Les finances du Saint-Siège

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Les 15 et 16 février, sous la présidence du Cardinal Secrétaire d’Etat Tarcisio Bertone, SDB, s’est tenue la réunion du Conseil cardinalice pour les questions structurelles et économiques du Saint-Siège. Le Cardinal Velasio De Paolis, CS, Président de la Préfecture pour les affaires économiques, a exposé les projets de bilan financier pour 2011 du Saint-Siège et de l’Etat de la Cité du Vatican. L’aspect consolidation, lit-on dans le communiqué diffusé ce jour, « concerne les organismes de la Curie Romaine, la Chambre apostolique, Radio Vatican, la Typographie vaticane, la société Osservatore Romano, le Centre de télévision et la Librairie éditrice du Vatican. Quant au Governorat, qui dispose d’une administration indépendante de financements du Saint-Siège ou d’autres institutions, il couvre les besoins économiques et la gestion de l’Etat du Vatican, tout en fournissant un appui au Siège apostolique et à ses activités. Si ces prévisions budgétaires 2011 montrent de clairs signaux de reprise, elles sont qu’encore marquées par les incertitudes qu’entretiennent l’état de l’économie globale, mais aussi l’accroissement des coûts de gestion. Il est en outre évident, pour le Saint-Siège principalement, que le soutien matériel des fidèles est indispensable. C’est pourquoi les membres de ce Conseil ont exprimé leur profonde gratitude pour ce soutien, souvent anonyme, au ministère universel du Pape, encourageant les fidèles à accroître cet heureux bénéfice. Comme à l’accoutumée, les bilans en question ont été contrôlés par la Préfecture pour les affaires économiques » du Saint-Siège.

2 comments

  1. Antoine L.

    Ils sont abolis en forme ordinaire, en forme extraordinaire seul les communautés E.D en font encore usage. C’est une reforme qui, selon moi, est un appauvrissement pour l’Église d’occident.

  2. Anne-Claire

    C’est le Pape Paul VI qui a réformé les ordres mineurs qui étaient conférés avant l’ordination du diacre et du prêtre. Des ordres mineurs ne subsistent que le lectorat puis l’acolytat, qui remplacent donc aujourd’hui portier, sous diacre… (dans la forme ordinaire du rite romain).
    • Le lectorat est un service de la Parole de Dieu : proclamation de la Parole dans l’assemblée liturgique (sauf l’Evangile dont la proclamation revient au diacre ou au prêtre).
    • L’acolytat est le service de l’autel : L’acolyte est institué pour aider le prêtre dans les fonctions liturgiques et principalement dans la célébration de la messe ; il est ministre extraordinaire de l’Eucharistie (il peut donner la sainte communion).
    Le lectorat et l’acolytat sont des ministères institués – les ministres sont institués lecteurs et acolytes – et non des ministères ordonnés – les ministres reçoivent le sacrement de l’ordre selon trois degrés (diaconat, prêtrise, épiscopat). Il n’y a donc pas ordination de lecteurs ou d’acolytes mais institutions de lecteurs ou d’acolytes.
    De fait, les diacres, prêtres et évêques sont clercs puisqu’ils sont ordonnés ; de même les candidats au sacerdoce sont clercs (1), mais les ministères institués ne sont pas exclusivement réservés aux clercs. Le pape Paul VI a détaché complètement du sacrement de l’ordre les ministères de lecteur et acolyte. Ainsi des hommes mariés peuvent être institués lecteurs ou acolytes (je ne sais pas ce qu’il en est pour les femmes, mais c’est probable aussi qu’elles puissent être au moins lecteurs).
    Les candidats au diaconat et au sacerdoce doivent recevoir successivement (si cela n’a pas déjà été fait) les ministères de lecteur et d’acolyte, et les exercer pendant un temps suffisant pour se préparer à leurs futures fonctions de serviteurs de la Parole et de l’Autel (voir Code de Droit Canon 1035 §1). Lectorat et acolytat sont donc deux étapes obligatoires sur le chemin du sacerdoce, généralement en fin de quatrième année ou en début de cinquième année
    En pratique, c’est bien rare de voir d’autres personnes que des séminaristes institués lecteurs ou acolytes (pour la France, qu’en est-il à l’étranger ?), mais cela existe (ou a existé). C’est le cas dans le diocèse de Rennes qui a « tenté l’expérience », et compte quelques ministres institués mariés (donc ce sont bien des laïcs). Dans la majorité des cas, seuls les candidats au sacerdoce sont donc institués successivement lecteur puis acolyte.
    Le Pape Paul VI a certainement désiré mettre en valeur ces ministères laïcs qui ne sont sans doute pas assez connus. Lecteur et acolyte doivent être des signes de l’importance de ces services dans l’Église.
    Les institutions au lectorat et à l’acolytat (2) se font par une brève cérémonie au cours de la Messe :
    • Le lectorat est signifié par la remise au nouveau ministre du livre de la Sainte Écriture par l’évêque ou son représentant : “ Recevez le livre de la Sainte Écriture et transmettez fidèlement la Parole de Dieu : qu’elle s’enracine et fructifie dans le cœur des hommes.”
    • L’acolyte reçoit une patène et un calice : “Recevez ce pain et cette coupe de vin pour la célébration de l’eucharistie, et montrez-vous digne de servir la table du Seigneur et de l’Église”.
    (1) Je ne sais à partir de quand : soit au moment de l’admission – qui correspondait peut être à la prise de soutane- soit au moment de l’institution au lectorat ou à l’acolytat : la réponse à cette question est à reposer à vos lecteurs.
    (2) Ces institutions ont-elles un caractère durable ? Par exemple, un séminariste qui a reçu le lectorat et qui quitte le séminaire avant ordination diaconale demeure t-il lecteur ? Question à poser ?

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