schonborn6

Le cardinal Schönborn panique

Download PDF

La publication des dubia sur Amoris lætitia par quatre cardinaux a fortement secoué le sol de la Rome vaticane. L’entourage du pape avait été averti que les questions auxquelles François ne jugeait pas utile de répondre seraient publiées, mais il n’imaginait pas qu’elles auraient une telle résonance. Les esprits se sont à ce pointé échauffés, qu’à Santa Marta, on a cru y voir l’amorce d’une procédure d’empêchement ! Il faut dire que, depuis lundi, et surtout depuis l’arrivée à Rome de cardinaux du monde entier venu participer à ce curieux consistoire privé d’assemblée, on se détermine, pour ou contre, en fonction de cette lettre des quatre cardinaux.

Incontestablement, le pape s’est, pour le dire familièrement, pris les pieds dans le tapis. Son intention était d’ouvrir un certain laisser faire laisser passer pour la communion des divorces remariés, sans trop le dire clairement, mais qui aurait été le signe concret d’une entrée dans une ère de miséricorde. La difficulté a été que, dans l’Église, même l’Église aujourd’hui, la doctrine a des exigences précises : pour ouvrir la porte à l’eucharistie à des divorcés remariés, il a fallu dire expressis verbis que, dans certains cas, l’adultère n’était plus un péché.

Le seul personnage parmi les proches du pape qui eût pu empêcher de faire cette énorme erreur, pour qualifier faiblement une hétérodoxie, était le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, grand maître d’œuvre du Catéchisme de l’Église catholique. Or, c’est tout le contraire qui est arrivé : les personnes qui ont l’oreille du pape, comme le P. Spadaro, directeur de La Civiltà Cattolica, le cardinal Baldisseri, Mgr Paglia, Mgr Semeraro, ont poussé à la promotion du cardinal Schönborn comme défenseur théologique autorisé du texte qu’ils préparaient.

Cela leur a semblé un beau coup politique, car Christoph Schönborn était en quelque sorte un transfuge. Schönborn, qui au Conclave de 2013 n’avait pas voté pour Bergoglio mais pour son ami Scola, devait faire partie des cardinaux signataires du livre Mariage et famille, publié avant le synode de 2015, pour tenter d’éviter ce qui se tramait. Mais le comité directeur de préparation de l’ouvrage a préféré éliminer la contribution du cardinal Schönborn, non pas pour des raisons de fond – elle était assez classique, ce que l’on peut vérifier puisqu’elle a été publiée par le bimensuel L’Homme nouveau, le 26 septembre 2015 –, mais parce que le cardinal était trop imprévisible et changeant. Ainsi, comme les Apôtres, les douze cardinaux se sont retrouvés onze…

La précaution s’avéra fort sage lorsqu’on entendit, dans l’assemblée synodale d’octobre 2015, le cardinal Schönborn demander la réécriture du Catéchisme de l’Église catholique en ce qui concerne l’homosexualité. En suite de quoi, le flexible archevêque de Vienne devint le défenseur de l’Exhortation apostolique. On comprend que les récents dubia aient éprouvé ses nerfs. Intervenant le 18 novembre dans un cours de formation pour évêques organisé auprès du Tribunal de la Rote Romaine, par son doyen, Mgr Pinto, pour expliquer la nouvelle procédure de déclarations de nullité de mariage (« Les deux motu proprio et Amoris lætitia : vérité, imputabilité et miséricorde »), il dérapa dans ses propos. Il loua Amoris lætitia comme, ni plus ni moins, un « document magistériel ». En quoi il contredisait l’exhortation elle-même qui, dans son introduction prend grand soin d’affirmer la légitimité de la libre discussion. Mgr Dimitrios Salachas, exarque de l’Église grecque-catholique, intervenant la veille (« La dimension œcuménique des deux motu proprio Mitis Judex Dominus Jesus et Mitis et misericors Jesus »), avait qualifié, quant à lui, le texte de « très orthodoxe », affirmant que les Orientaux rendaient grâce pour sa « clarté », ce qui n’est vraiment pas sa qualité première.

Puis le cardinal de Vienne a vitupéré contre les questions posées au pape par les cardinaux Brandmüller, Burke, Caffarra, et Meisner. C’est une « attaque contre le pape », s’est écrié le Christoph Schönborn, car les cardinaux « doivent être obéissants au pape » ! Questionner pour être éclairé, c’est donc désormais désobéir… Les quatre cardinaux écrivaient pourtant : « Nous nous permettons, avec un profond respect, de Vous demander, Très Saint Père, en tant que Maître suprême de la foi appelé par le Christ Ressuscité à confirmer ses frères dans la foi, de résoudre les incertitudes et de faire la lumière, en ayant la bonté de répondre aux dubia que nous nous permettons de joindre à la présente lettre ».

Mais pour le cardinal Schönborn, Amoris lætitia, sans aucun caractère magistériel, même du plus bas degré, devient un super-dogme. Encore une modification au Catéchisme catholique que le cardinal de Vienne pourra maintenant proposer.

30 comments

  1. Pat

    Évidemment que c’est une attaque le nier c’est de la malhonnête intellectuelle . On peut questionner le Pape , lui écrire , le contacte et comme tout personne il a le droit d’y répondre ou pas .Même dans les évangiles Jésus ne répond pas à toutes questions qu’on lui pose surtout quand il sent une hostilité . A partir du moment qu’ils ont pris la décision de publier ces questions (dans toutes les langues ) , ils ont agi contre le Pape car ils savent sciemment qu’il avait refusé d’y répondre .
    Alors on peut reprocher au Pape de ne pas leur avoir répondu mais nier qu’ils ont fait une attaque en règle contre le Pape c’est de la malhonnêteté .
    Et pour ce qui est de ma part j’espère qu’il n’y répondra pas du moins pas maintenant et surtout pas à eux .

    • nicolas

      Vous avez entièrement faux !
      Les cardinaux ont voulu mettre fin à l’ambiguïté de l’exhortation. Ils ont envoyé un texte discrètement pour ne pas scandaliser. Comme le Pape ne répondait pas, ils ont décidé de rendre public ce texte pour montrer au monde qu’il y a dans l’Eglise encore des cardinaux qui se soucient de l’enseignement du Christ.

      • Pat

        Nicolas,

        La question ici n’est pas de savoir si Amoris lætitia en ouvrant la communion et la confession s’oppose à l’evangile ou pas .Cette question a été debatu durant des jours lors du synode . Et il me semble que Le texte finale du synode qui entrouvrait la porte des sacrements aux divorcé remariés a été vôté par une majorité d’eveques . La question n’est pas là . La question est de savoir si ces cardinaux en publiant leurs question s’en sont pris au Pape ? La réponse est Oui clairement .Ils ont clairement entamé un bras de fer avec le Pape et leur chef de bande Burke ne s’en cache même pas .

    • Jacquesjacques

      Oui: il a le droit de répondre ou pas… … et d’en assumer les conséquences
      Sachant qu’il s’agit d’un texte qui est volontairement contradictoire, comme pratiquement tout ce que nous sort ce « pape » … (Excusez moi , mais qui est malhonnête ?)

      « Que votre parole soit oui, oui, non, non; ce qu’on y ajoute vient du malin. » St Mathieu 5. 37

      Votre soutien est donc indéfendable.

      Mais dites moi qui vous êtes. Quand on connait une personne , on comprend souvent mieux son opinion qui est déterminée par sa position personnelle. Divorcée, remariée ?

      • Pat

        Jacques ,

        Ce n’est pas parce que vous le trouvez contradictoire qu’il l’est. Personnellement je ne le trouve pas contradictoire. La volonté du Pape d’ouvrir les sacrements aux divorcés remariés est claire qu’on le veuille ou non. La logique de la miséricorde échappe à toute logique qui s’appuie que sur un raisonnement purement cartésien et législative car c’est une logique d’Amour. Faites un jour un exercice de se placer à l’époque de Jésus et observe Lui entrain de réintégrer dans la communauté une femme adultère à qui la Loi de Dieu condamnait à la lapidation. Vous verrez comment c’est scandaleux pour un esprit religieux et fidèle à la Loi. Si vous trouvez les propos du Pape contradictoire c’est que la Loi qui en soi est déjà une forme de miséricorde vous sécurisez et vous empêchez d’aller plus loin dans la miséricorde de Dieu.
        Et pour votre question je suis ni divorcé remarié, ni marié. Je suis un jeune trentenaire, pratiquant qui aime son Eglise. Et pour tout vous avouez je ne me qualifie pas progressiste mais conservateur. J’ai une certaine devotion personnelle et intellectuelle pour saint JPII.

        • C.B.

          Votre lecture de l’évangile de la femme adultère semble un peu rapide.
          Le verdict de Jésus est très clair: VA ET NE PÈCHE PLUS.
          La tradition de l’Église a toujours suivi cette direction, sur ce cas précis des « divorcés remariés »: allez, et ne pèchez plus, autrement dit cessez d’agir comme si vous étiez mariés.

          • Pat

            C.B ,

            Vous ne m’avez pas bien compris. Je dis seulement que pour un esprit religieux de l’époque la réponse de Jésus est d’une transgression totale car c’est une violation de la Loi divine. Dans une culture régit par la loi de Dieu où on lapidait toute personne adultère sans que ça choque personne (puisque c’était la volonté de Dieu) la réponse de Jésus est scandaleuse, car elle s’oppose à la Loi de Dieu (qui est déjà une forme de miséricorde) .Pourtant Jésus n’a pas dit que l’adultère est bon, il n’a d’ailleurs pas explicitement aboli cette loi de la lapidation, il a juste mis la miséricorde au-dessus de cette loi divine ce qui abolit fatalement la lapidation. La réponse de Jésus était révoltante pour tout esprit religieux ou pas de l’époque pour la simple raison que la miséricorde est toujours difficilement compréhensible par notre esprit qui a besoin de la sécurité de la loi. De même vous prenez l’injonction de Dieu de ne pas se remarier comme une loi au-dessus de la miséricorde.
            Dire à quelqu’un qui est déjà installé plusieurs années dans un second mariage avec un conjoint et des enfants de les abandonner pour faire la volonté de Dieu c’est le faire pécher une seconde fois. Aucune personne au monde ne pourrait croire que Dieu lui demande ça . Et même JPII dans Familiaris consortio ne le demande pas. Il reconnait même qu’il y a des situations qui réclame un remariage. Et leur dire de vivre comme frère et sœur cela revient à dire que c’est la sexualité qui fait le mariage ce qui est à mon humble avis absurde (le contre-exemple c’est Marie et Joseph) .Quant à leur dire de communier spirituellement ça revient à leur dire que Jésus se donne à eux entièrement comme chez toute personne qui communie physiquement. Alors si c’est le cas pourquoi leur refuser la communion physique ?

    • Hervé Soulié

      Votre commentaire serait effectivement plus courageux si vous indiquiez qui vous êtes.
      Sur le fond de la question, il est possible que l’intention des cardinaux questionneurs soit d’obliger le pape à prendre une position claire.
      Mais ce dont vous ne semblez pas prendre la mesure, c’est l’étendue de la transgression qu’opère « Amoris laetitia » :
      -vis à vis des Evangiles, qui sont sans ambiguïté sur le mariage et du divorce,
      -vis à vis de l’enseignement bimillénaire du Magistère de l’Eglise sur cette question.
      Terrible de voir que cette transgression vient du chef de l’Eglise, premier serviteur du Christ….
      La gravité du sujet justifie la solennité de l’interpellation des cardinaux.

      • Pat

        Hervé ,

        Le mariage catholique est un sacrement, indissoluble .Le divorce et le remariage sont péché. C’est ce que dit l’évangile, la tradition, le Pape François et « Amoris laetitia ».

        J’ai une question à vous poser mais avant j’ai une petite histoire à vous raconter : Une femme divorcé remarié (avec des enfants dans son 2nd mariage) est venu témoigner à la radio notre dame de sa guérison miraculeuse à Lourdes. Dans son témoignage, elle raconta qu’elle a été totalement surprise par sa guérison dont elle n’avait d’ailleurs pas demandé. Et le journaliste (Louis-Daufresne) lui demanda pourquoi .Dans les raisons qu’elle avança, celle qui m’a interpellé c’est qu’elle se pensait impardonnable par Dieu car elle était divorcé remarié.
        Alors ma question c’est pensez-vous que Dieu lui a pardonné son divorce et son remariage ou pas ?

        • (un autre) Nicolas

          Pat, personne ne peut se mettre à la place de Dieu donc seul Dieu peut répondre à votre question.

          Par contre, rien n’empêche Dieu de faire un cadeau à une personne (ici la guérison) pour lui montrer qu’il pense bien à elle et pour qu’enfin elle se repente de son péché et fasse pénitence.

          Veillez et priez

        • C.B.

          Dans le cas rapporté, vous considérez (et la dame en question sans doute aussi) qu’il y a miracle.
          Ce fait a-t-il été reconnu comme miraculeux par l’Église?
          Sa « guérison » l’a-t-elle amenée à changer en quoi que ce soit son mode d’existence? C’est la première « pierre de touche » pour parler de « miracle ».
          Vous semblez considérer Dieu comme un maître d’école à l’ancienne qui distribue des bons points. La guérison était peut-être la main tendue par Dieu pour susciter de sa part une conversion, alors que vous en faites une récompense…

          • Pat

            CB,
            Toute guérison dans les évangiles est un signe de la miséricorde de Dieu. A cette Femme qui croyait sa faute impardonnable par Dieu, Dieu lui a fait don de sa miséricorde. Probablement pour cette femme qui est déjà installé depuis longtemps dans un second mariage avec des enfants après sa guérison Jésus lui dit :  » Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. « Jean 5:14
            A une autre personne Jésus peut lui demander explicitement de retourner dans son premier mariage ou d’y rester fidèle malgré le divorce.

  2. Bruno ANEL

    La publication des « dubia » de 4 cardinaux a surtout agité le petit monde de Riposte Catholique. Le préfet pour le laïcat a dit à ces 4 messieurs que le réponse du pape se trouvait dans sa lettre aux évêques argentins. Rome a parlé, la cause est entendue.

    • à Bruno ANEL
      Pourquoi alors le Pape a-t-il eu peur de parler aux cardinaux lors du récent consistoire ? Le Pape a l’habitude avant de remettre la barrette aux nouveaux venus, de s’entretient avec tous les cardinaux présent sur les questions de l’Église.
      Pour la première fois, il ne l’a pas fait. Pourquoi ? certainement pour éviter d’affronter la détermination des cardinaux dont les quatre ne sont que la partie visible de l’iceberg, et le pape le sait. Il n’a pas eu le courage d’oser les tenir tête face à face, il lui auront demandé de vive voix et non plus par une lettre de donner sa position.
      Il a mesurer leur détermination à aller très loin, trop loin peut être. Pour la première fois lors d’un consistoire, le pape ne s’est pas entretenu avec les cardinaux.

  3. PM de Montamat

    Cette problématique est la plus importante de tous les difficultés rencontrées,depuis toujours dans l’Eglise mais depuis Vatican II surtout : c’est la question du Magistère.

    Il faut bien se rendre compte que de toute façon, on n’y coupera pas. Sur Amoris laetitia, mais aussi sur la liturgie, l’œcuménisme et la liberté religieuse, notamment. Les catholiques (cardinaux, évêques, prêtres ou fidèles) qui demandent des éclaircissements à Rome s’inscrivent dans une longue tradition; ils réclament ces éclaircissements pour le bien de l’Eglise, son ordre interne qui lui permet d’assurer sa mission. Dès l’époque des Apôtres, cette question s’est posée. Le message doit être enseigné clairement, et l’aide fournie aux membres de l’Eglise doit être continue et assurée. L’Eglise est Mère et Maîtresse de Vérité. Lorsque le Magistère a parlé, on s’incline, on adhère: ‘Roma locuta, causa finita’ disait déjà st Augustin.

    Sinon, il est clair qu’Elle ne serait plus rattachée au Christ-Tête du Corps mystique qu’elle forme – hypothèse invraisemblable et blasphématoire. C’est tout le mystère d’iniquité qui atteint l’Eglise dans son ordre interne, dans la faiblesse et le péché de ses membres. Il est à l’oeuvre depuis toujours – depuis que le Christ était parmi nous – sous différentes formes, mais aujourd’hui, c’est l’existence du Magistère – qui n’est plus exercé ni revendiqué chez les pasteurs, et plus reconnu par de nombreux fidèles – qui ‘disparaît’ ce qui brouille la mission, le témoignage. C’est infiniment grave pour l’identité de l’Eglise.

    Courage, petit troupeau ! Le Seigneur dirige son Eglise jusqu’à la fin du monde…

  4. JPM

    Je crois que pour comprendre le Souverain Pontife on devrait s’interroger sérieusement sur la théologie du peuple qui l’inspire. Pour cela il ne faut pas répéter inlassablement le discours des thuriféraires patentés mais aller à la source qui n’est pas principalement la théologie de la libération.
    Actuellement, en France, PERSONNE ne s’intéresse à cette question majeure.
    L’affaire des cardinaux va peut-être déclencher la curiosité des analystes. Ce serait une grande victoire pour la clarification de la pensée et de l’action du pape.

  5.  » Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement. » Jacques 5:12

    « Que votre parole soit oui, oui, non, non; CE QU’ON Y AJOUTE VIENT DU MALIN (du démon). » St Mathieu 5. 37

    Les Dubias des cardinaux souhaitent une réponse claire et net du Pape, maitre et gardien de la foi catholique donnée par le Christ et transmis par les apôtres du par un OUI ou par un NON. Simplement !!!! tout simplement !!!! sans polémiques ni démagogie. Sans plus, ni moins.

  6. Tenez-vous tranquilles: il y a d’une part le « salut des âmes » que le pape François met en évidence dans toutes ses interventions et décisions; et d’autre part, il y a la  »lettre du droit » à laquelle certains clercs s’accrochent comme à la vie éternelle. Comme autant de Jésus, il y avait la  »loi de Moïse » et  »la Parole de Dieu ». Il disait aux chefs religieux: « Vous faites porter aux faibles de lourds fardeaux (avec vos petites lois qui poussent partout comme des champignons), mais vous êtes incapables de les aider ne serait qu’avec un doigt », c’est-à-dire vous êtes incapables de leur montrer de bons exemples. « Vous fermez la porte du Royaume aux autres et à vous-mêmes ». Bref, prêtres et évêques partisans du « mariage pour tous » pour ne pas dire  »prêtres et évêques homosexuels », car ça choque ceux qui refusent de voir l’immoralité ambiante du sein du clergé; donc eux célèbrent les messes, communient comme si de rien n’était alors que les divorcés remariés ne communient pas: c’est injuste! En réalité, Jésus et saint Paul proposent que les mariés qui ont divorcé ne se remarient pas avant la mort de l’un des conjoints. Si l’un meurt, l’autre est libre et peut se remarier sans souci. Mais Jésus ne dit pas que les  »divorcés remariés ne communient pas! C’est comme le célibat: Jésus déclare que certaines personnes ne se marient pas parce qu’elles veulent être libres au service du Royaume de Dieu, mais il ne dit pas que ce sont les prêtres qui doivent être célibataires. En dernière analyse, retenez que les divorcés remariés communient dans toutes les paroisses du monde, les prêtres ne font pas le gendarme. Veuillez distinguer le droit canon de l’Évangile et vous serez des femmes et des hommes libérés en Jésus Christ. Ce qui faudra combattre dans notre Église c’est l’immoralité au sein du clergé, c’est une trahison que de voir les clercs engagés dans le mariage pour tous: Jésus trahi par les siens!

    • C.B.

      « les divorcés remariés ne communient pas: c’est injuste! »
      Le mariage étant indissoluble, parce qu’il est comme la fidélité du Christ pour son Église (relire Saint Paul aux Éphésiens), les « divorcés-remariés » se mettent dans une contradiction avec les noces de l’Agneau avec l’Église: quel respect ont-ils de ce premier mariage qu’ils ont contracté et du conjoint qu’ils ont blessé par leur divorce? comment peuvent-ils souhaiter « communier » dans une telle condition?

  7. S’agissant du silence, le Vatican est là pour résoudre les problèmes que le peuple de Dieu lui pose pour plus de justice et de paix au sein de l’Église. Par conséquent, il ne faudra pas que le pape et ses collaborateurs cardinaux répondent par le silence à celles et à ceux qui leur écrivent; moralement c’est un mépris de répondre par un mur de silence à celui qui a pris son temps pour vous écrire. Sinon où est la différence entre les hommes politiques à qui nous donnons des leçons et les hommes de Dieu? Il ne faut pas encourager le silence dans l’Église: le cardinal Barbarin en paie aujourd’hui les pots cassés: son pardon ne change rien à l’honneur de sa personne qui a été mis à mal. Georges Clemenceau disait que  »l’honneur est comme la virginité, ça ne sert qu’une fois », c’est-à-dire c’est comme un miroir, une fois cassé, il est difficile de le réparer…Tous les bruits liturgiques (pardon, messe, etc.) autour des victimes des prêtres immoraux c’est comme de l’eau jetée sur les plumes de canards: ça ne change rien du tout à l’honneur perdu!

  8. Pauvre pécheur que je suis

    Une opinion…

    Sans vouloir juger et/ou condamner l’un et l’autre, je dis bravo à tous ceux et celles qui émettent leur courage de leurs opinions pour ouvrir ou maintenir un franc dialogue….

    Il faut faire attention à nos jugements, car nous-mêmes dans l’Église, nous avons accepté et camouflé des erreurs aussi mauvais, sinon plus…

    Alors, pourquoi que le Christ s’est-il fait connaître en région par une femme avec ses 5 divorces ?

    Pourquoi le Christ n’a-t-il pas refusé la toute Première communion à Judas lors de la dernière scène ?

    Est-ce à dire que la trahison de Judas est moindre qu’un divorce ?

    C’est vrai que nous avons une responsabilité envers ceux et celles qui choisissent de porter leur croix et non d’ouvrir la porte à la facilité au péché, et de mémoire, dans l’Ancien Testament on peut lire : tous les péchés des hommes seront pardonnés. Et dans le Nouveau Testament, n’est-il pas écrit : seul le péché de l’Esprit Saint ne sera pas pardonné ?

    Le péché sur l’Esprit Saint, est-ce réellement pour nous malgré que les Apôtres, de mémoire, n’en parlent pas?

    Par contre, il doit y avoir regret pour le pardon. Et pouvons-nous développer une catéchèse et un temps d’attente pour les divorcés, disons 5 ans, en assistant à la messe sans communier pour nous démontrer leur bonne foi ?

    Nous avons aussi une responsabilité envers tous les membres de leur famille. Est-ce possible de nous rapprocher des uns et des autres à cause de nos multiples erreurs sans chercher à affaiblir notre foi et offenser les Paroles du Christ ?

    • C.B.

      Lors de la dernière Cène, Judas n’a pas encore trahi: tout est encore possible. Donc, à ce moment-là, il n’a pas « divorcé ».
      Les « divorcés-remariés » ont acté leur « largage » du premier conjoint par un état choisi d’adultère durable. Ils ont déjà trahi.

      • Pauvre pécheur que je suis

        «Celui qui va tremper son pain en même temps que moi, c’est lui le traite»
        «Ce que tu as à faire, fais-le vite !»
        Pourtant, Il ne lui a pas refusé la communion et il était en état de péché très grave… Dans son coeur, la trahison avait été accomplie.

        Il y a une mise en garde très importante pour ne pas rendre inaccessible la miséricorde de Dieu et tomber dans le piège de la facilité au divorce. Il faut enseigner le regret et c’est le but d’avoir une catéchèse pour un franc dialogue en raison de la gravité de ce péché… C’est au Magistère à développer cette catéchèse… Tous les péchés des hommes seront pardonnés à ce que dit l’Ancien Testament…

        À l’interne de l’Église, nous avons aussi accepter une notion grave du péché envers les enfants que nous avons étouffé par notre silence à obtenir justice… Présentement, l’Église fait un effort digne de mention pour corriger la situation…

        Pouvons-nous nous pardonner ?

  9. « La miséricorde de Dieu, disait le cardinal » Ratzinger, « n’est pas une grâce à bon marché, elle ne suppose pas la banalisation du mal ».
    Question de catéchisme : Qu’est ce que cela veut dire Dieu est miséricordieux ?
    Réponse: Dieu est miséricordieux, cela veut dire que Dieu nous pardonne nos péchés, si nous avons un vrai repentir.
    L’élément fondamental ici c’est le repentir. C’est par ce repentir que la femme adultère a reçu la miséricorde de Dieu et a changé radicalement de vie et est devenu une sainte femme par la suite. C’est au nom de ce même repentir que le Bon Larron ira droit au paradis alors qu’il était un criminel. On peut citer Matthieu, collecteur d’impôt, Zachée etc ….
    Pauvre pécheur que je suis dit : »Est-ce à dire que la trahison de Judas est moindre qu’un divorce ? »
    Si Judas s’était repenti, s’il avait cru en la miséricorde de Dieu, il allait être sauvé parce que « Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se repente et qu’il vive » nous dit l’épître au Romain …
    S’agissant des divorcés remariés, s’il y a bien un endroit où notre Seigneur a été d’une clarté sans paraboles, c’est bien sur ce thème que nous pourront précisément vérifier dans l’évangile de Matthieu 19 (http://www.aelf.org/bible-liturgie/Mt/Evangile-de-Jeesus-Christ-selon-saint-Matthieu/chapitre/19) qui a été lu ce matin même 22 novembre 2016 dans toutes les églises catholiques du monde, et qui se termine par : « ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! », cette injonction s’adresse d’abord aux principaux concernés à savoir les mariés eux mêmes.
    Et notre Seigneur martèle cette enseignement dans Matthieu 5:28 lorsqu’il déclare : » Vous avez appris qu’il a été dit: Tu ne commettras point d’adultère. Mais moi, je vous dis que quiconque regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur. Si ton œil droit est pour toi une occasion de chute, arrache-le et jette-le loin de toi; car il est avantageux pour toi qu’un seul de tes membres périsse, et que ton corps entier ne soit pas jeté dans la géhenne. » Le péché ici n’est plus commis en acte mais en pensé. On ne peut pas être plus claire. Et j’avoue être stupéfait lorsque sur ce sujet, le Saint Père traite ceux qui ne le suivent pas dans sa logique de « pharisien à la nuque raide ». Qui sont véritablement les pharisiens après la lecture de ce récit ? C’est bien ceux qui modifie la doctrine de Dieu. Du coup je me demande en toute sincérité s’il a toute sa logique avec lui.
    Je suis donc bien curieux de lire les extraits de son l’homélie à Sainte Marthe ce matin à ce propos.
    A-t-il donné enfin une réponse claire à ce sujet ?

  10. Pingback: Confusion, Conflict, and Chaos Increase in the Wake of the Dubia |

  11. Tourterelle

    [ l année de la miséricorde déplace l axe de nla conception chrétienne depuis un certain légalisme qui peut être idéologique à la personne de Dieu qui s est fait miséricorde dans la personne du Christ ]

    [ il est possible que dans une situation objective de péché qui n est pas subjectivement imputable ou qui ne l est pas pleinement l on puisse vivre dans la grâce et dans la charité en recevant l aide de l Église ]

    [ Jésus nous donne un idéal exigeant il faut le suivre toujours avec les autres cheminons ensemble ]

    PAPE FRANÇOIS

    alors cette petite poignée de cardinaux qui a osé saisir les réseaux sociaux et la presse pour obliger le pape à répondre par oui ou par non , c est un comple! L amour n est pas un plan comptable et la faute la plus grave c est de mette en doute le fait que le pape soit guidé par l Esprit Saint.

    Beaucoup de gens n ont pas lu Armoris Laetitia cela a entraîne des propos inconsidérés et grossiers à l encontre du Saint-Père Qui sème le vent récolte la tempête! En mettant les prêtres dans des difficultés pour faire le discernement en confession.

    Alors je pense que ces cardinaux doivent être rappelés à l ordre ! Voir punis !

  12. Pingback: El Papa no responde a los cuatro cardenales. Pero son pocos los que lo justifican | Infovaticana Blogs

  13. Pingback: Sando magister:Le pape ne répond pas aux quatre cardinaux. Mais ceux qui le justifient sont peu nombreux – Titre du site

  14. Pingback: El Papa no responde a los cuatro cardenales. Pero son pocos los que lo justifican | Evangelizadoras de los apóstoles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *