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Anicet, le pape de Homs, un saint pour les chrétiens d’Orient

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Ville sous les feux de l’actualité depuis que la crise syrienne a éclaté, Homs, connue sous le nom d’Émèse sous l’Antiquité, a donné le jour à l’un des tous premiers Papes de l’histoire. Le onzième d’entre eux, dixième successeur de Pierre donc, saint Anicet, était en effet originaire d’Émèse.

Pape pour une dizaine d’années à partir de l’an 155, sous Marc-Aurèle, l’empereur-philosophe, Anicet fut le contemporain de saint Irénée comme de saint Polycarpe, disciple de saint Jean. Avec ce dernier, qui était évêque de Smyrne, il poursuivit la dispute commencée par son prédécesseur, saint Pie Ier, à propos de la date de Pâques. Contre Polycarpe, qui défendait l’alignement sur la date de la Pâque juive, Anicet embrassa le choix de fixer systématiquement la date de la Résurrection du Christ à un dimanche postérieur à la première pleine lune suivant l’équinoxe de printemps. Une décision qui demeura contestée jusqu’au premier concile de Nicée, mais qui n’empêcha pas Anicet de nourrir pour Polycarpe une profonde estime.

Probablement mort martyrisé, Anicet fut le premier évêque de Rome inhumé dans les catacombes auxquelles l’un de ses successeurs, saint Calixte, laissera plus tard son nom. L’étymologie grecque de son nom est l’invaincu et sa fête est fixée au 17 avril.

Au moment où le grand mufti d’Arabie estime que « toutes les églises de la péninsule devraient être détruites », il n’est pas inutile de se tourner vers saint Anicet et de lui confier le sort de nos frères chrétiens d’Orient, de Syrie, de Palestine comme d’Irak ou du Liban. Comme l’actualité le prouve tristement, ils sont en effet au premier rang des victimes des conflits qui n’en finissent pas de secouer la péninsule arabique.

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