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Tribune – François et Amoris laetitia: sous prétexte de discernement, un permis pontifical de fornication ?

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La récente lettre de confirmation du pape François de la lettre des évêques argentins sur la mise en pratique du chapitre VIII d’Amoris laetita est bien une illustration d’une crise qui règne à tous les niveaux, à commencer par le plus élevé. La lettre des évêques argentins, que le pape approuve comme la seule interprétation légitime (« il n’y a pas d’autres interprétations », selon ses termes), ne résout précisément rien. Mieux: elle aggrave le problème en s’enfonçant dans les contradictions. Loin de nous faire peur, elle nous rend perplexes.

Certes, dans la lettre des évêques argentins, la vie comme frère et soeur est toujours proposée aux divorcés dits remariés (il serait plus juste de parler de « séparés réengagés », si l’on se veut exact), mais s’ils ne peuvent pas, on admet qu’ils pourront accéder aux sacrements, alors même que leur situation objective contredit la loi divine et la loi naturelle. Certes, ce ne sont pas tous les couples qui le pourront, mais seulement certains d’entre-eux. Pour cette catégorie de « privilégiés » de la miséricorde sacramentelle, la vie sexuelle ne sera pas un obstacle à cet accès. Dans quelles conditions se fera cet accès ? Rien n’est dit. Peut-on supposer que ce soit un accès par remord, lorsqu’un membre du couple émet des regrets à ce péché, même s’il sait qu’il va retomber ? S’agira-t-il d’un accès ponctuel, mais régulier, ou d’un accès normal ? Ce n’est pas forcément très clair…

Amoris laetitia s’engage donc sur un droit au plaisir. Si un couple ne peut pas se retenir d’actes sexuels au nom de la nécessité de garder sa cohésion, on peut admettre un accès aux sacrements. Bref, comme on ne pourra pas « se contrôler », on bénéficie d’un traitement prétendument miséricordieux. On se demande que signifie la fornication et le refus du concubinage, si une exception est admise du point de vue sacramentel. (Étymologiquement, concubinage vient de cum cubare: « coucher avec »). Au nom de la miséricorde, la sexualité hors mariage serait donc permise, mais dans des cas très restreints, basés surtout sur une atténuation de la responsabilité des fornicateurs (au passage, jusqu’où est cette atténuation est-elle possible ?). Certes, pas à tout le monde, mais à un petit groupe bien identifié, qui, à la fois, ne pourrait pas s’abstenir d’actes sexuels, et, de l’autre côté, présenterait une responsabilité diminuée. Paradoxalement, ce qu’Amoris laetitia refusait – faire de l’eucharistie un sacrement réservé aux parfaits, rappelant une citation d’Evangelii Gaudium – institue au profit de certains divorcés remariés une exception. Il y aurait les divorcés remariés qui entrent dans les clous et tous les autres… Le problème devient sans fin, car on nom de l’accueil à tous, on en vient paradoxalement à privilégier certains.

Outre le risque de déboucher sur un élitisme imprévu, il y a ce danger évident de créer l’équivalent d’une prostitution sacrée. Il y a aurait une sort de concubinage de luxe, in favorem, n’existant que dans certaines situations. Dans certains cas, au nom de la présence d’enfants et d’une responsabilité atténuée des concubins, la fornication serait permise. Mais la fornication peut-elle n’être qu’un simple péché véniel, indépendamment même des méconnaissances subjectives du fornicateur ? La matière grave du péché ne rappelle-t-elle pas qu’il y a bien un obstacle à l’union avec Dieu ? Cette question, la casuistique ne saurait l’éluder indéfiniment.

En réalité, un interdit aussi absolu que le refus de la fornication trouverait des exceptions qui remettent en cause même la notion d’interdit. Mais, dans ce cas, le problème est sans fin, car un péché ne peut pas être simultanément véniel et mortel. C’est bien un danger de quiétisme qui en ressort: je peux me rapprocher de Dieu, mais je peux en même temps emprunter un acte qui est défini comme me détournant de lui…  On ne voit pas comment Dieu, autoriserait-il un acte qui éloigne de lui. Simultanément, on pourrait le rejoindre tout en ayant le droit de s’en détourner radicalement par un péché aussi radical… Le problème est, là aussi, sans fin. Dieu serait en même temps lui-même et également sa propre négation. Dieu pose un commandement et s’anéantit par une justification contraire: c’est une sorte de kénose, dont se demande si certains visiteurs réguliers de la maison Sainte-Marthe en sont épargnés… Dieu ne peut se contredire, faute de quoi on tombe dans l’hérésie. Même sur la Croix, le Christ n’a jamais mis fin à la toute puissance divine. Dieu ne s’est pas anéanti: il a juste laissé les hommes agir contre son Fils.

Quid des mises en gardes des mystiques, des saints et des théologiens contre les péchés de la chair ?

Évidemment, le texte Amoris laetitia est si ambigu, si filandreux, qu’il peut être tourné dans tous les sens. Et certainement est-il fait pour cela… Chacun y trouvera ce qu’il a envie de trouver. Les portes supposées ouvertes sont trop ambiguës. « L’aide au sacrement » possible « dans certains cas », indiquée en note de bas de page (la note 351), est trop floue, trop tarabiscotée pour réellement affirmer qu’il y a eu une révolution, surtout quand on ne prétend pas changer de législation en refusant ouvertement d’en délivrer des exceptions (voir le paragraphe numéro 300 d’Amoris laetitia).

Il est triste de voir la crise de l’Église catholique, par ses autorités officielles, s’engager sur le marais si peu glorieux des plaisirs de la chair… On aurait pu rêver mieux, dans les contestations dont l’Église fait l’objet. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’autre chose que de s’aligner sur le bonheur du couple, « qui-ne-supporte-pas-de-ne-pas pouvoir-faire-comme-tout-le-monde », c’est-à-dire de communier. Au fond, le risque d’Amoris laetitia est d’avoir pris le risque de sacrifier un commandement divin au désir de certains couples de ne plus supporter des impossibilités qu’ils assimilent à des discriminations… Parce qu’il faut paraître à toux prix, y compris par la communion mondaine qui permet de rester dans le moule. Le pontificat actuel n’a-t-il pas sacrifié à des mondanités, qui plus est, spirituelles ?

Nous lançons un appel à tous ceux, qui, dans l’Église, ont la faculté de remédier à ces contradictions et à ces incohérences. Il y a une réelle urgence. Vraiment. Nous savons que ces pasteurs, si chargés et souvent prudents, nous lisent. Nous ne doutons pas qu’ils réagiront. Peut-être l’ont-ils déjà fait. Par la prière, ce qui est beaucoup. Par des actes, comme on a pu le voir aux États-Unis. Nous savons que la barque de Pierre, secouée, ne peut pas couler, eût-elle un navigateur inapte, pêcheur d’hommes, mais aussi âme pécheresse.

Nota: la présente tribune n’engage que son auteur.

26 comments

    • Bertrand

      N’importe quoi… Je vous conseille de vous renseigner sur les conditions strictes dans lesquelles s’appliquent l’infaillibilité pontificale.

      Néanmoins, même si le dogme n’est pas atteint, ce flou « pastoral » est un poison. C’est du même ordre que le maintien, avec « exceptions » du latin dans la messe de Paul VI.

      • Rébécca

        Merci Rascol, et non Bertrand …le flou que nous croyons voir n’est pas un poison . C’est la distance qu’il nous reste à parcourir pour voir toute chose dans l’Amour qui rend trouble ce texte à nos yeux ! C’est une approche du coeur, de com-passion que le Pape fait !
        Et vous cher auteur de ce texte, vous oubliez le chapitre 2 de la lettre de saint Paul aux Philippains :

         » Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : Le Christ Jésus,
        ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
        Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,
        il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix. »

        • Bernard A.

          Peut-être pire que la vérité sans charité, il y a la charité sans la vérité. Donc oui, il y a certainement le coeur, mais le Bon Dieu nous a aussi donné la raison.

          Notre Seigneur Jésus Christ a été crucifié pour nous précisément parce qu’Il annonçait et manifestait sa nature divine (unie par son Incarnation à la nature humaine) par des signes et des miracles. C’est donc parce qu’Il nous enseignait la vérité avec charité qu’Il a été rejeté par les Juifs et les foules. Ne prônons pas alors une fausse charité ou une fausse compassion qui est le propre des hérésies protestantes et autres, de peur qu’elles nous éloignent du chemin étroit qui mène à la Vie Éternelle.

          Bien à vous,
          In Christo per Mariam

        • Bertrand

          Mon message peut paraître agressif, mais c’est à la mesure des sous-entendus sarcastiques de Rascol sur le rôle de l’esprit saint dans le ministère du pape

          La vraie charité c’est de dire la vérité. J’ai beaucoup de compassion pour les divorcés réengagés qui cherchent réellement Dieu, car c’est une situation très difficile. Mais la vraie attitude de celui qui se reconnait pêcheur et n’a pas encore suffisamment de force pour suivre totalement son chemin, c’est de respecter l’eucharistie en ne communiant pas, ne serait-ce que pour éviter le « scandale ». Notez que cela ne concerne pas que les divorcés remariés, loin de là. À notre mort, seul Jésus pourra sonder les reins et les coeurs et juger si nous avons été dignes de lui, malgré nos faiblesses.

          Je citerais de mon côté, saint Mathieu où Jésus dit en substance que si notre œil est occasion de chute, il vaut mieux l’arracher plutôt que de périr tout entier

    • Nicolas

      Le Saint-Esprit a déjà parlé depuis 2000 ans à l’Eglise au sujet des personnes vivant en état de péché mortel (dont les divorcés « remariés »).

      On ne peut ni recevoir l’absolution, ni être admis à la table eucharistique sans la moindre intention réformatrice (vivre comme des frères et sœurs).

      Cette règle bimillénaire a été rappelé récemment durant le pontificat précédent. Dieu ne pouvant se tromper, il ne peut pas également se contredire dans le temps car il est immuable comme son enseignement.

      Le pape a le droit de juger tout le monde, mais ne peut être jugé par personne, SAUF S’IL DEVIE DE LA FOI » (décret de Gratien)

  1. Gauthier

    L’Antéchrist décrit par saint Pie X

    Si grande est l’audace et si grande la rage avec lesquelles on se rue partout à l’attaque de la religion, on bat en brèche les dogmes de la foi, on tend d’un effort obstiné à anéantir tout rapport de l’homme avec la Divinité ! En revanche, et c’est là, au dire du même apôtre, le caractère propre de l’Antéchrist, l’homme, avec une témérité sans nom, a usurpé la place du Créateur en s’élevant au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu.
    C’est à tel point que, impuissant à éteindre complètement en soi la notion, de Dieu, il secoue cependant le joug de sa majesté, et se dédie à lui-même le monde visible en guise de temple, où il prétend recevoir les adorations de ses semblables. Il siège dans le temple de Dieu, où il se montre comme s’il était Dieu lui-même.

    Saint Pie X – E supremi apostolatus (1903)

    http://media.medias-presse.info/wp-content/uploads/2015/09/citation-Pie-XI-2.jpg

    • Rébécca

      Eh ?
      Tout ça c’est presque du passé … Les chrétiens se sont réveillés de leur torpeur, ils se lèvent et sortent de leur coquille, ils illuminent la cité de leur espérance …

      Jean chapitre 13 :
       » À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. « »

      Alors, au boulot !

  2. Jean-Baptiste

    Un véritable affront infligé à la parole du Seigneur

    Mesurons bien en effet ce dont il s’agit. Il s’agit de déclarer possible, selon un discernement au cas par cas, la délivrance de la communion à des personnes divorcées remariées ne pratiquant pas la continence, et prévoyant de demeurer dans cette situation, vivant donc dans l’adultère et prévoyant de continuer de le faire, ainsi transgressant et prévoyant de continuer de transgresser le commandement de ne pas commettre l’adultère, alors que rien ne les y oblige. Rien ne les y oblige car si la séparation peut parfois se heurter à des contre-indications graves, la continence au sein d’un couple en situation adultère ne peut présenter de telles contre-indications graves, sauf à cultiver une idolâtrie du sexe.

    Cette contradiction avec l’enseignement constant de l’Église, lui-même traduisant fidèlement l’enseignement de l’Écriture, comment ne pas voir qu’elle manifeste une désinvolture stupéfiante vis-à-vis de la parole du Christ ? On peut même parler d’ un véritable affront à la personne du Christ si l’on considère qu’il n’est pas de commandement qui ait fait l’objet, de sa part, d’un enseignement aussi appuyé, aussi marqué par une volonté d’explication et d’explicitation, que le sixième d’entre eux, celui de ne pas commettre l’adultère, pour en souligner le caractère impératif et la gravité de l’enjeu qui s’attache à son strict respect.

    De fait, quels trésors d’attention pastorale et de pédagogie prophétique le Christ n’a-t-il pas déployés, à l’adresse de ses disciples, à propos de son enseignement sur l’impossibilité, comme étant adultère, du remariage après divorce ! Jésus multiplie les approches, faisant le tour du sujet avec autant de simplicité que de fulgurance.

    Voyons donc :

    Premièrement, le Christ a donné le fondement de la prescription, celui de la loi naturelle voulue par le Créateur, selon laquelle l’homme et la femme mariés « ne font plus qu’un » (Mt 19,5-6 ; Mc 10, 7-9).

    Deuxièmement, Jésus a énoncé avec une parfaite netteté la prescription de ne pas commettre l’adultère en se remariant après divorce. Ainsi dans Luc : «Tout homme qui renvoie sa femme pour en épouser une autre commet l’adultère ; et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet l’adultère » (Lc16,18a.b), et aussi dans Mc 10, 11-12, Mt 5, 32 a. b, et Mt 19, 9. Dans Matthieu 19, à la suite du propos du Christ, la réaction des disciples ne se fait pas attendre: « Si telle est la situation de l’homme par rapport à sa femme, mieux vaut ne pas se marier » (Mt 19,10), réaction qui annonce la difficulté que les gens auront à accepter cette contrainte. D’ailleurs, le Christ lui-même souligne la difficulté, en disant que sa parole ne serait pas comprise par tous : « Ce n’est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole (…) » (Mt 19,11).

    Cependant, troisièmement, la réponse de Jésus à ses disciples : « Il y a des gens qui ne se marient pas, car de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier, car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux » (Mt 19, 11) va droit à l’essentiel, à savoir que la sexualité n’a pas à être idolâtrée et que bien des gens se trouvent, volontairement ou non, dans une situation où ils sont appelés à vivre la chasteté. Par conséquent, on ne devrait pas être choqué, en tout cas pas au point de mettre en cause la validité du commandement de ne pas commettre l’adultère, de ce que des personnes divorcées, y compris lorsqu’elles sont victimes de la faute du conjoint, ne puissent se remarier, ni de ce que les personnes divorcées remariées, donc en situation d’adultère, doivent se séparer ou, en cas de difficulté trop grande attachée à cette séparation, s’astreindre à vivre dans la chasteté. C’est vrai que l’on peut être tenté de voir là une injustice, surtout pour le cas où le conjoint n’est pas à l’origine de la séparation. Mais c’est alors l’injustice, inévitable, du sort, dont l’acceptation passe par la compréhension de ce que le seul vrai malheur est celui du péché qui éloigne de Dieu.

    Quatrièmement, il est significatif que ce soit à propos du 6e d’entre eux, celui sur l’impossibilité du remariage après un divorce, que le Christ a explicité le sens général des commandements, au travers de l’épisode sur le jeune homme riche (Mt 19,16-26 ; Mc 10,17-27), lui-même comme introduit par le si bref en même temps que si beau passage sur la place à faire aux enfants (Mt 19,13-15 ; Mc 10,13-16). Cette évocation des enfants n’est-elle pas le moyen pour le Christ de nous amener à nous considérer face aux commandements comme des enfants confiants vis-à-vis de leur père qui leur indique par ses conseils le chemin de la vie, qui est celui des commandements ainsi que Jésus le dit dans la suite: « Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements » (Mt 19,17). Cette entrée dans la vie n’est autre que celle de l’entrée « dans le Royaume des cieux » (Mt 19,23.24) ou encore «dans le royaume de Dieu » (Mc10, 24.25).

    Cinquièmement, l’essentiel est dit mais le Pasteur par excellence qu’est Jésus veut encore ajouter quelque chose pour renforcer l’évidence avec laquelle s’impose le respect d’un commandement tel que celui de ne pas commettre l’adultère en se remariant après un divorce. Ce message supplémentaire réside dans la distinction qui peut être faite, au sein de la vie morale, entre, d’une part, le respect des commandements, négatifs (dont fait partie le sixième) ou positifs jusqu’à un niveau élémentaire pourrait-on dire, exigence à laquelle a su satisfaire le jeune homme riche, ce qui lui a permis de dire : « Tout cela je l’ai observé » (Mt 19,20) ou encore : « Maître, j’ai observé tous ces commandements depuis ma jeunesse » (Mc 10,20), et d’autre part, la recherche, au-delà, de la perfection. Cette distinction fait apparaître que le respect des commandements négatifs, ou positifs jusqu’à un certain niveau, s’impose absolument (Mt 19, 16 – 26 ; Mc 10, 17-27). On note que, donc, le 6e commandement (qui est un commandement négatif) de ne pas commettre l’adultère, et donc de ne pas se remarier après divorce, s’impose absolument.

    Fallait-il qu’en réponse à tout cela, et alors même que les mots ultimes du Christ à l’adresse de ses Apôtres ont été pour les inviter à répandre parmi les nations la connaissance des commandements (Mt 28,19-2O), certains, parmi leurs successeurs, et même le premier d’entre eux, choisissent de prendre leurs distances vis-à-vis du sixième commandement, qui est celui sur lequel le Christ insiste de manière si particulière ? Il y a là le signe d’une perte évidente de foi, mais qui prend l’allure d’un défi en ce que la position adoptée se trouve à l’exact opposé du message que le Christ s’est attaché à faire passer pour nous guider sur le chemin du salut, avant de s’offrir en sacrifice par le don de sa vie pour nous sauver.

    Que faire ? Résister en paroles et en actes, dire la vérité sur l’erreur de ce pape qui n’a d’ailleurs pas engagé son infaillibilité. La défense de la vérité dans la charité s’impose aux fidèles courageux et honnêtes. Le combat doit demeurer en restant dans l’Eglise mais il ne faut pas craindre de le mener en dépit des remous que cela pourrait occasionner. Il n’est pas d’unité possible dans l’erreur. Ou alors l’Eglise est une secte.

    • dj

      Jean-Baptiste, vous citez:
      « Tout homme qui renvoie sa femme pour en épouser une autre commet l’adultère…. »
      Dans un divorce amiable, l’homme ne renvoie pas sa femme et la femme ne renvoie pas son mari donc si les deux époux se séparent en restant bons amis, il n’y a pas d’adultère.
      Je ne suis pas un bon chrétien au sens où vous l’entendez mais je sais lire !
      Ne faites pas dire à Jésus ce qu’il n’a pas dit !

    • Rébécca

      Jean-Baptiste, les fidèles courageux et honnêtes sont ceux qui aiment leur prochain comme eux même, qui ne jugent pas, qui laisse l’Amour de Dieu traverser leur coeur pour rejoindre tout frère que le Seigneur leur donnera à aimer (sans choisir) … Car rien n’est plus dur pour un Homme que de considérer son frère comme meilleur que lui … Même si nous suivons tous les commandements, seul l’accueil de la Volonté de Dieu pour nous est fédérateur de sainteté . .. Arrêtons de regarder de l’extérieur l’Eglise … (Ou alors c’est que nous n’en faisons pas partie ) soyons du côté du coeur et suivons sa Tête .
      Combien de fois faudra t il que je dise que, nous, gens d’Eglise, nous avons à vivre de la Miséricorde de Dieu et, par notre vie, la faire connaître … Les prêtres ont à cheminer avec les pêcheurs pour permettre à chaque âme de rencontrer et reconnaître son Sauveur … C’est tout ça que le Pape nous invite à mettre en actes .

  3. Denis Merlin

    Si le sens d’Amoris lætitia n’est pas évident, pourquoi ne pas prendre le sens compossible avec la doctrine de l’indissolubilité du mariage ? Tous s’éclairera alors.

  4. Thomas More

    La contradiction est radicale par rapport à l’enseignement constant de l’Eglise, lui-même fondé fidèlement sur l’Ecriture.

    Saint Jean-Paul II, que l’on ne saurait taxer de manquer de miséricorde, l’a dit avec une totale clarté dans Familiarisconsortio, et cela non sans avoir pourtant, préalablement, chaleureusement exhorté les pasteurs à aider les divorcés remariés en faisant en sorte, par tous moyens appropriés tenant compte de la diversité des situations possibles, qu’ils se sentent intégrés à la vie de l’ Église : « L’Eglise, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l’Ecriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés »(FC, 84). Il précise ensuite que « la réconciliation par le sacrement de pénitence – qui ouvrirait la voie au sacrement de l’Eucharistie – ne peut être accordée qu’à ceux qui se sont repentis d’avoir violé le signe de l’Alliance et de la fidélité au Christ et sont sincèrement disposés à une forme de vie qui ne soit plus en contradiction avec l’indissolubilité du mariage. Cela implique concrètement que, lorsque l’homme et la femme ne peuvent pas, pour de graves motifs – par exemple l’éducation des enfants – remplir l’obligationde la séparation, ils prennent l’engagement de vivre en complète continence, c’est-à-dire en s’abstenant des actes réservés aux époux »(FC, 84).

    De fait, il apparait bien que telle est la discipline de l’Église, ainsi qu’en témoigne son Catéchisme. Selon le Catéchisme de l’Église catholique (CEC), en effet, les personnes qui sont engagées dans une union adultère et qui, tout en étant informées de l’irrégularité de leur situation, prévoient d’y demeurer, sont en état de péché grave (CEC, § 2380-2381). Or, toujours d’après le Catéchisme, ceux qui sont en état de péché grave ne peuvent communier (CEC, § 1385). Donc il découle logiquement du Catéchisme que les personnes qui sont engagées dans une union adultère et qui, tout en étant informées de l’irrégularité de leur situation, prévoient d’y demeurer, ne peuvent communier. Et comme le Catéchisme donne de l’adultère une définition incluant la situation des personnes divorcées remariées ne pratiquant pas la continence (CEC, § 2380), il en découle logiquement également que celles-ci ne peuvent pas communier. Cette conclusion y est même explicitement énoncée (CEC, § 1650).

    De fait aussi, il apparait bien que cette discipline de l’Église est fondée sur l’Écriture même. On observe en effet que toutes les prémisses qui sont la base des raisonnements précédents sont appuyées sur l’Écriture, à savoir : pour ce qui se rapporte à la gravité du péché d’adultère : Mt 19, 16-19 ; 1 Co 6, 9-10 ; pour ce qui se rapporte à l’impossibilité de communier en état de péché grave : 1 Co 11 2 ; pour ce qui se rapporte à l’inclusion du remariage après divorce dans la situation d’adultère : Mc 10, 11-12 ; Lc 16, 18 ; Mt 19, 9. C’est donc de la Parole de Dieu elle-même, en laquelle notre foi nous invite à placer notre confiance, que découle logiquement l’impossibilité d’ouvrir l’accès de la communion aux personnes divorcées remariées qui ne vivent pas la continence.

    Personne, pas même le pape, n’a donc le pouvoir, en tout cas légitime, de lever cette impossibilité, puisque cela impliquerait de rompre avec l’enseignement constant de l’Eglise retransmettant fidèlement le message de la Révélation.

    Pour ce qui est donc de l’Exhortation apostolique Amorislaetitia(AL), il découle de ce qui précède qu’elle ne saurait en aucun cas fonder une quelconque rupture dans cet enseignement de l’Église, et que par conséquent, aucune signification, en tout cas légitime, et dès lors aucune portée ne sauraient lui être reconnues par aucun de ses destinataires, évêques, prêtres et diacres, personnes consacrées, époux chrétiens et tous fidèles laïcs, qui viendraient en contradiction avec cet enseignement de toujours.

    Beaucoup de commentateurs, et parmi les plus éminents en même temps que les plus dignes de confiance, ont exprimé cela sous la forme de dire que la recherche du sens à donner à l’Exhortation devait être placée résolument sous le signe de l’exigence de continuité par rapport à l’enseignement constant de l’Église. Aujourd’hui, cette interprétation, que l’on aurait tant souhaité être la bonne, car ce n’est pas de gaité de coeur que l’on est conduit au devoir de dénoncer une démarche illégitime du pape, n’est malheureusement plus possible.

    L’Eglise est sans doute entrée dans l’une des phases les plus graves de son histoire, peut-être la plus grave car c’est la première fois qu’un pape diverge de l’enseignement constant de l’Eglise fondé sur l’Ecriture.

    Prions, agissons, et armons-nous de courage.

    Et gardons espoir. En fait, le relativisme s’était déjà largement introduit dans l’Eglise. On peut dire qu’aujourd’hui, c’est le franchissement de l’étape ultime avec l’implication du pape lui-même. Advient ainsi l’occasion d’un immense sursaut. Tant que le pape n’était pas touché lui-même, la gravité du mal pouvait n’être pas perçue, les sonnettes d’alarme qui étaient tirées par certains, et par les papes antérieurs n’étaient pas entendues vraiment. Il fallait que le processus aille à son terme..On y est. Le sursaut est clairement à l’ordre du jour et va se produire, immense, si tous les catholiques se montrent vraiment fidèles au Christ et à l’Eglise..

  5. Rébécca

    Que cherchons nous à dire au Pape François ?
    Que ce n’est pas bien qu’il s’intéresse aux personnes adultères ?

    Matthieu chapitre 18 : Les scribes du groupe des pharisiens, voyant qu’il mangeait avec les pécheurs et les publicains, disaient à ses disciples : « Comment ! Il mange avec les publicains et les pécheurs ! »
    17 Jésus, qui avait entendu, leur déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs. »

    La Vérité ? : Jésus .

    Quand je vois une personne adultère se diriger vers la Communion les bras croisés (comme un enfant) pour être bénie, je reçois une leçon de Vie ! …( et non je n’ai pas envie d’être adultère)

    « Comme un enfant  » ….

    Marc chapitre 2
    « 03 et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
    04 Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux. »

    La brebis perdue c’est aussi moi, quand je panique devant la Confiance que le BonDieu me fait, quand je ne maîtrise plus les épreuves … Alors merci Pape François de venir nous chercher là où nous sommes .

    Le Pape nous indique le Chemin, la Vérité et la Vie … chaque jour … mais de quoi se plaint on ?

  6. Louis M. Gilbert

    Tout cela est bel et bon et même très savamment exposé.
    Mais pourquoi ne pas tenter de traiter -préventivement, si l’on peut dire- le problème ?
    Tout ou presque est dans la préparation au mariage (religieux s’entend – le civil n’étant qu’une formalité administrative).
    Le mariage religieux devrait être systématiquement et fermement refusé dès lors qu’il n’y a pas eu de préparation solide, sérieuse, réfléchie sous tous ses aspects des plus spirituels aux plus concrets.
    Malgré l’enthousiasme juvénile bien compréhensible, ne devrait-on pas s’arrêter, prendre ses distances, au moindre doute, à la moindre inflection ? Cesser, à ce moment, de voir la vie comme un conte de fées ? Mais oui, ce n’est pas grave, ca ira… Sauf rare exception, à plus ou moins long terme, non, cela n’ira pas.
    La préparation complète signifie: cartes sur table, envisageons le pire, exposons les projets, même les plus fous, saisissons la réalité du quotidien et de sa part de routine…

  7. Jean-Baptiste

    Les préconisations du pape actuel dans Amoris laetitia (Al)sont d’une gravité inouïe non seulement parce qu’il met en cause le commandement de ne pas commettre l’adultère mais parce que que c’est la notion même de commandement qui est mise en cause.

    En fait, Amoris laetitia est inspiré, même si elle s’en défend, par l’idée fausse d’une gradualité de la loi.

    A cet égard, il est intéressant de considérer le passage du texte s’exprimant sur la question de la gradualité dans le champ moral en prétendant prendre appui sur ce que dit Jean-Paul II à ce sujet. C’est intéressant de regarder de près ce passage, car il est révélateur de la déraison, ou du mensonge (entre les deux, il n’est pas facile de faire le partage, car cela revient à se demander si celui qui déraisonne est, en l’occurrence, conscient ou non ) qui sont à l’œuvre dans Amoris laetitia. Car on y voit que l’on prétend là s’appuyer sur Jean-Paul II alors qu’en réalité , c’est pour soutenir la position inverse de ce dernier. On prend la caution de Jean-Paul II pour en réalité inverser son message. Voyons en effet:

    Dans Amorislaetitia, au n°295, on peut lire :  » Dans ce sens, saint Jean-Paul II proposait ce qu’on appelle la ‘ loi de gradualité’, conscient que l’être humain ‘ connait, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance (Familiaris Consortio, n° 34)’. Ce n’est pas une ‘gradualité de la loi’, mais une gradualité de l’accomplissement prudent des actes libres de la part de sujets qui ne sont dans des conditions ni de comprendre, ni de valoriser ni d’observer pleinement les exigences objectives de la loi. »

    Dans Familiarisconsortio, au n°34, on peut lire: « Ainsi il (l’homme) connait, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d’une croissance. Les époux, dans la sphère de leur vie morale, sont eux aussi appelés à cheminer sans se lasser, soutenus par le désir sincère et agissant de mieux connaître les valeurs garanties et promues par la loi divine, avec la volonté de les incarner de façon droite et généreuse par leurs choix concrets. Ils ne peuvent toutefois considérer la loi comme un simple idéal à atteindre dans le futur, mais ils doivent la regarder comme un commandement du Christ Seigneur leur enjoignant de surmonter sérieusement les obstacles. C’est pourquoi ce qu’on appelle la ‘loi de gradualité’ ou voie graduelle ne peut s’identifier à la ‘gradualité de la loi’, comme s’il y avait, dans la loi divine, des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses. Tous les époux sont appelés à la sainteté dans le mariage, selon la volonté de Dieu, et cette vocation se réalise dans la mesure où la personne humaine est capable de répondre au précepte divin, animée d’une confiance sereine en la grâce divine et en sa propre volonté ».

    Qu’observe-t-on à la comparaison des deux textes?

    Les deux textes énoncent deux points, qu’il y a une gradualité dans le développement de la vie morale et que cette gradualité n’est pas à confondre avec une gradualité de la loi morale elle-même. Mais on constate qu’ Amoris laetitia soutient finalement le contraire de FC sur le deuxième point, ce qui le conduit finalement à soutenir l’idée de la gradualité de la loi, erreur contre laquelle justement Jean-Paul II a mis en garde!

    Voyons le détail de la manigance.

    Dans Familiarisconsortio, on trouve un développement très appuyé et très élaboré pour expliquer pourquoi la loi de gradualité ne peut être confondue avec la gradualité de la loi. C’est parce que la loi doit être regardée non comme un « simple idéal à atteindre dans le futur » mais comme « un commandement du Christ Seigneur leur enjoignant de surmonter sérieusement les obstacles », et que donc, on ne saurait distinguer en elle des « degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses ».

    Or, on ne trouve nul équivalent de ce développement dans le discours d’Amorislaetitia. Qui plus est, au contraire, on trouve un autre développement qui va plutôt dans le sens opposé, sous la forme de considérer que certaines personnes « ne sont pas dans des conditions ni de comprendre, ni de valoriser, ni d’observer pleinement les exigences objectives de la loi ».Cela va plutôt dans le sens opposé, car admettre que quelqu’un puisse se trouver, à moment donné, dans des conditions qui ne lui permettent pas d’observer pleinement les exigences objectives de la loi, c’est du même coup admettre qu’il soit pour l’instant dans l’impossibilité d’observer pleinement les exigences en cause, autrement dit qu’il ne pourra les atteindre au mieux que par la suite, et que donc on ne peut plus voir en celles-ci qu’un objectif pour le futur, en ce sens un idéal vers lequel il faut tendre mais non plus un impératif immédiat qu’il faut chercher à atteindre sans aucunement attendre. Même si le texte ne le dit pas là explicitement, cette conception conduit naturellement à accepter, sinon même à rechercher, pour ceux, donc, qui ne sont pas encore dans les conditions leur permettant de répondre pleinement aux exigences objectives de la loi, des niveaux d’exigence intermédiaires qui puissent cette fois correspondre à leurs possibilités dans les conditions où ils se trouvent.

    Conclusion: Amoris laetitia défend en réalité l’idée d’un graduaité de la loi, selon un relativisme totalement contraire au message évangélique sur les commandements, car pour le Christ, le respect des commandements est la condition pour « entrer dans la vie »:Excusez du peu, on est loin d’Amoris laetitia!! Et pour soutenir cela qui est à l’opposé du contenu de la foi tout en prétendant respecter ce dernier, on falsifie Saint Jean-Paul II! Saint Jean-Paul II que l’on vient de canoniser!

    Tout cela est gravissime.

    Et observons que le rouleau compresseur du mensonge poursuit sa route. Le pape actuel vient de placer à la tête de l’Institut Jean-Paul II un de ses proches, qui va s’ employer à anéantir méthodiquement le message du Saint en l’inversant méthodiquement. Et on envoie à Rome des prêtres et des laïcs pour les « rééduquer » selon la conception personnelle du pape actuel qui s’oppose à vingt siècles de l’enseignement de l’Eglise.

    Vraiment, c’est un devoir impérieux, de se lever pour la défense de la vérité et la défense de notre Eglise.

    • Rébécca

      Jean-Baptiste … Cessez d’avoir peur ! Vous ne faites que de parler des lois alors qu’il s’agit de Foi, d’Espérance et de Charité . Il s’agit du discernement de la foi, de l’espérence et de la charité des personnes ! Comment pouvez vous imaginer que le Pape François ne défende pas la Vérité, le Chemin et la Vie ? Le Christ est la tête du corps de l’Eglise … Alors levons nous, oui, en, par et pour l’Eglise de Dieu .
      « C’est la confiance, rien que la confiance (en Dieu) qui conduit à l’Amour « 

  8. Adélaïde

    dès la promulgation d »‘Amoris Laetitia », je me suis sentie marcher sur des sables mouvants, et je rends grâce au frère Maximilien-Marie et à ses 15 questions à se poser… car ainsi j’ai retrouvé « Le Chemin,La Vérité et La Vie » .
    En fait, il me semble qu’une partie de nos pasteurs culpabilisent de savoir des couples croyants,éloignés de la pleine communion dans l’ église . Mais il faut savoir que tout croyant (et chacun est pécheur) peut aller à la messe , prier,entendre l’évangile,l’évangile est la parole du Christ, Verbe de Dieu. Christ est présent dans le Tabernacle, chacun peut lui parler, Christ est présent lors d’une Adoration Eucharistique … chacun peut aller librement . Alors , où est la « discrimination? où est le manque d’amour des pasteurs et des fidèles qui ne comprennent pas « Amoris Laetitia »?
    Il nous faut prier La Très Sainte Vierge Marie,Mère de Dieu,Mère des hommes et Mère de l’Eglise …

  9. Elizabeth

    Quand on voit ce qu’a écrit Jean-Baptiste ci-dessus et la gravité de ce qui est constaté, comment se fait-il qu’on ne trouve pas un cardinal, un évêque, un prêtre, un moine, pour dénoncer cette situation? Jusqu’ici, on pouvait comprendre: les « justes » pouvaient encore dire qu’Amoris laettitia devait être interprétée avec une herméneutique de la continuité et que dès lors elle n’ouvrait pas la communion aux personnes vivant en état d’adultère. Mais maintenant que l’auteur de l’Exhortation a précisé que l’interprétation des évêques argentins était la bonne et la seule bonne, ce n’est plus possible qu’ils se taisent. Cela fait plusieurs jours qu’on le sait avec certitude, et …silence.

    On voit se répéter ce qui s’est passé avec la pédophilie des prêtres: c’est le poids d’un secret de famille qui fait que des cardinaux aux prêtres et même aux fidèles, on préfère se taire alors que des choses affreuses se passent. Finalement, tous préfèrent trahir le Christ plutôt que de dire la vérité qui seule libérerait une véritable unité tournée vers le haut.

    L’Eglise catholique réagit là comme une secte. Il faut en sortir, c’est le moment crucial. « N’ayez pas peur d’ouvrir la porte au Christ! » nous a dit saint Jean-Paul II. N’ayons pas peur de redire l’Evangile du mariage, de dire la vérité sur cette Exhortation et surtout de résister à l’entreprise dévoyée qui se met en route dans tous les diocèses.

  10. Rébécca : »Que cherchons nous à dire au Pape François ?
    Que ce n’est pas bien qu’il s’intéresse aux personnes adultères ? »
    Le pape est il plus royaliste que le Roi ? plus jésuite que Jésus ? Estime t-il que Jésus n’est pas aller jusqu’au bout de la miséricorde ? et que lui il le fera mieux que lui ?
    Je vous en prie chère Rébécca, ne défendez pas l’indéfendable. A la femme ADULTÈRE, il lui dit: « va et ne pèche plus ». Ce qui signifie en termes plus simples: « va et arrête de pratiquer l’adultère »; il félicite Zachée le pécheur, qui immédiatement prend la résolution de rembourser l’argent voler, et nous voyons un Jésus content et ému par ce geste. Nous savons aussi qu’il n’a pas toujours été tendre avec les pharisiens: »Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés ». Et nous savons bien que c’est eux qui ont soulevés la question sur le mariage adultérien. Manque t-il de miséricorde ?Quand le pape traite de pharisiens et avec des mots très dures, ceux là même qui ont justement défendu la doctrine du Christ traitant précisément du cas d’adultère, on se demande de quel côté il se trouve vraiment. Est il vraiment logique dans son raisonnement ? C’est vraiment très grave.

  11. Gilberte

    Le Christ a interdit l’adultère. Quand on aime quelqu’un on ne fait pas ce qui lui déplaît. .Une personne en état d’adultère aime le Christ moins que son conjoint et qu’elle-même. Si les communiants sont des indifférents au Christ pas étonnant que les églises se vident

  12. Rébécca

    En effet Guillaume, qui aujourd’hui voit Zachée…les milliers de Zachées dans leur arbre ? Qui leur dit de descendre ? Qui s’invite chez eux ? ..pour que, face à la grandeur de l’Amour qu’ils reçoivent, ils puissent enfin devenir honnêtes .

    En effet, de quel côté sommes nous Guillaume ? Du côté de ceux qui accusent et qui veulent lapider les adultères ou du côté de Celui qui s’adresse à eux personnellement …sans les condamner ? (Jean chapître 08) …pour qu’ils puissent librement choisir l’espérance et renoncer au péché .

    Cela ne dérange pas Jésus que le Pape, vous Guillaume ou moi continuions Son œuvre aujourd’hui, (Jean chapître 14) « Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je pars vers le Père, »

    J’espère que vous comprenez mieux dans quel Esprit le Pape François agit …mais je vous l’accorde, c’est tellement énorme que ça paraît fou .

  13. Pauvre pécheur que je suis

    Amoris laetitia porte sur les difficultés à vivre selon l’Esprit de Dieu. Le Christ est venu corriger ce que les hommes interprétaient plus pour faciliter la vie des hommes de son temps et du nôtre que sur l’Amour de Dieu et les vrais sacrifices….

    À l’interne de l’Église, nos représentants ont commis aussi de très graves erreurs. Pour l’une, lors du sacrement du mariage, bien souvent dans notre époque et au nom de la modernité, l’on a effacé les paroles d’obéissance des couples de saint Paul pour l’un comme pour l’autre. Pour une autre, des représentants manipulaient le vœu de la chasteté avec une certaine complaisance sans l’admettre de la part des autorités. On a qu’à relever le cas des enfants. Pour une dernière, lorsqu’un puissant s’éloignait définitivement de son épouse et sans divorcer, mais pratiquait le concubinage, on lui donnait la communion…

    Je crois que le Pape veut établir une église missionnaire en calquant l’idée d’un hôpital pour tous. Par contre, dans un hôpital, il y a aussi des isoloirs pour certaines maladies pour protéger les autres patients…

    Il ne faut pas chercher à affaiblir l’indissolubilité du mariage en rapport à ceux qui portent leurs croix ou leurs difficultés. Nous avons tous nos faiblesses dans la chasteté…

    J’ose, mais qui suis-je pour juger ?

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