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L’Eglise d’Autriche en situation de schisme larvé

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La situation de dissidence revendiquée dans laquelle se trouve une partie du clergé autrichien a, évidemment, pour effet de pousser davantage des laïcs sur la pente glissante du schisme avéré. Selon une dépêche d’hier du bureau de Vienne de l’agence Reuters, Hans Peter Hurka, le patron du mouvement dissident Wir sind Kirche (nous sommes l’Église), vient d’annoncer l’intention de ce mouvement d’organiser des cérémonies liturgiques dans lesquelles des laïcs agiront comme des prêtres en donnant des homélies et en simulant la Sainte Messe. « La loi de l’Église interdit cela », déclare Hurka – réduisant, en outre, la doctrine fermement établie et tenue par l’Église à un simple appareil légal… –, mais, selon lui, ces pratiques sont conformes aux enseignements de Vatican II. Preuve surabondante, s’il en fallait, que le concile de Vatican II n’est toujours pas reçu et qu’il est de la plus extrême urgence que le Magistère indique sans ambiguïté ce qui est licet et non licet dans ses interprétations protéiformes. Et que des sanctions soient prises contre les dissidents dont les interprétations fantaisistes alimentent d’innombrables situations de schisme dans l’Église universelle. C’est parce que le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne et président de la Conférence épiscopale autrichienne, s’y refuse toujours, au nom du « dialogue », envers les quelque 400 prêtres entrés dans la désobéissance et la dissidence formelles, que le schisme va se développer en s’installer durablement en Autriche.

Source: Reuters

3 comments

  1. Erasmus Minor

    Des sanctions ? Vous n’avez rien de plus intelligent à proposer ?
    Et si, simplement, on s’en tenait aux Evangiles ? Simple et efficace. Et fort éloigné de vos positions…

  2. Kwilleran

    Cher Erasmus Minor,

    je m’étonne chaque fois de trouver sur ce site des remarques de votre part aussi creuses qu’absolument dénuées de toute argumentation. Si la ligne éditoriale de ce site vous déplaît (ce qui semble manifestement être le cas), vous n’êtes pas tenu de le lire ; et en tout cas, plutôt que de manifester que vous n’avez rien d’intéressant à dire, il serait plus pertinent pour vous de vous abstenir.

    Pour ce qui est des menaces de schismes, elles sont réelles, parce que ces personnes, parce qu’elles s’arrogent l’étiquette « catholique », parce qu’elles commettent ce qui s’apparente à des sacrilèges, souillent le saint nom de catholique et compromettent l’unité des enfants du Seigneur. Et il leur a été donné plus d’une occasion d’écouter leur évêque qui a fait preuve à leur égard d’une patience angélique qui n’a en rien été payée de retour. En bon père de famille, je vous le dis, lorsque plus rien ne parvient à faire entendre raison à quelqu’un, les sanctions sont tout ce qu’il reste.
    Maintenant, puisque vous parlez de l’Évangile (sans préciser par ailleurs à quoi vous pensez), permettez-moi donc de le citer : Matt, chapitre 18. « Si ton frère vient à pêcher, va le trouver et reprends-le. (…) S’il n’écoute pas, prends encore avec toi un ou deux autres (…) s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté (…). » Nous en sommes là, et non seulement, ils ne sont pas arrivés à reconnaître leur faute, mais ils veulent l’accroître plus encore ! Que nous dit alors le Seigneur ? « Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain.  »
    Ça s’appelle une excommunication. C’est douloureux, mais c’est la dernière chose qui puisse ramener une brebis égarée là où tout le reste a échoué.

    Mais je me demande : ne seriez-vous pas de ceux qui ne cessent de réclamer une mise à l’écart définitive, une excommunication massive et indifférenciée, pour certains catholiques non-schismatiques pour leur part, mais dont le rit vous déplait (suivez mon regard) ? Parce qu’à ce degré là, ce n’est plus « deux poids deux mesures »…c’est filtrer le moucheron pour avaler le chameau…

    Bien cordialement,

    K.

  3. Cette situation de schisme larvée est immensément douloureuse, et d’une complexité inouïe. Il s’agit d’un numéro de diplomatie de haute voltige. En effet, rien ne sert d’affirmer la doctrine si cela conduit à un durcissement des rebelles. C’est triste à dire, mais aujourd’hui, pour beaucoup de monde, y compris des catholiques, l’argument d’autorité n’a plus de valeur. Par conséquent, il n’y a pas d’autre solution (à mon point de vue) que de dialoguer pas à pas, pour ainsi dire en les prenant par la main. Une affirmation raide de la doctrine, même si elle est complètement légitime, n’aura pour effet que d’exacerber la rebellion. C’est le contraire qui est à souhaiter : un rapprochement mutuel, autant que faire se peut.
    Il s’agit là d’une application du livre de Fabrice Hadjadj : la Foi des démons, ou l’athéisme dépassé

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