Society of Centurions : pour la réhabilitation spirituelle et psychologique des avorteurs repentis

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Le P. Frank Pavone, directeur national des Priests for Life

Lorsque l’on songe à l’avortement, on pense immédiatement aux deux premières victimes de ce crime abominable : l’enfant assassiné qui ne verra pas le jour et la mère qui portera cette douleur toute sa vie. Mais il est un troisième protagoniste de cette tragédie que notre réflexion omet presque toujours : le médecin avorteur. Certains se sont auto-suggestionnés en se répétant sans cesse le mantra mensonger et déshumanisant de la rhétorique de la culture de mort : ce n’est pas un être humain, ce n’est qu’un amas de cellule, c’est un “droit” de la femme, etc. D’autres, par grâce divine et/ou par le témoignage des volontaires pro-vie, sont revenus de leur erreur et ont arrêté de pratiquer des avortements. Mais même après avoir obtenu le pardon de Dieu, s’ils ont recouru à la confession sacramentelle, le souvenir des avortements pratiqués continue de les hanter et de les tourmenter. C’est cette réalité qui avait poussé, voici près de vingt ans, le P. Frank Pavone des Priests for Life à créer la Society of Centurions. Il s’est explique dans un appel d’hier, dans ce contexte d’anniversaire de l’arrêt Roe vs Wade et de toutes ces magnifiques manifestations qui vont voir – ou in vu – défiler des centaines de milliers de militants pro-vie dans tous les États-Unis :

  • « Attentifs, en ces jours, aux activités épouvantables de ceux qui pratiquent des avortements et à la conversion d’anciens avorteurs, il est important de renouveler l’invitation pressante à la réconciliation et à la guérison qui caractérisent le ministère de l’Église et le mouvement pro-vie.
  • Au cours des deux dernières décennies, les Priests for Life se sont adressé à ceux qui travaillent dans l’industrie de l’avortement, les ont aidés à en sortir et à se réadapter à un style de vie normal. En travaillant avec ceux qui ont obtenu la guérison, et avec l’aide de professionnels comme le Dr. Philip Ney qui a développé un programme thérapeutique pour les anciens avorteurs, nous avons constaté l’urgence d’aider ces personnes en étant attentif d’abord et avant tout à leurs propres besoins. Ceux qui ont abandonné cette industrie du meurtre peuvent, avec l’aide du Seigneur et de Son peuple affronter la réalité de ce qu’ils ont fait et entreprendre le dur chemin vers la leur ré-humanisation (…) Une tâche longue et ardue. Quand le Seigneur vient à nous, Il nous pardonne en un instant mais la guérison, elle, peut prendre des années. »

C’est pourquoi les Priests for Life invitent tout ceux qui ont abandonné l’industrie de l’avortement à venir à la Society of Centurions pour explorer tous les chemins de guérison qui s’offrent à eux, et annoncera bientôt les dates et programmes de ces réunions visant à la guérison spirituelle et psychologique. Une autre magnifique initiative des Priests for Life !

5 comments

  1. soha

    il y aussi les pères ou géniteurs, les familles, les voisins, les amis, et tous les idéologues féministes, socio-communistes, libéraux, anarchistes…il y a aussi les évêques qui se sont tus etc..qu’en font les Centurions…?

    Il y a aussi les femmes qui, refusant tout enfant pour x raisons, accusent un avortement en confession mais disent » si c’était à recommencer, je ferai pareil » (chose entendue) …

    Comme le problème est profond ! A.S.

  2. Michèle

    Oui, il y a là une très authentique et très profonde charité.Dans nos prières de soutien à la campagne des 40 jours pour la vie , nous pouvons nous en inspirer.Pour ma part je prie pour les enfants à naître et pour leurs mamans, pour ceux qui les défendent et pour ceux qui prient pour eux,et aussi pour ceux qui les tuent.

  3. CAROLINE

    A Soha :
    une simple confession ne peut suffire à remettre le péché mortel d’avortement qui est sanctionné automatiquement d’avortement. Le confesseur doit demander une autorisation épiscopale. Sinon, il encourt lui même la sanction d’excommunication. Dans ce cas, on ne peut remettre un péché que l’on referait si c’était à refaire…

    Le problème c’est que tout le monde fait comme si cette règle canonique n’existait pas, et les prêtres assurent leurs confessés ont déjà reçu le pardon divin, semble t il.
    Quelle hypocrisie!

  4. Pingback: Osservatore Vaticano » Blog Archive » La Société des centurions et la conversion des avorteurs

  5. ema

    Il y a aussi les femmes qui, refusant tout enfant pour x raisons, accusent un avortement en confession mais disent » si c’était à recommencer, je ferai pareil » (chose entendue) …

    Oui, bien sûr, mais elles sont en cheminement et l’on croit parfois que dire « si c’était à refaire, je le referais » permet de se protéger des remords qui vous tarauderont toute une vie. Tout comme la confession n’empêche pas de ne pas penser aux péchés que l’on a commis même si l’on s’en est confessé et que l’on a été pardonné par le Seigneur. Même le remords évacué, les regrets ne disparaissent jamais je crois. Notre condition humaine…
    Elles sont en cheminement…Je le sais. Espérance

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