Certains lieux évangélisent d’eux-mêmes

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Relisant un numéro estival de la « Documentation catholique« , je suis tombé sur cette citation de l’écrivain Alina Reyes (dont j’avoue que j’ignorais tout, mais qui, si je comprends bien, a découvert ou redécouvert la foi catholique ces dernières années). A l’heure où on entend tant de prêtres nous dire que les lieux sont « neutres » et qu’il ne faut pas se battre pour des « vieilles pierres » (comprendre des églises), ces quelques lignes me semblent empreintes de bon sens:

« On peut aussi se recueillir, ou prier, comme le faisait François d’Assise, au creux de la forêt, ou dans tout autre temple naturel. Sur la montagne, comme le faisait Jésus lui-même. Dans une HLM, comme le font d’autres priants. Mais la nature n’est pas toujours accessible, les appartements offrent rarement la possibilité d’un oratoire vraiment tranquille, et de toute façon ils ne remplacent pas ces maisons de Dieu bâties spécialement par l’homme pour tout homme. Alors oui, que l’on trouve le moyen d’ouvrir à nouveau toutes ces petites églises de nos campagnes ou de nos villes ! C’est une question de vie ou de mort, et pas seulement de vie ou de mort symboliques. L’Église doit secours aux hommes. Et nos églises sont tout à la fois des refuges et des appels, pour les âmes que le monde chaque jour assaille et tente de vouer entièrement à ses idoles.
Certains lieux évangélisent d’eux-mêmes, les lieux où Dieu se trouve. Laissons-les accueillir, laissons-les vivre, et être vécus. »

7 comments

  1. Isabelle MALBOS

    et avec la grâce indicible de la Présence Eucharistique ! les tabernacles ne sont-ils pas les crèches de nos églises, 24H/24 !Noël au quotidien …qui mériterait plus d’attention de notre part !

  2. Melmiesse gilberte

    je me souviens il y a plusieurs dizaines d’années dans un petit village du Massif Central, l’église était abandonnée depuis longtemps, la table d’autel vide de toute trace de messe ancienne, était utilisée par un artisan comme établi plein de planches de sciures d’outils!je ne l’ai jamais oublié, heureusement ce fut unique mais ça remue;gardons les églises pour Dieu

  3. Benoît Lobet

    Il ne faudrait pas non plus oublier tous les efforts entrepris (je parle ici de la Belgique) pour maintenir ouvertes, accessibles et accueillantes les églises de campagne. Ainsi l’Association « Eglises ouvertes » permet-elle d’aller dans ce sens, et les « Fabriques d’église » qui associent communes et paroisses permettent-elles de maintenir nos lieux de culte en bon état. Il s’agit non seulement d’un souci patrimonial mais aussi, en effet, d’un souci spirituel. Dans les diocèses belges, des commissions qui dépendent des évêques (quelquefois appelées « Eglises, lieux de vie ») veillent à ce que tout dans le plus grand nombre possible d’églises(tabernacale, en effet, mais aussi, autel, mobilier, éclairage, etc.) soit une catéchèse et une initiation au mystère de la foi. Evidemment, je parle ici de la situation belge, qui « jouit » encore du régime concordataire…

  4. Franz

    1 bon point pour l’Eglise de Belgique qui en a bien besoin.
    Garder les édifices ouverts et accueillants : un rôle éminent pour les laïcs engagés. A généraliser.
    En ce temps de Noël, prions pour l’Eglise de Belgique qui doit remonter une pente bien raide. Qu’elle ait le courage de ne laisser personne dehors comme le demande notre Pape. Et Dieu aura pitié de notre pauvre pays bien déchristianisé.
    Joyeuse fête de Noël. Et que 2011 nous réserve quelques bonnes surprises.

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