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Amoris lætitia : un nouvel évêque soutient les “dubia”

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Il s’agit de Mgr Andreas Laun, évêque auxiliaire de Salzbourg (Autriche). Voici un extrait des réponses qu’il a faites à des questions posées par Maike Hickson du blogue One Peter Five, le 23 décembre.

« J’ai lu les préoccupations des quatre cardinaux et je suis d’accord avec eux. En outre, je connais très bien les cardinaux Meisner et Caffarra et je sais combien ils sont compétents. Avec eux je me retrouve dans la meilleure des compagnie […] La démarche des cardinaux est un service rendu à l’Église enseignante ».

9 comments

  1. Henri Courivaud

    Encore un petit effort à faire, « Riposte catholique » avant de rédiger un VERITABLE éditorial de soutien aux cardinaux et aux évêques courageux sans mème attendre qu’ un prélat français les rejoigne. On attend ce cadeau de Noel !

  2. Jean-Baptiste

    Bien!

    Ce nouvel appui aux dubia de la part d’un évêque clairvoyant et courageux offre une nouvelle occasion de souligner le caractère absolument indigne de l’accueil qui leur a été réservé par le pape et ses proches.

    En effet, les dubia ont été formulés avec une parfaite courtoisie par les quatre cardinaux, et dans le respect le plus impeccable de la procédure canonique correspondante, y compris en ce qui concerne leur publication justifiée par la non réponse du pape et par l’enjeu ici de la préservation du dépôt de la foi.( cf à ce sujet Thomas d’Aquin, Secunda secundae, question 33, article 4). Dans ces conditions, l’accueil réservé est inacceptable, non seulement par la non réponse, mais encore par les offenses, en forme de tentatives d’intimidation, adressées par des proches du pape, qui se sont permis de déclarer que les cardinaux avaient un « mauvais esprit » et qu’ils avaient « besoin de se convertir dans leur vie ».

    On voit là à l’œuvre des méthodes qui se rapprochent étrangement de celles employées dans les régimes totalitaires pour formater les esprits à des idéologies.

    On voit là l’illustratrion d’un enchainement terrible, à savoir que quand on se permet de déraisonner, ce qui est le cas dans Amoris laetitia, et que l’on exerce en outre un pouvoir, on tombe immanquablement dans la spirale de la tyrannie. C’est exactement ce qu’on observe ici.

    Aux preuves apportées par une lecture attentive du texte de ce qu’ Amoris laetitia est dans l’erreur, ce comportement inqualifiable vient donc ajouter des signes d’anormalité qui ne trompent pas.

    Il n’y a maintenant rien de plus à attendre pour asseoir la certitude de ce que le pape est là dans l’erreur. Cette certitude, maintenant, elle a lieu d’être totale. Notons en particulier qu’on ne saurait lui opposer le fait que le pape serait à l’abri de se tromper, car cela est faux. Saint Paul d’ailleurs a pris soin de nous prévenir à ce sujet: « Mais quand Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé à lui ouvertement, parce qu’il était dans son tort » (Gal 2,11).

    Nous y voici donc. Les preuves, la certitude, de l’erreur étant là, c’est devenu un DEVOIR POUR TOUS, CLERCS ET LAÏCS, de s’en écarter.

  3. Pingback: Otro obispo con los cuatro | Infovaticana Blogs

  4. Le Borgne Christian

    Attitude étonnante de la part d’un prélat qui par ailleurs condamne l’esprit de désobéissance dans l’Eglise. « Mais d’autres disent : « J’obéirai seulement si ce qui m’est commandé ou enseigné correspond à ma propre idée ». Et c’est alors l’esprit d’opposition qui s’installe. Pour finir, l’idée même d’une autorité devient inutile. En confondant ainsi la clairvoyance initiale, nécessaire, qui mène à une véritable obéissance mûrie, avec le fait de tout juger selon ses propres idées, on peut en arriver à disqualifier la véritable obéissance. C’est dans ce sens qu’on a parfois pu parler, dans l’Eglise, d’une « obéissance aveugle ». On dit en effet : « Même si je ne suis pas tout à fait d’accord avec ce qui m’est demandé, du moment que cela ne contredit pas ma conscience, j’obéis ».
    http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-si-les-pretres-faisaient-preuve-d-obeissance-nous-n-aurions-pas-cette-crise-72135525.html

  5. Jean-Baptiste

    A Marie Magdelaine

    D’accord, il y a le Saint-Esprit, mais cela ne dispense pas de se soumettre humblement et honnêtement à sa raison et au contenu de sa foi. Sinon, c’est un peu facile d’alléguer le fait qu’on suit le Saint-Esprit, ce que d’ailleurs le, pape François ne manque pas de faire constamment en guise de justification ,et vous tombez dans le panneau. Je vous mets d’ailleurs au défi de répondre aux deux questions suivantes.

    Premièrement, Saint Jean-Paul II et Le pape François ont défendu deux positions contraires, le premier que la communion ne pouvait être donnée en aucun cas à des personnes divorcées remariées ne pratiquant pas la continence, et le pape François qu’elle pouvait l’être dans certains cas selon un discernement. Nier cette différence, ce que d’ailleurs tend à faire Amoris laetitia, est mensonger, ou déraisonnable, au choix. Ma question à votre adresse est donc la suivante: L’Esprit Saint a-t-il conseillé blanc à l’un et noir à l’autre?

    Deuxièmement, Saint Paul nous indique, dans la lettre aux Galates, que Saint Pierre s’est, au moins une fois, trompé. Le Saint Esprit se serait-il, lui aussi, trompé.?

    Votre vision n’est absolument pas Evangélique. Dieu nous a offert une Révélation, et une raison pour la comprendre. Plus l’Esprit Saint c’est vrai, mais le rôle de ce dernier ne se substitue pas à la responsabilité de l’homme, -et le pape est un homme, ne vous en déplaise,- de faire bon usage, avec humilité, de sa raison et de la Révélation. Dieu ne télécommande pas les hommes en direct, fût-ce via le Saint-Esprit, il laisse l’homme responsable.

    A Le Borgne Christian

    Vous oubliez complètement une chose fondamentale,, à savoir que ce que vous appelez « sa propre idée » a vocation à avoir un fondement, qui est celui des lois de la raison appliquées au contenu de la Révélation.Là, où il y a devoir de désobéissance, c’est quand on peut atteindre une certitude sur l’erreur commise par votre supérieur.. Certitude en fonction de cette raison et de cette foi, d’ailleurs sous le contrôle des autres qui peuvent vous confirmer que vous ne vous trompez pas, ou au contraire peuvent vous montrer là où vous vous trompez, car ils ont la même raison et ont reçu la même Révélation que vous!.

    A ce contrôle d’ailleurs, les quatre cardinaux se soumettent en exposant à la vue de tous leur point de vue. S ‘ils se trompent, au pape, et à chacun, pourquoi pas vous-même d’ailleurs, de dire où ils se trompent, mais alors en argumentant avec précision, en foi et en raison: ce que le pape ni aucun de ceux qui en l’occurrence le soutiennent, ne font, tout simplement parce qu’ils ne le peuvent pas. Et vous verrez, si pressés par toutes les invitations à répondre, le pape finit par tenter une réponse, ce sera moyennant une accumulation de sophismes. Je l’attends pour ma part, ainsi que beaucoup, le pied ferme pour dénoncer les sophismes que, sans doute, le cardinal Schönborn est en train de nous préparer aux petits oignons! Le problème pour lui et pour le pape, c’est que les sophismes, sous un regard attentif, ça se voit.

    Votre oubli fondamental, voyez-vous, c’est que le grand juge de paix du vrai et du faux, c’est la raison commune à tous, s’appliquant à la Révélation, offerte à tous. Quand quelqu’un doté d’une autorité en diverge, on doit désobéir, quitte à placer d’abord le débat sous un contrôle public comme l’ont fait les quatre cardinaux. C’est en oubliant cette raison et cette révélation que vous ramenez toutes les idées à des idées personnelles. Les idées justes, c’est à dire respectueuses de la foi et de la raison, ne sont pas seulement des idées personnelles. Elles ont en outre vocation à être partagées par tous.

    Le problème gravissime en l’occurrence, c’est que l’idée du pape dans Amoris laetitia est une idée personnelle à lui, mais non conforme à la foi et à la raison, et que donc on ne doit pas la suivre.

    En fait, oublier le rôle imparable de la raison s’appliquant au contenu de la foi pour permettre de distinguer le vrai du faux, c’est être relativiste. Dans ce monde relativiste, il n’y a plus que l’obéissance pour asseoir l’unité, mais c’est une unité dévoyée car fondée sur l’erreur. Gardons-en l’Eglise.

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