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Belgique: l’évêque d’Anvers soutient Castellucci

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Jusqu’où l’Eglise de Belgique ira-t-elle? Vous avez bien lu: l’évêque d’Anvers soutient Romeo Castellucci, le dramaturge qui couvre d’excréments le visage du Christ.

On sait comment certains évêques français ont pris leurs distances vis-à-vis des protestations contre cette pièce. Ill ne fallait donc pas forcément attendre beaucoup de soutien de la part de leurs collègues belges aux catholiques qui ont défendu l’honneur du Fils de Dieu (voir leur protestation ici), quand cette oeuvre a été jouée à Anvers. Mais Mgr Bonny a fait « mieux »: il a choisi De Standaard, le plus grand quotidien belge, pour exprimer son soutien au blasphémateur.   L’évêque de la cité portuaire explique tranquillement être allé voir la pièce et avoir félicité l’auteur. Bien entendu, les arguments les plus fallacieux sont invoqués pour expliquer qu’il s’agit d’une oeuvre profondément religieuse. Ben voyons!

On est pris de nausée. De qui Mgr Bonny a-t-il reçu mandat pour mettre le poids de son autorité apostolique au service de la promotion du blasphème? Souvenons-nous des paroles du Christ au sujet de ceux qui sont des occasions de chute pour les âmes. Et Mgr Bonny n’a-t-il jamais lu le passage où saint Pierre renie le Christ? Du moins saint Pierre s’est-il repenti tout de suite, alors que Mgr Bonny insiste. Errare humanum est, perserverare autem…

En Belgique, on en est encore à chercher un évêque qui ait simplement le courage de défendre l’honneur du Christ, outragé avec une vulgarité sans nom. En vain. Même Mgr Léonard n’a pas élevé la voix. Son secrétaire s’est contenté d’exprimer de façon privée son soutien à l’action de réparation. Oui, en privé. Ce n’est pas exactement ce qu’on appelle élever la voix, prêcher l’Evangile… Il me semblait avoir lu quelque part: « Ceux qui ne m’auront pas confessé devant les hommes, je ne les reconnaîtrai pas devant mon Père ». 

Ceci met crûment à nu le problème des nominations épiscopales. Ne tournons pas autour du pot: la Belgique « catholique » va de mal en pis. La moitié de ses évêques ont été remplacés depuis 2009, mais ce sont des coups d’épée dans l’eau.

Notons toutefois qu’en faisant son entrée au club de l’ignoble, Mgr Bonny est sorti de la catégorie des insipides, où il figurait au moment de son arrivée à Anvers, voici 3 ans. Au train où vont les choses (à titre d’exemple, Mgr Léonard a l’intention de désacraliser près de 40% des églises de Bruxelles!), il ne restera rien de l’Eglise en Belgique dans 20 ans. Les demi-mesures ne servent à rien, sinon à bercer d’illusions ceux qui veulent bien l’être.

8 comments

  1. Bruno

    C’est exactement parce qu’il y a encore cette catégorie d’évêques sans convictions que l’Église est aujourd’hui ce qu’elle est. Il faut prier pour que l’on puisse recevoir des vraies bergers, des hommes de foi et que l’on puisse au plus vite oublier ce ravage de ’68 et ensemble re-construire un nouvel avenir pour l’Eglise.

  2. ghislain lahaye

    Il m’est revenu, de source non suspecte, que lors d’une récente consécration, bénédiction, ordination (au choix) de diacres féminins, Mgr Boni aurait utilisé les mêmes paroles sacramentelles que pour une ordination presbytérale…De la à dire qu’il a ordonné des femmes prêtres, il n’y a qu’un pas.

  3. Yves

    La notion de « diacres féminins » n’existant pas dans l’Eglise, la probabilité pour que Mgr Boni ait pu en consacrer me semble faible, et la probabilité que ce faisant, par erreur, négligence ou intention mauvaise, il en ait fait des prêtres, est nulle…

  4. Abbé Herman

    Diacres féminins? Cela n’existe pas, Ghislain. Un évêque qui procéderait à ce genre « d’ordination » serait excommunié latae sentiae.

  5. Pierre de Vacuqerie

    Mgr Bonny devrait relire les coutageuses prises de position de ses confrères dans l’épiscopat, Mgr Aillet, de Bayonne, et surtout Mgr Brincard, évêque du Puy, qui livre une excellente analyse du phénomène Castelucci.

    Pour embrayer dans le débat Pauvre Job-Mizuki, un ami français me disait un jour : en France, il y des FM en politique, mais en Belgique, toute la politique est FM. Et nos évêques sont tributaires de ces gens-là, qui les tiennent sous la coupe de leur administration et de leurs deniers. La Concordat, autrefois une chance pour l’Eglise, est devenu aujourd’hui un joug oppresseur et, surtout, une muselière pour les fidèles du Christ.

    L’Eglise de Belgique est bien malade, non pas seulement de tous les scandales que l’on veut lui faire assumer, mais elle est malade de manque de foi et de courage. Et ceux qui devarient lui montrer l’exemple, et je ne fais ici aucune exception dans l’épiscopat, lui donnent seulement le spectacle de la passivité et de la compromission.

    Un jours, quand j’étais encore aux études, quelqu’un demanda au professeur ce qu’était ce péché contre l’esprit qui, dit Jésus, ne sera jamais pardonné. Le professeur a répondu : « C’est appeler le bien « mal » et le mal « bien ».

    Merci, Monseigneur Bonny, courargeux successeur des Apôtres…. Le sang des martyrs est semence de chrétiens. La pleutrerie des évêques est porteuse de mort.

    On pensait à la réanimation et plus personne n’y croit. Nos évêques n’appliquent que les soins palliatif, et l’attitude de certains fait déjà croire que l’on va vers l’euthanasie. Jam fetet Ecclesia belgica.

  6. Laurence Dumoulin

    Si, si, le diaconat féminin existe bel et bien. Il y a eu des diaconesses dans les premiers siècles de l’Eglise et c’est même connu comme le loup blanc, puisque leur existence, historiquement indiscutable, est manipulée pour ouvrir la voie au « sacerdoce des femmes ». Seul petit détail oublié au passage, c’est que les diaconesses étaient instituées, non ordonnées.
    http://www.ceremoniaire.net/depuis1969/docs/servantes_2003.html
    En d’autres mots, le diaconat féminin n’était pas un diaconat à proprement parler, il ne ressortissait pas au sacrement de l’ordre.

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