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Communion pour les divorcés remariés : pas de consensus au synode

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synode ordinaireToutes les informations qui nous arrivent du synode extraordinaire sur la famille qui se tient à Rome – il est comme une préparation du synode ordinaire qui se tiendra dans un an –, vont dans le même sens : il n’y a pas de consensus sur la proposition tellement et si imprudemment médiatisée du cardinal Walter Kasper visant à “assouplir” la “discipline” sacramentelle de l’Église en autorisant, sous certaines conditions, un divorcé remarié à pouvoir recevoir l’absolution sacramentelle, puis à pouvoir se présenter à la table de communion. L’archevêque Joseph Kurtz, ordinaire de Louisville (Kentucky) et président de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, participe comme père synodal aux travaux et aux débats ouverts le 5 octobre et qui s’achèveront le 19 prochain. Interrogé par le vaticaniste américain John Allen, intelligent mais plutôt progressiste, pour savoir si un consensus se dégageait en faveur de la proposition du cardinal Kasper, l’archevêque a répondu : « Je ne pense pas avoir vu se dégager un consensus »… Pour un autre Américain, Mark Brumley, directeur général d’Ignatius Press, le puissant groupe d’édition multimédia fondé par le Père jésuite Joseph Fessio, « selon toutes nos informations, il y a eu un très grand rejet [de la proposition du cardinal Kasper] par le collège des cardinaux » dès le début de l’année. Selon Brumley, le travail des experts, notamment de cinq cardinaux, qui s’est traduit par la publication chez Ignatius Press le 1er octobre, de l’ouvrage Remaining in the Truth of Christ (Demeurer dans la vérité du Christ, publié en France chez Artège Éditions), « montre comment, en fait, un lecture attentive des textes [sur lesquels le cardinal Kasper fonde son argumentaire] contredisent réellement sa position ».

38 comments

  1. toto

    Toujours la même tactique: faire du sentimentalisme avec des cas limites, des cas destinés à faire pleurer dans les chaumières. N’oublions jamais que le divorce, l’avortement, l’euthanasie, les taubirades nous ont été imposés par de l’apitoiement insensé, de la fausse miséricorde. C’est une conséquence de la religion-sentiment inaugurée par Luther et Calvin. Et Kasper est en plein dans ce sentimentalisme sirupeux qui veut faire croire qu’il est généreux.

  2. zézé

    @JEJOMAU tout-à-fait d’accord avec vous !!! comme pour « certaine » autre loi civile des dérives et autres choses en découleront… Je ne suis qu’une simple personne « lambda », catholique, croyante, mais il me semble que de recevoir la Très Sainte Communion est, non pas un repas comme je l’ai entendu dans un reportage, mais le Corps du Christ réellement présent à QUI l’on doit un profond respect. Et les Apôtres, eux qui avaient reçu le Saint Esprit, et reçu le Corps du Christ, l’on dit : celui qui reçoit le Corps du Christ, mange sa propre condamnation..(phrase raccourcie). Recevoir la Ste Eucharistie, c’est être le Saint Tabernacle, comme la Très Sainte Vierge Marie qui eût la grâce et le bonheur d’être ce TABERNACLE. Alors non, il vaut mieux faire une Communion de désir, ou bien spirituelle, plutôt que de risquer d’être condamné à cause de péchés non confessés ou parce que re marié.

  3. claude

    J’ ai le plus grand respect pour ma religion catholique et je m’ y sent bien.
    Respectez les enseignements ainsi que les règles édictées par notre Eglise.
    Etant moi même divorcé, j’ ai demandé l’ annulation de mon mariage religieux. Annulation que j’ ai obtenue compte tenu de ma situation familiale particulière.
    J’ ai demandé à mon Évêque l’ autorisation de communier, ce qu’ il m’ as été accordé pour Pâques et Noël.
    Une fois l’ annulation de mon premier mariage prononcé par l’ Eglise, j’ ai pu me remarier religieusement comme je le souhaitais.
    Suivez les lois de notre Eglise et priez.

    • sygiranus

      SVP ne parlez pas « d’annulation » de mariage mais de « reconnaissance de nullité » en effet ce cas est classique et prévu par les lois de l’Eglise : s’il y a un vice au consentement matrimonial, pour une raison peccamineuse ou non, il n’y a tout simplement pas de mariage et l’Eglise, après étude soigneuse, le reconnait bien volontiers. La lourdeur des procès de vérification tient au fait que bien souvent l’un des conjoints au moins souhaite se débarrasser d’un lien, bien réel aux yeux de Dieu, qui lui semble insupportable. On ne peut parler dans ce cas que de prières et de pénitence.

  4. dj

    @Jejomau
    Vous écrivez: « Accepter les divorcés-remariés à la communion, c’est légitimer le péché »
    Prenons le cas d’une personne, homme ou femme abandonnée par son conjoint. Cette personne est une victime. Au nom de quoi dites vous qu’elle vivra dans le péché si elle se remarie ?
    Selon l’Église, son premier mariage reste valable et indissoluble, je ne remets pas cela en cause. Mais c’est son conjoint qui l’a abandonnée qui a créé cette situation, pas elle, elle n’a donc pas, à être punie deux fois, une première fois par son conjoint et une seconde fois par l’Église qui la rejette en ne l’acceptant pas à la Communion et en disant, comme vous l’affirmez qu’elle vit dans le péché si elle se remarie.
    Est-ce une attitude charitable ?
    De toutes façons, ce débat est déjà caduc car que constatons nous dans les paroisses ?
    Ces personnes se présentent pour recevoir la communion, et la reçoivent…..
    Ou ces personnent se tournent vers les églises réformées.
    Ou ces personnes, se sentant rejetées, cessent de pratiquer.

    • sygiranus

      Où avez-vous vu qu’une personne abandonnée par son conjoint soit, pour ce motif, interdite de communion sacramentelle par l’Église ? Qu’il y ait motif sérieux de remise en cause du mariage, l’Église l’étudiera avec soin et tranchera en conséquence mais si le lien persiste, le remariage est impossible. Ne croyez pas pour autant qu’une vie continente le soit : le Christ a prévenu qu’avec son aide, tout est pour Dieu, chemin de sainteté et bien des exemples nous montrent, hommes ou femmes séparés pour mille et une raisons, que cela est vrai !

    • Cassianus

      Le conjoint abandonné est certes une victime. Mais il devient un coupable s’il se remarie. C’est la doctrine du Christ, telle qu’elle est exposée, par exemple, en Mt 5,32. La personne répudiée doit rester chaste aussi longtemps que le lien du mariage n’aura pas été annulé par une sentence de l’Eglise ou rompu par la mort de son conjoint.

      C’est un enseignement très dur, assurément. « Si telle est la condition de l’homme à l’égard de la femme, il ne convient pas de se marier » disaient les disciples de Jésus (Mt 19,10). Ils ne pensaient pas à la condition de la femme à l’égard de l’homme parce qu’ils étaient des hommes. Mais c’était la même : on ne divorce pas ; si l’on se sépare, volontairement ou non, on ne se remarie pas, sous peine d’encourir le châtiment des adultères.

      Ce n’est pas l’Eglise qui rejette les adultères, c’est Dieu. Les adultères peuvent quitter l’Eglise, cela ne les fera pas trouver le pardon de Dieu. S’ils s’en vont parce qu’ils se sentent rejetés, notre devoir est de supporter leur défection. Même si tout le monde devait quitter le Christ, le Christ ne changerait pas son enseignement. Nous ne pouvons pas nous passer de Dieu. Mais Dieu, lui, peut très bien se passer de nous. Il faut comprendre cela, c’est la base de la piété.

    • Françoise

      @ dj : Il est écrit que « celui qui renvoie sa femme sera coupable devant Dieu de tous les péchés qu’elle commettra. ». Elle pèche sans être coupable, et l’époux qui l’a abandonnée porte seul le poids des fautes de sa femme. À méditer.

  5. De Delphes

    Posez vous la question: qu’aurait fait le Christ qui a absout une prostituée? Ne pensez vous que vous n’êtes pas Dieu pour juger et condamner ??? L’église catholique est bien mal en point !!!!!! C’est un choix mais ne pleurez pas pour les églises vides et le succès des évangélistes par exemple !!!!!

    • sygiranus

      Et allez donc !
      Lisez les textes avant de les interpréter à faux. Le Christ a dit à la Samaritaine : « Va, et ne pêche plus ! » Une prostituée n’est pas moins digne de pardon qu’un intellectuel arrogant qui dénigre l’Église avec des affirmations faussées et des accusations creuses et mal fondées.
      Comme par hasard, les communautés catholiques qui se portent le mieux, sont celles qui gardent le plus ses enseignements de toujours et sa discipline. Cherchez pourquoi !

    • Cassianus

      Le Christ n’a pardonné à la prostituée que pour lui donner le temps de faire pénitence. Si l’Eglise donnait la communion à des divorcés remariés, elle ne ferait que les encourager à demeurer dans le péché.

      En interdisant aux adultères de recevoir la communion, l’Eglise leur fait savoir que leur péché les prive des bienfaits de la Rédemption. « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous- mêmes. »Jean 6,53. L’Eglise interdit aux adultères la communion pour leur éviter de communier indignement et d’ajouter ainsi au péché d’adultère celui de sacrilège.

      Quand à la qualification d’adultère pour le conjoint abandonné, il y a une parole du Christ qui ne laisse place à aucune équivoque : « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. » Il est évident qu’une femme infidèle ne serait pas exposée à devenir adultère, puisqu’elle le serait déjà. Il est évident aussi que l’adultère à laquelle est exposée la femme répudiée ne peut être que sa complicité d’adultère avec l’homme qui commettrait l’adultère en l’épousant. C’est exactement la situation de la femme répudiée qui se remarie, autrement dit de la divorcée remariée qui n’avait pas désiré divorcer de son époux légitime. Et ce qui vaut pour la femme, vaut pour l’homme, bien entendu.

      Les textes sont si clairs et ils ont une telle autorité (ce sont des paroles du Christ) qu’il est impossible de revenir sur l’actuelle discipline de l’Eglise au sujet des divorcés remariés sans placer l’autorité de l’Eglise au-dessus de celle du Fils de Dieu. Mais ce n’est pas l’Eglise qui décide qui entre au ciel et qui est jeté en enfer : c’est le Christ.

      Au lieu d’assouplir cette discipline, il conviendrait plutôt de renoncer à l’ambiguïté de la « communion spirituelle » qui est souvent conseillée aux divorcés remariés. Car si la communion sacramentelle est refusée aux adultères, c’est parce qu’il leur est impossible de s’unir au Christ en demeurant dans cet état de péché mortel. Pourquoi les laisser espérer le pardon de Dieu si eux-mêmes le refusent en demeurant dans le péché ? Cette fausse compassion dite « pastorale » ne fait que diminuer chez le pécheur la tristesse du péché, donc son désir d’en sortir. Si ces pasteurs « compréhensifs » croyaient vraiment que l’adultère déplaît à Dieu, ils devraient au contraire enlever aux adultères toute échappatoire à la conversion.

  6. Gilberte

    un divorcé remarié commet un adultère, a dit Jésus. s’il s’est trompé et si le remariage est légitime alors le divorcé doit en tirer la conclusion: « il ne croit pas que Jésus prononce les paroles de Dieu « 

    • Cassianus

      Effectivement, c’est bien l’autorité des Saintes Ecritures qui est en question. Si l’Eglise enjambait ce qui est dit dans les évangiles au sujet du mariage, elle trahirait le Christ et perdrait toute crédibilité auprès des Chrétiens. L’indélicatesse avec la révélation écrite ne doit pas même être soupçonnée si l’on ne veut pas provoquer une nouvelle vague de protestantisme. Les gens qui ne sont pas d’accord avec les opinions prêtées au Saint Esprit dans les Saintes Ecritures n’ont qu’à renoncer à se dire chrétiens et se choisir une autre religion plus à leur goût.

    • sygiranus

      Que veut dire « s’il s’est trompé » ? S’il y a eu tromperie lors du consentement matrimonial, il n’y a pas eu de mariage donc pas de divorce malgré les apparences, donc un mariage vrai est possible. Le cas est sensible, certes, tellement que seule l’Église peut en juger avec toute la prudence que lui inspire le Saint-Esprit.

      • Cassianus

        Moi, je comprends que le « il » de « s’il s’est trompé » se réfère à Jésus. Si Jésus s’est trompé en condamnant le remariage du divorcé. Si Jésus s’est trompé (là ou ailleurs), il faut en tirer la conclusion que les paroles de Jésus ne sont pas celles de Dieu.

        L’argument est extrêmement puissant. Si les paroles qui nous sont données dans l’évangile comme venant de Dieu par la bouche de son Verbe incarné ne sont que des opinions d’homme dont il est permis de douter, la religion chrétienne est n’a plus aucun fondement. Nous ne pouvons pas prendre pour guide un homme qui n’a pas toujours raison. Faire le tri dans les commandements du Christ, retenir ceci et rejeter cela au nom de je ne sais quelle loi supérieure indéfinissable, c’est renoncer au christianisme dans sa totalité. Et voilà bien la stupéfiante aberration du libéralisme théologique, qui a trouvé une si grande place dans l’Eglise après le Concile. Si les divorcés remariés son autorisés à recevoir la communion, un pas de plus est franchi dans l’apostasie et nous devons nous préparer à un terrible châtiment de Dieu.

  7. dj

    @ Cassianus:
    Vous écrivez: « Le conjoint abandonné est certes une victime. Mais il devient un coupable s’il se remarie. C’est la doctrine du Christ, telle qu’elle est exposée, par exemple, en Mt 5,32. »
    Nous voici là au coeur du problème !
    Je vais travailler à éclaircir ce point qui me parait en contradiction avec les principes de la foi chrétienne.
    Si les personnes que je vais consulter me confirment votre point de vue, je resterai Chrétien mais ne serait assurément plus Catholique…..Sur ces questions de la vie privée et sexuelle, les Protestants semblent plus pragmatiques.

    • Cassianus

      L’évangile selon Saint Matthieu, chapitre 5 verset 32, dit littéralement : Quiconque renvoie sa femme, excepté pour cause d’union illégitime, la rend coupable d’adultère et celui épouse une femme répudiée est adultère.

      Par « union illégitime », on peut entendre un mariage moralement impossible (comme un mariage incestueux). Dans ce cas la répudiation est obligatoire. On peut entendre aussi un adultère commis par l’épouse répudiée. Mais cette interprétation n’est pas retenue par la tradition catholique.

      Comme il est évident qu’une femme répudiée n’est pas pour cela adultère, les traducteurs supposent que l’expression « la rend », qui se trouve dans le grec, est un raccourci pour exprimer l’idée que son abandon la pousse d’une manière presque inévitable à s’unir à un autre homme, donc à commettre l’adultère. On trouve donc habituellement, « l’expose à l’adultère ». Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de doute sur la qualification d’adultère au remariage de la femme répudiée. Ce n’est pas une idée de l’Eglise catholique, mais une idée de Jésus, d’après l’auteur de l’évangile selon Matthieu.

      Si cette idée vous paraît en contradiction avec l’esprit de la foi chrétienne, ce pourrait être parce que les écrits qui sont dit inspirés par l’Eglise ne rapportent pas fidèlement les paroles de Jésus. Mais cette hypothèse, vous en conviendrez, ouvrirait la porte à n’importe quelle fantaisie exégétique. Il est plus probable que votre opinion des « principes de la foi chrétienne » soit erronée.

      On a ici un peu du même problème que soulève la doctrine de Saint Paul sur l’homosexualité. Un enseignement scripturaire qui peut paraître contraire à la charité et à la justice. Une chose est sûre : c’est que Jésus ne voulait laisser aucun interstice par où aurait pu se faufiler une relativisation de l’indissolubilité du mariage.

      Je crois que la clef de cette sévérité est l’usage métaphorique que fait la Bible du mariage pour parler de l’union entre Dieu et son Peuple. Si Israël (ou le Nouvel Israël = l’Eglise) est l’épouse de Dieu, l’espérance de n’être jamais répudié repose sur l’indissolubilité du mariage. Dieu ne commettra jamais l’adultère, puisqu’Il est juste. Donc Israël (ou l’Eglise) ne sera jamais rejeté. Le problème de l’avenir collectif de l’Eglise peut sembler, de nos jours, moins important que le destin individuel, spirituel et humain, de chacun des croyants. Et il peut aussi nous paraître peu délicat de contraindre la nature à prouver des théories théologiques. Quoi qu’il en soit, la rigueur de la doctrine du mariage est certainement conforme au christianisme originel et l’Eglise, en l’assumant, ne fait que rester fidèle au dépôt de la Foi.

    • toto

      @dj
      Des commentateurs vous « mouchent » parce que vous faites la confusion entre le conjoint abandonné et innocent qui ne se remarie pas et qui a accès aux sacrements puisqu’il reste fidèle à son mariage et celui qui se remarie. Si ce conjoint innocent se remarie civilement, il commet un adultère (comme dit Cassianus). C’est clair, c’est net! Vous faites partie d’une multitude d’ignorants qui accusent l’église de refuser la communion à des divorcés. Non, l’Eglise refuse la communion aux divorcés remariés. Mais comme le mariage est un acte libre, il sera reconnu nul si la liberté de l’un a été violée ou si l’un des mariés ne partage pas les conditions du mariage (refus d’enfant, par ex). Point barre. Allez donc chez les protestants à géométrie variable: vous avez le choix, vous pourrez même vous accommoder de l’avortement et de l’euthanasie chez certains d’entre eux. Ciao!

      • dj

        @ toto
        J’ai bien compris que la Communion n’était refusée qu’aux divorcés remariés.
        Je maintiens ma position sur l’injustice de sanctionner une personne non seulement non coupable mais de plus victime. si une personne abandonnée par son mari ne peut se remarier, cela peut aussi l’empêcher d’avoir des enfants, si elle n’en a pas eu antérieurement…Vous rendez vous compte de la gravité de cela, avez vous essayé de vous mettre à la place de cette personne ?
        Jésus n’a pas pu vouloir cela….
        Inutile de chercher pourquoi les églises se vident…….

  8. dj

    @Cassianus
    Vous écrivez:
    « Il y a une parole du Christ qui ne laisse place à aucune équivoque : « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère. »
    Aucune équivoque, je ne suis pas d’accord avec vous, et cela apporte de l’eau à mon moulin car cette phrase de Jésus peut aussi être interprétée dans le sens de la possiblilité de la répudiation en cas d’infidélité de l’un des conjoints. Dans votre citation, « celui qui répudie sa femme » est bien dans la position de la victime.

    • Cassianus

      En effet, cette exception peut prêter à une interprétation laxiste. Un homme pourrait légitimement repudier sa femme si celle-ci lui était infidèle. Mais ce n’est pas ce qu’a compris l’Eglise catholique. L’expression rendue en français par « infidélité » peut vouloir dire aussi « union illégitime ». Dans ce cas, il s’agirait non pas d’un divorce mais de l’annulation d’un mariage invalide. Et même si c’était vraiment « infidélité », on pourrait comprendre que le mari trompé ne pousserait pas sa femme à l’adultère en la répudiant puisque adultère elle l’était déjà pour l’avoir trompé.

      De toute manière, le mariage ne serait pas indissoluble s’il existait une raison juste de divorcer et se remarier. Il ne faut pas perdre de vue que la réforme de la loi du mariage voulue par Jésus a précisément pour objectif de rendre la fidélité définitive et inconditionnelle, comme l’est celle de Dieu pour l’Eglise. Si un mari pouvait repudier sa femme pour cause d’infidélité de celle-ci, comparer l’alliance entre Dieu et son Peuple à un mariage ne garantirait pas du tout la fidelité de Dieu en cas de prévarications de son Peuple. Et du coup, la promulgation d’une alliance nouvelle et éternelle n’aurait plus aucun sens. La situation de l’Eglise serait la même que celle d’Israël et la rédemption réalisée par le Christ aurait été vaine.

      • dj

        @ Cassianus
        Merci pour votre éclairage, mais je ne comprends pas la symétrie entre d’une part le mari et sa femme et d’autre part, Dieu et son Peuple, pour moi ce sont deux choses différentes qui ne peuvent être comparées.
        Je cherche cependant à comprendre, je suis marié depuis 20 ans et père de 4 enfants.

  9. Menager

    il faut lire l’article, dans le Figaro du 6 octobre 2014 page 17
    l’avis donné par le père Cédric Burgunà St Nicolas des Champs à Paris

    LES COUPLES VIVENT DANS L’IGNORANCE DE CE QUE L’EGLISE DEMANDE

    tout n’est pas dit mais l’essentiel y est dit.
    après 50ans de mauvaise cathéchèse voici le résultat
    Evêques et Cardinaux sont déconnectés du peuple de Dieu.
    comme le cardinal Burke devenons fondamentaliste; re découvrons les fondements imprescriptibles( il viennent de Dieu, et pas des hommes) de notre belle et sainte Religion Catholique
    Thaddée

  10. NATHALIE

    Je suis divorcée et remariée civilement, j’aurais pu faire annuler mon mariage car il n’a durer que huit mois, mon mari ne voulait pas d’enfant, et aussi pour d’autre raisons. Je suis catholique, depuis une dizaine d’année, j’ai fais ma réelle rencontre avec le Christ, Aujourd’hui, j’évangélise, je proclame le nom de notre Seigneur à chaque moment de la journée, je fais tout pour plaire à mon Dieu,et venir en aide à mon prochain.
    Je n’ai pas fais annulé mon mariage, j’ai tout simplement accepté la situation, je me communie spirituellement. Dieu me comble chaque jour de son amour, de sa présence.
    Le désir si fort de recevoir l’eucharistie m’a souvent laissé des larmes. Mais une fois lors d’un communion le Chrsit d’une toute petite voix m’a dit » je vie en toi » d’une telle douceur, puis j’ai ressenti une grande chaleur en mon coprs c’était si bon , mes larmes ont séchés. Aujourd’hui, je continue ma communion spirituelle, j’écoute mon église.
    Je tenais aussi à vous dire, que mon mari avec qui je me suis remariée civilement, nous vivons comme des frères et soeurs.
    Que l’Esprit de Dieu repose sur tous ceux qui sont menés à prendre des décisions, et agit puissament selon la volonté du Seigneur.

    • Cassianus

      @Nathalie
      Si vous vivez avec votre nouveau mari « comme des frères et sœurs », vous devriez pouvoir obtenir de votre curé la permission de communier.

    • toto

      Si vous vivez comme frère et soeur avec votre mari, vous pouvez parfaitement communier sacramentelement et pas seulement spirituellement. Tous les confesseurs vous le confirmeront.

    • toto

      J’ajoute:
      Le refus d’enfant par un des conjoints est une cause de reconnaissance de nullité d’un . La preuve doit être apportée de ce refus, comme dans tout procès.

    • sygiranus

      N’y aurait-il pas tout de même une ambiguïté dans cette union incomplète ? Le but premier du mariage est de donner des âmes à Dieu pour l’aimer, l’adorer et le servir. Le réconfort des parents vient après…, pas très loin puisque dans une union se déroulant naturellement, l’un découle de l’autre.
      Cette démarche ne me paraît pas totalement saine d’autant que la reconnaissance de la nullité de la première union me semble facile à obtenir, ce qui permettrait à le seconde de s’accomplir réellement !

      • zézé

        Que dire alors pour un couple n’étant pas remarié, l’un est veuf, l’autre est divorcée (suite à des violences commises sur enfants et sa femme, et un non-respect de la continuité de la religion dans son couple après mariage à l’Eglise bien évidemment, refusant catégoriquement qu’elle aille à la Messe) ; ce nouveau couple non remarié et vivant en frère et soeur donc dans la chasteté la plus complète, ne communie plus et ne se confesse plus depuis leur vie en commun… certains prêtres considèrent que la vie sous le même toit, malgré la chasteté ne permet pas la Communion, d’autres oui que peuvent-ils faire ? devant un oui et un non ils sont très perplexes et ont préféré cesser de communier et de se confesser de peur de rajouter un sacrilège…. c’est très complexe comme situation !!!!!

        • sygiranus

          A vue de nez, ce problème ne relève pas d’un ou de plusieurs prêtres, mais de l’évêque. Celui-ci peut en désigner un pour étudier le cas et l’aider à prendre sa décision mais elle est de la responsabilité du pasteur ordinaire (celui qui est garant de l’ordre dans son diocèse). Il peut préconiser une grande prudence de comportement pour éviter le scandale d’âmes non averties ou trop scrupuleuses mais il semblerait injuste d’interdire la fréquentation des sacrements dans un tel cas. J’ai bien dit « il semblerait » car c’est l’exercice du pouvoir de juridiction qui est en cause et l’évêque seul en est pourvu.

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