples homosexuels au nom de la « conscience »

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Il y en a qui vont franchement dans la réception abusive et sacrilège des sacrements. Alors que pour justifier la communion des adultères publics, certains prennent la peine de proposer un complexe – et ridicule, car il crée une sorte de concubinage de luxe – chemin pénitentiel, d’autres n’exigent ni confession, ni même ce chemin pénitentiel précité. C’est encore Jeanne Smits qui relaye le site LifeSiteNewsqui a interrogé Mgr Blaise Cupich, archevêque de Chicago.

Extraits:

À propos des divorcés « remariés » et de la réception des sacrements, Mgr Cupich a déclaré : « Si des gens arrivent à une décision en bonne conscience, alors notre travail est de les aider à avancer et à respecter cela. La conscience est inviolable et nous devons le respecter lorsqu’ils prennent des décisions, et c’est ce que j’ai toujours fait. »

John Henry Westen de LifeSite a alors demandé si l’idée d’accompagner les gens vers « le sacrement » dès lors qu’ils avaient clairement une indication de la conscience à cette fin s’appliquerait également aux couples gays au sein de l’Église, Mgr Cupich a indiqué, de manière affirmative :

« Je crois que les personnes gay sont eux aussi des êtres humains, et ils ont une conscience. Et mon rôle de pasteur est de les aider à discerner la volonté de Dieu en regardant l’enseignement moral objectif de l’Église, mais en même temps, à les aider à traverser une période de discernement afin de comprendre ce que Dieu les appelle à faire à ce moment précis. C’est pour tous. Je crois que nous devons nous assurer de ne pas catégoriser un groupe comme s’ils ne faisaient pas partie de la famille humaine, comme s’il y avait pour eux un ensemble de règles différent. Ce serait une grande erreur. »

La position de Mgr Cupich est révélatrice, car elle détruit tout idée d’objectivité dans la réception du sacrement. Il suffirait que je sois en règle avec ma conscience. Mais la conscience a-t-elle été bien formée ? Ai-je, par exemple, regretté mes fautes ? Mgr Cupich ne dit rien de toute cela. Il ne mentionne pas le fait qu’une conscience peut errer.

Mgr Cupich institue un régime qui se passe de toute appréciation objective: les divorcés dits remariés et les couples homosexuels ne vivant pas dans la chasteté peuvent communier en état de péché grave, sans même passer par la confession (au passage, dans l' »économie » de Mgr Cupich, on se demande à quoi sert la confession…). Il ne rappelle plus les deux conditions classiques pour communier: l’état de grâce (absence de péché grave) et l’intention droite. Or, aussi longtemps qu’un péché grave n’a pas été confessé à un prêtre disposant de la juridiction, la communion restera sacrilège (est écartée la question du cas de nécessité).

Bref, en un siècle, on est passé de la communion fréquente à la communion pour tous… On se demande quelle sera la prochaine étape ? Les personnes volages qui, en conscience, estiment qu’elles peuvent s’affranchir de toute condition objective ? Après tout, elles peuvent affirmer qu’elles peuvent pécher et communier, dès lors que c’est « en conscience »

Mgr Cupich rejoint le Frère Hervé Janson, Prieur général des petits frères des pauvres, qui, comme cela a été relayé par Riposte catholique, justifie la communion des polygames et des homosexuels:

« Oui, qu’ils soient divorcés remariés, homosexuels, épouses de foyers polygames… ils sont frères et sœurs de Jésus, donc ils sont notre famille ! (…) L’Eucharistie est la nourriture de ceux qui sont en chemin pour former le Corps du Christ »

Pourtant, Saint-Jean-Paul II avait affirmé en 2003, dans Ecclesia de Eucharistia:

Dans cette même perspective, le Catéchisme de l’Église catholique établit à juste titre: « Celui qui est conscient d’un péché grave doit recevoir le sacrement de la Réconciliation avant d’accéder à la communion ». Je désire donc redire que demeure et demeurera toujours valable dans l’Église la norme par laquelle le Concile de Trente a appliqué concrètement la sévère admonition de l’Apôtre Paul, en affirmant que, pour une digne réception de l’Eucharistie, « si quelqu’un est conscient d’être en état de péché mortel, il doit, auparavant, confesser ses péchés » (n. 36)

Quelle honte ! Le plus illustre des sacrements, le Corps du Christ à nouveau livré aux outrages de ceux qui auraient dû Le défendre. En tout état de cause, Il se souviendra de ces évêques malveillants et prévaricateurs au Jugement dernier. Y compris lorsqu’ils portent mitre et affichent un misericordisme misérabiliste.

44 comments

  1. Mgr Cupitch n’est plus catholique mais hérétique
    il renie les commandements de Dieu et de l’Eglise
    il n’a plus la Foi en Dieu, en Jésus Christ il adore Mamon et ses suppôts
    prions pour lui et la chute des écailles qui l’aveuglent
    Thaddée

  2. Yves

    Le Père éternel vous a-t-il appelé à être assesseur au tribunal du jugement dernier? Non…. Alors laisser juger le seul Juge! Cette conclusion est bien plus scandaleuse que les propos de cet évêque à qui vous faites dire bien plus que ce qu’il dit…

    • Charlemagne

      Cher Yves, cet évêque nous parle de conscience alors qu’il doit parler sacrement. Si, suivant votre propre raisonnement, il faut laisser seul juge Dieu, alors que faites vous des paroles de son Fils le Christ et des Apôtres? D’un trait vous effacez avec une singulière désinvolture la doctrine de l’Église qui s’appuie sur l’Evangile. Vous vous égarez sur les très grandes largeurs.

    • Féru

      Vous ne voulez donc pas lutter contre la perversion des enseignements du Christ par ce clergé apostat ? Il ne s’agit pas de juger mais de dénoncer les déviances. Votre dialectique est bien rôdée mais complètement hors sujet.

      • Yves

        Je trouve, et je le répète et l’assume, que la conclusion de cet article, où l’auteur spécule sur le jugement dernier alors que nul ne peut dire comment Dieu ira sonder les reins et les cœurs, est indigne de qui se veut fidèle à l’Eglise.

        Pour le reste, comme d’habitude, vous me faites dire ce que je n’ai pas dit…

  3. toto

    Tous ces prévaricateurs sont de facto hors de l’Eglise catholique.
    Pourtant ils ont sous leurs yeux les « expériences » des églises anglicanes, épiscopaliennes, méthodistes etc… qui ont supprimé toute notion de péché et sont en route vers Sodome et Gomorrhe: pasteur(e)s homosexuels en couple, « évêques » homosexuels en couple, pro-avortement, pro-euthanasie…. C’est ce qu’ils veulent pour l’Eglise? Dehors!!!

    • Maurice

      – C’est ce qu’ils veulent pour l’Eglise? Dehors!!! –

      Ce n’est pas ce qu’ils veulent, c’est ce qu’ils ont fait de l’église !
      Une Église de néo-protestant, schismatique (le schisme vient de ceux qui change, pas de ceux qui refusent de changer) ; une Église qui suit l’air du temps et non respecte les écrits. Ne pas avoir de doctrines sur lequel s’appuyer pour vivre c’est être laissé à soi-même !

      Les textes sont là et ils doivent être respecté, pas arrangés à la sauce du moment, ceux qui n’en sont pas capables doivent aller voir ailleurs, ça ne manque pas les « églises » au goût du jour.

  4. VQE

    On parle de la liberté de conscience de celui qui réclame à cors et à cri le « droit » de recevoir l’Eucharistie. Fort bien.
    Mais celle du prêtre qui refuse de la donner parce que, au for externe, la personne est OB-JEC-TI-VE-MENT en contradiction frontale avec le magistère de l’Eglise?
    On en fait quoi de la liberté de conscience de ce prêtre? Que fait cet évêque de la liberté de conscience de ses prêtres qui sur ce sujet d’une importance capitale serait en opposition avec lui?
    Juste un rappel : on parle du devenir, de destin éternel d’âmes.
    Saint Paul, 1ére épitre au Corinthiens, XI 29
    « car celui qui mange et boit [indignement], sans discerner le corps du Seigneur, mange et boit son propre jugement. »

    • Yves

      Toute la question est bien de savoir se que recouvre l’adverbe « indignement ». La réponse me semble moins binaire que ceux que certains voudraient voir ici.

      Quant à saint Paul, il parle de « celui qui mange le corps du Christ », mais il ne définit pas de critère pour celui qui le donne. Ainsi en appeler à une conscience, correctement formée, et c’est là tout le nœud du problème, me semble être opportun pour savoir si oui ou non, notre relation avec le Seigneur est dans un état qui nous permet, ici et maintenant, de le recevoir. Et comme je l’ai déjà dit, cette examen de conscience n’est pas réductible à un coup de tampon.

      Il y a un pharisianisme assez terrible dans ce qui est exprimé ici. Et une dose d’orgueil non négligeable chez ceux qui s’érigent en instructeurs des prêtres, des évêques, du pape, et peut-être même du Saint-Esprit!

      • VQE

        Il n’y a aucun pharisaïsme ici et c’est bien pour ça que j’ai parlé de for externe. Parce que la référence au for externe implique qu’il y ait un for interne. Un prêtre lors d’une confession, ou son père spirituel si l’on en a un, peut aider à discerner au for interne. Et une conformité à la morale et à l’enseignement de l’Eglise au for externe ne garantit pas la rectitude – au sens de vouloir faire la volonté de Dieu – du for interne.
        Mais si au for externe – dans le cas d’espèce une situation d’infidélité radicale à son époux – on se trouve en opposition avec l’enseignement du Christ (ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas) il est rigoureusement impossible d’être en accord avec le Christ au for interne. Si l’on n’est pas fidèle à son époux, comment se prétendre fidèle au Christ?
        S’abstenir de s’approcher de l’Eucharistie est dans ce cas une vraie démarche de Foi et d’humilité. C’est se reconnaître pêcheur. Après que fait-on pour sortir de cette situation de pêché? Un premier pas vers la sortie est déjà de demander la force de s’arracher à cette structure de pêché qu’est la situation de divorcé-remarié. C’est une cage relativement confortable, et c’est un véritable arrachement que d’en sortir.

        Quant à s’ériger en « instructeurs des prêtres » je ne pense pas : il s’agit là simplement de répéter l’enseignement d’autres prêtres, évêques et papes. A moins que je ne sois orgueilleux en pensant comprendre par moi-même l’enseignement contenu dans « ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas »

  5. apobrod

    Il y a vraiment de quoi hurler en lisant vos commentaires!!!
    Moi, divorcée remariée, je ne reçois « que » la bénédiction lors de l’Eucharistie, car je me suis présentée au « nouveau » curé telle que je suis, alors que d’autres (connus par le curé) continue a communier ‘mais personnes influentes dans la communes » …Curé en soutane, qui juge souvent mais souhaite « gravir les échelons »…Arrêtez de vous mentir: l’Eglise même en soutane, ne vaut pas mieux que les hommes politiques…
    Le jour où vous accepterez cela nous aurons peut-être avancé !!!!

    Non, tout n’est pas la faute des autres (progressistes); Faites le ménage dans vos rangs…

    • toto

      Ma chère Apobrod
      Vous souffrez horriblement et je compatis. Mais vous avez une solution qui s’offre à vous, si vous voulez ne pas vous sentir « exclue ». C’est de vous précipiter chez les anglicans, luthériens et certaines églises autocéphales orthodoxes où vous pourrez communier tout votre saoul. Car pour eux, le mariage n’est qu’un contrat (sauf certains orthodoxes qui vous donnent une deuxième chance) et votre conscience étant votre guide vous pouvez faire ce que vous voulez. N’acceptant aucune vérité transcendante ces églises devraient vous convenir. Vous aurez des « pasteur(e)s divorcés remariés, homosexuels vivant en couple, pédophiles reconnus et tout ce beau monde acceptant avortement, euthanasie, suicide assisté, PMA, GPA etc…
      Il doit bien y en avoir une pas loin de chez vous, consultez les pages jaunes….Vous serez « intégrée ».

    • Charlemagne

      Apobrod vous confondez religion et politique en ramenant tout à ce qui vous convient à ce qui vous est personnel. Sans autre forme de procès. Non seulement c’est une erreur qui vous est propre mais en plus une forme d’orgueil qui fait l’impasse complète sur l’origine même de votre situation actuelle. En accusant tout le monde autour de vous. Sauf vous même.

    • Féru

      Et vous que valez vous ? Il faut parfois se poser ce genre de question ! L’église ne va pas changer son enseignement pour satisfaire votre cas personnel.

  6. NAVARRO Jean-Marc

    Scandaleux !!! Trop d’évêques, de prêtres, de religieux, religieuses ont oubliés qui ils servent, qui est vraiment le Christ, son Sacré Cœur, celui de notre Reine de France qu’est la très Sainte Vierge Marie. Ce n’est pas moi qui le dit mais le Fils du DIEU vivant qui le dit :  » Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront point.  » ( Mathieu 24/35. ). DIEU, la très Sainte Trinité, l’ Immaculée – Conception, l’église du Cœur Sacré de Jésus ne doivent pas s’adapter au monde actuel où le Mal avance à visage découvert mais c’est au monde de se tourner vers les Cœurs Sacrés de Jésus et Marie, en faisant pénitence, ouvrir les cœurs, les yeux, prier le Saint Rosaire, le Saint Chapelet car nul ne connaît ni le jour, ni l’heure. Amen. +++

  7. lapome

    puisqu’il parait que l’enfer est pavé de têtes de curés,il faudra que ceux qui y entreront fassent attention où ils mettent les pieds s’ils ne veulent pas se les planter sur une pointe de mitre

  8. michel Fabre

    vous êtes tous centre ce pauvre curé devenu évêque de Chicago et je vous comprend , mais je vous rappelle que demain vous pourriez vous retrouver dans une des situations de divorcé , alors vous proposez quoi ? le rejet de s’approcher de la sainte table et de ne plus jamais pouvoir ressenti l’amour du christ a le communion ! pffft

    • toto

      @Michel Fabre
      1) Si on m’imposait le divorce, je demanderais la grâce de rester fidèle au sacrement de mariage indissoluble, ce qui me permettrait de communier comme auparavant. C’est ce qu’à fait ma mère abandonnée par mon père avec 7 enfants. Sept enfants qui lui été gré de ne pas s’être remariée civilement et de rester fidèle, malgré les difficultés matérielles. Sept enfants qui ont bien sûr souffert de l’absence du père mais qui ont fondé autant de familles (nombreuses) fondées sur le sacrement de mariage indissoluble et fidèle. 7 couples qui ne se séparent pas pour un oui, pour un non, pour qui la parole donnée en prenant Dieu à témoin (le sacrement de mariage) est sacrée.
      Pleurnicher parce qu’on refuse la communion aux couples en situation irrégulière est d’un infantilisme déplorable.
      Et que ce Mgr pleurniche et prenne le parti des pleurnicheurs est une insulte à ceux qui ont gardé la fidélité à leurs engagements, malgré les mauvais conseillers, les mauvais prêtres, les mauvais évêques, les mondains, les impénitents.
      2) Si par malheur on a divorcé et on s’est remarié après un mariage sacramentel valide, il reste la solution de vivre comme frère et soeur si on tient tellement à communier. Autrement on fréquente l’Eglise mais on ne communie pas. Où est le problème? Où est l’exclusion?
      3) La solution d’être laxiste et de déclarer non valides des mariages sans examen sérieux a déjà été testée aux USA ces 15 dernières années avec des résultats catastrophiques: un divorce « catholique ». Pas étonnant que Mgr Cupich déraille.

    • VQE

      En situation de divorcé, il suffit de ne pas se remarier, ni de vivre maritalement avec un(e) autre conjoint(e).
      C’est très exigeant, je le reconnais. C’est radicalement exigeant, et je dirais même c’est évangéliquement exigeant.
      Mais à ce prix vous respectez votre mariage sacramentel, et donc l’Eucharistie source de tous les sacrements.

  9. Mgr Damien

    Je suis du même avis que mon confrère dans l’épiscopat.
    Nous sommes là pour unifier et consolidé le corps du Christ dans l’amour et malgré nos différences. C’est en acceptant nos différences que nous seront dans l’amour du Christ.
    Quand je lis certains commentaire je me demande si ces personnes sont dans l’amour du Christ ?Ce sont des fanatiques et ne valent pas mieux que certains islamistes.
    Mgr Damien

    • toto

      @ Mgr Damien Vous n’acceptez pas les différences de ceux qui veulent garder intact le sacrement de mariage, dont je le rappelle pour les gallicans et les progressistes, est donné mutuellement par les époux, ministres du sacrement. L’Eglise n’a pas le pouvoir de contredire l’enseignement du Christ. Le Christ a dit: « si vous m’aimez, vous garderez mes commandements ». Vous ne gardez pas son commandement en piétinant le mariage indissoluble, vous n’êtes pas dans l’Amour du Christ, mais dans vos caprices faussement miséricordieux.

      • Anne Lys

        Monseigneur,

        Avec tout le respect que je dois à la plénitude du sacerdoce que vous exercez, alors que je ne suis qu’une humble fidèle « du rang », je me permets de vous répondre :

        Il est possible que certains de ceux qui s’opposent à ce que la Parole du Christ rapportée par les trois Évangiles synoptiques soit considérée comme archaïque, dépassée, voire non conforme à la charité, la progression morale dans le monde la reléguant aux oubliettes, soient des « fanatiques » et ne valent pas mieux que certains islamistes. Il y a partout des gens qui ont tendance à prendre leur propre opinion comme loi et prophètes, et il n’est pas surprenant d’en trouver parmi ceux qui ne sont pas d’accord avec vous.

        Cependant, ne feriez-vous pas preuve, vous-même, de cette sorte de fanatisme, en les « jugeant » sans les connaître, sur quelques mots écrits dans le feu de la discussion ?

        Je suis déjà fort âgée et j’ai vu, ce que l’on ne voit plus aujourd’hui, des parents catholiques refuser de recevoir à leur table et dans leur maison le « concubin » ou la « concubine » de leur enfant divorcé ayant contracté ensuite un mariage purement civil (ils auraient d’ailleurs tout autant refusé de recevoir « l’amant » ou la « maîtresse » de leur enfant resté célibataire), mais le faisant le cœur déchiré et en priant Dieu avec bien des larmes pour la conversion de leur enfant, sans la moindre haine d’ailleurs pour celui ou celle qui partageait son péché. Ils auraient certainement agi de la même façon, avec plus de souffrance encore, si leur enfant avait voulu leur imposer la présence d’un partenaire homosexuel, mais je n’ai pas vu cela. Croyez-vous que ces parents étaient des « fanatiques qui ne [valaient] pas mieux que certains islamistes ? »

        Je pense sincèrement que ceux qui contractent un mariage purement civil ou vivent en concubinage, qu’ils aient été préalablement mariés « en face d’Église » ou non, et les homosexuels « actifs » ont toujours, comme nous tous qui sommes pécheurs, leur place dans l’Église. Mais ils y ont leur place comme quiconque a commis un péché mortel et n’a pas manifesté de repentir ni de volonté de cesser de pécher, c’est-à-dire sans pouvoir recevoir l’absolution et donc sans pouvoir communier au Corps du Christ, que nul ne peut recevoir s’il n’est en « état de grâce ». Il n’y a pas que l’adultère, la fornication ou l’homosexualité active (car seul l’acte homosexuel est péché, non la tendance qui y conduit) qui soient des péchés mortels et qui interdisent, jusqu’à ce qu’avec un vrai repentir et « un ferme propos de ne pas recommencer », on ait pu recevoir l’absolution, de recevoir le Corps du Christ.

        Et invoquer contre les Paroles de celui-ci la miséricorde dont Il a toujours fait preuve me semble inacceptable. Quand on prétend aimer le Christ et aimer son prochain, on ne méprise pas Sa Parole « Si vous m’aimez, vous observerez mes commandements » et on essaie de les observer et non de les mépriser sous prétexte qu’ils ne seraient pas assez miséricordieux.

        Car toutes les fois que le Christ a fait preuve de miséricorde envers un pécheur ou une pécheresse, il lui a dit « Ne péchez plus ». Sauf pour le « bon larron » qui n’aurait plus jamais l’occasion de pécher.

        Et il me semble qu’il y a au moins autant d’amour du prochain chez celui ou celle qui veut qu’un pécheur abandonne un chemin de péché pour revenir à l’amour de Dieu et retrouver sa grâce, que chez celui qui préfère ne pas l’entendre se plaindre et décide de lui donner ce qu’il ne devrait pas recevoir, sans qu’il ait à changer de comportement.

    • Anne Lys

      Hervé Janson n’est pas « prieur général des Petits Frères des Pauvres », mais il a été élu, le 14 septembre 2014, prieur général des Petits frères de Jésus. Ceux-ci ont été fondés par Hervé Voillaume en 1921, cinq ans après la mort du bienheureux Charles de Foucauld, pour s’inspirer de la spiritualité de celui-ci. Je me demande ce qu’aurait pensé le P. de Foucauld d’une phrase comme celle-ci : « Oui, qu’ils soient divorcés remariés, homosexuels, épouses de foyers polygames… ils sont frères et sœurs de Jésus, donc ils sont notre famille ! (…) L’Eucharistie est la nourriture de ceux qui sont en chemin pour former le Corps du Christ  » et de sa demande expresse que divorcés ayant conclu une nouvelle union civile et décidés à continuer à vivre comme mari et femme et homosexuels vivant en concubinage, en PACS ou autre « mariage pour tous » , décidés à continuer à commettre des actes sexuels homosexuels, puissent également accéder à l’Eucharistie. <Et je me pose d'ailleurs une question. Le Frère Janson avait-il fait état de telles convictions avant son élection comme prieur ?

    • Ecossais

      Pourquoi lorsque vous parlez de fanatiques vous ajoutez comme « certains » islamistes, ne le sont-ils pas tous fanatiques les islamistes, ou y-a-t’il selon vous des islamistes tolérants!

  10. Féru

    Les situations de péché nous éloignent tous de la Sainte Table, quelles qu’elles soient. Les divorcés remariés commettent l’adultère de façon récurrente.
    Si j’ai un péché récurrent et nous en avons presque tous (je me mets dans le lot), il faut bien un jour ou l’autre résoudre cette question.
    Sur le plan strictement sociétal, je trouve que les familles recomposées tant prônées par nos beaux médias progressistes ne sont pas les lieu d’extase qu’on veut bien nous décrire à longueur de téléfilm ou de reportage. Ce sont souvent hélas des lieux de souffrance. Les psychanalystes nous disent qu’en cas de dispute, divorce, les enfants s’attribuent inconsciemment la responsabilité de ce triste évènement.

    • Ecossais

      Je trouve votre réponse pleine de bon sens et de bienveillance. Vous avez bien raison d’insister sur le fait que les premières victimes du divorce sont les enfants qui, faute d’avoir eu un modèle familial stable, auront tendance a reproduire ces situations lorsqu’ils seront adultes. J’ai connu un prêtre qui disait que finalement le divorce c’était pas si grave que ça pour les enfants alors maintenant plus rien ne m’étonne de la part des progressistes.

  11. Myriam

    Appoprod a raison
    La justice n’est pas de ce monde…..

    Elle reste honnête en recevant
    une bénédiction, mais il est vrai
    que l’habit ne fait pas tout…
    Et certaines tolérances ne sont pas acceptables…..
    Surtout en soutane….
    ( Il est regrettable que peu de prêtres
    La porte encore.)

    • apobrod

      Merci Myriam. Quand d’autres sur ce blog me disent de changer d’Eglise , ou pensent que je ne me juge pas moi-même mais uniquement les autres….On est très loin de l’Amour du Christ et très proche du fanatisme qui rend aveugle!!!
      Vous êtes la seule a avoir compris mon commentaire. Merci encore….

      • Charlemagne

        Myriam et Apobrod se soutiennent mutuellement dans l’erreur et jugent tout le monde à l’aune de leur détresse partagée. Est ce une bonne raison pour déverser cette détresse urbi et orbi et faire confusion entre doctrine de l’église et examen de conscience sur ce qui les a amenées à rompre leur respectif lien du mariage? L’Eglise n’est pas là pour ajuster la doctrine issue de l’Evangile aux injonctions médiatiques et bien pensantes. C’est à dire modifier, plier, ré écrire la parole du Christ pour plaire aux humeurs sociétales.

  12. MEYER

    Hitler et ses sbires, sans parler d’autres, avaient conscience de ce qu’ils faisaient … Selon ce prélat, ils pouvaient donc agir avec la bénédiction de l’église …

  13. Vous pensez que Jésus, est né en Mai 68 ?
    Si la doctrine de l’Eglise vous déplait aller voir ailleurs et cesser de nous culpabiliser dans vos propos.
    Vous voudriez des prêtres en soutane qui se voile la face ? Hélas pour vous certain ne changeront pas les paroles de l’évangile pour la mettre à la sauce du monde actuel.
    Et sachez que l’amour du christ ne vous en déplaise est aussi sévère dans le but de sauver des âmes sinon à quoi bon sa venue sur la terre et sa mort sur la croix.

  14. Philon33

    Nous seront tous un jour ou l’autre confrontés au divorce dans nos familles ou autour de nous parce qu’il en est ainsi dans notre société, comme nous seront confrontés à l’avortement, à l’euthanasie, à un ensemble de dérives que notre société engendre. Est-ce pour autant qu’il faut céder à cet esprit du monde qui casse tout devant lui, qui détruit, qui profane, qui dit que le mal est devenu bien et le bien, mal. N’est-ce pas à ce moment-là qu’il faut s’en remettre au Seigneur pour qu’il nous aide à supporter les épreuves et non essayer de justifier nos actions mauvaises en tordant le cou à la Loi du Seigneur. La miséricorde sans la Justice n’est qu’une piètre mascarade.

  15. jejomau

    ce pseudo-évêque a oublié les couples échangistes qui « s’unissent » lors de parthouses géantes ainsi que les couples polygames dont le mâle « s’unit » avec 77 vierges…

    Pour eux, y a quoi ?

  16. Monique Brachet

    Vraiment, je ne reconnais pas le visage de Jésus de Nazareth, le Christ, dans vos commentaires pour certains haineux ou méprisants. Je comprends que l’un d’entre vous, dont la mère a été abandonnée avec sept enfants, trouve insupportable l’idée que d’autres veuillent reconstruire ailleurs une vie. Pourtant, c’est ce que nous enseigne le Christ : essayer toujours de (se) reconstruire après l’échec. Ou sinon consoler. Entourer fraternellement ceux qui n’en ont plus la force. C’est plus douloureux, certainement, d’avoir un « coeur de chair » plutôt qu’un « coeur de pierre », mais c’est là l’appel du Christ. et je plains les « coeurs de pierre » qui semblent s’exprimer ici. Comment ne sentent-ils pas qu’ils seraient plus légers et joyeux, de la joie du Christ, en entrant dans l’humilité et dans la miséricorde (qui vont ensemble) ?

    • Achille

      Madame, les commentaires un peu vifs que vous avez le droit de trouver méprisants sont avant tout le fruit d’esprits exaspérés par les inepties que peuvent proférer certains prélats. Car ces inepties sont graves et induisent gravement en erreur. Les formes font peut-être défaut mais ils ont bien raison d’être en colère.

      Vous dites :
      « c’est ce que nous enseigne le Christ : essayer toujours de (se) reconstruire après l’échec »
      J’aimerais que vous m’indiquiez précisément sur quoi vous vous basez pour affirmer que le Christ encourage la formation de couples adultères.

      « Ou sinon consoler. Entourer fraternellement »
      L’un n’empêche pas l’autre. On peut « consoler et entourer » tout en disant la vérité. J’irais même jusqu’à dire que l’un ne va pas sans l’autre. Car lorsqu’on console sans annoncer la vérité, on sombre dans l’écueil de la flatterie et du mensonge agréable. Cela n’aide pas nos frères.

      « mais c’est là l’appel du Christ »
      Vous pourriez préciser ?

      « Comment ne sentent-ils pas qu’ils seraient plus légers et joyeux »
      Comment ? En sombrant dans la complaisance et en s’éloignant des commandements de Dieu ?

      « en entrant dans l’humilité et dans la miséricorde (qui vont ensemble) »
      Et l’humilité et la miséricorde ne vont pas sans la ferme intention de ne plus pécher.
      Jean 8,11 : Alors Jésus dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, désormais ne pèche plus. »
      On aurait un peu trop tendance à oublier la fin de la phrase…

    • Charlemagne

      Reconstruire ailleurs une vie ??? Cela n’a aucun sens doctrinal.
      Voilà une manière singulière de tourner le dos à ses propres promesses !
      Celles librement dites publiquement au moment du sacrement du mariage, devant Dieu et en ayant communié.
      On ne « reconstruit » donc pas une vie, au mieux on la poursuit. Au mieux de l’intérêt des enfants.
      Et il est courageux de le faire sans enfreindre le droit de ces sept enfants qui ne demandent pas qu’un autre père se substitue au leur. Vous semblez de ce fait, faire bien peu de cas de cas de ces sept enfants…
      La mère supérieure aux enfants ? Son intérêt prime ? Vous inversez les priorités.

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